Tout ça pour ça?

Photo: site web Union Montréal

Tout ça pour ça?

Malgré la démission in extremis de leur maire et les révélations spectaculaires à la commission Charbonneau qui entachent autant l’administration Tremblay que son parti Union Montréal, les Montréalais se retrouvent en bout de piste avec le dauphin de Gérald Tremblay comme leur maire par intérim.

Michael Applebaum?

Tout ça pour ça?

Tout ça pour se retrouver avec le «numéro deux» d’un maire déchu?

Tout ça pour se retrouver avec le même homme qui, avant la démission du maire Tremblay, approuvait le même budget municipal qu’il condamnerait pourtant dès après sa démission?

Tout ça pour se retrouver avec la même personne qui, après la démission du maire, le défendait encore et toujours bec et ongles?

Tout ça pour se retrouver avec un autre haut-placé d’Union Montréal qui n’aurait rien vu, rien entendu?

Tout ça pour se retrouver avec celui qui, seulement une fois qu’Union Montréal ne l’ait pas choisi comme son candidat à la marie par intérim, sortait pour brandir un «rapport» de 2004 sur le gonflement des prix à Montréal.

Un rapport, disait Michael Applebaum que son ancien patron Gérald Tremblay n’aurait supposément jamais vu.

Tout ça pour se retrouver avec celui qui, seulement une fois qu’Union Montréal ne l’ait pas choisi comme son candidat à la marie par intérim, se présentait tout à coup comme étant le candidat «indépendant» et un ‘homme de «coalition»?

Ça prend tout de même l’application d’une restriction mentale considérable pour entendre Michael Applebaum clamer aujourd’hui,  dans son discours de candidature, quelque chose comme «vous avez la chance de passer à l’histoire comme le conseil municipal qui a tourné le dos à la politique partisane», alors que si Union Montréal l’avait choisi la semaine dernière comme son candidat à la mairie par intérim, M. Applebaum aurait continué à se sentir fort à l’aise en «politique partisane»…

Tout ça pour se retrouver avec celui qui, flairant l’implosion d’Union Montréal – que je prévoyais par ailleurs sur mon blogue dès lundi dernier -, s’arrangeait pour être perçu, à la vitesse de l’éclair, comme  l’«homme de la situation»?

Tout ça pour se retrouver avec l’homme de confiance de Gérald Tremblay et son président chouchou du comité exécutif de la Ville de Montréal?

Tout ça pour se retrouver avec un des principaux piliers d’Union Montréal? Attendez… Richard Deschamps? Mmmm… Non, pas bon. Michael Applebaum? Mmmmm. Ok. Pourquoi pas? C’est un peu court, non?

Tout ça pour être replongés dans les tractations de coulisses, les négociations discrètes derrière les portes closes dans chacun des clans adverses – soit un clan dirigé par un élu d’Union Montréal vs. l’autre clan, dirigé celui-là par un fraîchement «ex» d’Union Montréal…

Un maire choisi par cooptation

Eh oui.

Tout ça pour se retrouver avec un maire choisi par cooptation, et non par la voie d’une élection démocratique par les citoyens.

Bref, bienvenue au prochain épisode de «Montréal aux pays des merveilles»…

C’est d’ailleurs ce que prévoit la Loi provinciale sur les élections et les référendums dans les municipalités sous une section qui s’intitule justement «Élection partielle et cooptation».

Soit ceci:

335. La vacance qui est constatée plus de 12 mois avant le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection générale doit être comblée par une élection partielle.
Lorsqu’elle est constatée dans les 12 mois qui précèdent ce jour, le conseil peut, dans les 15 jours de l’avis de la vacance, décréter qu’elle doit être comblée par une élection partielle.
336. Lorsque la vacance du poste de maire est constatée dans les 12 mois qui précèdent le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection générale et que le conseil n’a pas décrété qu’elle doit être comblée par une élection partielle, les conseillers doivent, dans les 30 jours de l’avis de la vacance, élire l’un d’entre eux à ce poste.
Cette élection se fait au scrutin secret lors d’une séance du conseil. (…)

***

En d’autres termes, comme les prochaines élections municipales au Québec auront lieu le 3 novembre 2013, Gérald Tremblay savait fort bien que s’il avait démissionner avant le 3 novembre 2012, par loi, le poste de maire devait être comblé par une élection partielle. Donc, par le vote des Montréalais. Ce qui, de toute évidence, aurait complètement fait perdre à Union Montréal le contrôle du processus, de même que surtout,  le pouvoir.

