Suggestions de lecture: trois textes contre les idées reçues

La mobilisation des Premières Nations cet hiver a donné lieu à une pluie de textes sur leurs conditions de vie difficiles. Mais le portrait est plus nuancé et ce qui est moins connu est le nombre croissant d’autochtones qui se lancent en affaires. Le Globe and Mail s’est penché sur ce phénomène, les facteurs qui le favorisent et les espoirs qu’il génère.

Depuis quelques années, le gouvernement Harper se fait avertir qu’il y a un risque économique à se traîner les pieds dans la lutte contre les changements climatiques. Un jour, les pays qui adoptent une taxe sur le carbone ou un système de plafonds et d’échange en exigeront autant des autres. Ou imposeront des tarifs sur leurs produits. Ottawa ne fera peut-être plus la sourde oreille maintenant que, selon l’agence Xinhua, la Chine envisage imposer une taxe sur les émissions de dioxide de carbone.

Et pour nous changer du discours économique dominant au Canada, voici le message du directeur général de l’Organisation internationale du travail pour la Journée mondiale de la justice sociale. D’entrée de jeu, Guy Ryder écrit: «La reprise de l’économie mondiale se joue en ce moment. Pour faire pencher la balance en faveur d’une croissance et d’un développement durables, il est essentiel de lutter contre l’injustice sociale».

Il poursuit en notant que «le monde du travail est aujourd’hui au cœur du mécontentement social et doit faire partie intégrante des efforts visant à établir un ordre mondial différent et plus juste pour l’avenir. Le modèle de mondialisation axé sur la finance qui a provoqué le krach de 2008 s’est traduit par un chômage de masse, une sous-utilisation de la main-d’œuvre et une réduction des salaires et des prestations sociales dans de nombreux pays».

Il conclut en disant que non seulement avons-nous «le devoir moral de renforcer la lutte pour instaurer la justice sociale dans le monde, mais c’est aussi notre intérêt à tous. Mettons notre engagement en faveur du travail décent pour tous au service de la réalisation de la justice sociale et d’une mondialisation équitable».

Ça fait du bien à entendre.

 

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Comme toujours un excellent sujet qui permet d’amorcer un débat. Sincèrement, je ne connais aucune personne qui soit contre la justice sociale. La vraie question est comment l’obtenir? Si la réponse est la justice sociale s’obtient par une intervention massive du gouvernement sous la forme de monopoles publics et syndicaux. Là j’aurais tendance à être très sceptique.

Prenons le programme québécois de garderie à 7$. Initialement, le programme était conçu justement dans une optique de justice sociale : sortir les enfants dans les milieux défavorisés pour leur offrir un cadre stimulant qui leur permettrait, à terme, d’obtenir de meilleures notes au primaire. Résultat aujourd’hui, le quart des familles défavorisés retiennent des services de garderies (à 2$ pour eux). Aussi, les études démontrent aucune différence significative dans l’amélioration de la performance scolaire des enfants des milieux défavorisés ayant passé par le système de garderie.

Par contre ce que l’on sait c’est que depuis le début du programme le nombre de place en garderie a été multiplié par 3 alors que les coûts eux ont été multipliés par 8. Bref, sous des principes de justice sociale, il y a eu un énorme transfert financier vers de nouveaux travailleurs de l’état alors que les objectifs initiaux ne sont pas atteints. Je repose ma question, comment réaliser la justice sociale?

Obtenir plus de justice sociale. En empêchant un directeur d’entreprise d’avoir une prime parcequ’il a mis 300 personnes au chomage,en augmentant les prestations de BS et AE,en éliminant l’impôt déguisé de 100% que les assistés sociaux paient quand ils gagnent plus de 200$ par mois,et plusieurs autres qui reste a imaginer.