Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois (suite)

Chers auditeurs, nous interrompons  temporairement (pour un troisième mois consécutif) le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public:

Taux de chômage en décembre 2009:

Québec 8,4 %
Canada 8,5 %
Ontario 9,3 %
États-Unis 10 %

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Les commentaires sont fermés.

M. Lisée,
Je n’ai vraiment rien contre le modèle québécois, si ce n’est la colossale dette que nous trainons et de notre avenir qui est hypotéqué…

Sans nier ces chiffres, il ne faut pas pavaner trop vite car les détracteurs, « fédéraleux et jaloux », vont nous mettre des bois dans les roues et il nous reste bien des problèmes à régler, commençant par les « fuites économiques » dans les paradis fiscaux, les coûts comparatifs de nos infra-structures, la taxation proportionnelle aux revenus des Produits & Services, sans oublier la souveraineté politique et culturelle du Québec assortie d’une constitution à notre image et ressemblance.

Un lecteur assidu « sous le soleil de Mexico »…
depuis 12 ans déjà dans « La Perla del Pacífico »…

P.S.- J’ai bien apprécié vos commentaires à « Bazzo.TV » hier soir… Continuons le combat !
Bonne année 2010!

Un peu à l’image de Conrad Black qui est nostalgique de l’ère Duplessis,ces gens, détracteurs du modèle Québécois N’ont plus une grande crédibilité surtout lorsque le message provient de Gesca.Cependant demeurons vigilant, car ce modèle Québécois si souvent remis en question,semble très alléchant pour certains grands capitalistes dont les Desmarais.

De Quel modèle Québecois il est question ? le modèle colonial ou le modèle provincial ou le modèle national ?
Pour ce qui est des chiffres du chômage sans les chiffres du BS et sans les chiffres de ceux qui ne cherchent plus un emploi ou les chiffres de ceux qui travaillent en dessous de la table ou les chiffres du retour au foyer .
Le taux de chômage n’indique pas création d’emploi mais peu signifier vieillissement donc peut indiquer la misère qui s’en vient .
Le seul modèle Québecois qui serait valable et assuré d’enrichissement à tous les points de vue sera l’indépendance et notre ouverture au monde comme pays francophone

J’aime bien comment, en apparence, vous alignez les chiffres de quatre États distincts. On pourrait dire : «trouvez l’erreur».

Personnellement, le modèle Québécois est davantage qu’un modèle travailliste bien qu’il mise surtout sur l’investissement de notre matière grise. Les mots de Parizeau dans son dernier livre y sont tout à fait juste.

Car les chiffres peuvent être trompeurs : si on regarde de plus près, bien que l’emploi a le vent en poupe, il y a davantage d’emplois précaires, d’horaires irréguliers et de rapports de force difficiles entre syndicat et employeur. Les mots doux de Sam Hamad ne suffisent pas à cacher l’éléphant.

Pour les peureux de la dette, c’est le jeu néolibéralistes que de dire qu’un État qui mise sur le privé va diminuer proportionnellement son déficit.

Mais il faut regarder la dette de plus près et constater comment on range parfois un déficit structurel dans la dette pour sauver la mise à des fins électoralistes. C’est un peu normal pour le gouvernement actuel de chercher à faire des peurs comptables, quand il passe le plus gros de son temps à couper l’assiette fiscale et toute la fiscalité progressiste.

Taux d’activité :

Québec 65 %
Alerta 73,8 %
Canada 67,1 %
Ontario 67,0 %
États-Unis 64.6 %

Taux d’emploi :

Québec: 59,6 %
Alerta: 68,9 %
Canada: 61,4 %
Ontario: 60,8 %
États-Unis: 58.2 percent %

Vous pouvez retourner maintenant à votre programme (« Cherry Picking-the series », Partie 11 ?) régulier.

:-)))

***

Taux chômage+ taux d’emplois/activité pour États-Unis:
http://www.bls.gov/news.release/empsit.nr0.htm

@ Sebas

Mon bulletin mensuel sur l’emploi est facétieux et vous trouverez dans le mot-clé Économie des papiers plus poussés et circonstanciés. Mais merci d’informer les internautes, par votre réponse, de ces données très parlantes:
– Que le taux d’activité au Québec en décembre (65%) soit supérieur à celui des USA (64,5%) et que son taux d’emploi (59,6) soit supérieur à celui des USA (58,2) sont d’extraordinaires indications de la résilience de l’économie québécoise dans la crise.
-Que les taux Québécois soient proches de ceux de l’Ontario (écart de 2 ou moins%) montre combien le rattrapage québécois face à l’Ontario est presque complété, un cap historique.

