Surtout, ne parlons pas de racisme

Au Québec, si tu n’as pas le look d’un Sylvain Tremblay, ça se peut que tu te butes à des préjugés. La chronique de Mathieu Charlebois.

Photo: Jacques Boissinot/PC

Le gouvernement du Québec s’apprête à lancer une consultation sur le racisme et la discrimination systémique.

Ça, c’est la version officielle, mais Jean-François Lisée voit clair dans le jeu des libéraux. Ce n’est pas une consultation, oh non, c’est un «procès que le Parti libéral veut faire aux Québécois». On veut vous faire passer pour des racistes, mesdames et messieurs! C’est un procès, c’est le Nuremberg des pauvres!

En réponse, le premier ministre Philippe Couillard a choisi la voie de la raison, et il a expliqué son projet sur un ton posé.

BEN NON! Je vous niaise! On est au Québec, et on parle de racisme et d’identité. Couillard a donc choisi de qualifier le chef péquiste de «négationniste», un terme juste un tantinet connoté. Négationniste, parce que Jean-François Lisée et le gars louche qui essaie de te convaincre qu’Hitler avait quand même quelques bonnes idées: même combat!

Un autre débat bien engagé pour le Québec. Merci pour votre beau travail, les boys.

* Ici, le chroniqueur roule des yeux tellement intensément que ceux-ci restent coincés vers le haut et il doit taper le reste de sa chronique en se fiant à ses cours de dactylo. Vous lui pardonnerez les fautes de frappe.*

***

On sait tous ce qu’est le racisme: c’est le commentaire malaisant que laisse tante Lucie sur Facebook, malgré sa photo de profil montrant une licorne qui boit dans un lac en arc-en-ciel.


À lire aussi:

La chronique de David Desjardins: Décider pour les autres


Mais la discrimination «systémique», qu’ossé c’est?

Selon le Barreau du Québec, il s’agit de «la production sociale d’une inégalité fondée sur la race dans les décisions dont les gens font l’objet et les traitements qui leur sont dispensés. L’inégalité raciale est le résultat de l’organisation de la vie économique, culturelle et politique d’une société».

En clair, ça veut dire que si tu n’as pas le look d’un Sylvain Tremblay, ça se peut que tu te butes à des obstacles invisibles et à des préjugés, vestiges de la façon dont le monde s’est organisé avec le temps.

Disons que la société est mon tiroir de chaussettes. Comme on fait systématiquement le lavage avant d’avoir vidé le tiroir, je ne pige jamais les bas du fond quand je m’habille le matin. Je n’ai aucun préjugé conscient envers les chaussettes du fond du tiroir, qu’elles soient résilles, en soie ou en coton («tous les bas sont de ma race», comme le chantait Vigneault), mais le système est arrangé de façon telle que je ne les choisis jamais.

C’est un peu ça la discrimination systémique. Un peu. Sauf que dès qu’on essaie d’en parler au Québec, on se fait répondre qu’on essaie de faire passer les Québécois pour des bas puants pleins de trous.

Dites «racisme systémique» et le cerveau de votre interlocuteur va se mettre à penser en majuscules avec des points d’exclamation, sous l’effet d’un étrange réflexe pavlovien, dans une discussion qui va ressembler à ceci:

— Peut-être qu’il existe en société des biais inconscients et des structures qui empêchent les minorités de…
— HEY, C’EST PAS VRAI QU’ON EST TOUS DES RACISTES, OK?!
— … OK. Ça tombe bien, ce n’est pas ce que je disais. Je parlais d’une commission qui remettrait un rapport, rien de contraignant qui…
— ARRÊTE DE FAIRE PASSER LES QUÉBÉCOIS POUR DES RACISTES!!
— … Accepterais-tu de faire semblant de t’appeler Mohamed la prochaine fois que tu essaies de louer un appartement?
— … PAS RACISTES, OK?!

Viendra ensuite l’argument massue: le Québec n’est pas plus raciste que le reste du monde (ce qui est probablement vrai). Bref, vive le strict minimum! On ne voudrait surtout pas commencer à être meilleurs qu’ailleurs. À quand un trophée pour le fait qu’on n’appelle plus les Asiatiques des «Tchintoques»?

La peur de se faire traiter de raciste est profondément ancrée dans le Québécois moyen, surtout celui de tendance nationaliste. Depuis des années, il a l’habitude de lire que dans l’échelle du racisme, il est quelque part entre Mel Gibson déguisé en Hitler et Tintin au Congo, juste à côté d’une blague de Chinoise au volant de Peter Macleod. Au Canada anglais, la rumeur veut que le Bonhomme Carnaval soit un costume du Klu Klux Klan dont on a arrondi la tête.

En réaction, certains vont aujourd’hui à l’autre extrême et prétendent que le Québec est le seul endroit au monde où c’est inutile de s’interroger. Ici, tout va bien. Ici, la discrimination est le fait de quelques sombres individus, qui ont visiblement toutes leurs journées libres pour commenter sur Facebook.


À lire aussi:

Islamophobes, vraiment?


