(Tomassi) Amir persiste, le blogueur répond: « Et si c’était toi, Amir? »

À la suite de mon billet À la défense (des droits) de Tony Tomassi, Amir Khadir m’envoie la réponse qui suit:

Comme citoyen il a droit à la présomption d’innocence. Ce principe vaut pour lui comme pour quiconque. Autrement dit on ne peut le jeter en prison avant d’avoir prouvé qu’il est coupable.

Ceci étant dit, il y a une importante nuance: est-il toujours dans les circonstances où pèsent sur lui de si graves accusations en mesure d’effectuer son travail? Jouit-il du lien de confiance nécessaire avec ses commettants? La réponse est deux fois non.

Comme législateur et député, il doit jouir d’un minimum de crédibilité auprès de ses électeurs. Avec des accusations aussi graves, venant d’une enquête sérieuse étalée sur 2 ans, Tomassi ne peut prétendre à cette crédibilité jusqu’à ce qu’il ait lavé sa réputation devant la justice. Une crédibilité nécessaire pour agir au nom de ses concitoyens.

Que le député Tomassi démissionne. Le citoyen Tomassi pourra ensuite jouir de toute sa liberté et présomption d’innocence. Je ne demande pas qu’il soit emprisonné. Mais il n’est plus habileté pour remplir ses fonctions. Il a beaucoup plus urgent et important à faire: prouver son innocence.

Cher Amir,

Je saisis très bien la nuance. Mais le résultat est le même. Puisque Tony Tomassi est détestable, on estime que sa réputation est souillée par l’accusation portée.

Mais, puisque, pour l’instant, aucune culpabilité n’est prouvée, tout cela n’est que perception (et vraisemblance).

Prenons un autre cas. Celui d’un homme politique non-détestable. Au hasard: Amir Khadir. Supposons qu’après une enquête sérieuse de deux ans, la GRC dépose trois accusations pour 1) conspiration pour troubler la paix publique lors de manifestations ayant mal tournées; 2) trafic d’influence avec un groupe anti-sioniste qui aurait payé un voyage ou des nuitées d’hôtels au député et 3) intelligence avec l’ennemi. (Fondé sur une rencontre avec un parlementaire libanais proche du Hezbollah.)

Amir, lui, sait que ces accusations sont mensongères. Les commentateurs de droite s’en donnent à cœur joie et demandent sa démission immédiate (un certain E.D. propose même la lapidation à coups de souliers). Le Premier ministre suggère, pour le moins, qu’il ne soit plus cochef de Québec solidaire tant que le procès n’a pas eu lieu.

D’un caractère bouillant, Amir veut convoquer une conférence de presse, une assemblée publique devant ses électeurs pour prouver, dates et documents à l’appui, que les accusations sont une supercherie, montée sur des demi-vérités et de faux témoignages.

Son avocat lui recommande au contraire de ne rien dire, car toute révélation de sa part, tout dépôt de document, pourrait être utilisé par le procureur qui, c’est clair, veut sa peau, pour étayer sa plaidoirie.

Muré dans son silence, il attend son procès. Sans doute, par pur sens éthique, suspend-il ses fonctions à la tête de QS le temps que l’affaire se dénoue.

Mais démissionne-t-il ? Pour être remplacé six mois plus tard par un autre député, perdant ainsi son emploi, cassant peut-être irrémédiablement sa carrière politique ? Si oui, c’est donner raison aux menteurs.

Les doutes qui planent sur Tomassi semblent accablants. On présume qu’ils sont avérés. Mais si la justice le juge, en fin de course, innocent et qu’il a été expulsé de l’Assemblée nationale dans l’intervalle, cela n’équivaut-il pas à une double peine ? Comment pourrait-il obtenir réparation ?

Comment un Amir Khadir injustement persécuté par la GRC, expulsé de l’Assemblée nationale grâce au « précédent Tomassi », se sentirait-il le jour où la justice lui donnerait raison, à lui le chômeur, banni par les élus?

Si l’affaire traîne, qu’il y a appel, et qu’une échéance électorale survient, que les électeurs (ou les militants, dans l’assemblée d’investiture) décident de renouveler ou de retirer leur confiance en la personne accusée, mais non condamnée. Ils verront aussi s’il a, dans l’intervalle, bien assumé son rôle de député.

Mais l’Assemblée nationale, je pensais qu’on l’avait compris, n’est pas un tribunal. Et c’est bien ainsi.

Bien cordialement,

Jean-François

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Bravo!!!

Rien de tel que de défendre un principe de haute importance malgré un «mauvais cheval» détestable, afin d’éviter les précédents douloureux.

Khadir n’est certainement pas le dernier à l’Assemblée à qui ça pourrait arriver, et l’histoire humaine est pleine de ces rebondissements ironiques.

Khadir serait bien avisé de suivre votre conseil et de se raviser. Admettre une erreur est honorable. De toute façon, Tomassi représente une gêne pour le parti au pouvoir seulement s’il demeure député.

Jean-François,
Je veux peut-être politiquement lapider Amir Khadir à coups de souliers mais je partage ton opinion à 100% sur la présomption d’innocence de Tony Tomassi, même si le tribunal du peuple semble l’avoir déjà condamné. Comme plusieurs, je crois Tomassi coupable mais laissons la justice faire son travail avant de destituer un élu et créer un dangereux précédent. 😉
Éric

Un député fédéral libéral de la région de Québec avait fait un hit and run pendant une campagne électorale. Une jeune fille avait été blessée sérieusement. Il avait réussi à cacher la gaffe pendant la campagne.
Lorsque c’est finalement sorti, il a réussi à ajourter et à jouer avec les délais assez longtemps pour faire tout son mandat de 4 ans et empocher un beau demi-million en salaire.

Tommy va finir son mandat, sans problème. A moins que l’Assemblée nationale l’expulse. Pis encore

Il y apparence de conflit d’intérêt. Un député ne peut se permettre d’être en apparence de conflit d’intérêt. Le principe « d’apparence de conflit d’intérêts » se trouve même dans les guides déontologiques des journalistes.

Tomassi a avoué avoir utiliser une carte de crédit fourni par BCIA. Il savait qu’il n’avait pas le droit de l’utiliser, mais il l’a fait.

Il n’a désormais plus la légitimité pour être député et même s’il était blanchi, le simple fait d’avoir utiliser cette carte de crédit créer était de trop.

