Topp ne chôme pas

Candidat déclaré à la direction du NPD depuis le 12 septembre, Brian Topp ne chôme pas. En plus de voir sa liste d’appuis s’allonger avec, entre autres, le soutien de son ancien patron, l’ex-premier ministre de la Saskatchewan Roy Romanow, il profite encore de sa tribune au Globe and Mail pour prendre position sur les enjeux de l’heure. Après s’être prononcé contre la construction du pipeline Keystone XL, qui doit acheminer le bitume des sables bitumineux vers les États-Unis, il a dénoncé, le jour suivant, la position canadienne dans le dossier de la reconnaissance d’un État palestinien aux Nations-Unies.

Brian Topp est officiellement candidat depuis lundi, 19 septembre. Il a démissionné de son poste de président du parti le même jour, confirme-t-on au parti.

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C’est un bon départ.

Maintenant, s’il pourrait se prononcer en faveur d’un scrutin à la proportionnelle, dès son premier mandat, il gagnerait encore des points pour moi.

Ensuite, il pourrait se prononcer contre l’escalade des dépenses militaires: F-35, Marine ROYALE, etc…

Ensuite, il pourrait fermer le robinet des paradis fiscaux.

Là, je prendrais ma carte de membre, et deviendrait bénévole pour ce parti.

Enfin, s’il pourrait nous annoncer qu’il désire faire un bilan objectif de ce que le Canada a retiré du libre échange et de la mondialisation, alors là, je me demanderais si je rêve!

Il y aussi le pétrole où j’aimerais que le pays en reprenne le contrôle, mais là, vraiment, je crois que cela serait trop demander.

Anglo-québécois et membre de la garde rapprochée de feu Jack Layton, M. Topp est peut être, à mon sens, celui qui incarne le mieux la suite logique de l’oeuvre de Jack Layton.

Toutefois, Roméo Saganash, député provenant de la province de Québec, est un candidat des plus intéressant pour amener du sang neuf et un souffle nouveau au NPD.

La constitution canadienne accorde une protection à trois peuples en son sein: les autochtones, les francophones et les anglophones.

Il serait temps qu’une figure de proue provenant des peuples aborigènes de ce pays puisse accéder à la chefferie d’un parti national et apporte une nouvelle façon de faire.

Je vous l’avoue bien candidement, entre les deux, mon coeur balance…

Ce que nous remarquons, c’est que monsieur Topp a été élu à la présidence du NPD en 2011 et que depuis, son ascension a été fulgurante. Comme c’est un spécialiste de la communication, nous savons depuis peu que le co-auteur de la dernière lettre de Jack Layton n’était autre que Brian Topp lui-même. Ce qui explique certains aspects de cette lettre qui me semblait… (comment dire ?)… un peu partisane !

Est-il possible que dans sa position de contrôle monsieur Topp ait su ce que les autres ne savaient pas ? Je me contenterais de poser la question, puisque je n’ai pas la réponse.

Comme le seul adversaire désormais connu de monsieur Topp n’est autre que Roméo Saganash et que d’autres prétendants ne semblent pas à ce jour s’être déclarés intéressés, ni se presser au portillon. On voit mal, à moins d’un retournement de situation (ce qui est toujours possible en politique) compte tenu des appuis ; comment monsieur Topp ne pourrait pas assister prochainement à sa consécration.

Si on regarde les choses pragmatiquement, Brian Topp a des arguments pour convaincre. Il est né à Longueuil (la ville où j’habite actuellement), ses parents sont québécois, il connaît les deux langues officielles. Il a été éduqué sur la Rive-Sud, il a étudié à Montréal, il connaît bien le milieu syndical, le milieu politique, le monde artistique et l’industrie cinématographique.

Resta à savoir dans quelle circonscription il sera élu (peut-être celle de Jack Layton), ce qui fait rare, le propulsera du jour au lendemain de député aspirant inexpérimenté à chef de l’opposition officielle de sa Majesté.

Certaines personnes connaissent dans la vie un parcours de rêve.

Je lui sais gré d’avoir dénoncé le refus du gouvernement Harper de reconnaître la Palestine aux Nations-Unies. Peu à peu, le Canada est en train de perdre le prestige qu’il exerçait à l’échelle internationale depuis le règne de Lester B. Pearson.

Je crois qu’il nous (les québécois) faut s’investir dans ce parti au plus tôt, pas seulement pour qu’un québécois en prenne la charge, mais aussi pour insuffler notre façon de voir à ce parti. Il faut que les québécois joignent les rangs du NPD pour y laisser notre trace. Car autrement, nous serons encore là à chialer que le NPD ne représente pas les valeurs du Québec, que ce n’est qu’un autre parti des anglos…
On l’a vu le 2 mai, on veut que ça change, nous le voulons ce changement, et ce changement ne se fera pas tout seul. C’est à nous de le faire.
Ces premiers candidats sont des nôtres. À nous maintenant de les pousser dans la bonne direction.

On se demandait si la ferveur NPD au Québec allait s’étioler avec la disparition de Jack.

Hier, à TLMEP, Olivia Chow a livré une performance impressionnante. Cela va certainement assurer une certaine fidélisation de la part de ceux qui ont votés NPD, le 2 mai dernier.

Bravo à ceux ou celles qui ont préparé Mme. Chow pour cette entrevue. Cela démontre qu’en coulisses, le NPD dispose de gens compétent.

Il semble que le Bloc ne l’aura pas trop facile pour récupérer sa place.

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