Ici, le taux de chômage des Maghrébins, des Noirs et des autochtones est à peine de deux à trois fois supérieur à la moyenne québécoise. Juste ça.

C’est d’ailleurs pour combler cet écart que Jean-François Lisée proposait récemment une banque de CV anonymes. La Gabriel-Nadeau-Dubois-isation de la politique québécoise lui aura rapidement fait oublier cette époque où il rêvait encore de ravir des votes à Québec solidaire.

Début mars, après une série de consultations, l’Ontario a publié ce communiqué intitulé: «L’Ontario combat le racisme systémique et lève des obstacles.» Et vous savez quoi? Personne n’est sorti d’un buisson en faisant: «Ha, HA! Je le savais que tous les Ontariens étaient de sales racistes!»

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

44 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Au Québec, nous ne sommes pas « racistes », nous sommes xénophobes.

GT

Et en Chine? Au Japon? En Corée? Au Vietnam? En Iran? En Russie?
En Hongrie? En Libye? En Ouganda où Idi Amine avait expulsé tous les Indiens? En Cote d’Ivoire où les Libanais de la 3e génération n’ont toujours pas droit à la citoyenneté (parlez-en à Mme Mouari)
Les Québécois sont l’un des peuples les plus accueillants au monde.

À Gérard Trégan. Le sujet de l’article c’est le « racisme systémique », une forme de racisme qui peut se manifester de manière inconsciente. Exemple: une passante qui au croisement d’un noir, sera plus méfiante, se disant que c’est peut-être un voleur. Il est même possible que son conjoint soit noir et donc qu’elle ne soit pas personnellement raciste. Ce genre de préjugés découlent entre autres, de la manière de présenter les informations par les médias.
En ce qui a trait à la nuance que vous apportez, raciste vs xénophobe, je crois qu’une simple statistique pourrait démontrer l’inverse. Nb de visa de résidence accordés à des haïtiens / Nb demandeurs vs Nb de visa de résidence accordés à des français / Nb demandeurs. Malheureusement je n’ai pas réussi à trouver tous ces nombres, mais lorsque j’observe la facilité avec laquelle des ami-e-s français obtiennent la résidence au Québec vs les montagnes de difficultés que rencontrent des haïtiens, j’en conclue que ce n’est pas de la xénophobie.

Cher Mathieu Charlebois,

Je ne voudrais en aucun temps imposer à la planète Web, contre toutes attentes ma façon de penser. Mais il me vient à l’esprit que manifestement, vous et moi, nous n’organisons pas nos tiroirs tout pareillement. Personnellement je ne fais aucune distinction entre ce qui se trouve sur le devant du tiroir et ce qui s’y trouve au fond. Et ce pour une bien simple raison, c’est que je fais du roulement.

Je procède quand j’ajoute des bas propres par exemple, à une rotation. Ainsi les bas fraichement lavés se retrouvent au fond et les autres se retrouvent en avant. Ainsi si j’ai une paire de bas qui se nomme Tremblay, une autre qui se nomme Ben Youssef, une troisième qui se nomme Xi Jinping Tao…. Toutes ces paires de bas me servent également grâce à la rotation.

Nos ancêtres paysans de la Nouvelle-France connaissaient très bien les biens faits de la jachère. Par la rotation des cultures, on obtenait de bien meilleurs rendements qui plus est biologiques. Pas besoin d’OGM pour remplir nos assiettes et assurer notre nutrition.

C’est cela la discrimination « systémique » elle est fondée sur la distraction et l’oubli. Et sur l’oubli même de nos propres valeurs.

Est-ce que vous apprécieriez que je m’adonne à toutes formes de discrimination anti-québécoise et que malgré l’excellence quintessentielle de votre blogue, je décide systématiquement que je n’y participerais pas ? En prétextant, ma foi que j’ai complétement oublié qui étais Mathieu Charlebois. L’esprit aussi a peut-être ses fonds de tiroir. Qui sait ?

Pourtant, comme néo-québécois je contribue également (et avec plaisir) à votre valorisation. Qu’est-ce qui empêche toutes les québécoises et les québécois de contribuer en toute équité également à ma propre valorisation, à celle de Xi, de Moshe ou encore celle d’Ali ?

Il devrait bien se trouver quelques bonnes ressources qui elles aussi fassent parties du lot. En économie, toute ressource qui n’est pas convenablement valorisée se retrouve invariablement dans la colonne des pertes.

M. Charlebois utilisait l’exemple des « bas » pour illustrer le propos. Il traite du sujet de façon caricaturale. Mais je dois avoir que je trouve l’idée de la « rotation » particulièrement… euu.. savoureuse: Tout les intervalles donnée, à chaque année par exemple, lorsqu’une nouvelle « fournée » de diplômé font leur arrivé sur le marché du travail, on congédie ceux qui travaille depuis le plus longtemps pour réengager tous ceux qui sont au chômage en priorité obligatoire. Il y aurait ainsi une belle rotation des « bas », peu importe leur nom, origine, sexe, etc. En plus, ça limiterait les avantages lier au année de service. Terminer les 5 semaines de vacances au frais des entreprises après de trop nombreuse année de service fidèle. Et pour tous ceux qui ce retrouverait au chômage suite à ce congédient, pas d’inquiétude à avoir: ils seront en priorité l’an prochain. J’adore.

