Suggestions de lecture: non à l’inégalité

Prenons un peu congé de la presse anglophone pour faire un détour vers deux entrevues intéressantes réalisées par le Devoir et la revue Forces. Elles mettent en vedette un champion de la lutte contre les inégalités, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Ce dernier est de passage à Montréal en fin de semaine où il est s’adressé, entre autres, aux délégués néo-démocrates réunis en congrès. Selon lui, les politiques d’austérité prônées par la droite sont toxiques, économiquement et politiquement, car elles accentuent les inégalités. Or, a-t-il confié au Devoir, «l’accroissement des inégalités de revenus va de pair avec un accroissement des inégalités politiques. Notre démocratie s’en retrouve déformée

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Merci Mme Cornellier de nous rappeler le passage de cet économiste. Juste pour rendre sa contribution plus humaine, je rappelerai qu’en 2002, il avait déclaré dans un rapport préparé pour Fannie Mae que si une bulle immobilière devait éclater, la probabilité de voir le gouvernement être obligé de sauver Fannie Mae et Freddie Mac, deux entreprises para-gouvernementales américaine faisant des prêts hypothécaires à risque, se situait entre 1/500 000 et 1/3 000 000. Par conséquent, ces institutions pouvaient continuer leurs politiques d’accès à la propriété. Quelques années plus tard, une bulle immobilière a éclaté et le gouvernement a dû renflouer Fannie Mae et Freddie Mac avec 317 milliards de dollars. L’homme n’est donc pas infaillible.

Pour ce qui est de votre message principal concernant les inégalités de revenus, il y a deux façons de voir : nous pouvons supporter la situation actuelle où les inégalités conduisent à une société globalement plus riche ou favoriser l’égalité des revenus dans la généralisation de la pauvreté.

Ce que M.Joseph Stiglitz. exprime c’est que les inégalités augmentent le risque qu’une société devienne violente de plus en plus. car il ne faut pas se leurrer une société qui augmente les inégalités se retrouvera un jour ou l’autre avec une bombe a retardement généré par une population qui se trouve dans une situation instable et incapable de vivre décemment à cause de la trop grande appétit de sa classe de privilégiés. Donc une société intelligente fera en sorte de créer des programmes sociaux et de réduire les inégalités pour pouvoir vivre en toute tranquillité et jouir de ses privilèges sans constamment regarder par dessus son épaule pour sa sécurité. les sociétés ou les plus nantis n’observent pas ce principe de survivance son appelés à solutionner des crises et des perturbations sociales qui empêchent les plus nantis de jouir d’une paisible existence. Les programmes sociaux comme l’assurance chômage et le bien-être social sont des garanties de tranquillité et de paix social que les plus nantis doivent assurés, comme ils assurent leurs biens contre d’éventuels événement qui pourraient réduire ou anéantir leur état de privilégiés. C’est certain que toute la population ne peu être une classe de privilégiés, car pour être défini comme riche il faut qu’il y ait dans une siccité des pauvres, en d’autre termes si nous ne connaissons pas le froid, nous ne pouvons pas connaître le bien-être de la chaleur. Les inégalités dans une société existeront toujours mais une société doit prendre garde ne ne pas trop les augmenter si elle veux que sa population de privilégiés continuent de vivre dans la tranquillité

Je ne souhaite amorcer un débat avec Minnesota, mais j’aimerais formuler certaines observations. L’idée que les programmes sociaux entretiennent la paix sociale est très intéressante…en théorie. Plusieurs ont récemment célébré l’action de Hugo Chavez afin de réduire les inégalités dans son pays, ce qu’il a réussi, mais du même souffle son pays est devenu le plus violent de l’Amérique du Sud, donc l’effet de sécurité ne s’est pas concrétisé malgré le soutien aux plus démunis.

Le problème avec la résolution des inégalités est que selon la gauche, elle passe par une intervention gouvernementale. Au Québec, plus de 50% du budget de l’État va en salaire, donc pour chaque dollars pour aider les plus démunis, un dollars va dans la machine. Avez-vous remarqué que dans les récentes ajustements à l’aide sociale au Québec, la ministre a revu le panier de services, on n’a pas penser à revoir le fonctionnement de la machine? Les plus aisés de la société ne sont pas les monstres d’égoïsme que l’on semble dépeindre. Ils veulent de bons programmes sociaux et aider les plus démunis, mais pas engraisser une machine qui semble complètement hors de contrôle.

M.Beaulieu vous avez raison le Venezuela est le pays le plus violent de l’Amérique du sud, mais il faut faire attention d’ou proviennent les causes de cette violence. je pourrais en énumérer plusieurs mais comme vous je vais en prendre une qui fait mon affaire : (La hausse de la violence est sans doute aussi un effet secondaire du Plan Colombie de lutte contre le narcotrafic, mis en oeuvre avec l’appui des Etats-Unis. Ce dernier « a désorganisé les cartels colombiens et entraîné un redéploiement des routes de la drogue, renforçant la place de Caracas comme plaque tournante du trafic entre l’Amérique du sud, les Etats-Unis et l’Afrique », complète Olivier Compagnon, qui précise que le Brésil est lui aussi confronté à un regain de ce trafic, « exporté » de Colombie.

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