C’est la seule raison pour laquelle Gérald Tremblay a choisi de démissionner après le 3 novembre. Même chose, d’ailleurs, pour Gilles Vaillancourt à Laval.

En démissionnant après le 3 novembre, même si la loi permet aux conseils de ville qui ont perdu leur maire de décréter tout de même une élection partielle, elle leur donne néanmoins le pouvoir de ne PAS le faire.

C’est précisément la raison pour laquelle les Montréalais se retrouvent aujourd’hui avec un maire coopté par les conseillers, et non élu par eux-mêmes.

Ce qui soulève le problème de cette fameuse loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.

Ce délai de douze mois pendant lequel, en cas de vacance à la mairie, les conseillers d’une ville ont le pouvoir de choisir de coopter un maire par intérim plutôt que de tenir une élection partielle pour le poste de maire, est trop long. Il devrait être modifié.

On pourrait certes comprendre une limite de six mois, mais un an? Un an, c’est un quart du mandat d’un maire.

C’est vraiment beaucoup trop long pour imposer aux citoyens d’une ville un maire coopté et non pas élu par la population.

Un délai aussi long qu’un an pour être gouverné par un maire coopté et non élu par les citoyens – et c’est le cas ici -, équivaut dans les faits à un détournement de démocratie. Et ce, même s’il est prévu par une loi.

C’est pourquoi cet article de la loi devrait être amendé.

***

Pour les deux partis d’opposition – Vision Montréal de Louise Harel et Projet Montréal de Richard Bergeron -, cette politique du pire leur achètera certes du temps. Mais pour faire quoi, au juste? Le temps le dira.

Pour l’ambitieux dont les yeux sont rivés sur l’hôtel de Ville – un certain Denis Coderre du Parti libéral du Canada -, la sortie de Gérald Tremblay un an avant l’élection pourrait lui mettre quelques bâtons dans les roues.

Cette prochaine année, passée dans les faits sous la gouverne des restes d’Union Montréal, mais chaperonnés en quelque sorte par l’opposition, pourrait peut-être, si les Montréalais sont chanceux, voir émerger des candidatures à la mairie qui ne seraient pas issues de la vieille culture politique du «tout m’est dû» des partis fédéraux et provinciaux traditionnels.

Tout particulièrement du PLQ et du PLC qui, on dirait bien, semblent maintenant considérer l’hôtel de Ville de Montréal comme leur ultime chasse-gardée…

Bref, pour les Montréalais, c’est partie remise pour 2013.

 

 

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Dans le futur, il sera plus facile à un anglophone fédéraliste, de se faire élire comme maire de Montréal, qu’à un ou une séparatiste ou qui a l’air séparatiste, francophone.

En attendant, M. Applebaum a été très habile, comme candidat à la mairie intérimaire, en promettant des postes à l’exécutif aux chefs de tous les partis politiques montréalais.

Le futur probable maire de novembre 2013 : Denis Coderre, M. Le Maire de Montréal.

Bravo, Madame Legault, pour ce billet, qui met le point sur les « i » et en dit long sur la considération qu’ont ces élus pour la démocratie municipale. Et veuillez noter qu’Applebaum, sitôt élu, a fait état de sa victoire comme s’il s’agissait d’un grand moment pour la démocratie.

Pauvre Montréal!

Et dire que les médias sont en train de mousser la candidature de Coderre, un vieux politicien dont le passé, notamment comme organisateur politique, suscite des interrogations tout à fait pertinentes!