L’exemple ici proposé par Mathieu Charlebois n’est pas particulièrement « caricatural », il est plutôt « imagé », il relève en quelques sortes de l’allégorie et de la symbolique.

Pour continuer avec cet exemple et le vôtre, vous conviendrez sans doute avec moi que personne ne vous oblige à remplacer vos bas tous les ans si ceux-ci sont encore à votre goût, pas plus que vous n’êtes forcé de remplacer tous les bas jetés.

Vous avez donc en principe le contrôle sur la quantité et la qualité de bas que vous allez employer. On peut supposer que si votre pouvoir d’achat s’accroit, vous aller peut-être consacrer plus d’argent aux bas et donc vous allez en avoir plus. Encore faut-il que vous soyez en situation pour améliorer votre sort.

La question est donc de savoir : quels bas vous choisissez et quel sont vos critères de choix ?

Si pour une raison « x » ou « y » vous choisissez d’acheter des bas Mohamed ou des bas Xi que vous n’allez porter qu’une seule fois pour les laisser au fond de votre commode. Eh bien vous faites une mauvaise gestion de vos bas.

Votre gestion est d’autant plus mauvaise que si vous portez invariablement toujours les mêmes bas, malgré vos ressources disponibles en bas, si ces bas s’appellent Tremblay ou Dufresne, vous allez user plus vite ces deux paires de bas, ce qui va à l’usage leur faire perdre de la valeur, tandis qu’en même temps le sous-emploi de Mohamed et de Xi leur fait perdre aussi de leur valeur, puisqu’un stock non employé se dévalorise également.

Ainsi par un tel stratagème vous faites perdre à tous de la valeur inutilement. Que les ressources soient humaines ou matérielles, c’est en terme de gestion du pareil au même.

En final par ces artifices, vous serez tôt ou tard aculé à déposer le bilan. Et… les vieux bas qui vous restaient ou ceux que vous n’avez pas utilisés seront ou bien jetés, ou bien dans le meilleur des cas portés par d’autres dans des pays du tiers-monde ou des pays en voie de développement.

C’est par de tels principes qu’on produit en économies toutes sortes de délocalisations. Lorsque d’autres métiers ne peuvent remplacer des emplois perdus. Eh bien ce sont des communautés toute entières qui se meurent. Ce genre de choses se produisent « chez-nous ».

C’est l’inactivité qui génère le chômage et non l’inverse comme vous vous efforcez de nous l’expliquez.

Accessoirement, la question que vous pourriez vous poser, c’est de savoir ce qui est mieux : avoir du chômage de courte durée ou avoir un chômage long, parfois permanent et récurrent ? Une période de chômage court peut-être une réelle opportunité si elle est associée à de la formation.

Si vous réparez vos bas usagés vous pourriez aussi en augmenter la durée d’utilisation et vos bas plus récents peu importe qu’ils s’appellent Xi, Ben ou Fernando feront très bien l’affaire en attendant.

— Donc libre à vous de n’employer que Tremblay et Dufresne et de mépriser Xi, Moshe, Rachid et Mohamed. C’est votre « libre choix ». Merci pour votre participation au débat.

Est-ce que vous comprenez mieux ce que j’entends par rotation ?

A partir de rien en 1967, on s’est créé de toute pièce une minorité noire rendue à 4% qui nous traite maintenant de racistes.
A partir de rien en 1990, on s’est créé de toute pièce une minorité musulmane rendue à 4% qui nous traite maintenant d’islamophobes.
Attachez vos tuques, on a encore rien vu parce que ces deux minorités sont en pleine explosion démographique. On n’a pas idée à quel point on est dans la m….

T’as oublié aussi de plus en plus de blancs qui traite les racistes de racistes. Faut que tu t’y fasses, pauvre p’tite victime, parce q’on n’arrêtera pas de sitôt ¯\_(ツ)_/¯

De mémoire, les Irlandais qui se sont réfugiés au Canada ont débuté leur nouvelle vie à Montréal et dans les Cantons de l’Est. Ils étaient, selon ce que l’histoire nous apprend, les parias de la provinces et la très grande majorité se sont installé par la suite à Ottawa, où je suis né. C’était l’époque des années 30 et 40. L’entreprise de mon grand père en embauchait 50 sur plus d’une centaine, lorsque mon père repris la compagnie, il en restait presque 40 sur 115 (en 1948). Durant les années 60 et 70, ce fut « les maudit zitaliens (les wapps) viennent prendre toutes nos jobs » au Québec pour être suivi des « m…. grecs » (70-80) puis des « m…. nègres » (80-90) puis ce sont les « m…. zarabes » des années 90 à aujourd’hui sans compter les Indiens et autres minorités visibles.

C’est le gouvernement du Québec qui a des politiques acceuillantes, pour ce qui est des québécois, il en est tout autre, surtout chez les plus vieux qui sont toujours sous l’emprise des « m…. angla » d’il y a quatre siècles.

