Suggestions de lecture: réflexions sur le fonctionnement du gouvernement

L’état de santé de notre système parlementaire et les problèmes de fontionnement du gouvernement fédéral suscitent un flot constant de réflexions au Canada anglais, y compris chez certains politiciens. La chef du Parti vert, Elizabeth May, est du lot.

Cette semaine, elle a fait part de son inquiétude face à l’évolution des rouages du gouvernement dans un texte intitulé The most damaging things happening to Canada are the things you cannot see/Les pires dommages causés au Canada sont invisibles à l’œil nu. (Le texte anglais est plus clair, la version française étant moins bien écrite et parfois laborieuse à lire.)

Mme May constate un glissement d’une fonction publique non partisane vers une machine au service du parti. Elle s’attarde entre autres au Bureau du Conseil privé qui tend de plus en plus à agir comme le bras politique du bureau du premier ministre (CPM) alors qu’il est supposé faire le pont entre le CPM et le reste de la bureaucratie. Elle l’avoue elle-même, le sujet est aride – il rebute même une partie de la presse, mais l’enjeu est fondamental car la qualité de nos politiques publiques dépend de la capacité des fonctionnaires de donner l’heure juste aux ministres. Un texte intéressant et éclairant.

Le journal en ligne iPolitics accueille régulièrement des auteurs, journalistes, chercheurs, anciens fonctionnaires qui s’intéressent à la gouvernance. Parmi les textes parus au cours de la dernière semaine, je vous en suggère deux. Le premier, qui offre plusieurs liens vers d’autres textes intéressants (ceux d’Allan Greg et d’Alex Himelfarb, entre autres) est écrit par Christopher Holcroft, un champion de la participation citoyenne. Il déplore la partisanerie débridée qui empoisonne nos travaux parlementaires et l’ensemble de la vie politique. Selon lui, la solution doit venir des citoyens et il croit leur mobilisation possible, citant le Printemps érable et la mobilisation à Toronto lors du dernier budget municipal. Il n’offre cependant pas de réelles suggestions.

Le second texte, écrit par deux anciens hauts fonctionnaires du ministère des Finances, porte sur les consultations pré-budgétaires que le ministre Jim Flaherty a lancées récemment. Avis à ceux qui songent y participer, ils pourraient perdre leur temps.  Selon Scott Clark et Peter DeVries, ces soi-disant consultations ne sont devenues que des occasions de mettre le ministre et ses politiques en valeur. Il consulte, mais il n’écoute pas, disent-ils.

Bonne lecture!

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Les Conservateurs ne tiennent pas à savoir, apprendre.Ils désirent imposer leurs croyances, basées sur l’ignorance et le dogmatisme.

En contrôlant et muselant la fonction publique, j’en fus, ils réduisent la possibilité de se faire critiquer, de se faire clouer le bec avec des arguments fondés sur la connaissance, des faits incontestables, dérangeants.

Les Conservateurs apprécient des électeurs dociles. Dociles parce qu’ignorants.

On muselle les fonctionnaires hommes de science qui pourraient, en rendant publique leurs connaissances, ridiculiser le gouvernement et ses politiques.

On interdit à Statistiques Canada d’étudier la société car ces études révéleraient des données, des faits incompatibles avec des décisions basées sur l’ignorance et le dogmatisme.

Ne venez pas m’embêter avec des données justes, réelles, mon idée est faite, ma décision prise. Voilà la philosophie des Conservateurs.

La démocratie? Embêtant. Non, merci. Nous préférons notre approche. Ferme. Ferme et souvent idiote, irrationnelle. Qu’à cela ne tienne, nous y tenons.

A quand la chanson Libérez-nous de Conservateurs?

À Québec, on a un parti qui écoute…les carrés rouges. Résultat: un gouvernement en conflit ouvert avec le milieu universitaire et une qualité de l’éducation compromise. Serge Gingras a probablement voté pour ça.

À Ottawa, on a une opposition qui fait pression depuis 2008 pour des déficits obamesques au Canada. Je me réjouis que le gouvernement ne les écoute pas, malgré le grand bagage scientifique de Justin, Ruth-Ellen, Mulcair, mini-Mulcair et cie.

Nouvelle fraîche du jour qui démontre la complète irrationnalité des politiques du gouvernement Harper:

« L’agence de notation financière américaine Standard and Poor’s (S&P) a confirmé lundi la note AAA du Canada pour sa dette souveraine à long terme, en valorisant la force de son économie ainsi que ses politiques budgétaire et monétaire.

Au moment où presque tous les pays développés broient du noir, le Canada est l’un des rares à conserver la meilleure note possible des trois grandes agences de notation de la planète (Moody’s, S&P et Fitch). »

Écouter les imbéciles et les idéologues, qui veulent copier ce qui ne fonctionne pas ailleurs, n’est jamais une solution.

Je n’en peux plus des commentaires comme celui de Serge Gingras.

Les conservateurs forment un gouvernement majoritaire, élu démocratiquement.

Ils ont été élus par qui? 10 millions d’imbéciles?

C’est ça votre argument, ce sont tous des imbéciles?

On peut contester des politiques, on peut contester un gouvernement, c’est là la base de la démocratie.

Mais de grâce, arrêtez de traiter tous ceux qui ne pensent pas comme vous d’arriérés.

Le fait d’avoir été élu de façon démocratique ne justifie pas le fascisme pratiqué par les Conservateurs.

Même minoritaires les Conservateurs se conduisaient avec mépris pour les institutions démocratiques. Je me contenterai de citer les deux abrogations antiprotocolaires du parlement, et ce, uniquement pour éviter de répondre aux questions légitimes, pertinentes et embarrassantes.

D’autres avant moi ont publié une longue liste des fautes de ce parti qui crache sur les institutions démocratiques. Je ne la répéterai pas. Je crois qu’elle comportait une vingtaine de points. Je me suis contenté d’un seul. Et je n’ai rien dit des mensonges systématiques, des cachotteries qui parcourent la longue feuille de routes des ces moins que drôles.

Je le répète, les dirigeants Conservateurs n’apprécient pas l’exercice et la pratique de la démocratie.

Si mes commentaires dérangent, je m’en réjouis. 🙂

Je conçois que tous les électeurs des Conservateurs ne sont pas des imbéciles. Mais les dirigeants de ce parti, et leurs conseillers, ne sont pas des gens recommandables.

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