Syndicats : qui parle pour qui

Le torchon brûle entre le gouvernement Couillard et les trois grandes centrales syndicales du Québec, qui laissent planer des menaces de grève dans la fonction publique. Selon elles, les négociations en cours depuis octobre 2014 piétinent.

Mais qui sont les dirigeants de ces syndicats qui font front commun pour négocier les conditions de travail des employés de l’État ? Ensemble, leurs organisations représentent 400 000 travailleurs sur les 540 000 actuellement en négociations. Voici trois visages qu’on risque de voir souvent cet automne.

Photo : FTQ / Martine Doyon
Photo : FTQ / Martine Doyon

Daniel Boyer

Président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

Âge : 57 ans

Formation : Diplômé de l’Université de Montréal en éducation physique et en relations industrielles

Parcours syndical : Devenu conseiller syndical en 1985, il a gravi tous les échelons de la FTQ jusqu’au poste de président, qu’il occupe depuis 2013.

La FTQ représente 40 000 employés de l’État.

 

 

Photo : CSN / Paul Labelle
Photo : CSN / Paul Labelle

Francine Lévesque

Première vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ; elle coordonne les négociations des secteurs public et privé pour cette centrale.

Âge : 59 ans

Profession : Préposée aux bénéficiaires, puis agente administrative

Parcours syndical : Fondatrice du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (CSN) en 1985, elle a été à la tête de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), avant d’être élue à la première vice-présidence de la CSN en 2012.

La CSN représente 160 000 travailleurs du secteur public.

 

Photo : CSQ / François Beauregard
Photo : CSQ / François Beauregard

Louise Chabot

Présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et co-porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP)

Âge : 60 ans

Profession : Infirmière

Parcours syndical : Élue présidente de l’Union québécoise des infirmières et infirmiers (UQII-CSQ) en 1988, elle a occupé plusieurs postes politiques au sein de la CSQ, dont elle est devenue la présidente en 2012.

Pour augmenter le poids du front commun, la CSQ a formé une coalition, le Secrétariat intersyndical du secteur public, en s’alliant à deux autres syndicats, soit l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Les présidentes des trois organisations, Louise Chabot (CSQ), Carolle Dubé (APTS) et Lucie Martineau (SFPQ), agissent à tour de rôle comme porte-parole du SISP.

La CSQ représente près de 130 000 employés du secteur public, l’APTS en représente 32 000 et le SFPQ, 42 000.

 

Des positions irréconciliables ?

Québec entend geler les salaires pour deux ans, puis les hausser de 1 % par année pour les trois années suivantes ; il souhaite aussi faire passer de 60 à 62 ans l’âge de la retraite sans pénalité financière.

Le front commun syndical demande 4,5 % d’augmentations salariales par année pendant trois ans pour combler l’écart avec les autres salariés québécois. Il souhaite également améliorer le sort des employés à statut précaire (c’est le cas de 35 % des employés du secteur public) et veut que le gouvernement s’engage à limiter la sous-traitance, plus coûteuse pour l’État, affirme-t-il. Il tient à ce que les tâches des employés ne soient pas alourdies (rapport élèves-maître dans les classes, par exemple).

Les commentaires sont fermés.

Heille, les fonfons syndicaleux…z’êtes insatisfaits de vos conditions de travail et de votre salaire?

Act now!

Démissionnez, payez votre propre fonds de pension et venez nous joindre au privé pardieu!

Francois je suis cadre non-syndiqué depuis des années dans la fonction publique , ce qui veux dire avec toutes les immenses contraintes que vous semblez attribuez au privé et dans mes 200 employés syndiqués y en a aucun qui vous viens à la cheville dans votre manque de vision et de respect.. La jalousie est un réflexe humain instinctif, mais sachez que la jalousie est une conception erronée de notre environnement.

Toujours répondre par l’ argument de la jalousie!! C’ est pitoyable; vous n’avez aucune espèce d’ idées que de travailler dans le privé! Ce qu’ on a pas : la sécurité d’ emploie, la moitié ( et parfois plus) du fond de pension payé par les contribuables, les vacances( min. 1 mois après 1 an de travail) les interminables congés maladie( vacance) , la prestation de travail hre/sem et hres vraiment travaillées, ect… Sans compter le fameux régime de retraite à prestation déterminées.

Et vous avez le culot de nous demander 4.5% d’ augmentation/année sans rire !! Mais sortez de votre UNIVERS et venez discuter avec le privé des mêmes conditions S.V.P Sans compter les organigrammes ( labiryntes) que vous devez vous tapez!!