Les minorités n’ont jamais fait face à ces emmerdes si ce n’est que des québécois et albertains.

Les québécois suivent le mouvement raciste des américains depuis l’àere Bush qui en remet à chaque jour, le cas de Trumpvader en est un excellent exemple. Après avoir voler le pétrole des « zarabes durant un centenaire, ils ne peuvent plus le faire puisque les « zarabes » ont mis le pied à terre en 1970.

Malheureusement les grandes familles des pays arabes qui servent de « muppets » aux USA font la fête à coup de milliards pendant que le reste du peuple vivote. Puisque ce sont les USA qui ont implanté ces « muppets » et les concervent en place, les citoyens des pays arabes s’attaquent à la source de leurs problèmes.

Nous aurions tous à voir ce qui se passe à l’intérieur des pays arabes pour constater que nous sommes loin de « tout va bien madame la marquise ».

Lorsque l’on fait des sondages sur la question de l’immigration et que plus de 70% sont contre, il ne faut pas aller bien loin pour comprendre que ces personnes veulent demeurer avec leurs « Sylvain Tremblay ».

Bien voila un raciste qui crois que il est un pure laine, cette appellation crée par les québécois pour différencier les autres, moi je le dis Québec est raciste et xénophobe

Cet article c’était une commande sur le sujet sensible du moment ou un exercice personnel de déculpabilisation

Ce commentaire était une affirmation ou une question c’est difficile à dire sans ponctuation

Une consultation sur le racisme et la discrimination systémique serait plus profitable pour les communautés musulmanes afin de les sensibiliser aux valeurs canadiennes.

Les Canadiens ne devraient plus être intimidés par des politiciens naïfs et pusillanimes qui veulent faire taire les citoyens patriotiques qui ont des préoccupations légitimes quant à l’état de leur nation et de leurs libertés menacées par l’extrémisme islamique, etc.

Les Canadiens apprécient les migrants qui font preuve d’un véritable respect et ne dictent pas notre façon de vivre et abusent de notre tolérance. Les migrants potentiels pour le vrai Canadienisme, voulant s’assimiler, ne pas dominer et finalement éradiquer les infidèles.

La recherche est toujours en cours pour de vrais leaders canadiens qui établiront des politiques d’immigration conformément à ces attentes.

Cessez de chercher: ils s’appellent Kevin O’Leary, Kellie Leatch, Steven Blaney, Chris Alexander. Ou encore, pour la version locale: Drainville, Lisée, Legault. Tous veulent un Canada ou un Québec moins basané, donc nécessairement plus sécuritaire pour ceux qui ont mal à leur identité blanche. Le racisme systémique existe bel et bien: plusieurs commentaires ici le prouvent.

M. Courtemanche

Les mots « arabe » et musulmans » ne sont pas synonyme de « d’extrémisme islamique », chez la plupart des personnes de confession musulmane, ils fuient ces extrémistes et sont les premiers à les condamner.

93% des « extrémistes islamiques » qui furent arrêté, l’on été grâce à la bienveillance de personnes de confession musulmane qui les ont dénoncées, notamment par les tentatives de recrutements qui sont faaites dans les écoles secondaires et les mosqués. C’est du moins ce que nous apprend un rapport de 2016 produit et disponible sur le site d’Interpol couvrant la période 1998-2015.

Trump et les présidents républicains précédents ont mis beaucoup de temps, de ressources et d’emphase pour cracher dans le dos des musulmans comme s’ils possédaient le monopole de la vérité.

C’est hors propos mais….: Justin trudeau répond en anglais à une question posée en français en Ontario….le même Justin trudeau répond en français à une question posée en anglais au Québec. Il y avait tout un buisson qui ne demandait qu’à s’enflammer dans le ROC et….il s’est enflammé! Qui s’est enflammé concernant la première situation? Donc, je m’attends réellement à des débordements déplaisants qualifiant la fameuse consultation sur le « racisme et la discrimination systémique »…. M. Couillard, donneur de leçon en chef, qu’a- t’il fait concernant son propre ordre professionnel qui a érigé des barrières insurmontables aux médecins étrangers? « Fais ce que je te dis, ne fais pas ce que je fais! »

Excellente observation, mais la vraie motivation de ces barrières insurmontables, sans être directement le racisme, est à l’origine du racisme: l’appât du gain; la rareté fait augmenter les prix. C’est aussi la soif de s’enrichir qui donna naissance au racisme, arme de justification de l’esclavage. Malheureusement les cerveaux atrophiés croient encore que cette plaie béante et purulente sur le visage de l’humanité est naturelle.

Peut-être qu’il y aurait beaucoup moins de racisme ou d’intolérance vis a vis certaines minorités si ces dernières ne demandaient pas d’accommodements pour leur religion. Les religions sont toujours source de conflit. Le Québec s’est débarrassé de la religion catholique dans les sphères publiques comme a l’école et au gouvernement avec notre révolution tranquille. Maintenant on a de plus en plus l’impression qu’on veut nous enfoncer dans la gorge la religion des nouveaux arrivants.