Souhaitons que nos valeureux journalistes d’enquête, sur qui repose fondamentalement notre démocratie, malheureusement bien plus que sur les politiciens, arriveront à déterrer les squelettes enfouis je ne sais où, bien cachés puisque même Gomery n’a pas réussi à les trouver!

Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es.
Lors du souper spaghetti de vendredi dernier, tout le gratin libéral, fédéraste et provincialeux, était bien présent.
M. Coderre, volubile tout en ne disant rien de substantiel, est une grosse marionnette qui sera, fidèlement, la voix de son maître. Depuis quinze ans qu’il est sur la scène fédérale. Qu’a-t-il vraiment proposé de valable durant tout ce temps? Une seule chose de son cru? Rien.
Ce n’est qu’un politicien professionnel. Un clown , un amuseur public….mais avec toute une machine pour faire sa promotion et qui dirigera chacun de ses gestes s’il est élu.
Montréal mérite mieux que cela.

Tout ça pour ça mais en fait qui d’autre aurait pu être choisi? Ce n’est qu’une intérime et il n’y a plus de majorité du parti de l’ex-maire Tremblay. On savait déjà que la partie était remise à novembre 2013 alors c’est sans surprise que ce choix doit nous apparaître. De plus, compte tenu du fait qu’étant conscient qu’il ne pourra pas se présenter comme maire aux prochaines élections municipales, Michael Applebaum ne pourra pas se faire de quelconque capital politique ne serait-ce que comme conseiller ou maire d’arrondissement. À ce que je sache, il n’a pas été accusé de quoi que ce soit et que l’on aime ou pas là n’est pas vraiment la question car c’est sans doute le moins pire des deux candidats et si l’opposition voulait mieux elle n’avait qu’à proposer un ou des candidats.

J’ai publié un petit article le 2 novembre indiquant que dès le lendemain Tremblay pourrait démissionrer et que le pillage pourrait continuer sous un nouveau nom. C’est fait.

Ne pas attendre même une semaine, prouve le profond mépris de ces gens pour les citoyens, qu’ils considèrent a juste titre comme de pauvres cloches.

Que Harel et Bergeron – qui était mon dernier espoir – ne s’abstiennent pas et prêtent leur concours a ce tripatouillage prouve qu’ils ont leur place dans le même carillon… à moins qu’ils ne soient invités au banquet, bien sûr…

Que le PQ de Marois ne mette pas la ville de Montreal en tutelle prouve qu’elle est aussi une pauvre cloche. juste d’un octave plus aigu, ce dont je ne doutais d’ailleurs depuis longtemps.

En fait, on a l’alliance parfaite de tous ceux qui ont un peu de pouvoir pour se payer la gueule de ceux qui n’en ont pas et ils n’ont même pas l’élégance de faire semblant. La preuve par neuf que la démocratie est une fumisterie.

Pierre JC Allard

Donc ce que je lis, c’est qu’il y a de forte chance que les enveloppes continuent d’être distribuées, sauf qu’elle auront une autre couleur. Une élection partielle aurait-elle été plus ou moins dispendieuse que les dépassements de coûts à la Ville? Nous ne le saurons jamais. C’est cela qu’on appelle: le coût(ou le coup) de la politique.

Applebaum a été ÉLU MAJORITAIREMENT par TOUS les représentants de TOUS partis de Montréal.

Pour un (1) an, moi, ça me suffit.

Par contre, si on n’était pas « pognés » avec cette loi stupide des élections à date fixe aux 4 ans dans les municipalités (avis à Drainville!), on aurait pu facilement se passer de PERDRE une année et passer immédiatement aux VRAIES élections.

Je suis totalement en accord avec l’article, c’est pas mal ça que je me disais aussi hier quand j’ai entendu le résultat du vote. Mais à la radio ils disaient que 3 conseillés avaient manqué à leur devoir en annulant leur vote. Moi je crois qu’ils ont FAIT leur devoir car ils ont VOTER et ils ont fait savoir que les 2 choix offert (un actif et un démissionnaire) du parti UNION corrompu n’était pas des candidatures acceptables. Les parties de l’opposition ont vendu leur intégrité au nouveau maire en l’échange d’un peu de visibilité.

