Suspense à Québec autour du budget : se dirige-t-on vers une collision frontale ?

Les deux partis d’opposition semblent très catégoriques : sans un retour immédiat à l’équilibre budgétaire, ils voteront contre le budget, ce qui provoquera des élections générales.

Photo: Jacques Boissinot/Presse canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Bien que le débat à propos de la Charte des valeurs prenne beaucoup de place, d’autres dossiers importants avancent à Québec.

Le projet de loi du gouvernement sur les soins de fin de vie, piloté de façon admirable par Véronique Hivon, serait sur le point d’être adopté. Il s’agira d’une véritable révolution.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, poursuit son travail pour virer de bord le gros bateau de son ministère et lui faire prendre le cap des soins et des services à domicile, une nécessité absolue si le Québec veut éviter le mur financier du vieillissement de notre population.

La ministre de la Famille, Nicole Léger, est en train de compléter le réseau des services de garde à coûts réduits, en créant des places pour les petits et en mettant en place un guichet unique attendu depuis longtemps par les parents.

Mine de rien, Agnès Maltais met en place les changements annoncés dans le régime d’aide de dernier recours (aide sociale), y compris une hausse des prestations pour les personnes seules, qui atteindra 600 dollars par année en 2017. Un élément de plus dans la lutte à la pauvreté, un grand succès québécois (tous partis confondus) sur lequel je reviendrai.

Bertrand St-Arnaud, le ministre de la Justice, a réformé l’aide juridique, de sorte que 100 000 Québécois de plus y ont accès.

La première ministre multiplie de son côté les annonces d’investissements : 135 emplois à Arvida, 400 à Montréal et bientôt elle se rendra au Forum économique de Davos.

Bref, si le débat sur la Charte (et la commission Charbonneau) accapare une grande partie de l’attention médiatique, cela ne signifie pas qu’il ne se passe rien d’autre.

Ce n’est d’ailleurs pas la Charte des valeurs, ni les autres enjeux qui détermineront l’avenir du gouvernement Marois, mais bien la question fiscale, dont les braises s’embraseront bientôt.

Le budget s’en vient — peut-être en mars, peut-être en avril — mais il s’en vient, et les partis d’opposition sont déjà bien campés sur leur position.

Les caquistes, en particulier, sont parfaitement clairs. François Legault a proposé, dernièrement, d’utiliser les paiements de péréquation supplémentaires pour faire un pas de plus vers l’élimination de la taxe santé libérale, en y soustrayant les Québécois qui gagnent moins de 45 000 dollars. Il insiste aussi pour que le budget soit équilibré dès cette année (2014-2015). Sans cela, dit-il, les caquistes vont voter contre le prochain budget.

Du côté libéral, on est moins clair. Philippe Couillard a laissé entendre à plusieurs reprises que ses députés ne pourraient pas voter en faveur d’un budget présenté par un gouvernement en qui ils ne pouvaient donner sa confiance. En mai dernier, il affirmait déjà que sa mèche raccourcissait.

On se souviendra que le chef libéral avait soutenu que l’équilibre budgétaire pouvait attendre quelques années. Je l’avais trouvé avisé, mais malheureusement pour lui, ses députés l’ont ramené à l’ordre et la position officielle du Parti libéral veut que le déficit soit éliminé dès 2014-2015. C’est cet épisode qui lui avait valu le sobriquet de «Philippe Flop».

Les deux partis d’opposition semblent donc très catégoriques : sans un retour immédiat à l’équilibre budgétaire, ils voteront contre le budget, ce qui provoquera des élections générales.

Selon moi, il n’y a aucune chance que le gouvernement Marois cède aux injonctions de l’opposition. Nicolas Marceau a d’ailleurs coupé court aux demandes de la CAQ en soulignant que les compressions de plus d’un milliard et demi qu’elle exigeait n’auraient pour résultat que de ralentir la croissance économique.

De plus, les compressions exigées par la CAQ priveraient le gouvernement de moyens financiers très importants.

Ce ne serait plus possible, par exemple, de poursuivre la création de places en garderie, ni d’augmenter les sommes destinées aux soins à domicile pour les aînés, les moyens supplémentaires pour les soins de fin de vie, pour l’aide juridique, pour augmenter les prestations d’aide sociale ou le budget de l’éducation.