Un député doit toujours être hors de soupçon. Toujours.

Si l’hypothétique enquête de la GRC était sérieuse, elle serait étayée de faits probants qu’Amir ne pourrait nier. Le plus plausible est de supposer qu’il démissionnerait et se défendrait en justice. Le reste de votre hypothèse qui suppose qu’Amir et Tony sont du même acabit c’est à dire du genre à nier l’évidence ne tient plus la route.

Le législateur et député Amir Khadir ne comprends pas le droit, malgré les explications que M. Lisée lui offre, car dans le passage cité ci-dessus, il déclare que : « Comme citoyen il a droit à la présomption d’innocence. » Mais il se fourvoie en affirmant : « Il a beaucoup plus urgent et important à faire: prouver son innocence. »

M. Lisée,

J’ai toujours admiré votre logique et votre capacité d’analyse. J’ai toujours trouvé que vos prises de position se défendaient et je les aurais endossées avec plaisir.

Mais votre présente opinion me semble plutôt spécieuse voire même d’apparence vindicative. Je ne suis donc pas capable de vous suivre sur cette voie.

Je serais même d’avis que nos législateurs devraient prévoir, par une loi, que dans semblable cas, à partir du moment qu’un député est cité en procès, son salaire devrait être versé dans un compte en fidéicommis et qu’il lui sera versé si le verdict le blanchi. Évidemment, il pourrait toujours intenter des poursuites pour atteinte à sa réputation le cas échéant.

La criminalité est de plus en plus sophistiquée et les criminels du XXIème siècle n’ont plus le profil du criminel grossier et vulgaire. Voir ces bandits en cravate que la justice est incapable d’épingler me devient de plus en plus intolérable. Il est peut-être temps que certaines règles du jeux datant du XIXème siècle soient modifier. Je ne crois pas que nous nous dirigerions alors tout de go vers un État totalitaire.

Un autre changement que je verrais bien concerne cette fameuse règle qui veut que lorsqu’un accusé plaide coupable à une accusation, toute la preuve accumulée ne puisse plus être divulguée. Ou on divulgue la preuve ou, dans des conditions à être judicieusement circonscrites, il ne serait plus possible d’accepter une plaidoirie de culpabilité quand on a tout lieu de croire que la motivation derrière cet aveu de culpabilité c’est uniquement de pouvoir « enterrer » les preuves.

Non M. Lisée, Amir Khadir a raison sur cette question concernant Tomassi.

«La grande leçon de la vie, c’est que parfois, ce sont les fous qui ont raison.»
[Winston Churchill]

Envie de dire: Come on, M. Lisée. La perception est hyper-importante dans le système dans lequel on vit (vous en faites la démonstration). Mais. Mais, malgré tout ce que vous dites contre le député Khadir, je soupçonne que ses commettants le rééliront à la prochaine élection. Pas ceux du député Tomassi, qui ne siège plus à l’Assemblée nationale depuis son retrait de la horde libérale, d’ailleurs, à moins que je ne me trompe. Ce qui, à mon humble avis, est une autre preuve que cet homme, député de surcroît, se sent mousussement petit dans ses souliers… OK, OK, laissons à l’homme la chance de se défendre. Mais, s’il-vous-plaît, que le député démissionne au plus vite.

On en a attrapé un, les autres veulent pas que cela aient trop vite… Jugement après les élections c’est bien en masse…

Les loups attaquent pas les loups…

M. Lisée,
Je rêve ? Vous défendez vraiment M. Tomassi ou vous avez un problème avec l’hyperactivité de M. Khadir, un député qui, malgré quelques « défauts », en donne aux électeurs plus que des dizaines autres figurants. Ok, vous défendez le sacro-saint principe de la présomption d’innocence. Moi aussi avec un peu de nuance. Une des lacunes de notre démocratie est de tellement s’accrocher à la forme et aux règles, pas nécessairement parfaites, qu’on en oublie parfois que le fond a également son importance. Avec tout mon respect, je trouve votre comparaison (avec le cas fictif de M. Khadir) un peu boiteuse, du moins si on considère le poids des accusations qui pèse sur M. Tomassi et l’exigence d’honorabilité rattachée à son poste. Il s’agit d’accusations criminelles qui touchent des activités au cœur de sa fonction politique de député et de ministre. On ne parle pas des crimes commis avant son élection, ou pour une infraction non-reliée à ses fonctions. Mieux, le gars a déjà reconnu indirectement un délit, l’utilisation d’une carte de crédit de compagnie. Qui ne dit mot, consent, dit-on. Je ne pense pas que c’est le condamner d’avance que de considérer qu’il est présentement inapte à faire son travail de député. Je trouve que nous avons la moralité trop élastique au Québec. Ailleurs, notre Toto national aurait démissionné de lui-même mais malheureusement, nos politiciens ne connaissent pas l’existence de ce mot. Démissionner ? Ce n’est pas un verbe pour chiens ca ?

Pour une rare fois vous vous êtes complètement fourvoyé. Un élu a davantage d’obligations qu’un simple citoyen. Même si beaucoup d’élus affectent de l’ignorer.

Je comprends votre opinion, M. Lisée, elle vous honore mais je crois qu’elle date d’un autre siècle et ne peux la partager. Il est temps de resserrer un peu les normes à pareille matière. Une fois ce grand ménage fait, on finira par trouver des coupables aux viaducs qui s’écroulent en tuant les citoyens.

Dans le cas qui nous occupe, Tony TOMASSI, il a déjà plaidé coupable. Je comprends parfaitement la règle de présomption d’innocence au niveau des règles et procédures de droit, mais comme député il n’a plus d’affaire à l’Assemblée nationale, il a plaidé coupable.

Si on peut faire un parallèle avec la motion de blâme expéditive de l’Assemblée Nationale contre Yves Michaud en 2000 pour une entrevue radiophonique que peu de députés avaient entendue, pourquoi M. Tommassi aurait tout son temps pour faire face à ses actions?