En fait, le chiffre est de 11% pour les USA si on calcule le taux comme au Canada.

Avez-vous regardé l’espérance de vie? On vit 3 ans de plus que les Américains mais, parait-il, on a un système de santé digne du tiers-monde. Hier encore, Mario Dumont avait un invité scandalisé scandalisé d’avoir dû attendre 16 heures aux urgences pour une maladie imaginaire…

Désolé de vous déranger (encore) dans votre film tout en couleur et en HD…

—» Calcul de la journée d’affranchissement de l’impôt (par le méchant, très méchant institut Fraser)

Lorsqu’on calcule une moyenne des taux d’imposition partout au pays, la journée d’affranchissement de l’impôt tombe le 6 juin à l’échelle canadienne.

Classement des provinces canadiennes;

1 ) l’Alberta (16 mai),
2 ) le Nouveau-Brunswick (31 mai)
3 ) l’Ontario (1er juin)
4 ) l’Île-du-Prince-Édouard (3 juin),
5 ) le Manitoba (7 juin),
6 ) la Colombie-Britannique (8 juin),
7 ) la Nouvelle-Écosse (11 juin),
8 ) le Québec (12 juin)
9 ) Terre-Neuve-et-Labrador (16 juin).
10 ) la Saskatchewan (20 juin).

« La journée d’affranchissement de l’impôt donne aux Québécois une estimation claire, facile à comprendre et précise du montant total d’impôts qu’ils paient à tous les ordres de gouvernement », a déclaré Niels Veldhuis, directeur des études fiscales à l’Institut Fraser.

***

Dans un(ou des) prochain(s) épisode(s), je compte sortir les chiffres suivants:

Dette totale + Taux d’endettement/pnb + per capita

*

Dépenses gouvernementales totales par province et per capita.

Nombre de fonctionnaires par province + Taux per capita (= taux que je baptise affectueusement: « taux de bureaucratie »).

*

Taux de personnes gagnant plus de 100 000 $ /an

etc

Pour ce qui est de la dette, DrStrange peut dormir tranquille. L’endettement public du Québec est bien moindre que celui des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie, 6 des 7 pays du G7. En fait, seul le Canada est moins endetté que le Québec parmi les pays du G7. Pour ce qui est de l’Ontario, avec un déficit de 25 milliards de dollars pour cette seule année, ça augure mal.

La dette du Québec est tout à fait gérable.

Et la dette per capita, et le pnb per capita et le niveau des taxes ? Tous des éléments où nous accusons de sérieux retards sur nos rivaux. Bravo pour à peu près la première fois depuis 40 ans notre taux de chômage est inférieur aux autres mais ce ne prouve pas que le modèle québécois est une panacée

Si on prend en compte l’actif net d’Hydro-Québec, la dette du Québec disparait …

La dette du Québec est de 128 milliards, soit un ridicule 15k par habitant. Si on ajoute celle du Canada (500MM), ca donne nous donne une dette de 30k par Québécois.

La dette américaine est rendue à 12,000 milliards soit 40k par Américain. Pis eux, ils n’ont pas de garderies à 7 piasses, de congés parentaux, de santé gratos, d’université à 2k par année, etc…

Je ne comprends pas cette obsession autour de la dette au Québec. Qui est derrière cette histoire? Qui a intérêt à faire de cette banalité un drame national?

http://www.brillig.com/debt_clock/
The estimated population of the United States is 307,617,377
so each citizen’s share of this debt is $40,016.43

Malheureusement, je crois que nous regagnerons des places dans ce classement dans les prochains mois…l’année 2010 va nous réserver de bien mauvaises surprises sur le plan économique!