Le problème est à la source de la loi et des méthodes d’immigration. Lorsqu’une personne de confession musulmane se présente avec des femmes (épouses et filles) avec trois draps sur la tête, devrait indiquer aux personnes qui étudient les dossiers que cette famille, n’est pas du tout prête à vouloir changer leur mode de vie.

Lorsque les immigrants sont dans leurs pays, la réalité veux que le port du tchador sont obligatoire, ces personnes devraient démontrer, lorsqu’elles sont dans l’enceinte d’une embassade ou consulat qu’ils sont prêt aux changements en enlevant leurs tchador (en portant des vêtements convenables en dessous).

Je n’ai aucun problème avec le port du voile mais il n’est pas question d’accepter le port du tchador (grande tunique noir où la personne ne montre que ses yeux) et encore moins la burka.

Le deuxième problème est celui de l’apprentissage des langues du pays. Que se soit l’anglais ou le français, tous les immigrants devraient (et non pourraient) suivre des cours de langue jusqu’au moment où ils réussissent à parler convenablement.

Des cours de droits devaient faire partie de l’enseignement pour s’assurer que la gente mâle ne puis continuer à agir en « maître » et réduire leurs conjointes et enfants à toute forme d’esclavage. Notamment celles où l’épouse doit demander à son époux pour sortir de la maison ou faire des démarches auprès du gouvernement pour quelque raison que se soit.

En fait, le gouvernement du Canada et du Québec devrait renseigner, (sinon avertir) la gente mâle que les lois s’appliquent à tous et que rien, mais absolument rien de répréhensible ne sera toléré.

L’apprentissage de la langue est indispensable pour toutes les personnes car c’est avec cette langue qu’elles pourront se renseigner sur ce qui se passe autour d’eux. Sans cette apprentissage de base, plusieurs femmes sont contraintes à demeurer chez elle comme si c’était une prison. Ceci ne s’applique pas seulement aux musulmans.

Vous avez raison sauf sur le temps : dans qqes années , la religion va s’alléger de tout ce qui ressemble à superstitions ou peurs variées (ex. si je bois une goutte de vin, je suis damné … Ne pas toucher la main d’une femme, etc… ) De nombreux musulmans sont déjà dans ce processus et j’admire leur courage d’augmenter leur conscience au lieu d’obéir aveuglément. Oui, ça prend du temps .

Je vous cite:
« On sait tous ce qu’est le racisme: c’est le commentaire malaisant que laisse tante Lucie sur Facebook »

Juste de même, pourquoi « tante Lucie », pourquoi pas « tonton Luc »? ou les deux? Comme quoi le sexisme aussi se pointe parfois le nez discrètement…

Parce que cette fois-ci c’était Tante Lucie.
Mononc Luc a régulièrement son heure de gloire dans mes chroniques.

Le racisme individuel existe depuis toujours. Les préjugés sont difficiles à combattre. L’éducation est la solution pour les faire disparaître. Il n’en demeure pas moins qu’il est difficile d’empêcher une PERSONNE, je dis bien une PERSONNE, de refuser un emploi ou un logement à un autre individu en raison de sa race. Et il existe des moyens de contourner la loi, le système, car en effet, le « système » interdit de tels gestes.
Il y a confusion au Québec quand on parle de racisme « systémique ». Oui, des gens sont racistes et il est légitime de se demander dans quelle mesure le racisme est répandu, mais peut-on affirmer que le « système », c’est-à-dire l’État ou l’organisation sociale, est raciste? L’État adopte-t-il des lois racistes qui empêchent les minorités visibles ou ethniques de recevoir des services à l’hôpital, à l’école, dans les garderies? Des lois qui leur interdisent de circuler à certaines heures ou de se présenter à certains endroits? Des lois qui proclament leur infériorité?
Ça, c’est du racisme systémique, c’est ce qui existait en Afrique du Sud du temps de l’apartheid et aux États-Unis il n’y a pas longtemps encore où certains États continuent néanmoins d’adopter ou de préserver des lois racistes.
On ne peut certainement pas dire que c’est ce qui se passe ici au Québec. Et pourtant, notre « savant » premier ministre entretient volontairement cette confusion car il sait bien que racisme individuel et racisme systémique (ou institutionnel) sont deux choses différentes, mais encore une fois, il veut s’attirer des votes et se présenter comme le « sauveur » du méchant Québec raciste, xénophobe, intolérant.
En passant, une personne qui critique une religion n’est pas raciste : la religion n’est pas une race, c’est un ensemble de croyances et les croyances peuvent être remises en question et critiquées.

Pour votre information Mlle Bouchard

Charte canadienne des droits et libertés

Libertés fondamentales
2. Chacun a les libertés fondamentales suivantes :
a) liberté de conscience et de religion;
b) liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression, y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication;
c) liberté de réunion pacifique;
d) liberté d’association.

Égalité devant la loi, égalité de bénéfice et protection égale de la loi

15. (1) La loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques.

Note marginale :Programmes de promotion sociale
(2) Le paragraphe (1) n’a pas pour effet d’interdire les lois, programmes ou activités destinés à améliorer la situation d’individus ou de groupes défavorisés, notamment du fait de leur race, de leur origine nationale ou ethnique, de leur couleur, de leur religion, de leur sexe, de leur âge ou de leurs déficiences mentales ou physiques.

