Tarifs de garde : il y a de l’exagération dans l’air

La hausse du coût des services de garde à prévoir n’est pas agréable. Mais ça ne veut pas dire que les familles qui ont le plus besoin de ce service à bas coût ne pourront pas continuer d’en profiter…

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Tout débat qui s’étire en longueur a tendance à provoquer des exagérations. Étant donné que l’idée de moduler une portion des tarifs de garderie en fonction des revenus des parents a commencé à circuler en mai dernier, lorsque le premier ministre Philippe Couillard en a parlé pour la première fois, on se dirige déjà vers quelques dérapages.
Politique

Rien de grave, mais assez pour tenter de remettre un peu de contexte (et quelques chiffres) dans ce débat public important.

Par exemple, les déclarations dans Le Devoir du directeur général de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), Louis Sénécal.

Voici des extraits de son entrevue :

«J’ai vu des parents avec les larmes aux yeux. Ils nous disent clairement qu’ils remettent en question l’idée d’avoir un deuxième ou un troisième enfant», lance-t-il à l’autre bout du fil. Il n’arrive pas à croire que le gouvernement libéral puisse imposer des frais de garde fluctuant entre 8 $ et 20 $ par jour dès le 1er avril 2015. […]

La fin du tarif unique dans les services de garde, conjuguée à d’autres mesures comme le fractionnement du revenu entre conjoints, forcera plus d’une femme à mettre en sourdine sa carrière professionnelle pour rester à la maison, appréhende le d.g. de l’AQCPE, Louis Sénécal. «On s’enligne vers une société où les femmes restaient à la maison, comme il y a 30 ans. Si c’est un choix, je n’ai pas de problème, mais pas une obligation» […]

Après avoir mis fin à l’universalité des services de garde, «le prochain pas [du gouvernement libéral], ça va être quoi ?» «Est-ce que le péage sur le prochain pont Champlain, on va devoir présenter notre rapport d’impôts ? Plus on est riches, plus on va payer cher ?»

Il y a des amalgames, ici. Dans le cas du péage sur le pont Champlain, c’est une décision du gouvernement conservateur à Ottawa, à laquelle tous les partis à Québec s’opposent, y compris le gouvernement Couillard.

Pour le fractionnement du revenu, qui profite surtout aux familles mieux nanties — et qui, c’est vrai, incite davantage les femmes à rester à la maison ; j’en parlais ici —, c’est encore une fois une décision du gouvernement Harper. Québec n’ira pas dans la même direction.

Dans le cas de la réforme sur les tarifs de garde, est-ce que des familles vont remettre en question l’idée d’avoir un deuxième enfant en raison de la décision du gouvernement ? Le débat est mieux campé avec cette question. Il est toutefois loin d’être certain que c’est ce qui se produira.

Allons-y dans l’ordre.

D’abord, il est clair que le gouvernement Couillard mettra fin au tarif unique des garderies subventionnées. Un projet de loi est prêt. Il ne reste que les lignes blanches à remplir afin d’y ajouter la nouvelle grille de tarifs, qui entrera vraisemblablement en vigueur le 1er avril prochain. La contribution supplémentaire serait exigée une fois l’an, au moment de la déclaration d’impôt. À la manière de la taxe santé.

C’est clairement une promesse électorale brisée. Le PLQ s’était engagé à indexer les tarifs de garde, sans plus. Il aurait d’ailleurs été bien d’avoir ce débat pendant la campagne électorale. Rien pour faire diminuer le niveau de cynisme.

Mais dans ce domaine, il n’est malheureusement pas seul. On dirait que les partis ont pris l’habitude de briser leurs promesses en matière de services de garde.

En 2012, le PQ s’était engagé à geler le tarif à 7 $ par jour tant que le réseau ne serait pas complété. Dans le budget 2014, le gouvernement Marois a pourtant annoncé une hausse de 7 à 9 $ par jour, avant que le réseau ne soit achevé… Ce budget n’a toutefois jamais été adopté en raison du déclenchement des élections.

En augmentant les tarifs, on touche seulement les familles. Ils sont les utilisateurs du réseau, c’est vrai, et ne contribuent qu’à hauteur de 13,5 % des coûts du système. C’est bas. Mais mais mais… ils payent aussi des impôts, qui financent le 86,5 % restant, et ils représentent l’avenir de la société. Il y a une limite à alourdir leur fardeau.

On peut débattre de l’idée de mettre fin à la tarification universelle. Un principe qui trouve, avec raison, de nombreux défenseurs.

Les impôts étant calibrés en fonction des revenus, la classe moyenne supérieure et les salariés plus élevés, qui paient déjà la vaste majorité des impôts au Québec, se retrouvent à payer beaucoup plus pour le même service que le voisin aux revenus inférieurs. Dans un monde cohérent, tout passerait par un impôt progressif, sans tarification à l’acte selon les revenus.

