Suggestions de lectures, DVD et cadeaux des Fêtes

Enfin! Un peu de repos, les pieds sur le pouf, devant le foyer, la peau d’ours (facultatif), le vino (presque essentiel), les amis, la famille… La vie quoi.

Et pour bien faire le tour du bonheur, il y a la lecture, quelques films, les cadeaux à offrir et à recevoir.

Avant de vous quitter pour quelques jours de congé, voici quelques idées à mettre sous le sapin pour les retardataires — ou pour ceux qui veulent aller échanger la paire de gants offerte par grand-maman contre quelque chose de plus… divertissant! — ou simplement pour vous même, pour passer quelques heures de plaisirs entre deux bouchées de dinde.

À la télé

The Ides of March (Les marches du pouvoir)

Le film The Ides of March est sortie en 2011. Pas une nouveauté côté DVD. Mais toujours d’actualité. Particulièrement avec les courses au leadership chez les libéraux fédéraux, québécois et ontariens qui battent leur plein.

L’un des bons films politiques des dernières années. Même les personnes qui n’aiment pas particulièrement la politique vont aimer. C’est davantage l’histoire d’une soif d’ambition. D’humains qui tracent la ligne de leurs principes quelque part… pour finalement se voir la franchir.

L’action se déroule lors de primaires démocrates américaines, mais le contexte de concurrence des candidats au sein d’un même parti est universel. J’ai adoré le film. Et ma demoiselle à la maison n’a pas détesté regarder Ryan Gosling…

 

La série Homeland

Mon coup de coeur de l’année, la série Homeland. La CIA, le terrorisme, l’obsession pour la sécurité des Américains, les croyances religieuses, les convictions, la santé mentale, la politique, les héros de guerre et les médias. Un puissant cocktail, magnifiquement joué et réalisé. Et qui donne espoir à tous les jeunes roux qui veulent devenir acteur. 🙂

 

 

 

 

La série Dowton Abbey

Le début du 20e siècle, dans la campagne aristocratique anglaise. La série Dowton Abbey nous plonge dans les traditions seigneuriales, mais aussi dans la vie des servants de l’époque. Deux classes de citoyens, avec des intrigues et des vies différentes.

On traverse avec eux le naufrage du Titanic, l’arrivée de l’électricité et du téléphone, la Première Guerre mondiale… Aussi instructif que divertissant. Et chaque image est magnifique.

(Pour ceux qui ont peur de l’accent britannique de l’époque, les sous-titres en anglais sont efficaces)

 

 

Le film Les Intouchables

Le film Les Intouchables vient de sortir en DVD. Du bonheur condensé. Et une jolie trame sonore instrumentale.

 

 

 

 

 

 

Un peu de lecture

 

The Civil War of 1812

Le gouvernement Harper a beaucoup parlé de la Guerre de 1812 cette année. Émissions de timbres et de pièces de monnaie, application iPad, reconstitutions de batailles, rénovation de sites historiques, exposition au Musée canadien de la guerre… Un monument sera même inauguré sur la colline du Parlement en 2014. Coût total?: entre 28 et 70 millions de dollars.

Sans la victoire des forces britanniques sur les Américains, le fait français ne serait plus qu’un souvenir au nord du 45e parallèle, affirment des historiens. Pas du tout, disent d’autres. Mais que célébrons-nous, au juste ?

Pour tenter d’y voir plus clair, j’ai écrit un texte en octobre dernier sur le sujet: «L’héritage de 1812».

 

Don't Give Up the Ship! Myths of the War of 1812

Mais pour ceux qui veulent comprendre en profondeur cette époque, deux livres doivent atterrir sous l’arbre de Noël. J’ai utilisé ces ouvrages de référence pour mon texte. «The Civil War of 1812» de l’auteur américain Alan Taylor, et «Don’t Give Up the Ship! Myths of the War of 1812», de Donald R. Hickey, sont incontournables.

Le premier se lit comme un roman sur la vie des habitants et des militaires de l’époque, en plus de briser plusieurs idées reçues sur ce conflit.  Le second est plus direct et tente de démystifier le vrai du faux dans la propagande des gouvernements américains et canadiens.

On y apprend notamment que le surnom «Oncle Sam», donné aux États-Unis, a été créé à Troy, dans l’État de New York, en hommage à un fournisseur de viande qui ravitaillait l’armée américaine lors de la guerre de 1812-1814. L’homme, Samuel Wilson, était très aimé. Un jour de l’été 1813, un employé dit à la blague que les lettres «U.S.» qui figuraient sur les boîtes de bois contenant la viande signifiaient «Uncle Sam». Le surnom a longtemps été associé à l’armée, puis au gouvernement américain. Le 15 septembre 1961, le Congrès a adopté une résolution pour reconnaître à Samuel Wilson la paternité du surnom.

 

The Victory Lab

Les campagnes électorales sont devenues extrêmement sophistiquées dans l’art de cibler l’électeur. La psychologie mêlée à la sortie du vote. «The Victory Lab: The Secret Science of Winning Campaigns», de l’auteur américain Sasha Issenberg, achèvera de vous convaincre que la politique ne fonctionne plus beaucoup à l’instinct, mais davantage à la science complexe des minces marges victorieuses.

Du moins aux États-Unis, car au Québec, on n’en est pas là encore. Lecture essentielle aux organisateurs de campagne électorale.