Hors, il est clair que selon notre constitution, le racisme et la discrimination ne font qu’un et un seul problème.

Notez que le texte de la Charte québécoise est identique. Elle n’a pas pour but d’offrir moins que ce que la Charte canadienne prévoit mais bien au contraire, permettre d’en donner plus au citoyens de la province.

Hors je ne connais aucune loi au Québec autant que les autres provinces qui a un soupçon de discrimination, nous ne pouvons donc pas parler de « racisme institutionnel » car cela n’existe pas. Le racisme est une question d’agissements et verbiages provenant d’une personne ou groupe de personne. Ce n’est pas le Québec qui est raciste mais un pourcentage élevé de ces citoyens qui le sont.

C’est exactement ce que j’ai dit : il n’y a pas au Québec de « racisme systémique » autrefois appelé « racisme institutionnel », il n’y a que du racisme individuel.

Quand à votre affirmation selon laquelle un « pourcentage élevé » de Québécois sont racistes, elle repose sur quoi? Des sondages? On fait dire ce qu’on veut aux sondages, il suffit de formuler les questions de manière à obtenir la réponse que l’on cherche.
Des affirmations faites par des personnes comme Potter de l’université McGill qui, après 6 mois de résidence au Québec, a conclu que les restaurants ne donnaient pas de factures pour se soustraire au fisc, que les guichets automatiques distribuent des billets de 50 $ pour permettre aux gens de « payer en dessous de la table », qu’il n’y a pas de solidarité sociale, etc.?
Au Canada, les préjugés sont tenaces à l’égard des francophones du Québec.

Parlons un peu de stress post traumatique: Des Français (de France) vinrent s’établir le long des berges du Saint-Laurent et y fondèrent des familles dans ce qu’on appelait la Nouvelle-France. Chanceux ces colons car à l’époque, suite à des incidents violents entre peuples autochtones, la vallée n’était plus occupée et l’établissement se fit petit à petit. Or, après 150 ans, pendant une guerre coloniale européenne, des Anglais (d’Angleterre et de Nouvelle-Angleterre) vinrent sacrer dehors les autorités coloniales françaises suite à une longue série batailles.

Des colons furent déportés dans une espèce de nettoyage ethnique (en Acadie) puis les élites d’origine françaises retournèrent en France et le Roy de France céda le tout aux Anglais. Par la suite, nos ancêtres se retrouvèrent en territoire occupé par une puissance étrangère qui ne visait qu’à faire tout en son pouvoir pour se débarrasser de ce peuple sans histoire. Il y eut certes des tentatives de libération par les Patriotes qui se terminèrent par des morts pendant les combats et d’autres au bout d’une corde, pour trahison.

Néanmoins, ce petit peuple sans histoire a résisté à la vague anglo-américaine et a survécu jusqu’à maintenant. Il me semble évident qu’en tant que peuple, pendant plusieurs générations, nous avons vécu un traumatisme assez sévère qu’on peut traiter de stress post traumatique dont un des symptômes est l’hyper-vigilance: même si les conditions ont changé depuis quelques décennies, le stress post traumatique collectif n’est pas guéri pour autant. Cette hyper-vigilance est maintenant dans nos gènes et, inconsciemment, on sent notre identité menacée, que ce soit par les autorités « coloniales » anglo-canadiennes (on a beaucoup d’exemples de leur attitude coloniale, n’est-ce pas?), soit par des gens qui ne ressemblent pas à Sylvain Tremblay. On fait un peu comme les bœufs musqués: on ferme le cercle, les cornes vers l’extérieur, pour protéger notre identité. Les bas dans le tiroir? Bof!

M. Pierre
C’est bien là qu’est le problème et celui utilisé par les péquoistes durant quatre décennies. Il faudra bien que les québécois dits de souche tourne la page sur les batailles du 17e et 18e siècle.

Ce ne sont pas les Anglais comme le clergé catholique qui conserva les québécois dans une tourmente de produire le plus d’enfants que possible ce qui conduisit les familles francophones à ne pouvoir scolariser leurs enfants. Bien entendu, le clergé avait le contrôle sur le système scolaire et les hôpitaux jusqu’en 1966.

La France s’était engagé dans une multitude de guerres durant une période de près de 200 ans, contre l’Espagne, contre le moyen orient avec les croisades, contre les juifs grâce à leur inquisition, l’Angleterre qui possédait le nord de la France ainsi que ce qui devenu aujourd’hui la Belgique ainsi que la Nouvelle France au point où le Roi Louis XI dû vendre notamment la Nouvelle Orléans pour effacer une partie de ses dettes. Le tout conduit la France dans une époque de famine parce que toutes les taxes perçues était dépensées pour les guerres. Le tout avec l’aval du clergé catholique de Rome.

Je crois qu’il est temps de regarder la réalité tel qu’elle est en utilisant des faits – chiffre à l’appui si possible afin d’améliorer nos politiques d’accès au travail sans toutefois aller à l’autre extrème et diminuer nos standards de compétence et de qualité que le Québec est habitué. Le processus sera long et hardu mais necessaire vu le manque de main d’oeuvre. Soyons vigilants avec les nouvelles mesures à adopter.