Merci madame Legault pour vos commentaires clairs et sans parti pris.
Vous êtes la seule à donner l’heure juste de ce qui ce passe à Montréal. Et c’est pas beau à voir.
Applebaum n’est pas accusé de rien mais G.Tremblay non plus n’était pas accusé de rien mais lui est parti.
Peut-être que Aplebaum ne se présentera pas comme maire au mois de novembre 2013 mais il sera à un poste pour les 12 prochains mois où il pourra contrôler l’agenda politique de Union Montréal, parti municipal qui n’a rien vu passer durant des années.
Les montréalais sont bel et bien coincés avec un maire anglophone, pas trop porté pour la promotion de la langue française dans une ville qui s’anglicise chaque jour en plus d’être un fédéraliste pur et dur.
Avec le contrôle du West-Island et de Westmount dans les affaires municipales de la ville centre les montréalais devront maintenant se contenter d’un maire ou d’une mairesse fédéraliste et totalement dédié aux intérêts des communautés anglophone et allophone.
En d’autres mots: Une patente à gosse fédéraliste.
Merci madame Legault d’avoir tenu des propos francs et honnêtes et non biaisés.

Au niveau des municipalités on devrait bannir l’existence des partis politiques. Le système municipal n’a pas été originellement mis en place avec l’idée de la présence de partis politiques.

Chaque district électoral devrait choisir une personne pour représenter les citoyens, pas un parti politique. Quant au maire, idéalement il devrait être celui qui a le plus d’aptitudes et de qualités pour travailler avec les conseillers municipaux.

Le fait de baser l’activité municipale sur l’idée du parti politique est un détournement des valeurs citoyennes car une fois élu sous la bannière d’un parti politique municipal, le conseiller ou la conseillère élu ne devient qu’un impuissant et triste béni-oui-oui face à un maire monarchique.

«Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.»
[ Winston Churchill ]

Si on croit que le système des partis politiques est nécessaire au niveau municipal, alors qu’on fasse comme en France où les élus municipaux sont directement alignés et inféodés aux partis politiques nationaux.

Madame Legault a avancé une hypothèse très importante ce matin à la radio de la SRC: si Union Montréal avait choisi Applebaum au lieu de Deschamps, eh bien! Applebaum serait resté au sein d’Union Montréal avec laquelle il se serait senti très à l’aise…

Ce qui dénote chez lui un appétit du pouvoir plus grand qu’une réelle volonté de changement…

On peut s’inquiéter du sens éthique de l’homme.

Quand allez-vous nous parler du livre de l’heure, du jour, de la semaine, du mois et de l’année:

“The merger delusion: how swallowing the suburbs made an even bigger mess of Montreal” (McGill-Queens University Press; 671 pages), par Peter F. Trent. $25.04 sur amazon.com

C’est semblable à du vaudeville où la comédienne Manta donnait la réplique à Gilles Latulippe. C’est d’un rédicule consommé. M.Appelbum qui joue aussi à l’innocent, à l’incrédule qui ne savait rien. C’est à croire que cette ville a été dirigé par quelques individus qui n’avaient de compte à rendre qu’à leurs contributeurs.

Comment peut-il en être autrement si on considère qu’à la dernière élection le parti de M.Tremblay a réussi à mystifier tout le monde et se faufiler grace à la division du vote. Et regarder bien ce qui se produira dans 1 an, un scénario prévisible si le parti de Mme Harel et celui de M.Bergeron n’unissent pas leurs efforts.

Je regarde avec intérêt ce prochain conseil exécutif tripartite où évidemment les coups voleront bas. Je pense que nous aurons une dynamique pré-électoral qui servira un peu plus la démocratie.

M. jack2, en plus, appuyé par une séparatiste, Mme Louise Harel.

Faut pas trop s’en faire puisque les séparatistes d’hier peuvent devenir facilement les fédéralistes de demain et vice versa.