De grands défis attendent la société québécoise mais il semble que nous n’ayons pas la bonne personne à notre tête pour les relever! Et je me permet de dire que la solution est loin de passer par l’indépendance et le parti qui représente cette option…

Quand »le modèle québécoias » s’autosuffira et pourra dire non merci aux transfert d’Ottawa vous pourrez en parler. Ceux que vous pointez ont payé de leur poche les transfert dont le québec a besoin pour son équilibre fiscal. Un budget et un compte en banque c’est 2. Si vous vous mettez à confondre les 2 c’est que vous vivez sur d’hypothétiques revenus… on verra au moment des transfert d’Ottawa qui aura encore la tête au dessus de l’eau. Non pas que ça me plaise bien au contraire mais je trouve cet arrogance déplacé et bien trop hypothétique. Dans les faits chercheurs d’emploi ne compte pas ceux qui sont dans la rue, ceux qui sont sur la csst à vie, les malades chroniques du bs et je ne parle pas de ceux qui y sont pas nécessité, ça ne devrait meme pas être le même budget Assisté chronique et assisté circonstanciel de temps, de manière et temporaire, et ça ne compte pas non plus tout ceux que le ministère veux exclure comme ceux qui cherche un emploi mais que parce qu’il sont sans chèque on maintien hors des mesures d,employabilité comme les formation en anglais pour ceux qui travaillent au services dans des régions ou leurs fonctionnaire sont obligé d’apprendre l’anglais… Comme toujours 2 poids 2 mesures. Si vous leur faites face et demander des révisions ils n’ont pas de limites quand à l’honnêté, ils changeront sans scrupules vos résultats d’évaluation d’anglais, vous menacerons via le ministère d’impôt et esssayerons de vous faire passer des test par des psychologue industriel pour vous coller une évaluation tout aussi bidon que celle d,anglais pour essayer de se justifier. Le problème pour eux c’est qu’on ne peut changer le passer et que si vous avez performé pendant 30 ans en entreprises de services qui a eu plusieurs contrats renouvelés avec des organisations gouvernementales c’est assurément des résultats empiriques valables. Alors en ce qui concerne les performances de notre buireaucratie c’est comme des assurances tant que vous n’en avez pas eu besoin vous ne pouvez garantir de leur qualité. Ils sont nombreux les gens qui se sont fait fourré par ses fonctionnaires qui ne mettent ni dates ni signature sur vos correspondances mais la pluspart ferme leur geule parce qu’ils ont peur des représailles et si vous comptez sur leur honnêté vous dormez au gaz. Alors qu’on ne vienne pas me parler du MODÈLE malgré tout les impots et toutes les richesses tant quil y aura de la gamique dedans ça ne pourra pas marcher.

Comme sans doute bien d’autres, je suis moi aussi excédé par cette parade médiatique qui met en scène de soi-disants experts de l’économie locale, nationale et internationale qui frappent inlassablement sur le même clou. Votre commentaire, clairement fait sue le mode de la boutade, n’en demeure pas moins éloquent.

Ah le modèle américain!

«L’économiste Sherry Cooper, du Groupe BMO (Banque de Montréal), s’est penchée sur les finances des ménages américains. Ce qu’elle a découvert est troublant.
En se basant sur les données les plus récentes, datant de 2007, Mme Cooper rappelle d’abord dans une étude que la répartition de la richesse aux États-Unis est lamentable.
La tranche de 1% des contribuables les plus fortunés accapare près du quart (24%) des revenus nationaux. En élargissant le clan des favorisés, le déséquilibre est encore plus profond: 10% des Américains empochent presque la moitié de tous les revenus – un sommet depuis que l’État a commencé à compiler ces données, en 1913.»

Richard Dupaul (La Presse, 21 sept 2009)

Vous avez bien lu? 3 millions d’Américains ont 24% de la richesse nationale! Quand vous allez à NY ou à Miami, vous les croisez. Sont riches! Riches à faire peur. Mais à l’autre bout, y’a des dizaines de millions de pauvres dans le fond du Mississipi ou du Tennesse que vous ne voyez pas.
L’an passé RC nous les a montrés. Ils faisaient la queue en plein champ pour se faire soigner par un organisme de charité. Et c’étaient des Blancs!

@Michel G No 4 %

A jouer au taux, permettez-moi d’ajouter aussi aussi celui des sans-abris, le taux des rentiers, le taux des étudiants…

Plus d’étudiants, moins de chômeurs… Ce genre de travailleur qui d’avec un coussin retourne aux études. (une rareté!)

Oh Je ne sais plus à quel taux me vouer.

Ils ont tous une petite lacune. Sont-ils vraiment comparables d’une place à l’autre? Par exemple, est-ce que notre taux d’imposition inclus la prime d’ass médicament alors que les autres provinces la paient tous au privé. Tout comme lorsqu’on compare nos coûts d’immatriculation, rien à voir de comparer l’assurance publique de celle privé. J’ai souvent l’impression qu’on compare des asperges avec des brocolis!