Le gouvernement Marois serait privé des moyens de mettre en œuvre sa politique économique «PrioritéEmploi».

En clair, la promesse de François Legault d’équilibrer le budget signifierait un gel total du budget de la santé (jamais vu en 15 ans), de l’éducation (pourtant sa priorité) et des services aux familles qu’il dit vouloir aider.

Si le gouvernement acceptait l’injonction de François Legault et de Philippe Couillard d’atteindre le déficit zéro immédiatement, il se retrouverait donc à défendre des compressions inacceptables — sans moyens pour appliquer sa politique économique — avec la croissance et la création d’emplois en berne.

À moins que les caquistes ou les libéraux n’effectuent un virage à 180 degrés, on se dirige donc vers une collision frontale au moment du budget. Est-ce possible d’imaginer l’opposition reculer ?

J’imagine mal François Legault indisposer sa base adéquiste en appuyant ou en laisser passer un budget péquiste. Il risquerait de susciter une véritable révolte de ses députés de la région de Québec.

Le fardeau de la décision risque alors de se retrouver sur les épaules de Philippe Couillard. S’il laissait passer le budget, son leadership s’en trouverait affaibli. Il se ferait aussi passer sur le corps par l’adoption, avec l’appui de la CAQ, de la Charte des valeurs. Et puis, en gagnant du temps, les libéraux risquent gros, car la commission Charbonneau finira bien un jour par se pencher sur les pratiques libérales de financement déjà dans la mire de l’UPAC.

Le suspense se dessine : le chef libéral osera-t-il «philippe-flopper» une fois de plus en laissant passer le budget du gouvernement Marois ?

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15 commentaires
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Peut-être est-il plus facile pour le gouvernement Marois de faire plaisir à la CAQ sur le budget qui le supporterait alors.

Que ferait le PLQ si le gouvernement Marois, appuyé par la CAQ qui y trouverait son compte, n’était pas défait sur le budget ? Les stratèges péquistes savent que la CAQ aimerait bien redorer son blason avant les prochaines élections. Alors faire en sorte que des appuis aux PLQ passent à la CAQ et faire miroiter à ces derniers de devenir l’opposition officielle devrait être une stratégie à examiner. En tout cas moi j’y réfléchirait.

En tout état de cause je n’ai pas entendu beaucoup de citoyens réclamer des élections rapidement comme ce fut le cas dans la dernière année Charest.C’est plutôt le contraire. Le PQ semble bien tirer son épingle du jeu pour le moment. De plus, l’UPAC et la Commission Charbonneau finiront bien par aller jouer dans les plates-bandes des politiciens. Et là, j’ai comme l’impression que le PLQ sentira subitement monter fortement la température de l’eau. Bref, 1+1=2 !

«Si haut qu’on monte, on finit toujours par des cendres.»
[Henri Rochefort]

Dans toutes formes d’organisations, incluant naturellement un État, il y a deux types de déficit. Un déficit de type structurel et un déficit au niveau de l’investissement. Au Québec c’est le déficit structurel qui est problématique, en d’autres termes le coût de fonctionnement de l’État est supérieur à la capacité de paiement des québécois en général. Lorsque monsieur Marceau évoque que des coupures de 1 milliard et demi aurait un impact sur la croissance économique. Il a à la fois tort et en même temps raison.

Si nous coupons dans les investissements, nous ralentissons effectivement la croissance aussi longtemps que le secteur privé n’accroit pas le volume de ses investissements. La question est donc de comprendre pourquoi le secteur privé n’investit pas plus au Québec. C’est par la réponse à cette question qu’on rétablit l’équilibre budgétaire, c’est parce qu’on crée des conditions qui soient favorables au développement économique que l’État peut réduire éventuellement son volume. Ce qui ne signifie pas qu’il doit réduire ses investissements, au contraire plus de rentrées fiscales permettent d’accroitre en volume ces investissements.

Ainsi nous savons qu’il y a toutes sortes de manques pour une multitude d’infrastructures et l’État doit continuer d’investir là-dedans et même si possible accroitre sa part d’investissement.

En même temps, c’est ici que monsieur Marceau cesse d’avoir raison, lorsque les investissements de l’État stagnent voire baissent, cela signifie que ce sont les coûts afférents à la structure de l’État qui augmentent. Lorsqu’en cette occurrence ses prévisions de croissance du PIB : 1,8 % versus 1,45 % en 2014 ne tiennent pas la route.