D’autres diront que le Québec étant l’endroit en Amérique du Nord où les taxes et les impôts sont déjà les plus élevés, le gouvernement n’a presque plus de marge de manoeuvre sur ce front s’il veut rester compétitif avec les autres juridictions. Et actuellement, le Québec dépense plus que sa croissance économique ou que sa capacité fiscale. Du temps où il dirigeait la FMSQ, Gaétan Barrette m’avait dit trouver «illogique» que deux médecins à très hauts revenus payent la garderie de leur enfant 7 $ par jour, soit le même prix que leurs voisins moins bien nantis. Certains ont les moyens de faire un effort supplémentaire, disait-il. Maintenant qu’il est au gouvernement, il n’a probablement pas changé d’avis.

Une fois cela dit, et que le gouvernement a fait son nid en faveur de la modulation, la manière d’y arriver a une grande importance.

Il faut préserver les raisons d’être du réseau subventionné, soit permettre aux femmes dont les revenus familiaux sont modestes de retourner plus rapidement sur le marché du travail et permettre aux enfants des familles défavorisés un contact précoce avec un milieu éducatif stimulant. Ce sont les deux idées derrière la création du réseau par le gouvernement Bouchard.

Conserver ces deux objectifs est possible, même avec une modulation des tarifs.

D’ailleurs, selon le scénario à l’étude, la majorité des familles subirait une hausse semblable ou inférieure à celle annoncée dans le budget Marois en 2014, qui avait relativement bien passé.

Le gouvernement affirme que tous les détails ne sont pas encore attachés et qu’il pourrait y avoir quelques changements. Mais dans les coulisses, voici ce qu’on affirme :

– Le point de bascule important serait fixé à 125 000 $ de revenu net par ménage. Le gouvernement, semble-t-il, se base sur le revenu net tel qu’inscrit dans la déclaration d’impôt, soit le revenu après avoir enlevé toutes les déductions, comme la RRQ, mais avant les impôts à payer.

– Sous le seuil de 125 000 $, il en coûterait 10 $ ou moins par jour. Plus haut que ce seuil, la facture grimperait à 11, 12, 13 $… jusqu’à 20 $ par jour pour les ménages qui font plus de 200 000 $ de revenu net.

– Les ménages qui font 75 000 $ de revenu net et moins seraient à 8 $ par jour.

Petit rappel: le revenu médian avant impôt des familles avec deux enfants est de 96 780 $ au Québec. C’est donc dire que la moitié des familles avec deux enfants ont un revenu inférieur à 96 780 $.

Si on utilise le seuil de 125 000 $ du scénario gouvernemental, on peut imaginer que la hausse serait de moins de 2,50 $ par jour pour environ 60 à 65 % des familles du Québec.

Voici les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec sur le revenu médian des familles, avant impôts, selon la composition du ménage, en 2011 (chiffres les plus récents).

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Autre fait à noter : 3 $ par jour de plus pour la garderie, c’est 60 $ par mois par enfant. Or, le gouvernement Harper vient d’annoncer que la Prestation universelle de garde d’enfant sera bonifiée dès 2015, de… 60 $ par mois par enfant (imposable en fonction du revenu).

De plus, le journaliste Gérald Fillion, de Radio-Canada, notait d’ailleurs, dans un billet publié en septembre dernier, que les frais de garde sont en réalité inférieurs aux chiffres qui circulent.

Voici ce qu’il écrivait :

Vous avez deux choix : envoyer votre enfant dans une garderie subventionnée à 7 $ par jour. Ou envoyer votre enfant dans une garderie non subventionnée, ce qui vous donne droit au crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants.

En plus de la place subventionnée ou du crédit d’impôt au Québec, vous pouvez avoir droit à différentes aides du gouvernement fédéral :

  • prestation fiscale canadienne pour enfants ;
  • prestation universelle pour la garde d’enfants ;
  • déduction pour frais de garde d’enfants ;
  • prestation fiscale pour le revenu de travail ;
  • crédit de TPS.

Ces soutiens gouvernementaux peuvent réduire sensiblement votre facture de garderie.

  • Ainsi, un ménage qui touche un revenu annuel de 100 000 $ paiera en réalité 2,73 $ par jour s’il envoie son enfant dans le réseau subventionné à 7 $ par jour. Il paiera 2,81 $ s’il l’envoie dans une garderie privée à 25 $ par jour.

  • Un autre ménage, qui a un revenu annuel de 48 000 $, paiera 2,34 $ par jour pour un enfant dans une garderie subventionnée, alors qu’il recevra 23 ¢ par jour pour un enfant dans une garderie privée.

.     .     .