Au Québec, nous ne sommes pas racistes, les seuls racistes sont au gouvernement, celui-ci à créer une commission bidon, qui va créer plus de problèmes qu’elle va en résoudre.

Une BD pour mettre le point sur les i et, du même coup. les poings sur la table et, qui sait, nous réconcilier d’ici quelques décennies si nous sommes tjrs là :
«Burquette» de Francis Desharnais.

Pourquoi encore une fois une commission??? ils ont tabletté celle de Bouchard Taylor. Le système de racisme… le racisme du système… bon le racisme systémique…. je ne suis pas certaine d’avoir bien compris!! Voilà une entourloupette du monsieur qui veut nous faire passer une couleuvre, un sapin, etc, juste pour nous prouver que c’est lui qui a raison. C’est pas ça qui va nous faire changer d’avis monsieur Couillard. On est capable de lire dans votre jeu.

Il me plaît, à moi, cet article. Ouille les commentaires. Ça me frappe combien on est chatouilleux ici. C’est ça qui dénote quelque chose. De profond. Calmons-nous le pompon. Regardons les choses en face. On avancera mieux après. Parce qu’on fait du sur-place. Et je ne parle pas de souveraineté, là. Même pas.

Pourquoi Monsieur Charlebois mon commentaire d’hier n’a pas été publié ?!

Bonjour M. Ricard,
Nous ne trouvons pas votre commentaire. Vous pouvez le soumettre à nouveau.
Bien à vous,
L’équipe de L’actualité

Mlle Bouchard

Je suis entièrement en accord concernant les sondages. J’aurait dû utiliser le mot recherches car c’est en fait ce dont il s’agit. Lorsque un groupe en science sociale effectue une recherche dans les universités au Québec et que la proportion de personnes qui sont contre l’immigration est de disons « 80% » sur un échantillonnage de près de 80% des étudiants dans les universités de langue française alors qu’il n’en est que de 40% dans les universités de langue anglaise. Nous obtenons un résultat suffisamment probant.

Ces données ont été compilés avec d’autres recherches auprès d’autres groupes dont les nombres de participants sont significatifs. Il ne s’agit donc pas de sondages conduits auprès de 1,000 personnes

Cette recherche fut effectuée sur trois années et ses résultats devinrent publiques à la fin de 2015 ou début de 2016.

Les pourcentages utilisés ne proviennent pas des données de la recherche, ils sont approximatifs et sont en deça de ceux que l’on retrouve dans le rapport.

Lisez le rapport sur les accommodements raisonnables de la commission rogatoire de Bouchard Taylor. Vous verrez que ce qui fut observé est identique.

En tout cas, 2 choses sont certaines :
-Il n’y a rien de pire que l’humour moralisateur.
-Tout comme les politiques anti discrimination qu’on implante de plus en plus dans les bureaux et organismes tendent plutôt à exacerber les tensions qu’à les apaiser. (On n’a d’ailleurs qu’à lire les commentaires ci-dessous pour voir où ce genre de consultation va mener…)

Par ailleurs, Lisée dit que ces consultations ont déjà eu lieu et qu’il serait temps d’agir. Parce que là., on se demande ce qu’il en ressortira, surtout à voir le profil des participants…

Le racisme, mon pauvre monsieur Charlebois, consiste à prendre les peuples pour des races, c’est-à-dire à prendre un fait de la culture pour un fait de la nature, à prendre pour physique un fait non-physique, donc à prendre quelque chose de franchissable pour quelque chose d’infranchissable. De nombreuses sornettes sur les French qu’on lit dans les médias anglophones tiennent au fait que tout en se prenant pour la statue de l’antiracisme guidant le monde, nos braves Canadians croient dur comme fer au délire de la race, par le truchement d’une série d’euphémismes de race comme « descent », « ancestry », « bloodlines », « lineage ». Ils prennent le fait français pour héréditaire et donc (qu’ils s’en rendent compte ou non) inconnaissable, ce pourquoi ils ne peuvent que lui prêter les pires intentions – vu qu’elles sont invérifiables, étant situées de l’autre côté d’une paroi physique (paroi évidemment imaginaire, mais que le croyant de la race tient pour bien réelle). C’est aussi pour cela que le mot « culture » dans « multiculturalisme » est une attrape : en réalité, les fondateurs de cette ânerie ne tenaient aucunement la diversité humaine pour culturelle, mais bien au contraire pour naturelle-biologique, avec pour résultat que les peuples sont ensilés à jamais dans le délire de la race.

« Selon le Barreau du Québec, il s’agit de «la production sociale d’une inégalité fondée sur la race ».»

Sur la quoi ?

« En tant qu’historien, je réalise à quel point arbitraires, fantastiques et inconclusives sont les théories de la race. » – Benedetto Croce

« Début mars, après une série de consultations, l’Ontario a publié ce communiqué intitulé: «L’Ontario combat le racisme systémique et lève des obstacles.» Et vous savez quoi? Personne n’est sorti d’un buisson en faisant: «Ha, HA! Je le savais que tous les Ontariens étaient de sales racistes!»