S’il est juste que de maintenir les serviteurs de l’État en emploi, permet aussi de faciliter le maintien de l’économie réelle (encore que quand les employés de l’État se choisissent des destinations soleil, ils servent à maintenir l’économie des autres). Toujours est-il encore qu’il faut que les ressources humaines soient déployées de bonne façon pour fournir tous les services et si possible les surpasser. Servir l’État et la collectivité et un privilège, pas une rente à vie de fait !

Par conséquent, seule une réingénierie bien faite de l’État québécois devrait permettre de réduire les dépenses, pourvoir à offrir de très bons services néanmoins, tout en tenant compte de la capacité réelle de financer des québécois.

C’est précisément ce déficit structurel qu’il faut effacer. Quand rien dans les annonces du gouvernement ne permet d’estimer qu’il soit prêt à s’attaquer à cette plaie. Des deniers publics bien gérés sont aussi une source d’attraction pour l’investissement privé.

Ainsi donc, tout est lié ; pour dire les choses objectivement comme je le pense, le gouvernement péquiste ne s’est — contre toutes attentes — affairé en rien jusqu’à présent aux réelles problématiques d’un État québécois lui aussi vieillissant, préférant détourner l’attention du public sur des questions futiles qui ne servent qu’à produire dans cette province un climat de peur, de défiance et de suspicion qui ne favorise en rien le déploiement de la matière grise, des capitaux et des ressources humaines actuellement.

— C’est précisément aujourd’hui et maintenant qu’il faut rassurer la population pour produire sur ces bases saines un budget qui tous nous oriente définitivement dans la bonne direction.

Quant au fait que les gens dépensent autant à prix moindre, désolé mais le n’ai pas vu cela dans mes comptes de dépenses. Faut croire que tout le monde ne gagne pas sa vie icitte de la même façon.

Donc si je comprends dans la première partie de votre message, vous nous parlez d’admirables réalisations qui sont actuellement financées par de la dette, donc par les générations futures. Dans la deuxième partie, vous nous dites qu’il est impossible de réduire les dépenses sous peine de provoquer un ralentissement économique pour le Québec. Trois questions : 1) Pourquoi sans appliquer de politique d’austérité, le Québec sous-performance déjà économiquement (nous allons recevoir 500 millions $ de plus de péréquation parce qu’on est plus pauvre, Desjardins dans ses prévisions pour 2014 prévoit une croissance de 2,3 pour le Canada et de 1,8 pour le Québec, on devance les provinces maritimes). 2) Pourquoi vous croyez M. Marceau après tout s’est l’homme qui s’est trompé de 2,5 milliards de dollars (ici je connais la réponse – partisannerie oblige). 3) Finalement, si je comprends bien, on ne peut comprimer les dépenses, donc il faut préparer à payer plus cher : impôt, taxe, tarifs, chambre d’hôpital…? Et toutes ces ponctions dans les poches des consomamtions, ça, ça ne crée pas de ralentissement économique? Si on est un grand peuple, on l’est certainement pas en économie…Pas de prix Nobel en vue!

« La question est donc de comprendre pourquoi le secteur privé n’investit pas plus au Québec. C’est par la réponse à cette question qu’on rétablit l’équilibre budgétaire, c’est parce qu’on crée des conditions qui soient favorables au développement économique… »

S’il n’y a pas d’équilibre budgétaire les entreprises n’investiront pas.

Bullshit, un cliché qui se transmet par téléphone arabe.

Quand il y a de l’argent à faire les entreprises se foutent éperdument du budget et de la misère des gens. La seule préoccupation du gouvernemen pour les entreprise ce sont les subventions. Les entreprises ne payent pratiquement pas d’impôts au Québec, donc ils se foutent du budget.

Bon, maintenant; la stabilité économique de Bourrassa? Tant qu’à y être!

Petit problème de logique ici?

Au Québec, les entreprises ne paieraient « pratiquement pas d’impôt »?

ET nous serions forcés, EN PLUS, de les subventionner à gogo?

ET, selon les statistiques, elles ne se bousculeraient pas au portillon?

Avez-vous une explication à tous ces mystères youlle?

