Suggestions de lecture: scientifiques muselés, autochtones ignorés

Il y a des tragédies qui provoquent des réponses plus résolues que d’autres, s’attriste Tim Harper, du Toronto Star. Il compare celle du gouvernement fédédal face au suicide d’une jeune Néo-écossaire victime de cyberintimidation à celle qu’il réserve à la tragédie des femmes autochtones tuées ou disparues. Environ 600 manquent à l’appel. Les organisations autochtones, les provinces, les associations de défense des libertés civiles demandent une enquêt publique. Ottawa refuse. Son inertie est telle qu’elle entache la réputation du Canada à l’étranger. De quoi faire réfléchir.

Dans une longue entrevue accordée au journal en ligne iPolitics, le député néo-démocrate Roméo Saganash revient sur son passage dans les pensionnats autochtones et explique combien cette expérience lui a donné la volonté de se battre pour la préservation de sa culture et le respect des droits des autochtones. Il fait le point sur la situation actuelle des peuples autochtones où les droits ne riment toujours pas avec respect. Il parle du manque de progrès dans des dossiers aussi concrets que le financement de l’éducation et l’accçès à l’eau potable, des batailles juridiques qui s’enlisent, du manque de volonté politique, des relations avec la population non autochtone. À lire.

Ottawa est aussi très critiqué pour le traitement qu’il réserve à ses scientifiques. Ces derniers ne sont pas toujours pris au sérieux par le gouvernement et se voient fréquemment interdire de parler publiquement de leurs recherches. Huffington Post Canada a consacré une série d’articles à cette question. Vous trouverez le lien avec tous les textes du dossier «Stifling Science» (Étouffer la science) ici.

Jonathan Gatehouse, du Maclean’s, s’est aussi penché sur cette question, en particulier dans le domaine de l’environnement.

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Harper ne gouverne pas en écoutant les citoyens qui expriment leurs besoins et leurs attentes. Il prend ses décisions sur la base de ce qu’il croit que les citoyens peuvent bien penser. L’idéologie qui anime Harper et sa clique devient donc un prisme déformant de la réalité canadienne. L’aveuglement idéologique de nos gouvernants les empêche systématiquement de prendre contact avec la réalité des citoyens.

«La pensée idéologique est toujours contre quelqu’un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée.»
[Francesco Alberoni]

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