Quoiqu’il semblerait que les nombreuses PME ont étés notre force Québécoise dans la tempête! Une crise nous permet de mieux voir nos forces, temps mieux.

Sinon, à qui on dit Merci pour ce taux de chômage résultat d’un plan savamment étudié par nos stratèges économistes et financiers.

On a même pas surfé, juste laisser aller…..ouuuu

Amusant.

Le mois dernier l’écart avec le Canada était de 0,4 pts.

Il est maintenant de 0,1 pt.

Le fameux modèle québécois seraitt-il incompatible avec la reprise économique ?

@ jacques noel

Une dette de 30k/québécois c’est 115% du revenu personnelle disponible. Ayoye !

Bonne année à tous. Un modèle de développement semble vouloir émerger au québec,on a déjà parlé sur ce blog d’une idée qui a fait beaucoup de chemin, je vous laisse le lien du site du plus grand projet coopératif du Québec, alors pour en faire parti voyez comment vous pouvez vous impliquer personnellement. On prend toujours un train pour quelques part… une idée qui fait du chemin.
http://trensquebec.qc.ca/

Un modèle de société économiquement plus stagnant déclinera moins en période de crise qu’un modèle de société économiquement plus dynamique. Inversement, un modèle de société économiquement plus stagnant progressera moins en période de prospérité qu’un modèle de société économiquement plus dynamique.

En bref : Les voiliers plus rapides chavirent plus facilement en cas de grosses tempêtes, contrairement aux voiliers plus lents qui sont aussi plus stables. Faut-il nécessairement faire l’éloge des seconds?

C’est un phénomène bien connu. Le Québec n’a aucune raison particulière de se réjouir de son taux de chomage actuel. Le phénomène est normal.

Ce qui fait la richesse d’un pays, c’est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Il n’y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l’ampleur de la population. On n’a qu’à penser aux pays scandinaves riches et et de faible population, et aux pays africains pauvres et avec beaucoup de population.

L’avenir du Québec ne peut s’écrire que par une meilleure instruction donnée à nos enfants, et par des efforts soutenus en recherche et développement. Nous serons alors plus productifs et plus compétitifs. L’augmentation de notre productivité est la vraie la clef de notre survie comme peuple francophone et la la clef de la santé économique et sociale du Québec.

Le modèle TransQuébec ne fonctionnera pas car c’est un projet trop intelligent trop Québecois et trop coopératif
En plus ce projet debrait prévoir de »railler » le Québec entier tout autour du Québec, et au centre du sud au très grand nord .
Les seuls touristes paieraient le tout .
Mais le Québec n’a confiance qu’aux projets canadians farfelus style train à haute vitesse ente Québec et Toronto et non pas entre Montréal et Miami . Nous aimons développer les autres en leur confiant bêtement 50% de nos impôts et laisser le Québec sous développé dans ses infrastructures

Il faut aussi préciser que le rail coûte 3 à 4 fois plus cher et est beaucoups moins adapté à notre climat que les monorails solaires et éoliens

@ jacques noel

1% des américains ont 24% de la richesse ? Et alors, en quoi c’est un problème.

La richesse n’est pas une quantité « finie ».

Certes, le fossé entre les riches et les pauvres s’est accru, mais cette statistique n’a aucune valeur, car elle ne reflète pas la progression du niveau de vie des plus pauvres. En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4,33 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5,58 ce qui représente une augmentation de 28,9%.

Par contre, en 1968, le revenu médian (ajusté à l’inflation) des plus pauvres était de 23 100$. En 2004, ce revenu (toujours ajusté à l’inflation) se chiffrait à 27 200$, soit une progression de 17,7%.

Dis-moi, si tu étiais un pauvre à quelle époque préférerais-tu vivre ? En 1968, les écarts de richesse sont moins marqués, mais ton revenu n’est que 23 100$. En 2004, les écarts de richesse se sont accrus, mais ton revenu est maintenant de 27 200$.

@ Manon :

BRAVO !

Je vais envoyer mon 10$. Et c’est RARE en mausus que je fais cela dans un endroit qui nous taxe la peu des fesses. Je ne suis plus capable de voir que les Québécois soient devenus si ‘aveugles’, si ‘mous’ et si dépendants des gouvernements.