Une entreprise privée ne peut vous donner ces conditions alors cessez de vous plaindre et accepter la RÉCUPÉRATION que les contribuables veulent reprendre parce que nous n’ avons plus les moyens de vous donner tous ces avantages et comptez-vous chanceux de ne pas perdre votre emploi!!!!!

Avant de répliquer à un commentaire, commencez par le lire comme il faut. C’est écrit noir sur blanc que c’est un cadre non syndiqué, les demandes syndicales ne le touche pas.

Si vous travailliez dans le domaine pétrochimique et pharmaceutique vous constateriez que les conditions de travail sont aussi bonnes et parfois meilleurs que dans la fonction publique.

Ont-ils la sécurité d’ emploie? Ont- ils les congés accordé par la fonction publique et finalement l’ industrie de la pétrochimie et pharmaceutique emploie très souvent des emloyés spécialisés et ce n’ est pas le cas pour la grande majorité des fonctionnaires!!

Ne vous inquiétez pas , lorsque les industries spécialisées manque de contrats ou bien veulent diminuées les conditions de travail , c’ est automatique qu’ ils font des mises à pieds ou ils te relocalise dans une autre ville ou autre état!! Ce que la fonction publique ne peut pas faire! En voulez-vous d’ autres comparaisons?

Vos commentaires démontrent votre ignorance crasse sur les relations de travail.

Puisque vous semblez vous accrochez sur la sécurité d’emploie, les 11 606 (ETC) fonctionnaires occasionnels – qui constitue tout de même 19 % des salariés de la fonction publique – et les fonctionnaires réguliers qui n’ont pas atteint leur permanence (24 mois) n’ont aucune sécurité d’emploie.

Marc, en général les conditions de travail sont nettement meilleures dans les secteurs que tu décrits, entre autre. Tant qu’à y être, le % d’occasionnel est pas mal plus élevé que 19% il me semble. En ce moment, le pourcentage est moins élevé car on m’a dit que leurs contrats n’ont pas été renouvelés pour la plupart.

Je les comprends, ça fait plusieurs années qu’on réduit leurs conditions de travail. Ça me rappelle une conversation concernant le conjoint d’un couple d’amis qui travaille dans le secteur de la santé:

«…ne s’inquiète pas trop. Il est plutôt content que sa supérieure perde sa job*, car elle est cadre. Mais en faite, avec les fusions, officiellement ils les mettent dehors avec une prime, officieusement ils ont la prime de départ et ils les replacent ailleurs dans le gouvernement ou même dans le réseau comme boss-adjoint. Plus cela change… Plus c’est pareil!»
* sa supérieure était une incompétente.

Je connais plusieurs employés qui sont partis un peu plus tôt que prévu ne voulant pas prendre de risque avec la prochaine convention. C’est ce que le gouvernement voulait. Pendant qu’on pousse les petits employés vers la porte, on donne des primes aux autres.

Couillard a ajouté trois postes de ministres comparé à l’ancien gouvernement. Les députés quittent avec des primes représentant des années de travail pour les employés, les députés ne cotisent que 21% à leur pension qu’ils auront après 8 ans seulement, ça donne des augmentations faramineuses à certains, etc.

L’austérité pour toi, pour toi, mais pas pour moi.

Les députés libéraux veulent faire un projet de loi la-dessus et ça va finir par une augmentation de salaire qui va se situé autour de 135,000$/année mais les autres privilèges seront éliminés!

Mais le problème n’ est pas là! Il est plustôt dans la masse salariale totale des employés de la fonction publique! Là on parle de beaucoup d’ argent et les dépenses de l’ assemblée nationale y compris les salaires et avantages sociaux des députés ( temporaires) sont une goutte dans le budget des conventions collectives des fonctionnaires !!

Il ne faut pas comparer un budget de représentativité démocratique avec une masse salariale aussi imposante et récurante de l’ administration publique. L’ image passe bien mais la réalité est tout autre!!

Non.

Premièrement, le gouvernement est pas mal moins pressé de régler ce problème que d’abaisser le salaire des employés. Typique d’un gouvernement d’élitistes.

Deuxièmement, couillard vante que les changements pour les députés «seront à coût nul pour la population». Lire: ce qu’ils vont perdre d’un côté, il vont le regagner de l’autre.
Tant mieux pour eux. Sauf que pour les employés de l’état, c’est des baisses de conditions de travail, depuis des années en passant.

C’est ça, la réalité.

C’est simple: les syndicats veulent plus de membres, de meilleurs salaires et le monopole de l’action gouvernementale. L’état veut accroître ses revenus et réduire ses dépenses. L’État sert l’ensemble de la population, on ne peut pas en dire autant des syndicats.