Pas compliquer Francois1. Réfléchissez une minute seulement et vous comprendrez que tout le néolibéralisme s’abreuve de ce phénomène que vous faites semblant de ne pas comprendre. Ce qu’on observe en réalité c’est l’enrichissement scandaleux de ce fameux 1% au détriment de tout le reste de la population, particulièrement de la classe moyenne qui depuis 2 générations n’ a pas connu l’enrichissement.

Le néolibéralisme, tout comme les politiciens qui le soutiennent, sont les cancers de notre société.

Voilà une explication à tous ces mystères. Mais serez-vous seulement assez ouvert d’esprit pour au moins l’étudier sérieusement ? J’en doute fortement.

«[…] Une conviction bien assurée détruit l’information qui la dément.»
[Edgar Morin in « Pour sortir du XXè siècle »]

C’est votre Premier Ministre frisé tant adoré et admiré, conservateur, fédéraliste libéral qui à donné depuis dix ans le plus de subventions.

Si on déduit les subventions, la grande totalité des entreprises du Québec rapportent 1,1 milliard en fiscalité.

Un point quelque% autrement dit rien.

Pour votre déviation du sujet on en est sur le sujet de l’opposition des partis

En réponse à M.Gobeil qui dit que le parti libéral est dans la mire de l’Upac j’en conviens mais, il devrait lire et relire le billet de David Descoteaux La corruption je me souviens qui affirme que la corruption n’a pas commencé avec le parti libéral..Il dit aussi que, si les journalistes avaient été aussi sévères avec le parti Québéçois qu’avec le parti libéral on aurait peut-être évité ce que nous avons connu comme corruption..Marie-Gaétane Charest

La petite droite fédéraleuse anti-Québec fait toujours du cherry picking. Elle ne changera pas face à son manque d’argument du à son dogme.

Vous essayez de faire miroiter que le parti Québécois est à la source de la corruption.

Oui la corruption existait sous le PQ. La corruption existait sous Bourrassa et encore sous le PQ et encore sous Bourrassa. Elle existait sous l’Union Nationale et avant, sous Jean Lesage. Et que dire de sous le régime de Duplessis qui à été au pouvoir pendant vingt ans sauf un accident. Et là, la cerise sur le sundae; le gouvernement Louis-Alexandre Taschereau. Le ministre de la voirie avait le budget de la voirie dans son compte personnel.

En fait la corruption est vieille comme l’humanité.

Ce qui rend spécifique le gouvernent Charest, c’est qu’une fois dénoncée la corruption, il a fait de multiples efforts pendant des mois pour qu’il n’y ai pas d’enquête et quand on s’oppose à une enquête c’est pour sauver des coupables.

Bien que plusieurs ne veulent l’entendre, la province de Québec se dirige vers des années très sombres pour les générations futures. Investissements privés en baisses, faible scolarisation, taux de production anémique, création d’entreprises en déclin… Un état ne peut vivre par lui-même. Le Québec a toujours été moins frappé par les récessions que les autres états ou provinces de l’Amérique du Nord, justement par un contre balancement des dépenses… faites par l’état; ce qui a été salutaire pendant bien des années. Aujourd’hui, le gouvernement n’a plus de marge de manoeuvre et ne cesse d’augmenter et inventer des taxes de toutes sortes, afin de maintenir ce si glorieux »modèle québécois ». Nous avons une machine gouvernemantale qui, tout en étant insoutenable, ne cesse de s’alourdir. »Les taxes tuent les taxes! » a t’on dit. De plus en plus, nous en arrivons à un système »d’utilisateur-payeur » qui en soit, peut être une bonne façon de diminuer les coûts étatiques, et que plusieurs vénèrent; alors que les taxes elles, ne sont JAMAIS d’iminuées d’autant. À ceux qui croient en un revirement de situation, vous rêvez en couleur, car le pouvoir électoral est détenu en grande partie par des gens qui gagnent leur vie, par l’état! Politiquement, ce serait un suicide. L’horloge approche le minuit et l’Ouest du Canada nous sert de plus en plus de rampart contre une décote des plus dommageables. …Combinée à une hausse probable des taux d’intérêt d’ici les 5 prochaines années, le Québec sera alors frappé de plein fouet, avec son déficit que l’on tente de moduler en fonction de notre position au pouvoir, mais qui s’élève maintenant à hauteur de +/- 200 milliards de dollars! En 2025 (10 ans), le Québec ne sera plus l’ombre de ce qu’il a été. Et, compte tenu de la vision »courte vue » de la population en général, seule la faillite de ce modèle pourra permettre au Québec de se réinventer. D’ici là, bien que je sois en total désaccord, on peut comprendre que plusieurs savent et ont compris; et qu’ils tentent maintenant de s’en mettre plein les poches avant un effondrement de ce système orgiaque. Les vaches à lait que sont entre autres Hydro et la SAQ, ne produisent plus comme jadis et on tente maintenant de les requinquer en syphonnant davantage le contribuable. Et de grâce! ne me présentez pas une voie de sortie qui a l’odeur du gaz ou du pétrole, car nos dirigeants n’ont guère démontrés de la compétence, en ce qui a trait à la gestion de nos ressources… ou à la gestion tout court. Désolé mais à mon humble avis, le Québec en terme de société, est fondamentalement financièrement mort. On pourra évidemment me reprocher un négativiste évident; en termes financiers et économiques, je mets au défi quiconque de me démontrer du positif au Québec, sur un horizon de 10 ou 15 ans.