La hausse du coût des services de garde à prévoir n’est pas agréable. Elle contrevient au principe d’universalité du tarif et brise une promesse électorale.

Mais ça ne veut pas dire que les familles qui ont le plus besoin de ce service à bas coût ne pourront pas continuer d’en profiter. En ce sens, si la modulation est bien faite, le programme ne serait pas dénaturé.

Et je doute fort, avec ces chiffres en mains, qu’une famille qui veut un deuxième enfant va s’empêcher de réaliser son rêve en raison de la réforme. Il y a un peu d’exagération dans l’air…

Ailleurs au pays, les services de garde à rabais n’existent pas. Beaucoup de familles du Canada anglais nous envie. Les tarifs de garderie dépassent 1 000 $ par mois par enfant dans plusieurs provinces (il y a toutefois des crédits d’impôt pour atténuer le choc, comme au Québec pour les garderies non subventionnées).

Et ils ont quand même des enfants.

(En septembre dernier, le taux d’emploi des femmes au Canada était en moyenne de 57,5 %. Au Québec : 56,7 %. En Ontario : 57,1 %. En Alberta : 62,7 %)

Au-delà d’une hausse de tarif, le combat de bien des familles au Québec est ailleurs : trouver une place dans le réseau ! Il manque plus 30 000 places pour arriver à 250 000, ce qui constituerait un système de garderie subventionnée achevé.

Le gouvernement ne prévoit pas y arriver avant… 2021. Une éternité. Les finances publiques sont en piteux état, mais accélérer la cadence, instaurer des places, ferait peut-être passer plus facilement la pilule de la hausse.

Il semble qu’on regarde cette possibilité au gouvernement. Cela inciterait probablement davantage de famille à avoir d’autres enfants, sachant qu’une place, même plus chère, les attend.

* * *

À propos d’Alec Castonguay

Alec Castonguay est chef du bureau politique au magazine L’actualité, en plus de suivre le secteur de la défense. Il est chroniqueur politique tous les midis à l’émission Dutrizac l’après-midi (sur les ondes du 98,5 FM) et analyste politique à l’émission Les coulisses du pouvoir (à ICI Radio-Canada Télé). On peut le suivre sur Twitter : @Alec_Castonguay.

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40 commentaires
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L’argument selon lequel une hausse de 3 $ par jour pour le service de garde serait compensée par la bonification de 60 $ par mois de la prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE) du gouvernement fédéral ne tient pas. En effet, cette bonification de la PUGE n’en est pas une, puisqu’elle est d’une part imposable et d’autre part qu’elle remplace le crédit d’impôt fédéral pour enfants. C’est au net 22 $ par an qu’il restera de plus dans les poches des parents par la bonification del a PUGE. Pas de quoi compenser la hausse du tarif de garde!
http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/stephanie-grammond/201410/31/01-4814397-fractionnement-du-revenu-un-beau-deguisement.php

Le système de garderie bolchevique (L’État qui élève les enfants!!!) du Québec qui n’est utilisé nulle part dans le monde n’aurait JAMAIS dû voir le jour. Il nous coûte plus de $5 Milliards PAR ANNÉE!!!

Les autres provinces qui vivent dans le même Canada que nous ont eu la sagesse de laisser le soin aux parents d’élever EUX-MÊMES LEURS enfants et de CHOISIR la façon de le faire et devinez quoi? Ils ont un taux de fertilité SUPÉRIEUR au Québec!!!

Pas vraiment. Mes enfants n’ont jamais mis les pieds dans un CPE puisque je n’y ai jamais trouvé de place ! Contrairement à mes amis, je n’ai jamais allongé de chèque…

Il y a certaines iniquités du réseau qui m’inquiètent (et me coûtent) beaucoup plus cher que la hausse modulée des services de garde. Comme vous le mentionnez, une vrai hausse drastique du coût quotidien ne s’appliquera qu’aux familles avec de très hauts revenus. J’avoue avoir du mal à me sentir émue: ils devront peut être couper sur le filet mignon, mais n’auront pas à se demander comment manger tous les jours. Je préfèrerais aussi que l’universalité du système soit respecté et qu’on aie un véritable impôt progressif efficace. À défaut, pour une fois, ils ne vont pas chercher l’argent dans les poches de ceux qui n’arrivent déjà pas à boucler leur fins de mois.

L’élément le plus inéquitable du système actuel, c’est le calcul du crédit d’impôt pour frais de garde si nos enfants ne sont pas en garderie subventionnée. L’objectif de la mesure est de rembourser directement les parents pour que le prix payé équivale, le plus près possible, à celui payé en CPE. Dans ce cas, le principe de progressivité est déjà appliqué depuis longtemps. Le taux de remboursement dépends du revenu. Là ou le bât blesse, c’est que la limite maximale de réclamation est ridiculeement basse, et ne suis pas du tout l’augmentation des tarifs de garde. 9000$ par annnée par enfant. Point barre.

C’est dire que si la place est à plus de 34$ par jour, même en recevant le remboursement maximal, le prix payé sera supérieur. Tout montant supplémentaire sera assumé directement par les parents. J’ai une nouvelle pour vous, 34$ par jour, il n’y en a plus tellement des services de garde qui offrent ce tarif. À tout le moins, pas des services de garde de qualité. Le 25$ par jour de votre article est tout bonnement risible.

C’est donc de dire que moi, qui suis étudiante et qui suis vraiment à me demander si j’arriverai à mettre quelque chose sur la table à tous les jours, sous prétexte justement que je n’ai pas de place subventionnée et que j’ai une place dans un excellent service privé, je paye cette année environ 13$ par jour. Même si j’ai droit au remboursement maximal. Parce que le 1440$ de plus que la limite maximale, il vient de ma poche entièrement. C’est à dire qu’il ajoute 5,50$ par jour par rapport à une place subventionnée.

À défaut de compléter le réseau de places subventionnées dans un délai acceptable (on s’entend que les enfants aujourd’hui en garderie n’y seront plus en 2021), indexer aussi le montant maximal du crédit d’impôt pour frais de garde serait une mesure sacrément simple pour ne pas creuser encore davantage le fossé entre ceux qui profitent du système et les laissés-pour-compte qui n’ont pas de place.

Moi, je dis Bravo au gouvernement pour oser le faire depuis le temps qu’on jongle avec les chiffres sans franchir le pas. Avec les derniers reportages présentés à la SRC sur les comparaisons entre le ROC et les USA même à 20.00$ max, c’est une aubaine. La presque gratuité a souvent un effet pervers, soit de s’imaginer que tout nous tombe du ciel et nous est dû automatiquement, on fait des enfants. Ce n’est pas mauvais de revoir le programme après un certain temps, il faut s’ajuster idem pour notre système de santé.

Quand je fais mes impôts, je vois très bien combien ça coûte. Vous ne devez pas en payer beaucoup pour dire ce genre de chose. Pour ce qui est de votre commentaire sur le système de santé, c’est le genre ce commentaire qui me fait toujours rire, comme si le monde choisissait d’être malale. Mais ne vous en faite pas, étant donné les délais, on va déjà au privé pour une grande partie des soins. Encore un autre service que l’on paie pour et qu’on ne se sert qu’a moitié étant donné la qualité.

Information très bien présenté et qui résume la situation. Pourquoi nos journalistes a sensation de certain journaux ne pourrait il pas donner les même info a la population et ainsi éviter et éliminer tous les questionnements inutile.
Le verre a moitié plein est toujours plus intéressant que l’inverse… Le gouvernement a en main toutes les info pour donner a la population combien de couple est impacté par la hausse de 20$ et qui gagne 200,000$. et qui ont des enfants.
Malheureusement la population qui crie le plus n’ont pas le temps de lire des journaux et revue spécialisé .
Merci pour l’info… bon travail.

Bonjour,

Vous mentionnez que la PUGE sera bonifiée de 60$ par mois. Ce montant sera toutefois imposable et il y aura également suppression du crédit d’impôt pour enfants dans la déclaration fiscale fédérale.

Est-ce que le crédit d’impôt pour garderie au Québec sera instaurée pour ceux qui ne payent pas 8$ ? Si oui, est-ce que ce sera sur le montant complet ou juste sur le « supplément « ?

Quand j’étais petit à la fin des années 70 et au début des années 80, si des parents voulaient faire garder leurs enfants, il trouvaient quelqu’un qui gardait des enfants dans sa maison privé ou embauchaient une « petite gardienne » et ça coutait entre deux et quatre dollars de l’heure, pour une journée de huit heures, ça coutait donc entre 16 et 24 dollars par jour. Donc, il y a plus de 30 ans, ça coutait plus cher qu’aujourd’hui.

Oups, j’ai fait une erreur, ça coutait entre 16 et 32 dollars par jours, à force d’utiliser une calculatrice, le cerveau devient fainéant.

Faire des enfants est un projet « collectif ». Tout comme la fréquentation scolaire de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire est gratuite, la fréquentation des garderies « éducatives » devrait aussi être gratuite. L’ÉQUITÉ : les parents qui ont choisi de participer à la relève de la société n’ont pas à être pénalisés en déboursant davantage que les autres membres de la société qui de toute évidence auront besoin un jour de cette relève. Qu’on cesse de nous rappeler qu’il n’y a pas d’argent pour ÇÀ….sinon que la société interdise de « faire des enfants » !!

« Projet collectif? Faire un enfant est un « projet collectif » maintenant?

Je veux bien croire que l’on doive être deux pour faire un enfant mais de là à impliquer la « collectivité », il y a une marge à moins que cette dernière puisse « participer » dans le dit « projet collectif »…

N’importe quoi.

Je ne peux pas m’abstenir après ceci: « Qu’on cesse de nous rappeler qu’il n’y a pas d’argent pour ÇÀ….sinon que la société interdise de « faire des enfants ».
?????????????
Faudrait-il interdire tout ce que l’état ne paye pas, ne peux pas payer ou ne veux pas payer?
Vous pouvez m’expliquer la déduction du raisonnement en rapport de çafaquebenc’estpourçaque!

En plus et c’est surtout pour ça que je n’ai pas pu me retenir, ça me fait affreusement penser aux fumeurs qui pour justifier leur maladie addictive causée par des criminels, fabricants et vendeurs de tabac sans encadrement législatif adéquat et donc ayant nos élus depuis toujours comme des complices, mais en plus, collecteurs de taxes, lorsqu’ils nous disent: « s’ils veulent qu’on arrête de fumer, ils n’ont qu’à interdire le tabac… ».
Vous rendez-vous compte?
Vous traitez la situation de créer la vie et une famille au même titre que la cigarette criminelle qui tue!

Il faut admettre au delà de vos commentaires, que même sans être complètement contre ou pour, que ce gouvernement ce garoche sur tout bords tout côtés comme un coq sans tête, en amplifiant la situation économique de telles façons qu »il puisse justifier ce qu’il avait en tête bien avant d’être élu et qu’il c’est bien gardé de dévoilé.
En campagne électorale ce gouvernement Québécois le plus cachotier de ses intentions, le plus hypocrites de tout les temps. Leurs détails ont été des secrets bien gardés et ils le sont encore.
Ce gouvernement dont l’économie est dirigé par des banquiers de succursales qui sont pourtant habitués à recevoir des emprunteurs d’affaires ayant passé par un programme ou un autre du gouvernement avant de cogner à leurs portes, si non ils n’auraient aucune chance. Ces banquiers s’affairant à mettre la hache dans les programmes.
Ce gouvernement libérale qui, en étant élu, que par sa seule prestance, devait attirer la confiance à la prospérité économique tel le plus gros aimant ayant existé.
Ce gouvernement de docteurs qui connaissent le tabac en matière de créer des besoins et comment fournir les pilules à vie à la place de celles qui soignent une fois pour toute. Ce qui fait bien l’affaire des pharmaceutiques qui profitent bien de nos subventions et exemptions multiples. Ces pharmaceutiques avec qui ils se gardent bien de prendre des ententes d’achats globales et regroupés sous un unique acheteur, soit celui du ministère de la santé du Québec, comme ça se fait ailleurs, dans d’autres provinces Canadiennes et dans d’autres pays et ainsi nous faire économiser plus d’un milliard chaque année seulement au chapitre de l’achat des médicaments.
Ce gouvernement qui n’a aucun plan précis dans ses détails et qui sait couper les arbres mais ne saura jamais comment en façonner la moindre oeuvre concrète et qui a une grande valeur.

je suis en accord avec ce projet, il faut agir
lorsque j’ai élevée mes enfants les garderies à 7$, n’existaient pas, je payais une gardienne à 35$ par jour donc 175$/sem pour garder 2 enfants..
je trouve chanceux les parents qui aujourd’hui ont la chance de pouvoir profiter de ce service et je suis en accord avec le projet de faire payer 3$ de plus pour continuer à profiter de ce service si précieux maintenant.

Merci pour votre analyse, très bon résumé, enfin un journaliste (chef de bureau) qui prend la peine de donner l’heure juste. Sans tomber dans le sensationniste ou dans le groupe préféré : les alarmistes. Bravo, 3 fois bravo!

Si l’augmentation des tarifs ne touchent que les ménages gagnant plus que 100 000$, alors cette augmentation procurerait une très légère économie d’impôt à ceux qui n’ont pas d’enfant. Cette augmentation des tarifs est donc inutile. Elle augmente les dépenses des gens qui ont des enfants au bénéfice de ceux qui n’en ont pas. À quoi bon? Faut-il que les tarifs des garderies soient suffisamment élevés pour constituer un ticket modérateur?
.
N’y a-t-il pas d’autres moyens de s’assurer que les places en garderie servent à ceux qui doivent nécessairement faire garder leurs enfants, autres qu’un ticket modérateur ?
.
L’autre possibilité, que n’examine pas le journaliste Alec Castonguay, est que, contrairement aux chiffres qu’il publie, le vrai objectif serait de faire payer davantage l’ensemble de la classe moyenne. Les tarifs proposés ne seraient qu’un début. Par la suite, le gouvernement augmenterait par étapes les tarifs de l’ensemble de la classe moyenne. Pour le bénéfice des gens à revenus élevés.
.
Voilà pourquoi il faut douter de l’équité de cette proposition de hausse de tarifs en fonction du revenu.

L’équité a le dos large…. Parlons-nous, ici d’équité à POSSÉDER ou d’équité dans l’effort à contribuer ???

De plus si vous privez légèrement un ménage qui ont des revenus élevés, leur épargne ou leur consommation discrétionnaire n’en sera que très partiellement affecté, alors que si vous le faites pour celui qui gagne moins, il devra diminuer obligatoirement ses achats (même de base) ou son épargne… Donc moins de revenu en taxes à la consommation pour la collectivité et ne relancera pas la croissance économique.

Bien sûr, un impôt réellement progressif pour les plus gros patrimoines ( classe moyenne trés supérieur et classe supérieur de richesse) serait beaucoup plus équitable… Mais le courant dominant ( ou des dominants) RÉPUBLICAIN et » HARPERIEN » pousse dans une autre direction !!!!

Cette semaine à RC on nous montrait une famille québécoise moyenne de Sherbrooke (des immigrants colombiens) avec deux enfants qui gagnaient 45k par année
Ils ne payaient que 200$ par mois pour les frais de garde alors que la famille américaine comparative payait 1,200$ pour les mêmes frais! C’est un cadeau de 12k par année aux parents québécois (colombiens)
Mais c’est pas tout, le couple québécois (colombien) recevait 700$ par mois d’allocation familiale contre 70$ aux States. Un cadeau de 7680$ par année par rapport au Américains
C’est pas tout, au Québec toute la petite famille est assurée par la RAMQ. On n’a pas dit combien mais la santé au Québec c’est 32 milliards. Divisé par 8 millions d’habitans, c’est une moyenne de 4k par habitant
Le reportage portait sur la classe moyenne inférieure. En réalité il aurait dû porter sur l’immigration parce qu’on avait sous les yeux la preuve éclatante que nos politiques d’immigration n’enrichissent pas le Québec mais l’appauvrisse terriblement.

Cela me fait penser qu<il serait beaucoup judicieux de comparer les revenus DISPONIBLES après impôt pour comparer réellement les niveaux de vie des citoyens de divers provinces ou pays….

En effet, les économies d'échelle (si chéres au Privé) réalisées par l'état pour plusieurs services à la population sont importante pour le citoyens…

Donc que reste-t-il vraiment au citoyen de l'Aberta ou du Texas après qu'il a payé ses assurances de toutes sortes ( médicaments, maladie-hospitalisation, responsabilité civile d'assurance auto ect.), ses frais de garde qui lui permettent aux deux conjoints d'aller travailler…

Dans les médias et les études de l'université de Sherbrooke, on aime bien comparer les revenus nets ( après impôts ) ou le revenu per capita pour ORIENTER l'opinion publique, mais dans la réalité, ce sont les dépenses discrétionnaires qui déterminent la liberté de consommer si chère à notre droite trés libérale…..

On jase là !!!! (:-)

Réponse en ce qui concerne l’Alberta : Beaucoup plus d’argent dans les poches du citoyens!
Il est faux de dire que l’Alberta n’a pas de programme sociaux. Il faudrait vous renseigner. Pour les assurance autos, il est vrai de dire que les assurances coûtent plus cher (surtout pour les mauvais conducteurs) mais vous serez proprement dédommager si vous subissez des séquelles suite à un accident non responsible.

Et combien coûte une assurance maladie, hospitalisation, médicaments, automobile au privé, en Alberta madame?
À combien est le salaire minimum?
Les petits salariés peuvent-ils se payer ses assurances?
Combien coûte un 4 et demi chauffé dans une ville?
Combien coûte une maison de 2 chambres?

Comparer que ce qui est mieux ici et là ne donne pas une lecture juste de la situation!
Pour ce faire, il faut tout comparer!

Vous avez parfaitement raison mais ça, les nationaleux québécois préfèrent que nous ne le sachions pas car ça crève leur balloune du « modèle québécois » qui n’est imité par PERSONNE au monde soit dit en passant.

Les dernières statistiques nous révèlent qu’en 2013, les résidents francophones ont augmenté de 50% en Alberta!!! +50%. Francophones. En Alberta.

Ont-ils tous tort? Pas du tout. Les emplois se créent en Ontario, en Alberta et ailleurs au Canada et aux USA. Le principal obstacle à la création d’emploi au Québec relève de la mentalité et de la CULTURE québécoise: l’omniprésence malsaine des syndicats, la perception que quiconque s’enrichit est malhonnête, les carrés rouges et autres manifestants qui envoient un signal au monde entier que le Québec est ingouvernable, les lobbies environnementalistes qui s’assurent que les compagnies d’exploitation de nos richesses naturelles sont à peu de choses près une « gang de bandits » qui veulent nous faire crever. Et les obsédés de la langue française qui au final, sont un autre frein à notre économie (visez la dernière crise de diva de nos élites nationaleux simplement parce que notre Premier Ministre s’est adressé en Anglais à des investisseurs islandais qui ne comprenaient que l’Anglais). Et au final, l’instabilité constitutionnelle qui achève le portrait.

La grande responsable de notre déconfiture est la culture québécoise de la dépendance malsaine et morbide envers l’État et tout ce qui gravite autour.

« Les dernières statistiques nous révèlent qu’en 2013, les résidents francophones ont augmenté de 50% en Alberta!!! +50%. Francophones. En Alberta. » (François 1)

Faux archi faux et désonformation!

C’est le nombre de nouveaux résidents francophones qui a bondit de 50%, te ce sont des Ivoiriens, les Congolais de la République démocratique du Congo et les Haïtiens « L’an dernier, 226 d’entre eux avaient le français comme langue maternelle, soit 77 de plus qu’en 2012, révèlent les chiffres du gouvernement fédéral obtenus par Radio-Canada. »

% de francophones en Alberta, 1,8%, 68 545 francophones au total.

Quel est le nombre de francophones canadiens.

Attention François 1,
Les gens libertariens de la petite droite harpeurienne qui ont une forte dépendance au Canada, sont des menteurs et des tapis. Il ne faut surtout pas les croire.

Et je répète, le niveau de vie des Québécois est plus élevé que celui des Ontariens et de celui de 99% des Américains.

« Essentiellement, le gouvernement albertain a fortement accru ses dépenses ces dernières années pour répondre au flot de nouveaux arrivants. Or, les revenus tirés des ressources naturelles, essentiellement le pétrole, sont en chute libre. Ils diminueront de moitié au cours de l’année financière 2013-2014, qui débute le 1er avril, ce qui provoquera un manque à gagner de 6,2 milliards. Ce trou correspond à plus de 16% des dépenses. » (La presse)

Ta balloune dégonfle!

« Beaucoup plus d’argent dans les poches du citoyens! » (Albertaine) »

Et énormément beaucoup plus de dépenses.

L’alcool coûte plus cher en Alberta, les assurance auto plus chères et la couverture moins complète, les maisins plus chères, et le taux de défaut de payement hypothécaire est le plus élevé au Canada.

« … vous serez proprement dédommager si vous subissez des séquelles suite à un accident non responsible. »

Ça dépends de la décision des compagnies d’assurances et des poursuites. Nous on à déjà eu des assurances auto privés au Québec comme vous, plus chères et moins efficaces. J’ai déjà vu 8 ans pour être dédommagé dans dans un cas non « responsible ».

Le no fault est le plus efficace le plus rapide et le moins cher. Money talk!

Premièrement, il faut cesser de parle des garderie à 7$ par jour (ou 7,30 ou 7,50$) en fait ce sont des garderie à 60$ (59$ pour être exact) par jour, soit un tarrif beaucoup plus cher que pratiquement toutes les gardies privées, oui 60$ c’est qu’elle coûte à l’État Québecois. Ce programme est une véritable catastrophe. Depuis sa création, les nombre de places a été multiplié par 3 et les coûts par 8! Aucune économie d’échelle! Le Québec a réussi le tour de force syndiquer des gardiennes en milieu familiale, soit des travailleurs autonomes.

La légende urbaine veut justement que, je vous cite : « Il faut préserver les raisons d’être du réseau subventionné, soit permettre aux femmes dont les revenus familiaux sont modestes de retourner plus rapidement sur le marché du travail et permettre aux enfants des familles défavorisés un contact précoce avec un milieu éducatif stimulant. » Une question! Pourquoi faire un programme universel si on veut aider les femmes à revenus modestes? Pourquoi ne faire pas un programme qui cible explicitement cette clientèle? Aussi, pour les jeunes qui se retrouvent dans un milieu stimulant, une étude longitudinal arrve à la conclusion que les CPE n’améliore pas à terme le rendement scolaire des enfants.

Redonnons l’argent aux parents et vous verrez ils pourront s’organiser!

Vous suggérez de donner la priorité pour les places en CPE aux enfants des parents à revenus modestes. Pourquoi pas? Votre suggestion est intéressante. D’autant que le nombre total des places en CPE est largement insuffisant pour l’ensemble des enfants.

Aussi, pour les ménages ayant des revenus supérieurs à 100 000$, le risque que ceux-ci fassent confiance à de mauvaises garderies privées est plus faible.

Qui, au sein des partis politiques, se chargera de promouvoir votre proposition, M. Martin Beaulieu ?