En tout cas, j’ai eu la même vision pour des infrastructures de transports à l’intérieur d’une ville. Voici quelques-unes de mes idées sur le sujet: Le premier 5-10 km devrait joindre ‘l’utile à l’agréable’ et être construit pour être utilisé et ce, dans un endroit à fort achalandage. L’avenue Du Parc -entre le Métro du même nom et celui de la Place des Arts- serait un endroit idéal. Le financement serait aussi beaucoup plus facile à obtenir. L’idée du moteur roue est également intéressante. Par contre, étant donné les coûts de développement élevé pour adapter cette technologie, j’opterais -dans un premier temps- pour une technologie, certes couteuse, mais déjà connue: l’idée de la sustentation magnétique, tout en l’incorporant dans le restant du concept. L’idée des tours en acier est vraiment peu couteuse et excellente. L’idée de faire cela sous forme de coop est également excellente pour plusieurs raisons que je ne vais pas expliciter ici…

En tout cas, voici un petit message pour les concepteurs de ce projet:

Toutes les grandes idées se retrouvent confrontées aux ‘forces de l’inertie’… mais c’est aussi UNIQUEMENT les ‘têtes de cochons’, qui finissent par ‘changer le monde’ ! 😉

@ Jacques Noel:

Je vous lis depuis le Webfin. J’aime vos recherches sur l’immigration sur Vigil (ou c’est moi sébas). Par contre, je n’aime vraiment pas votre p’tit côté gaga devant les ‘réussites québécoises’… qui vous font trop souvent oublier AUSSI toutes les graves injustices ou erreurs de ce modèle…

@ M. Lisée:

Oui votre plume et votre façon de vous exprimer sont des talents que j’admire. Par contre, comme Jacques, vous avez tendance à 1) être trop partisan, (ce qui n’est jamais une bonne chose) et 2) à ne voir que le beau côté de votre idéologie (que je nommerai pas pour ne pas virer ça en débat de coqs).

Je suis tanné des Québécois qui encensent le ‘modèle Québécois’ et ne voient pas toutes ses dérives…

Qui aussi -comme les Léo Paul Lauzon de ce monde- minimisent le poids de NOTRE dette. Oui ce monsieur apporte parfois de très bonnes idées, ou analyse des trucs sur un angle vraiment utile et/ou original. Par contre, il est coupable d’avoir répandu l’idée qu’une GROSSE dette n’est pas si grave…

Une DETTE EST TOUJOURS UN ESCLAVAGE. Au passé, au présent et pour les siècles des siècles, amen.

Oui il est possible de trouver ‘du bon’ dans toute situation, même sous un régime sclérosé, surtaxé sur endetté, sur-réglementé et tutti quanti.

Par contre, l’idéal, c’est d’être très honnête vis-à-vis de nos défauts (personne d’autre nous aidera!) ou dérives et surtout de viser à payer cette dette avant que les bb-boomers passent de « l’autre bord ». C’est cette génération qui a endetté le Québec. C’est une grave injustice que de faire payer leurs enfants et leurs petites enfants et ce, pour des trucs DÉJÀ consommés. Oui notre dette qui est élevée ( 214 000 000 000 $ et en augmentation TRES rapide), et n’est pas -en grande partie- appuyée par des actifs. Oui, celle des États-Unis est beaucoup plus élevé que le 12 trillions actuellement connu. Oui, si nous ajoutons toutes les deficits de medicaid et du social security, elle s’élève à 50-60 trillions. Vous avez bien lu. Mais ‘so what’. Se comparer au pire pour minimiser NOTRE esclavage vis-à-vis des banques? Wow ! Le plus ironique la-dedans, c’est que presque tous ceux qui ne voient que les beaux côtés du ‘modèle Québécois’, encensent rarement le système bancaire. Alors… pourquoi ne pas joindre vos paroles à vos actions? En tout cas, si nous agissons maintenant et avec seulement un peu d’imagination, nous pourrions nous débarrasser de cette maudite dette, une fois pour toute. Souvenez-vous que si nous avons pu faire la révolution tranquille progressiste et ‘agrandir’ autant l’état-providence, c’est grâce à un méchant, très méchant conservateur séraphin qui a toujours refusé de se mettre sous le JOUG des banquiers. Je me SOUVIENS de Duplessis et sa position envers ces banquiers. Oui je me souviens du mauvais, COMME LE BON.
🙂