« Les taxes tuent les taxes! »

C’est complètemen faux!

Faites en la preuve.

Les impôts des plus riches étaient aux USA de 91 % pendant les années 50 – 60 et l’économie progressait de plus de 5%.

Les taxes tuent les taxes! Mon oeil!

Si suit votre logique pour le Québec les États Unis, le Japon, l’Europe etc ne sont pas sortis l’auberge.

« …je mets au défi quiconque de me démontrer du positif au Québec, sur un horizon de 10 ou 15 ans. »

Vous savez bien que c’est inutile et les lecteurs aussi.

Personne ne fera. Ils auront l’impression de nourrir des trolls.

Au Québec la différence entre déficit de type structurel et déficit au niveau de l’investissement est loin d’être aussi claire que certains le prétendent.

Si par exemple vous négligez crassement d’améliorer et d’entretenir vos infrastructures pour ménager vos déficits structurels vous vous retrouvez après quelques années avec un déficit d’investissement hors normes. Un peu comme un ménage qui préférerait continuer de vivre au dessus de ses moyens au lieu d’entretenir sa maison. Certes ça peut satisfaire le banquier pendant un bout de temps mais en fait on a juste maquillé un déficit structurel en déficit d’investissement, tôt ou tard cette réalité va vous rattraper.

Pire, l’état de décrépitude avancé des infrastructures Québécoises représente aussi une dette cachée (on ne peut laisser aller cela indéfiniment et il faudra bien emprunter pour corriger cette situation) puisqu’on peu facilement présumer que beaucoup des fonds « économisés » dans l’entretien des infrastructures a été dépensé dans les dépenses courantes il est aisé de conclure qu’on parle en fait en bonne partie d’un déficit structurel ici.

Bref les chiffres nous disent que ça va mal, mais en fait c’est bien pire parce que le mal structurel est pire que ce que disent les chiffres officiels. Et ça restera vrai peu importe qui sera au pouvoir, quoique je peine à imaginer ce qui serait plus dommageable pour le Québec qu’un PQ majoritaire. Complétez ça avec le PLC de Trudeau à Ottawa et vous avez la médiocrité « fron coast to coast »!

Bien que je soie entièrement d’accord avec votre commentaire, il est un autre point qu’on oubli facilement. En effet si pendant des années nous n’avions pas payé environ 30 % de trop juste pour le graissage et pour la mafia, je suis pas mal certain que nous aurions eu l’argent pour entretenir nos infrastructures sans avoir eu à augmenter d’un cent nos taxes. Ça aussi faudrait pas l’oublier. Les milliards engloutis dans les magouilles grâce à des politiciens complaisants, on les a verser à même nos taxes et impôts. Et qui s’en sont enrichis ? Les bandits, certains politiciens, la mafia.

«Combien de vertus apparentes cachent souvent des vices réels ! Le sage est sobre par tempérance, le fourbe l’est par fausseté.»
[Jean-Jacques Rousseau]

Bullshit votre commentaire.

La dette du Québec diminue par rapport à la capacité de payement des citoyens depuis plusieurs années.

Et on attend toujours votre crise hypothéquaire depuis au moins six ans.

Bref vos prévisions ne valent pas UNE CENNE NOÈRE.

C’était à prévoir, les trools professionnel dretteux et fédéraleux sautent sur le sujet comme une meute de chiens.