Et voilà que Montréal, la deuxième plus grande ville francophone au monde après Paris, sera dirigée pendant au moins un an par un anglophone seulement capable de pitoyablement parler un français correct.

Que penserions-nous si un gars comme Berlusconi devenait maire de Paris ? Risible pourrions-nous dire ? moi je dirais pitoyable.

Mais au-dessus de cet aspect linguistique, il reste qu’effectivement si Applebaum avait été choisi par son parti, sans doute il y serait encore.

J’affirme que celui qui tient la poche est aussi coupable que celui qui la remplit et que tous ceux et celles qui font bien attention de regarder ailleurs pour s’assurer de ne rien voir.

Tous ces partis politiques qui regardaient ailleurs pendant que les citoyens se faisaient arnaquer doivent être puni de la pire façon : la disparition.

«J’aurai toujours les yeux plein d’eau mais je les aurai toujours ouverts.»
[Paul Piché]

Je ne suis pas d’accord avec la thèse de Peter Trent. L’erreur a été de permettre les « défusions » sauvages. Elles ont été permises pour des fins strictement électoralistes et les résultats étaient hautement prévisibles.

Lier la corruption au processus de fusion est complètement stupide. La corruption est l’affaire du sens moral des personnes qui corrompent et des personnes qui se laissent corrompre. Mascouche, une petite municipalité est sans doute aussi corrompue que Laval et Montréal. Québec sera sans doute obligé de promulguer une loi spécifique pour se débarrasser de son maire.

Trent veut que son livre se vende. Il utilise donc le langage approprié pour en mousser la vente.

«L’esclave n’a qu’un maître ; l’ambitieux en a autant qu’il y a de gens utiles à sa fortune.»
[Jean de La Bruyère]

@gilles bousquet

Je soulignais que le français d’Applebaum était indigne pour être maire. Tout à fait scandaleux surtout que les mêmes gens nous disaient que l’anglais de Louise Harel était trop faible pour être mairesse de Montréal

Bienvenue au Québec profond.3 choix Un qui crois au soucoupes volantes,une ancienne ministre qui n’a rien vu, ni au provincial ni au municipal jusqu’a tout recemment et enfin le reste du club de bandits de grands chemins qui est toujours en poste.Bientot Coderre…..ouch!!!!!

Sarkozy sur Netanyahou : « Je ne peux plus le voir, c’est un menteur »
La conversation a porté sur Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien. Sûrs de ne pas être entendus, Barack Obama et Nicolas Sarkozy se sont lâchés, lors d’une conversation privée à Cannes qui ne l’est pas restée à cause d’un « accident ». « Je ne peux plus le voir, c’est un menteur », a lancé Sarkozy. « Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours !

Noter que l’un n’empêche pas l’autre.

Ce qui « gosse » princièrement nos séparatistes québécois avec Applebaum, je crois, c’est le fait qu’il soit un anglophone Montréalais d’origine, parfaitement bilingue, charmant (j’adore son accent qui donne une couleur internationale à Montréal…) et ambitieux (depuis quand est-il démoniaque d’avoir de l’ambition pour sa ville???) ce qui s’oppose totalement, mais alors TOTALEMENT à l’image du « gros-méchant-anglo-qui-ne-parle-pas-le-Français-et-qui-exploite-honteusement-le-pauvre-petit-Québécois-sans-défense », que les péquistes veulent véhiculer histoire de pouvoir ensuite promouvoir les contraintes supplémentaires à LEUR loi 101.

Bref, Applebaum ne « fitte » pas du tout avec leurs grandioses théories vaseuses.

J’imagine déjà leur Lisée en train de se plier aux demandes de Applebaum, nouveau maire de Montréal, et en plus, de défendre les intérêts de ce « Québécois à l’accent étranger » devant l’Assemblée nationale…

Priceless!!!

…«on peut s’inquieter du sens éthique de l’homme». Vous avez bien raison. Mais je suis encore plus inquiet de l’éthique citoyenne au moment des élections.Le devoir de prendre position pour un parti ou un autre. On devrait ajouter une amende sur leur compte de taxe aux citoyens qui ne votent pas !