 

The Signal and the Noise

Il est devenu un gourou des prédictions électorales américaines et un pionnier du «data journalism». Son blogue fait fureur sur le site du New York Time. Et bien, Nate Silver a aussi sorti un livre, «The Signal and the Noise: Why so many predictions fail, but some don’t».

L’humain est ainsi fait qu’il tente de prédire l’avenir, autant les résultats d’élections que la prochaine chute de neige, en passant par la fréquentation des transports en commun ou la popularité d’une nouvelle politique publique.

Pourquoi certaines prédictions fonctionnent et d’autres pas? L’une des raisons: l’humilité. D’abord être conscient de ses limites. Dans son livre, Nate Silver examine comment certaines prédictions visent presque toujours juste, et d’autres, rarement. À lire (pas seulement pour ceux qui croyaient à la théorie des Mayas sur la fin du monde…)

 

Harper's Team: Behind the Scenes in the Conservative Rise to Power

Pour mieux comprendre les nombreux virages que le premier ministre Stephen Harper fait prendre au Canada, deux ouvrages à lire.

Le politologue, longtemps ami et conseiller de Stephen Harper, Tom Flanagan, a publié «Harper’s Team: Behind the Scenes in the Conservative Rise to Power». C’est le «avant», comment Harper a mis sa machine en marche pour accéder au pouvoir. Il a été écrit en 2007, mais demeure une référence pour comprendre une grande partie de la philosophie et de la vision du chef conservateur.

Les deux hommes ne se parlent plus vraiment, Harper n’ayant pas aimé que Flanagan raconte les dessous de la victoire.

Les passionnés des machines politiques, des organisations, devraient en faire une lecture obligatoire.

The Harper Decade: Inside the Fight to Remake Canada

L’éditeur politique de Maclean’s, Paul Wells, a produit ce livrel (ebook) d’une grande qualité: «The Harper Decade: Inside the Fight to Remake Canada». Si le livre de Flanagan sert à comprendre le «avant», ce livrel sert à décoder le «maintenant». Wells — et sa plume magnifique — est l’un des journalistes canadiens qui comprend le mieux la bête politique qu’est Stephen Harper. Et il l’explique sans détour. (Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas parfois déroutant!)

Disponible sur le site de Maclean’s, ainsi que sur ITunes ou Amazon.

 

 

La Vraie Pauline Marois

Notre magazine L’actualité a produit plusieurs livrels cette année, afin de mieux comprendre notre monde politique. Lecture agréable sur le coin du feu… et moins long à lire qu’un livre complet. Pourquoi pas? Et il y en a pour tous les goûts.

L’excellent grand reportage de ma collègue Noémi Mercier sur Pauline Marois parut en août — avec un nouveau chapitre complet pour le livrel — est un incontournable pour comprendre la première ministre du Québec: «La Vraie Pauline Marois». Un texte qui a d’ailleurs remporté le prix du meilleur portrait au Québec en 2012, lors de la remise des prix Judith-Jasmin, en novembre. Disponible dans la boutique de L’actualité sur plusieurs supports numériques.

Le recueil de textes sur René Lévesque, disparu il y a 25 ans cette année, nous plonge dans un passé qui semble bien lointain parfois. «René Lévesque: ses idées, son projet, ses rêves» est disponible dans la boutique de L’actualité.

Lévesque: ses idées, son projet, ses rêves

D’autres livrels sont aussi disponibles, notamment celui du nouveau ministre des Relations internationales et ancien chroniqueur à L’actualité, Jean-François Lisée, «Des histoires du Québec», ou encore «Guide pratique pour s’enrichir», toujours pratique après les Fêtes!

Le livrel «Dans le ventre de la CAQ», paru dans le magazine en avril, est pour l’instant disponible en version Itunes dans notre Boutique L’actualité. Mais dès janvier, il sera disponible dans plusieurs formats numériques, avec un nouveau chapitre tout neuf que j’ai terminé d’écrire au début du mois de décembre.

 

 

Comment Jason Kenney transforme le Canada avec les immigrants

Le grand reportage sur Jason Kenney, l’architecte de la victoire conservatrice majoritaire, publié en novembre dernier, vient aussi de faire son apparition en livrel. «Comment Jason Kenney transforme le Canada avec les immigrants» vous fera vivre les coulisses de la stratégie de Harper auprès des nouveaux arrivants et comprendre pourquoi la bataille politique de l’avenir se jouera sur ce terrain.

Ministre puissant, catholique pratiquant, ambitieux et francophile, Jason Kenney se positionne comme le prochain chef de file du mouvement conservateur canadien.

Livrel disponible sur ItunesAmazon et Kobo.

En terminant, que vous lisiez ou non ces livres et livrels, que vous ayez ou non autant de plaisirs que moi à regarder ces films, séries ou à les offrir, ça ne change rien au fait que je vous souhaite un bon temps des Fêtes!

Échangez avec vous sur ce blogue est un réel bonheur. Merci d’être au rendez-vous. On se retrouve, en pleine forme, à la mi-janvier.

 

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M. Castonguay, tous les genrres confondus, proposent plusieurs titres dont la majorité sont des oeuvres anglophones.

Voici une autre preuve que la société québécoise francophone, comme le reste de la planète sans doute, est influencée d’abord par la pensée anglophone/américaine, avec ses aspects positifs mais également avec ses vicissitudes.

Mais une question se pose: peut-il en être autrement ? Je pense que oui. Mais alors nous devons faire des efforts pour ne pas se laisser engloutir et porter par ce courant prépondérant qui nécessairement relègue dans l’ombre d’autres influences, d’autres modèles que celui, impérialiste, américain.