C’est vrai que Tomassi a une reputation rapétissée. C’est vrai aussi que sa présence à l’Assemblée nuit aux Libéraux.
Mais la présumtion d’innocence n’est pas seulemnt du ressort des tribunaux de justice. Elle est aussi le droit de tout citoyen devant la tribune publique.
Personnellement j’ai vécu une expérience semblable le lendemain de ma entrée en fonction pour un deputé ontarien.
Comme Tomassi il était éclu du caucus le temps d’attendre la décision de la justice.
Il était innocenté – en dépit l’ambiguité de ses actes – et réintégré dans le caucus.
Moi et 3 de mes collègue ont pu gardé nos postes. S’il avait démissioné, il aurait eu une élection supplémentaire que nous ne pourrions pas gagner…
Moi je préférais attendre le système de justice qui pourrait dans ce cas faire ébruiter d’autres méfaits de ce deputé…

À lire les commentaires des gens ici qui défendent la position d’Amir Khadir on voit les limites d’un argument implacable face à la volonté d’une populace amassée devant la potence et qui a flairé le spectacle avilissant à venir. Que le juste se garde bien de l’innocenté! Les bonnes gens veulent du sang à défauts d’avoir du sens. Ils n’ont cure de savoir si le pauvre bougre est coupable ou innocent, ils veulent se livrer à leur bas instinct moyenâgeux. Ils ne veulent pas de justice seulement un coupable afin de le voir punit afin de passer brièvement leurs frustrations quotidiennes, un défoulement collectif quoi. Vous savez, comme dans les villages musulmans reculés de certains pays où l’ont lapide allègrement les femmes adultères et les voleurs de pain.

Monsieur Lisée gardez-vous de prôner la prudence de peur de vous voir transformé en complice par les maillons les plus faibles de cette foule en colère… Vous vous risquez à partager la poutre de M. Tommassi…

Plus sérieusement Monsieur Lisée vous avez totalement raison. Aucun commentateur n’a même fait vibrer la structure de votre raisonnement. « Et si Khadir démissionnait contrairement à Tommassi ? » Ça ne changerait rien à l’argument de M. Lisée; Khadir aurait été victime d’une injustice et les commentateurs de droite auraient gagnés.

Pour ma part je crois Tommassi coupable. Je crois aussi qu’il devrait démissionner s’il se sait coupable afin de sauver le peu d’honneur qu’il lui reste. Mais Amir Khadir à tord. Démissionner sur la présomption de conflit d’intérêt ne change rien. Mais quel argument décevant de M. Khadir je me serait attendu à quelque chose de mieux pensé.

Néanmoins, quand je vois étalée ainsi la logique confuse de monsieur Khadir et de certains commentateurs je me console en me disant que, comme ils n’ont pas le pouvoir d’appliquer leur « justice » tordue, il y a au moins quelque chose qui fonctionne encore dans notre société….

Cher François,

Je n’ai pas du tout aimé la comparaison entre Amir et Tony pour rendre plus explicite votre point de vue! Sachant que vous êtes un homme éloquent, qui a une très belle plume, etc. Le contenu des accusations (simulées) par vous à l’endroit de Amir ne sont pas du tout neutres à mes yeux….Elles expriment un message qui n’est pas vide de sens!(Qu’est-ce que vous cherchez au juste par le contenu de ce message? pour quelle main invisible vous faites plaisir?), Bref, ce n’est pas correcte.

D’accord ou pas avec Amir, il demeure tout de même un député talentueux et un homme de principe. Il livre très bien la marchandise en tant que député et en sa qualité de porte-parole de QS dans l’enceinte de l’ASSNAT.

Sincèrement, JFL, j’aimerais bien garder cette reconnaissance et cette appréciation que je manifestes à votre égard mais si désormais vous tombez dans ce genre d’accusations simulées et intelligibles (pour faire plaisir à des mains invisibles), vous descendrez de mes yeux!

Damné «noir et blanc»!

La présomption d’innocence n’est pas suffisante seule pour analyser le cas, le lien de confiance non plus.

Un médecin accusé pareillement à Tomassi continuerait sa pratique jusqu’au jugement, un policier serait immédiatement réaffecté à des tâches cléricales, une comptable serait suspendue avec salaire, etc. Mais le petit salarié aura souvent un traitement plus expéditif où sa démission (ou son renvoi) fermera le dossier.

La question est donc : Qui a l’autorité de décider des mesures temporaires à appliquer? Et quel est l’éventail de ces mesures? Y a-t-il des «privilèges» qu’il serait approprié de retirer à Tomassi en attendant le procès?

Le reste (demande de démission ou de penser à son avenir), ça tient de l’opinion, de la liberté d’expression et de la stratégie.

Moi, je m’interroge sur le laxisme des législateurs qui permettent aux législateurs, des absences prolongées sans motif. Si une peine mérite salaire, il me semble qu’un salaire mérite travail…

Il y a quelque chose que vous devez savoir. Tomassi n’a jamais clamé quelconque innocence. Il a plutôt avoué (avant d’être accusé!) être à l’origine des malversations qui le pèsent aujourd’hui. C’est d’ailleurs pourquoi Charest l’a expulsé du caucus (pour les ignorants, il était Ministre). Je ne vois pas en quoi la raison qui pousse une premier ministre d’expulser un ministre ayant avoué ses fautes du caucus est moindre pour simplement l’expulser du parlement.

Direz-vous, en toute honnêteté, qu’il méritait d’être expulsé du caucus libéral mais devait demeurer au parlement?

Voilà les vrais arguments. Les arguments d’ordre criminels sont ceux de la justice; en aucun cas, dans les circonstances actuelles tomassi ne peut rester en poste. Perte de confiance de son parti, de la chambre, et perte de sa présomption d’innocence (il a lui-même avoué avoir utilisé la carte de crédit de BCIA!). Cela est suffisant pour le destituer; Khadir a raison.

@ Kevin (# 4):

« Un député doit toujours être hors de soupçon. Toujours. » (sic)

S’il fallait appliquer cette missive, l’Assemblée Nationale serait complètement, totalement et pour longtemps VIDE!!!

Depuis quand, sur votre planète, un simple soupçon devient-il une condamnation?

Bravo pour les règles les plus élémentaires de droit.

@ Denis Drouin (# 7):

Dieu merci, vous n’êtes pas en position de nous imposer vos idées tyranniques…

La justice expéditive et le lynchage public, c’est votre nouveu dada?

L’histoire juridique regorge d’exemples de victimes condamnés injustement ou sauvées in extremis d’une fausse condamnation et que presque tous croyaient coupable.

On a même fait un film qui se nomme « 12 hommes en colère » qui dénonce ce genre de d’attaque sauvage contre la justice et l’impartialité!!!