Il est évident que la défusion n’a rien arrangée.

Je déplore le fait que le gouvernement ne soit pas majoritaire. S’il l’était, il pourrait rétablir en deux coups de cuillère-à-pot la fusion original : une île un ville. Ça ça avait de l’allure.

Il faudra attendre que le PQ soit élu de façon majoritaire. En attendant, le passé sera garant de l’avenir. On ne risque pas de s’ennuyer.

Le dernier maire anglophone de Montréal était Henry Archer Ekers (de 1906 à 1908). John Edmund Guerin (de 1910 à 1912) ne compte pas vraiment comme anglophone parce qu’il a fait ses études en français et a travaillé toute sa vie dans des milieux francophones.

Le dernier maire anglophone de Québec était Robert Chambers (de1878 à 1880). L’avant-dernier était Owen Murphy, un membre par alliance de ma famille (1874-1878).

@ François 1

«Parfaitement bilingue» dites-vous en parlant de Applebaum ? Il est évident que nous n’avons pas la même définition du mot « bilingue ». Applebaum est aussi bilingue qu’un Alex Hilton avec son petit accent de bas-fonds. Il semble bien que pour certains fédéralistes, la simple capacité d’un individu à baragouiner le français suffit à un anglophone d’être reconnu comme étant bilingue.
Si tous les fédéralistes sont animés d’une pensée semblable à celle que vous nous présentez, l’idée souverainiste n’est pas prête de mourir. Il n’y a rien comme l’insulte et le mépris pour motiver.

«Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé.»
[Albert Einstein]

Une nomination très troublante en effet! Pourtant Montréal doit demeurer forte économiquement pour le bénéfice de tout le Québec. Mais comme beaucoup de gens préfèrent la banlieue, tenez Laval par exemple, c’est tellement plus tranquille etc. ZZZzzz… puis voter « quossa » donne au municipal?

On appel ça, changer quatre vingt-cinq sous pour un dollar.
En bon québécois, quatre trente sous pour une piastre.
Ou comme disait le chauffeur d’autobus, avancez en arrière !
Pauvres montréalais !

@ Denis Drouin (# 24):

Vous faites le difficile. Un accent le rendrait incompétent? À ce compte-là, Jean Charest devrait bénéficier de votre appui inconditionnel non? Il n’avait aucun accent, LUI!

Applebaum (ou « derrière de pomme », VOTRE loi 101 oblige!) parle un bien meilleur Français que plusieurs animateurs de radio ou de télévision connus. De plus, il a de nombreuses qualités que j’ai déjà énumérées dont celle que j’ai oublié de mentionner de « rassembleur », qualité qui fait tant défaut aux séparatistes et qui la lui envient de toute évidence.

Dois-je vous rappeller qu’il a été choisi par TOUS les partis politiques montréalais dont celui de VOTRE très séparatiste Louise Harel qui a voté pour lui?

@Applebaum (ou “derrière de pomme”, VOTRE loi 101 oblige!) parle un bien meilleur Français que plusieurs animateurs de radio ou de télévision connus.

Lesquels?

En fait, Applebaum ne parle pas français. Il parle le charabia. C’est une honte. Montréal atteint vraiment le fond du baril. C’est sans doute ce dont elle a besoin pour rebondir.

On parle ici d’une ville et non d’un gouvernement. Le problème des politologues en ce moment est d’analyser le système politique municipal de la même façon que le système politique provinciale ou fédérale. Une ville c’est tout d’abord une communauté locale.

Re Fraçois 1 # 27

Quand je disais que François 1 était le champion du sophisme ! Qu’en voilà une preuve éclatante. Ma foi, là il s’est vraiment éclaté !

Quant à Louise Harel, ce n’est pas parce qu’elle a fait partie du Parti Québécois que je lui donnerais le Bon Dieu sans confession comme disait feue ma mère.

Un souverainiste sait, lui, garder son sens critique même envers d’autres souverainistes. Des fois plus qu’il le faudrait 😉 . Peut-on en dire autant des fédéralistes ?

« