Suggestions de lecture: un budget critiqué de gauche à droite

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a réussi à s’attirer des reproches à droite comme à gauche. Pour le manque de transparence de l’exercice budgétaire. Pour le fouillis qui persiste dans les dépenses fiscales. Pour l’écran de fumée qu’il offre en matière de formation de la main-d’oeuvre. Pour le dégraissage fait aux mauvais endroits.

Le chroniqueur du National Post, Andrew Coyne, dénonce les cachotteries du ministre, budget après budget. Il note que des passages entiers, totalement inutiles, ne servent qu’à faire diversion alors que d’autres, d’à peine quelques phrases aux allures anodines, résument des pans entiers du plan gouvernemental dont la vraie nature ne sera connue que plus tard. Selon Coyne, ce budget est un des plus opaques qu’il ait vu.

Jeffrey Simpson, dans le Globe and Mail, offre une analyse intéressante des dépenses fiscales que le gouvernement multiplie, au point de rendre le système fiscal inefficace et confus. À lire.

Dans le Toronto Star, Thomas Walkom affirme que le gouvernement nous berne quand il dit se soucier de formation alors que c’est lui qui facilite l’entrée de travailleurs étrangers moins bien payés. À ce sujet, le Globe and Mail avait un texte intéressant cette semaine sur la hausse du nombre de ces travailleurs depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir.

L’Institut Caledon, spécialiste des politiques sociales, s’attarde sur les choix peu judicieux qui peuvent se cacher derrière une politique d’austérité. Éclairant.

Assez de ce budget, voici maintenant un lien vers un texte intéressant du chroniqueur Stephen Maher, de Postmedia News, sur la transformation du combatif Peter Penashue en agneau conservateur docile.

Et pour vous faire grincer un peu des dents, un reportage de la CBC sur le passage de deux ministres conservateurs au Nouveau-Brunswick. Lisez avec attention la deuxième portion. En visite dans une famille, le ministre des Pêches, Keith Ashfield, a voulu féliciter une des adolescentes pour ses pâtisseries. Qu’a-t-il dit? Qu’elle ferait une merveilleuse épouse. (« You’re going to make a wonderful wife for somebody. ») Ça ne s’invente pas.

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