Vous me faites penser aux 11 jurés du film en question qui, pour des raisons plus ou moins aberrantes allant jusqu’à l’entêtement gratuit et immuable, allaient envoyer à la potence un innocent.

Par chance, Henry Fonda (juré # 8 dans le dit film) défendait la victime…

De plus, heureusement que les lois fédérales canadiennes existent pour servir de garde-fou à des gens de votre espèce et que la présomption d’innocence existe ici, au Canada.

Pour une rare fois, je suis d’accord avec J.-F Lisée.

Monsieur Tomassi serait candidat libéral à une élection complémentaire qui aurait lieu lundi prochain et il la gagnerait avec une très forte majorité: il suffit de voir les résultats qu’il a déjà obtenus dans les trois dernières élections pour affirmer que pour les électeurs de Lafontaine, ce ne sont que de menues inconduites qui ne font pas le poids sur l’avantage que procure un homme comme Monsieur Tomassi pour la famille.

L’Assemblée nationale devrait le forcer à un congé sans solde car il n’est vraiment plus en mesure de bien représenter ses commettants. S’il est innocenté par la cour, on pourra alors lui rembourses son salaire de député.
Par ailleurs l’Assemblée nationale devrait revoir ses règles de procédure afin de pouvoir remplacer un député qui est ainsi démis de ses fonctions pour un laps de temps qui peut être quand même long et où les électeurs sont sans représentation. Peut-être que le deuxième candidat en lice pourrait prendre la relève?

Selon les faits rapportés, le PM était au courant des agissements de son ex-ministre. C’est cela qui me trouble le plus dans cette affaire. Les doutes s’accumulent concernant la crédibilité du PM surtout depuis la commission Bastarache où deux membres en règle du Barreau et de l’élite politique québécoise jurent devant les caméras le contraire d’une réalité dont ils sont les principaux témoins. C’est au PM de le destituer mais c’est peu tard.

Je crois que Tomassi a avoué pour la carte de crédit et Charest l’a destitué alors Charest l’aurait destitué même s’il n’était pas certain voyons donc.Habituellement Charest défend ses ouialles bec et ongle et ce jusqu’à plus possible.Donc le fait est avéré,mais il y a pire pour moi c’est toutes les magouilles dans les garderies oh ça alors c’est quelque chose qu’il faut prouver.Je crois que le P.Q en a donné pas mal de preuves en chambre.Il est faite.

Laissons la justice suivre son cours. Un accusé n’est pas nécessairement coupable. Tomassi l’est peut-être mais ce n’est pas Amir Khadir qui est le juge à ce que je sache. Ce dernier devrait se limiter à son rôle de politicien et relire Des l’Esprit des lois de Montesquieu au sujet de la séparation des pouvoirs.

Daniel Delorme

Bonjour,
Monsieur Amir Khadir, ce supposé homme de gauche, verse depuis quelques années dans le gros populisme de droite afin de ratisser large dans les gros tapons de péquistes qui restent. Ou bien Monsieur Amir Khadir est tout simplement un homme de droite qui s’ignore où qu’il fait semblant d’ignorer. A priori, ce politicien aguerri ne fait jamais dans la dentelle. Nous sommes au Canada ici, Monsieur Amir Khadir où la présomption d’innocence existe ainsi que la flamboyante Charte des Droits et des Libertés du non Moins flamboyant Monsieur Pierre Elliot Trudeau, cet homme de gauche visionnaire.
En conclusion, peut être bien que Monsieur Amir Khadir se sait en terreau fertile pour la droite extrême dans cette société qui se croit distincte, le Québec. Avec votre proposition insensée, Monsieur Amir Khadir, vous faites de vous même un idéologue versant dans le Gros Populisme afin de ramasser à la pelle les votes de nos amis les nationalistes québécois, surtout ceux des péquistes qui vivent la désespérance. Monsieur Amir Khadir, vous tombez dans las démagogie la plus abjecte depuis un certain temps. Et dire que Madame Françoise David en se tenant coite vous laisse la latitude nécessaire, celle ci étant sûrement au parfum qu’ici au Canada, votre liberté, Monsieur Amir Khadir a tout simplement la longueur d’une corde pour vous pendre. Le reflet de vos positions de droite les plus abjectes, soit de nier la présomption d’innocence…… Au plaisir, John Bull.

Bravo monsieur Lisée pour votre texte logique et nuancé qui apporte une lumière nouvelle au débat.

bravo pour la présomption d’innocence et pour la sagesse de l’assemblée nationale qui préfère attendre de connaitre tous les faits avant de se prononcer parce qu’elle devrait alors faire des excuses aussi publique que ses accusations! l’assemblée nationale n’est pas un lieu de condamnation pour n’importe quel faute sans preuve.
OUPS!
l’assemblée nationale, j’oubliais, ne fait pas d’excuses même dans le pire des cas de mauvaise foi, même lorsque les faits montrent la grande erreur de députés trop rapides à condamner. Demander à m. michaud!
est-ce un exemple de un poids deux mesures? pour les fédéralistes libéraux on attend et pour les nationalistes québécois, on peut les lapider sur la place publique sans gêne et sans remords?

Merci de plaider contre un retour à l’inquisition. La vindicte populaire a trop souvent mené au lynchage d’innocents pour se permettre de condamner en lieu et place des tribunaux. Notre État de droits n’est peut-être pas parfait, mais il nous éloigne du bûcher et c’est tant mieux.

@Éric Duhaime

Vous dites: « même si le tribunal du peuple semble l’avoir déjà condamné. »

Kevin vous réponds: « Tomassi a avoué avoir utiliser une carte de crédit fourni par BCIA. Il savait qu’il n’avait pas le droit de l’utiliser, mais il l’a fait. »

Je ne crois pas que M. Tomassi ait besoin du peuple pour le condamner cette fois ci, il le fait très bien lui même!

Monsieur Lisée,

Considérant l’historique d’activités criminelles de la GRC depuis les commissaires Len Higgitt, Maurice Nadon et compagnies durant les années 70 jusqu’à Giuliano Zaccardelli dans l’affaire Maher Arar en 2002, je trouve votre comparatif, pour expliquer les droits de M. Tomassi, malsain et indigne de la part d’un homme de votre notoriété.

J’imagine que l’on peut cocher la faillite de ce billet au fait que personne n’a une moyenne parfaite au bâton. Mais dans le cas où vous voudriez poursuivre une carrière d’orthopédiste je vous suggère d’inscrire Docteur squelette dans l’engin de recherche de votre choix. Ce sera moins douloureux pour tout le monde.

Cela dit je dis Bravo à l’équiope de Jean Charest, qui est le meilleur dans le lancer de leurres.

On fait une grosse affaire avec un mec qui a déjà été démissionné du cabinet et du parti libéral. si charest n’avait pas d’information incriminante pourquoi l’a-t-il renvoyé?

Et s’il l’a renvoyé c’est donc que charest avait de bonnes raisons dele faire. Pourquoi cela a-t-il pris plus d’un an à l’escouade machin pour l’épingler ?

Qu’est-ce qu’il va faire charest avec son indispensable collecteur de fonds, le père de tomassi?

Et qu’est-ce qu’ils vont faire avec tous ces permis de garderie obtenus de la façon qu’on sait au profit de la «famiglia» et des ti copains de la petite Italie, et des chaînes de garderie etc? C’est tellement documenté que c’est notoire.

Ça commence à faire vous trouvez pas de discuter sans fin sur les droits de ce monsieur ? Qu’il soit jugé par un tribunal et s’il est trouvé coupable qu’on recouvre les frais qu’il a coûté au peuple. Après tout les accusations portées contre lui sont criminelles.

@François 1 (#20)

« Depuis quand, sur votre planète, un simple soupçon devient-il une condamnation?

Bravo pour les règles les plus élémentaires de droit. »

Ce n’est pas une question de droit, mais une question d’éthique. Un politicien doit répondre à des règles éthiques.

On retrouve le même principe dans les guides déontologiques des journalistes. Par exemple, un journaliste ne peut accepter un repas d’une conférence qu’il couvre, même si ce n’est qu’un vulgaire croissant avec un café et que cela ne changera pas grand chose. C’est un code éthique.

La même chose s’applique pour les politiciens. Tomassi ne pouvait utiliser la carte de crédit de BCIA.

La présomption d’innocence n’est applicable que si Tomassi avait nié d’avoir utiliser cette fameuse carte de crédit. Or, il l’a avoué et tombe donc en apparence de conflit d’intérêts.

C’est une règle éthique de base que tous les politiciens doivent respecter.

Bonjour, il est évident dans ce cas-ci que Jean-François Lisée a raison et Amir Khader a tort.
Tomassi devrait rester en fonction à l’Assemblée nationale jusqu’à un verdict de culpabilité éventuel ou un aveu de culpabilité de sa part, de préférence devant juge.
Pourquoi? Parce que même lorsqu’on est accusé chez nous, au criminel, on reste innocent jusqu’à preuve du contraire.
Or, Amir Khader trahit ce principe élementaire de notre système judiciaire en prétendant dans sa réponse à Monsieur Lisée que Tony Tomassi « a beaucoup plus urgent et important à faire: prouver son innocence. »
Vu l’ignorance d’Amir Khader, je me demande ce qu’il fait à l’Assemblée Nationale? Il devrait retourner aux études.
Bien à vous, George Tombs

Tout cela est vrai, ça vulgarise bien le système juridique et bla bla bla.
Mais en tant que pauvre citoyen impuissant, ça n’apaise pas ma colère. Le bonhomme à un salaire de député qui lui est versé même s’il ne siège pas depuis son renvoie du caucus du parti Libéral. Il va même en Italie! Y’en a marre!

Le cynisme est à son maximum, il doit y avoir des coupables et des gens criminellement incompétents qui doivent être punis. Après l’appel et la cour suprême, il y aura bien près de 5 ans qu’on aura oublié l’histoire. Comment savourer la vengeance du citoyen si elle est si froide?

L’affaire Tony Tomassi est-elle un cas unique d’un manque d’étique flagrant de la part d’un député ayant en plus une charge ministérielle ? Est-ce que cette affaire crée un précédent dans les anales de l’Assemblée nationale ? Que prévoient les règlements de l’AN dans un tel cas où des accusations criminelles sont portées contre un élu suite à une enquête judiciaire menée pendant 18 mois ayant bénéficié de la gracieuseté graisseuse de la carte de crédit d’une entreprise contractant avec l’État ?

Nous ne sommes pas dans une simple affaire d’allégations de crime commis. Suite à une enquête des accusations formelles ont été déposées à la cour criminelle, accusations portées contre un membre élu à l’AN.

Je trouverais tout à fait appropriée et juste l’existence d’une règle de procédure prévoyant la suspension sans solde d’un élu incriminé par une cour de justice jusqu’à règlement de la cause sur jugement de dernière instance.

Entre temps, la circonscription de ce député se verrait représentée par une personne désignée par le Directeur des élections qui siégerait comme député indépendant jusqu’à règlement de la cause du député incriminé ou déclenchement d’une élection générale.

Étant donné l’absence de cette procédure qui à mes yeux serait équitable pour tous, je souhaite que le député Tomassi démissionne au plus sacrant pour le bien de la population de sa circonscription.

Peu de gens semblent faire la différence entre les deux demandes de M.Khadir: l’une est de réclamer la démission de Tomassi, l’autre est, faute de quoi, un appel à sa destitution par l’Assemblée Nationale. La première est (et comment!) entièrement justifiée. La seconde est complètement « over the top » et créerait effectivement un dangereux précédent!

Même si je suis d’accord en principe avec la position de M. Lisée, la position de m. Khadir n’est pas sans mérite. L’article d’Yves Boisvert dans La Presse fait valoir qu’un policier peut être suspendu le temps d’une investigation policière pour récupérer son salaire et son poste s’il est blanchi. Un homme soupçonné, comme M. Tomassi, de trafics d’influence, servira-t-il son comté ou ses intérêts? Faut pas oublier que M. Tomassi dispose de budgets discrétionnaires qu’il peut saupoudrer où il veut. Il y a une responsabilité associée à son poste.
Évidemment, il faudrait plus qu’un post de blogue pour réfléchir à la question. Mais juste comme ça: un mécanisme de suspension serait-il applicable?
L’assemblée nationale pourrait nommer un commis d’office du même parti pour remplacer le député dans un tel cas (ça prend quand même quelqu’un pour représenter le comté) et lui redonner si l’affaire se conclut devant les tribunaux avant l’élection suivante.
On pourrait ne le faire que dans le cas d’infractions criminelles et si un juge établit que ça pose un conflit avec son travail de député. On ne voudrait pas qu’un paquet d’accusations bidons suspendent les députés trop populaires des autres partis!
Bref, il y a toute une mécanique à envisager. Mais si j’étais M. Khadir ou l’opposition, je proposerais un projet de loi privé qui permettrait de faire face à ce problème dans le futur. Il y a d’autres solutions que le simple congédiement ou de payer pour garder un siège vide. Surtout, nos chers libéraux ont eu 18 mois et n’ont rien fait pour régler le problème.
Parlant de siège, quelqu’un planche-t-il sur la notion d’obliger les députés à se présenter un nombre minimal de fois à l’assemblée nationale?
Je signale qu’avant M.Tomassi, M. Paradis a boudé son poste pendant un bon bout de temps.
Nos libéraux parlent tout le temps du « cyniiiisme de la pôôôpulatioon ». Là-dessus, pourtant, ils n’ont rien fait. Disons que je compte sur les oppositions pour prendre l’initiative…

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/yves-boisvert/201110/11/01-4456288-lorigine-dun-crime.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_yves-boisvert_3256_section_POS1

M.Tomassi est le rouage d’une grande horloge détraquée qui est celle du Parti Libéral dont le financement est pourvu par des prêtes noms qui sont des employés de compagnies d’ingénieries et de construction.
C’est le nœud de la question du problème sur l’état du ministère des transports québécois.

Tomassi est un élément de la collusion pas le moteur c’est le point essentiel. Dans les commandites, il ne faut pas oublier J.Chrétien même si son utilisation de -sous traitants- l’ont laissé tranquille devant l’instance supérieure que l’on sait. J.J.Charest lui est le dirigeant d’un gouvernement soupçonné de complaisance devant les intérêts privés c’est lui la cible de l’opposition politique pas un bouc émissaire qui est un acteur parmi d’autres d’un milieu trouble qui fonctionne dans l’ombre.

Le gouvernement libéral en opportunité avec un service de police qui accumule les coincidences et qui prend 18 mois pour lancer des accusations contre le député Tomassi, l’occasion est celle du sacrifice d’un ancien collègue pour fin de réunion solidaire du groupe libéral et surtout de détournement d’attention médiatique.

Tomassi s’il reste député malgré les accusations et par la présomption d’innocence devrait tout au moins payer ses frais d’avocats et dispenser les citoyens du paiement de ses frais. Pour le reste, Tomassi c’est la pointe de l’iceberg probablement d’un monde glauque qui pratique l’inceste accentué de l’économie et de la politique.

Pourquoi T.Tomassi se défendre financièrement tout seul parce qu’un député n’est pas un simple citoyen, il ne représente pas que sa personne,il est en principe un membre de la souveraineté populaire!

Bravo monsieur Lisé pour vôtre mise au point.
Les Québécois sont les plus ignorants concernant la Justice.
Ce n’est pas pour rien qu’il y a une cour de première instance, puis une cour d’appel, et après la cour Suprême pour être sur que vous êtes coupable ou non coupable. Les gens qui sont pour la destitution de Tony Tomassi seraient les premiers à défendre un de leur proche qui serait condamner avant le procès , la présomption d’innocence c’est pour tout le monde et laisser la justice suivre son cour. r.lamothe

Pour préciser davantage ma pensée (#32): Je comprends très bien (et approuve) que M. Lisée s’oppose à la procédure de destitution de l’ancien ministre Tomassi. Par contre je trouve qu’il n’y a rien d’exagéré à réclamer sa démission, compte tenu des accusations, des doutes et des aveux même de Tomassi. On a réclamé des démissions pour beaucoup moins que ça ! Je suis rarement en désaccord avec les points de vue de JFL, mais cette fois-ci je trouve qu’il y a, à tout le moins, un manque de nuances…

M. Tomassi a reconnu les faits, c’est-à-dire la possession et l’utilisation d’une carte de crédit de BCIA.

La présomption d’innocence ne s’applique plus vraiment dans ce cas, il l’a reconnu!

Le reste n’est que technicalité…

Mais il a dÉjas avouer s,être servi de la carte de l’emtreprise, alors il a une charge contre lui non!

c’est pas un citoyen, c’est un sujet a la reine,
donc un bouffon, comme tout sujet sa dort au gaz médiatique. et sa ne fait point de discernement.
rappelez vous le plus grand danger qui nous guette c’est la passivité.

Les arguments de certains intervenants sont très étonnants : ils sont sûrs que M. Tomassi est coupable des faits qui lui sont reprochés mais en même temps prône l’application de la présomption de d’innocence dans ce cas. Ce n’est pas un peu contradictoire ? Peut-on au moins s’entendre sur le fait que le monsieur a reconnu sa culpabilité dans l’utilisation de la carte de crédit de BCIA. La reconnaissance officielle de cette culpabilité devant un tribunal n’est qu’une question de temps et de procédures. Merci pour les « professeurs de droit » de nous rappeler les règles. Mais le débat ici en est un d’éthique. M. Tomassi est plongé dans la merde jusqu’au coup, viré du caucus libéral, et il n’a pas assez de dignité pour s’éclipser tout seul. Pourquoi refuser à Amir Khadir d’exercer une certaine pression pour l’obliger à se décider. Malgré l’absence de précédent, si le nouveau code d’éthique de l’AN était en vigueur (le sera en janvier 2012), M. Tomassi aurait pu être destitué par le biais des articles 15 et 16 http://www.ced-qc.ca/code.shtml
L’AN est devenue la cour du roi Pétaud depuis belle lurette où les députés pataugent dans la boue sans vergogne parce que les règles d’éthique étaient déficientes. L’affaire Tomassi est une occasion à saisir pour changer les choses dans un contexte où la confiance de la population aux politiciens est en train de s’effriter dangereusement. A la place d’un précédent dangereux, j’en vois un de salutaire.

@ Benton

« La présomption d’innocence ne s’applique plus vraiment dans ce cas, il l’a reconnu!

Le reste n’est que technicalité… »

Vous faites fausses route. La présomption d’innocence ne s’applique plus dans mon esprit et dans le vôtre à savoir s’il est coupable ou non, d’accord. Ça demeure jugement limité à nos personnes.

