Suggestions de lecture : un penchant vers la droite?

Cette semaine, deux textes de l’excellente journaliste Joan Bryden, de Canadian Press. Mme Bryden est sûrement, avec Susan Delacourt, du Toronto Star, la journaliste qui connaît le mieux le Parti libéral du Canada. Cette semaine, elle a sondé l’aile progressiste du parti pour connaître sa réaction à la cour assidue que plusieurs candidats à la direction du parti fait à l’aile plus conservatrice du PLC. Ces libéraux plus à gauche sont, en peu de mots, préoccupés. Intéressant.

Dans le même ordre d’idée, pourrait-on dire, Joan Bryden a réalisé une entrevue avec le chef néo-démocrate Thomas Mulcair où il se vante d’être plus fidèle à la pensée économique conservatrice quand il se rebiffe contre les fardeaux laissés par le gouvernement Harper aux générations futures. Bien qu’il insiste sur un développement durable et la réduction des inégalités sociales, il le fait, note-t-elle, avec un vocabulaire à saveur conservatrice, ce qu’elle attribue à la stratégie du NPD de démontrer sa compétence en matière d’économie.

Pour conclure, une entrevue intéressante réalisée par Aaron Wherry, du Maclean’s, avec le chef du NPD, Thomas Mulcair. Ce lien vous mène à un résumé et celui-ci vers la transcription complète de leur entretien.

Bonne lecture! Et Joyeux Noël et Bonne Année! Je retrouve le 5 janvier!

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Malgré tous les reproches (quotidiens) que des analystes peuvent faire des politiques conservatrices, n’est-ce pas là la plus grande victoire de Stephen Harper? Le déplacement du centre de gravité de la politique canadienne. Quand un parti de gauche dit qu’il doit aller au centre, il se déplace à droite! Quand vos adversaires affirment qu’ils ne changeront pas les politiques qu’ils dénoncent (voir le registre des armes à feu). Je ne louange pas ou je ne me désole pas non plus, je constate. Et comme la nature a horreur du vide, dans quelques années, la gauche saura trouver son porte-étendard qui pourra faire le mouvement inverse.

À mon sens, c’est ainsi qu’une société devrait évolué, non pas à coup de consensus artificiels (voir les efforts de nos politiciens québécois tous partis confondus – voir aussi les pseudo votes unanime de l’Assemblée Nationale qui sont une négation de la diversité des opinions de la population), mais avec des partis qui appliquent leur programme et dont les pans les plus consentuels résisteront au changement de régime.

Un discours pour l’ouest, un discours pour le Québec, un autre discours pour l’Ontario…ça va devenir facile à gérer même pour un comédien de talent!

Madame Cornelier: nous n’avons plus le choix de « pencher à droite » (i.e.: remettre du gros bon sens dans nos valeurs!).

Voyez ce qui se passe en France dite socialiste, aux USA de Obama et partout ailleurs où la social démocratie a sévi en maître pendant des dizaines d’années. On vire à droite mais on le fait en se prétendant encore de gauche histoire de sauver la face car si on ne corrige pas la situation MAINTENANT, ce sera la Grèce pour tous. Même le Parti québécois, dont on se demande où a bien pu passer son programme électoral, n’y échappe pas.

L’explication est très simple: on a emprunté (i.e.: dépensé de l’argent que l’on a pas!) à outrance et maintenant, on est au point de rupture où ce seront nos créanciers (i.e.: ceux qui nous ont prêté l’argent en question et qui détiennent notre liberté d’action) qui décideront à notre place.

Voici un court texte que je suggère à tous de lire et qui décrit les solutions à apporter à notre mode de vie:

http://descoteaux.argent.canoe.ca/general/un-plan-de-match-pour-2013/

Bonne lecture à