C’est là tout le problème, au Québec il n’y a pas de vraiment de parti politique ou de commentaires politiques qui défendent vraiment des idées de liberté et de responsabilité individuelle. Regarder la réaction entre l’annonce du programme de garderie du NPD et celle de réduction des impôts pour les familles par les conservateurs! Dépenser 5 milliards de dollars, pas de problème! retourner 5 milliards de dollars vers les familles, un scandale!

Le souci n’est pas le fait de retourner de l’argent aux contribuables… MAIS, à qui cet argent est surtout destiné et pour quelles raisons….

Le fractionnement des revenus imposables est injuste que ce soit pour les retraités ou pour les parents. Il accorde un réduction importante d’impôt aux gens qui ont déjà de bons revenus et des miettes pour la plupart des gens. C’est le fractionnement qui a été abondamment critiqué par la gauche et par une partie de la droite et non pas la prestation pour frais de garde.

La responsabilité individuelle n’est pas tout, la responsabilité sociale est importante aussi. Les gens qui ne peuvent pas ou ne veulent pas avoir d’enfant doivent eux-aussi contribuer aux frais d’éducation et de garde des enfants.

Quoi ! Les gens qui ne veulent pas ou ne peuvent pas avoir d, enfants devraient contribuer aux frais de garde!!! Est-ce que j, ai bien compris. Et moi qui en a élevé 4 enfants sans aucune aide ; ca me coûtait 500$ par moin et je gagnait 450$ par semaine et est-ce qu, il faudrait que je paye aussi? Gardez-vous une petite gêne Francois Beaulé!!! Un petit chou aux pommes avec ca!!!!! Le fractionnement du revenu est de l, ordre du fédéral et n, aucun rapport avec les frais de garde qui est une politique provinciale et québecoise uniquement.

Les braillards qui ont chialés contre cette mesure du fédéral; n, ont aucune mais aucune raison d, être contre le fait que le gouvernement retourne aux citoyens des impôts qu, ils ont payés de leur poches et qu, un ménage qui gagne 100,000$ au total il est normal qu, il paye le même impôts non??? Il y a chialer pour chialer et il y a des jaloux et des envieux partout!

Toujours la même chose, les tarifs ne doivent JAMAIS augmenter au Québec! Tout augmente , les salaires des gardiennes aussi barnack! Au QUUBEC on paye le tarif des éloiennes plus cher que nos barrage nous donnent juste pour avoir bonne conscience vis a vis les environnementeux! Lèa on va cesser de faire des bébés ; on va faire la greve des bébés!!!! Une chance qu, on est pas un pays on ferait rire de nous autres pas a peu pres!! Les garderies @ 5 ou 6 ou 7 ou 8$ par jour c, est vraiment pas cher!!! Moi j, ai élevé 3 enfants et je n, ai jamais eu de garderies @ subventionnées ! Arrêter de vous plaindre le ventre plein et endetter jusqu, au cou!

@ beauly02 le 11 novembre 2014 à 11 h 20 min

« Et moi qui en a élevé 4 enfants sans aucune aide ; ca me coûtait 500$ par moin… »

Sans aucune aide! Ooo!

Dans quel pays avez-vous élevé vos enfants?

Au Québec Canada vous auriez reçu au mois 400$ d’aide d’allocations familiales.

Moi aussi j’ai élevé des enfants. La plus vieille à 33 ans.

MAIS ON EST EN 2014 au XXIème siècle.

@ youlle. Oui vous avez raison on avait si je me souviens bien l, allocation familiale qui nous était payé par le fédéral et c, était imposable!
Et je me souviens aussi qu, a mon dernier il a 31 ans je préférais renvoyer l, allocation @ Ottawa puisque le budget du fédéral avait changé et je recevais cet argent dans l, attente de la remettre a la fin d, année avec mon rapport d, impôt!
Aujourd, hui avec l, apport fiscal et l, abattement du fédéral le 7.50$ que ca coute actuellement revient @ 2$ et 4$ selon les échelles d, imposition!!! Alors que l, on sait que ca coûte au gouvernement provincial 59$ par jour par enfant actuellement! C, est aberrant! C, est le jour et la nuit !!! On se donne des services chromés et on n, a pas les moyens de payer cela comme société. P.s ma plus vieille a 39 ans.

J, ai fait de petits calculs en 2014! Un bout de temps j, avais 3 enfants a la garderie. Donc 3 x 59$ = 177$ par jour x 20jrs par mois = 3540$ par mois et si on prend 2mois de vacances par annés pour donner un soufle a nos techniciennes en garderie avec tous les congés moyens d, un employé syndiqué en enseignement et la je suis tres tres conservateur ! Ca couterait minimum 35400$ et cela sans compter tous les avantages marginaux et le fond de pension etc…etc… EH oui ! Vous êtes en 2014!! Pauvres bougres de contribuables!!!