Mais il hors de question que ceci soit suffisant pour un processus d’expulsion de l’Assemblée nationale. La justice décidera s’il est coupable ou non; pas vous ni moi.

Vous imaginez l’arme politique inouïe que vous viendriez de créer pour se débarrasser des députés ou des ministres gênant s’il ne faillait qu’une accusation et un jugement populaire pour destituer un représentant élu !

Un enseignant sur qui pèsent des accusations criminelles est suspendu de ses fonctions le temps des procédures judiciaires. Si la non-culpabilité est prononcée l’employeur lui rendra son emploi. Mais le principal intéressé ne pourra pas nécessairement le reprendre…Dommages collatéraux sur la réputation, sur la confiance en soi et bien d’autres raisons du genre…Il en sera ainsi pour un député…

Est-ce que le ministre de la justice pourrait demander à la cour de traiter ce cas de façon prioritaire?

Ou, est-ce que cela irait à l’encontre des droits fondamentaux de M. Tomassi?

Comme c’est nous qui paierons pour ses avocats, il ira sans doute jusqu’à la cour suprême. Les avocats vont se payer toute une traite!

Les gens sont maintenant aussi cyniques envers le système de justice qu’envers le système politique. Si on ne réforme pas ces systèmes bientôt, le taux de participation aux élections continuera à descendre. 25%-30% est même envisageable.

S’il est présumé innocent, pourquoi J.J.Charest l’a t-il exclu du conseil des ministres et exclu du cocus libéral? Le P.M. sait-il d’autres choses;
comme Tomassi,collecteur de fond pour P.L.Q?

Pourquoi P.M.Charest avait-il besoin de T.Tomassi a son conseil des ministres?Pour récompenser qui?
Un incompétant fils d’un collecteur de fond pour leP.L.Q ,ami de Corelli (BCIA) .

En supplément d’info pour une meilleure compréhension de l’affaire Tomassi voici des réponses aux questions que je posais dans mon commentaire #37: article de Paul Journet de La Presse 2011-10-12, 17h51:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201110/12/01-4456532-pas-de-precedent-recent-pour-la-destitution-de-tony-tomassi.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_

Tomassi doit démissionner. DÉGAGE TOMASSI !

J’appuie Amir Khadir dans sa demande en destitution de ce député qui n’a aucune éthique personnelle; je ne peux que souscrire à toute mesure faisant en sorte que quotidiennement il soit sur la sellette tant qu’il demeurera grassement payé pour un siège à l’AN qu’il a déserté depuis son éjection du caucus de la grande famille Libérule.

En supplément d’info pour une meilleure compréhension de l’affaire Tomassi voici des réponses aux questions que je posais dans mon commentaire #37 dans l’article de Paul Journet de La Presse 2011-10-12, 17h51:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201110/12/01-4456532-pas-de-precedent-recent-pour-la-destitution-de-tony-tomassi.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_

Tomassi doit démissionner. DÉGAGE TOMASSI !

J’appuie Amir Khadir dans sa demande en destitution de ce député qui n’a aucune éthique personnelle; je ne peux que souscrire à toute mesure faisant en sorte que quotidiennement il soit sur la sellette tant qu’il demeurera grassement payé pour un siège à l’AN qu’il a déserté depuis son éjection du caucus de la grande famille Libérule.

Tomassi n’est plus assez bon pour le PLQ mais il serait encore assez bon pour le parlement?
Soyons sérieux. Même s’il a le droit de rester pour faire son travail de député (ce qui ces temps-ci, pour lui, signifie ne rien faire et rarement être présent en chambre), ça ne veut pas dire que c’est le bon choix.
S’il lui reste un peu d’honneur, il aurait du démissionner il y a bien longtemps. Ou encore faire son travail de député comme il le faut. Les citoyens de son comté ont le droit d’être représentés.

C’est sûr si on parlait de conspiration religieuse extrémiste, ce ne serait pas la même chose, les gens sont pas fous ? On parle de voler le trésor public et pour cela ça aide d’être au pouvoir ! Par respect pour les gens du compté, il faudrait nommer quelqu’un sur qui des accusations n’ont pas été prononcés et j’espère quelqu’un qui n’est pas soupçonné de quoi que ce soit !Élu un jour pas pour tous les jours du mandat si les accusations vont dans le sens de l’enquête publique. Et si l’enquête démontrait qu’il y avait corruption, alors on paira pour le dédommagement ! s’il y a une perte légitime de ne pouvoir exécuter des fonctions publiques au service du public. Ce sont les citoyens qui devraient être dédommagés Non ?

Parait qu,il est en Italie. S’il revient via les États-Unis, est-ce que la GRC pourrait demander au FBI de l’arrêter et de l’envoyer en Syrie pour un petit interrogatoire?

À »Jean Bulle » alias Great Canadian john Bull qui n’aime pas , ou faites semblant de ne pas aimer cher Amir, vous êtes de la même mouvance qu’Amir , ce grand canayen qui s’ignore , vous , qui vous dites ouvert sur le »monde » . Il n’y a aucune trace de »nationalisme » dans tous les propos d’Amir ce sympatique personnage , très articulé, très Canadien et meilleur allié de j.j. Charest, le meilleur ami de Fofoglia , ce cher commentateur »in » de la Presse cette organe de presse très »neutre ». Donc , en résumé , espérons que j. James . Charest étire la sauce jusqu’à la prochaine élection , votre cher comparse Amir pourra essayer de diviser le vote des francophones pour qu’il soit L,employé de la semaine des fédérats , pour que nos chers libéraux , ces envoyés du ciel ,le parti de la loi naturelle ,le »parti révolutionnaire institutionel libéral »(comme le nom du parti révolutionnaire institutionnel , qui a survécu pendant plus de 75 ans au pouvoir, au Mexique, ceci est de
la même définition du parti libéral du Québec).Malheureusement , pour les institutions québécoises, on doit attendre , la fin des poursuites en justice pour emprisonner un Gros canayen qui a accepté son sort , comme dirait Oscar Thiffault, à une autre époque

Au-delà des accusations qui pèsent sur lui, il ne faut pas oublier le favoritisme de M. Tomassi pour les places en garderie, ce qui a fait l’objet de son retrait du parti libéral.
Je suis bien d’accord sur le fait que nous n’avons pas besoin de politiciens aussi incompétents et si peu honnêtes.
Mais si M. Tomassi démissionne, il ne recevra plus de salaire comme député et ses frais d’avocat ne lui seront probablement pas payés. Pensez-vous vraiment qu’il va se priver de tout ça ???

@Pragmatisme

Si je reconnais que j’ai utilisé frauduleusement une carte de crédit lorsque ma fonction l’interdit, il va de soi que je devrais démissionner. La présomption d’innocence n’a rien a y voir ici, seulement dans le cadre de la justice.

Un merci à Rachad L pour son lien vers le nouveau code d’éthique. Dès qu’il sera en vigueur, M. Tomassi pourra être forcé de démissionner sur les bases de l’article 35:
« Le député fait preuve d’assiduité dans l’exercice de ses fonctions. Il ne
peut, sans motif valable, faire défaut de siéger à l’Assemblée nationale durant
une période déraisonnable. »
En ce moment, on me dit qu’il est payé pendant qu’il visite l’Italie…

@rod:
« et de l’envoyer en Syrie pour un petit interrogatoire? »

Es-tu fou??? Il sera compensé et recevra des millions!
😉

touts ces es profiteurs
ils se cachent derrière les lois et profitent de celle ci au maximum la preuve en est la corruption règne en maitre au Québec et que le pm lui même se dit impuissant et qu il faut le prouver il n en demeure pas mois qu on se fait voler en plein jour par toute sortes de racaille dans le cas de tomassi il avait en main une carte de crédit obtenue d une personne en remerciment de services rendue (Dupuis Delorme )il l a utilisé et ca pris deux as d enquête pour ca et a cause de ca le pm l a démis de ses fonctions ca prend quoi de plus ? des photos des enregistrements! et quoi encore

Mr Lisée.
Vous avez là de bons raisonnements sur la présomption d’innocence. Voilà ce que vous ne comprenez pas: Si vous travaillez pour une compagnie privée, disons Apple pour l’instant. La cie a besoin de vous pour travailler avec tes pairs la sortie du prochain ‘iPhone5’. Mais vous êtes soupçonné et accusé d’un crime, présumément innocent, on en convient. Dès lors, vous vous attelez à préparer votre défense, et du coup, vous abandonnez vos tâches envers le ‘iPhone5’. Pensez-vous que vous avez toujours droit à votre salaire chez Apple? Réponse: si l’argent du privé est spécial, celui du public l’est tout autant.
JM.

Mr Lisée.
Vous avez là de bons raisonnements sur la présomption d’innocence, la mise en situation sur Khadir ne m’pparait pas trop démagogique 🙂 Voilà ce que vous ne comprenez pas: Si vous travaillez pour une compagnie privée, disons Apple pour l’instant. La cie a besoin de vous pour travailler avec tes pairs la sortie du prochain ‘iPhone5’. Mais vous êtes soupçonné et accusé d’un crime, présumément innocent, on en convient. Dès lors, vous vous attelez à préparer votre défense, et du coup, vous abandonnez vos tâches envers le ‘iPhone5’. Pensez-vous que vous avez toujours droit à votre salaire chez Apple? Réponse: si l’argent du privé est spécial, celui du public l’est tout autant.
JM.

La présomption d’innocence justifie-t-elle l’absence du député à l’Assemblée nationale depuis sa démission comme ministre et lui permet-elle de toucher un salaire pour un travail qu’il ne fait pas, soit sa présence à l’Assemblée nationale?

Lisée, tu as le principe de « présomption d’innocence » assez sélectif, et ce n’est pas ta premiere attaque a l’endroit de Amir Khadir, ce qui me laisse penser que tu le redoute politiquement, en d’autres mots dans le contexte actuel de sinisme et de pauvreté grandissante, les québécois pourraient, aux prochaine élections, effectuer un autre virage a 180 degré (comme aux élections fédéral du printemps)et je suis pas sur que c’est le P.Q. qui sera le gagnant de ce virage a 180 degré.Quant a toi sur le présent sujet et bien Charest a pas besoin d’autres d’alliés, tu fait tres bien la job.

Jean-François, si ta fille ou ton fils sont violées par son professeur, et celui n’est pas emprisonné a l’instant et lui est-il encore professeur – parce que la Loi `ne l’empêche pas -, le laisserais-tu que tes fils soient encore des élèves de ce dépravé que feint-il de professeur ?

@ Leopoldo (# 67):

Il y a une différence entre une accusation de viol d’enfant et celle d’avoir utilisé frauduleusement une carte de crédit.

Un peu de retenu pardieu!

Monsieur Lisée, vous ne semblez pas avoir lu ou pris en considération les commentaires sur votre blogue précédent. Tomassi lui-même a admis des fautes. Le gouvernement lui-même a reconnu qu’il ne pouvait plus siéger au Conseil des ministres. Pourquoi n’avez-vous pas accusé Charest de condamner d’avance Tomassi? Pcq la question posée n’est pas la seule culpabilité possible mais pcq Tomassi s’est placé dans des situations de conflits d’intérêts POTENTIELS et PROBABLES.
Votre scénario pour Khadir est farfelu et ressemble par son absurdité à l’entêtement de Charest pour refuser, retarder ou triturer une Commission d’enquête publique…
Il aurait fallu supposer que Khadir se soit comporté comme Tomassi. Dans ce cas, oui, il admettrait qu’il devrait se retirer comme député.
Combien de députés et de ministres dans le monde ont dû démissionné en raison de conflits d’intérêts réels ou apparents bien avant leur procès?
La raison en est la préservation de la crédibilité des gouvernements et des parlements.
Enfin, pour tenter de sauver votre scénario de Khadir, si le Canada était en guerre et que Khadir était pris non pas à discuter avec l’ennemi mais èa livrer des secrets avec l’ennemi et que des _indices troublants sinon probants_ étaient _rendus publics_ à cet effet, au point que tout le public pourrait penser y voir une apparence compromettante de trahison, oui, Khadir, comme tout autre député, devrait démissionner sans tarder, avant même un procès en règle qui pourrait l’innocenter.

@ Michel camus (# 70):

La situation de Tomassi est, selon moi, comparable à celle d’un policier accusé de quelque méfait.

Il est, du moins en principe, relégué aux oubliettes AVEC SALAIRE jusqu’à ce qu’un tribunal se soit prononcé sur la justesse des accusations.

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