Tiré du blogue de Joanne Marcotte:

Dans la prochaine décennie :

• Le déficit du Québec passerait de 3,9 milliards $ à 10,1 milliards $ en 2013-14 si la croissance des dépenses demeure telle quelle;
*(1)

• Les intérêts sur la dette passeront de 9% des dépenses du gouvernement à 14% en 2013-14;

• En 2013, la population entre 15-64 ans va diminuer en valeur absolue

• Pour la première fois, en 2011, le groupe de personnes âgées de 65 ans et plus dépassera celui des jeunes (15 ans et moins)

• En 2020, les boomers auront entre 60 et 75 ans, la plupart à la retraite

• En 2016, le nombre de travailleurs par retraité passera de 4,5 en 2010 à 3,7 en 2016

• La croissance économique du Québec diminuera de moitié (de 2% à 0,8% selon le Mouvement Desjardins) si nous ne trouvons pas des façons d’augmenter notre productivité.

***

*(1)
les chiffres sur le service de la dette ont été pris dans le 1er fascicule du comité consultatif (h t t p : / /consultations. finances. gouv. qc.ca / media/ pdf /le-quebec-face-a-ses-defis-fascicule-1 .pdf), page 3, chiffres qui ont fort probablement été repris du document du minisère des Finances (w w w . finances. gouv.qc. ca /documents /Autres/fr/AUTFR_RetourEquilibre.pdf), page 18.

Dans ce dernier document, il est dit « La hausse prévue des taux d’intérêt, l’augmentation de la dette découlant des déficits prévus de 2009-10 à 2012-13 et l’impact des pertes de la Caisse de dépôts et placement du Québec sur les revenus des années subséquentes du FARR augmenteront significativement le service de la dette du gouvernement. »

@michelg Au lieu de dire que ça ne fonctionnera pas, prenez le donc comme un billet de loterie, si vous perdez vous n’aurez perdu que 10$ dollard et si vous gagner on aura tous gagné.
Un petit 10 pour un petit bout en train 😉
@Sebas, j’ai apprécier la lecture et la pertinence de vos com.
@M. Lisée, vous avez beaucoup de talents pour arguementer vos opinion et bien davantage pour poser un questionnement journalistique pour amener les gens à prendre position. J’aime bien quand vous vous faites l’avocat du diable et amenez autant d,arguements dans un sens que dans l’autre pour lancer un débat et succiter la participation. Continuez votre travail, vous incitez des gens à émettre leurs idées qui pour certains avaient commencé à croire qu’il devenait de plus en plus inutile de réfléchir dans ce pays. La société des ‘Don Quichote’ se développe et les moulins à former la penser perdent de l’influence.;-)

@Sebas

J’ai mes réserves sur le modèle québécois. Je les ai souvent énumérées. Mais trop souvent les critiques contre ce modèle se transforment en un bashing contre les Québécois qu’on cherche à transformer en une bande de ti-clins incapables de s’administrer et qui crèveraient de faim sans le pétrole de l’Alberta. Ce discours m’horrile au plus au moins et m’incite à défendre le modèle québécois en dépit de toutes ses lacunes.

@Manon

J’ai regardé le site et je n’ai qu’un mot à dire : WOW! C’est une idée folle mais possible. J’adore et j’ai hâte d’assister à une réunion sur le sujet.

1) S’endetter pour manger c’est essentiel mais appauvrissant
2) S’endetter pour développer les infrastructure rentables c’est enrichissant
3) S,endetter soi même comme nation si c’est nécessaire c’est toujours rentable
4) Se laisser endetter par des étrangers à Ottawa sans jamais profiter de ces surplus comme c’est le cas dans ce faux système fédéraliste c’est mortel
5) Et à David = pour savoir si 27,000 est mieux que 23,000 il faudrait connaître la réelle augmentation du coût de la vie
6) Une nation qui stagne durant 40 ans à 7 millions de citoyens est une nation en voie de disparition . Durant ce même temps l’Ontario passait de 7 millionsà 12 millions
7) Une nation comme le Québec qui laisse les investissements internationaux provenant des ambassades à une autre nation est assurée de s’appauvrir de façon endémique, de stagner , de vieillir et de disparaître en s’anglicisant
etc….
Pour ce qui est du modèle Québecois malgré la colonisation dépossession il est meilleur que le modèle multiethnique et ghettoïsé Canadian car il intègre mieux ses citoyens , permet à la nation majoritaire de garder justement sa majorité( 80%) et est pour ces raison plus cohérente moins violente et plus harmonieuse .
( à Noter que le multiethnisme au Canada déjà à 60% à minorisé à 40% la nation anglophone d’accueil et forme des ghettos qui finiront un jour ou l’autre par éclater )
Les Canadian en refusant le modèle Québecois d’intégration harmonieuse , en préférant le modèle USA des ghettos raciaux s’autodétruisent