Bien entendu, puisque les protagonistes ne sont pas French. Ce sont de braves anglophones : il n’y a donc pas chez eux de prédestination atavique au racisme. En revanche, chaque raciste French (réel ou supposé) est la preuve du racisme French. Et c’est là, m’sieur Charlebois, que vous êtes censé vous exclamer: «Mais le racisme par atavisme, c’est un oxymoron ! »

Si fait. Comme l’observait fort justement Simone Weil en 1943: « La présence d’une contradiction, quand elle est sentie, même sourdement, ronge le sentiment. Quand elle n’est pas sentie du tout, le sentiment en est rendu plus intense, puisqu’il bénéficie à la fois de mobiles incompatibles. »

Bref, l’antiracisme canadien est racial.

C’est une pensée à 360 degrés qui voit du racisme partout parce qu’elle présuppose partout la race ; qui t’enferme de son propre chef dans le délire de la race avant de te hurler d’en sortir. « Au-delà des frontières du sang, de la religion et de la langue… » disait P. E. Trudeau, ce faux antiraciste. Frontières de la religion certes, frontière de la langue évidemment, mais les frontières du SANG ? Comme voulez-vous que j’aille au-delà de quelque chose qui n’existe pas in the first place ? Aller « au-delà des frontières du sang », c’est aller au-delà de l’humanité : vers nos potes les Martiens ou nos amies les bêtes.

Vous devinez bien sûr que je suis loin d’avoir déroulé tout mon écheveau. La prochaine fois, nous parlerons du polygénisme et de ses deux grandes variantes, mixophobe et mixophile. Humoriste que vous êtes, vous allez voir comme c’est amusant !

De toute évidence, ce brave monsieur Charlebois n’a rien saisi, sinon il m’aurait répondu. Alors j’en remets une louche, tirée de l’ouvrage de mon homonyme Marc Provencher, ‘Le multiculturalisme est un racisme qui se prend pour un antiracisme’ (Leméac 2012), page 31.

« Ce qui vraiment me racheva, au milieu de l’hystérie postréférendaire, fut une sortie du citoyen John Ciaccia, député du Parti libéral du Québec, au cours d’une émission-débat quelque temps après le référendum.
C’est un souvenir désormais lointain, mais qui m’a longtemps hanté. Bien sûr, ne connaissant pas M. Ciaccia hors du personnage officiel, je n’ai aucune idée précise de ses influences culturelles et ne saurais donc vous dire dans quelle mesure ce Québécois est surtout italien ou surtout canadien-anglais : pour chaque personne, cela varie grandement (et c’est d’ailleurs pour ça que ce n’est pas alignable par un isme d’État). Mais quoi qu’il en soit, et malgré les atermoiements que beaucoup lui reprochent à titre de ministre durant la crise d’Oka, à cette minute-là, je trouvai à ce politicien du PLQ une fière allure risorgimentale (de « Risorgimento », mouvement pour l’unité et l’indépendance de l’Italie, 1820-1860).
Effet télévisuel « héroïque », probablement dû au fait que le député se dressait seul, face à tout un parterre de vociférants partitionnistes, pour défendre son point de vue : celui d’un fédéraliste tout à fait convaincu, mais opposé à la partition du Québec en cas de victoire séparatiste au référendum. Seul contre tous, le député Ciaccia me sembla superbe, même si ce souvenir électronique est à prendre avec des pincettes vu que, dans ma mémoire, les partitionnistes auxquels il était confronté arboraient tous un monocle et une balafre.
Toutefois la bonne impression que j’avais de M. Ciaccia s’évanouit d’un seul coup quand, bravant les huées, il lança au micro cette fausseté manifeste, cette tromperie évidente :
« Les Québécois ne sont pas racistes ! »
Et les huées redoublèrent, bien évidemment. Ciaccia était tombé dans le piège, un piège rhétorique d’autant plus dangereux qu’il n’était pas du tout tendu sciemment. Car sa fière sortie se voulait, bien sûr, une réplique à cette tromperie manifeste, cette fausseté évidente :
« Les Québécois sont racistes ! »
J’étais terrifié.
Tous les Égyptiens sont racistes, aucun Égyptien n’est raciste ; tous les Flamands sont racistes, aucun Flamand n’est raciste ; tous les Maliens sont racistes, aucun Malien n’est raciste ; tous les Napolitains sont racistes, aucun Napolitain n’est raciste ; tous les Chinois sont racistes, aucun Chinois n’est raciste ; tous les Han sont racistes, aucun Han n’est raciste. Les deux assertions les plus extrêmes et improbables qu’on puisse faire sur un peuple, une nationalité, une culture spécifique devenaient l’alpha et l’oméga du prétendu « débat » sur le racisme. Étrange antiracisme, qui pense le racisme par peuples entiers et contre lequel des malavisés répondent sur le même mode délirant du SONT. »

Puisses-tu avoir un problème de laveuse pour avoir la chance de te voir en bas-résille ou de soie un jour!