À chaque fois… vous n’avez besoin que de dire: Chômage, Québec, Canada, US

Et bingo… 100 commentaires s’ensuivent !

@Manon

De mon humble estimation, ça semble un excellent projet. A date, je n’ai pas entendu beaucoup d’opposition. Mtl-Québec 1:00. Trop d’heures improductives sur ce bout de chemin platonique! Le temps est si précieux…, le mazout on en discute plus, la nouveauté techno créerait un bel attrait. Ou sont nos ingénieux pour plancher là-dessus? Il n’y a pas un ministère responsable de la création d’emploi et de l’innovation et du démarrage d’entreprise qui *lead* ici?
Oh! Faudrait que ça tombe dans l’oreille du maire actif? J’ai l’impression que c’est lui qui envoi ses ressources auprès des entrepreneurs au lieu de l’inverse. En tout cas, c’est tout un entremetteur! Souhaitons juste que tout ce qui monte, ne descende pas toujours. Le dynamisme à une force de propulsion certaine.

Les taux à Québec, c’est du spécial. La force d’un maire, la force d’une capitale plein de fonctionnaires. (Wash in tong) a t’elle vécue ce même syndrome?

@Manonelle . Moi j’utilise dans ma vie un système un million plus rentable que la loterie et ce système est = à chaque fois que je dépense 1$ j’économise 1$ ou je gagne 1%
Tous les riches font cela le temps que les pauvres gaspillent le 1$ en loterie en étant quasi assurés de tout perdre , au lieu d’investir chaque 1$ dans des objets qui ne perdent leurs valeurs
Comme exemple : un pauvre lotomaniac achète une voiture bas de gamme qui perd toute sa valeur dans l’année , le riche non lotomaniac achète une voiture de collection qui double sa valeur le temps de le dire ou du moins qui ne perd jamais sa valeur ..
Mais pour ne pas jouer à la loterie toute sa vie et tout perdre tout le temps en minable colonisé il faut s’instruire et vivre avec grand courage en étant maître chez soi tout en ayant une représentation dans les 200 pays du monde

Je n’était pas au courant de ce projet TransQuébec Express.

Depuis 20 ans je dis que l’on regrettera se s’être débarrassé du train. La Californie en sait quelque chose.

L’automobile est rendue au bout du rouleau. Plus il y en aura plus il y aura de problèmes.

=======

Quand quelque chose va bien au Québec il se trouve toujours un éteignoir pour nous rappeler faussement que nous sommes des nuls. La dette en est un bon exemple.

@ MichelG

S’endetter pour acheter des infrastructure c’est s’enrichir ?

va en parler aux américains qui ont perdu leur maison…

P.S.: le coût de la vie est inclus dans le calcul du revenu réel disponible.

– Chômage au New Hampshire: 6,7% ou 7% selon les données que vous regardez;

Source: http://www.nh.gov/nhes/elmi/unempnr.htm

– Chômage en Alberta: 6,6%

Source: http://www.calgaryherald.com/business/Alberta+jobless+rate+holds+steady/2526877/story.html

Les deux territoires sont connus comme laissant une plus grande part à l’initiative et aux libertés individuelles et comme pratiquant généralement un interventionnisme étatique bien moindre qu’ailleurs dans leurs pays respectifs.

Morale: Les États les plus interventionnistes (Québec, Ontario, Californie, etc.) paient chers la crise et ne vont pas plus diminuer leur taux de chômage à la fin de la crise. Ils vont stagner longtemps.

Les États les moins interventionnistes et donc les plus libres performent mieux et vont même retrouver un taux de 3-4% de chômage très rapidement.

Encore une fois, M. Lisée, félicitations pour votre partialité tant dans vos opinions et analyses que dans les informations transmises.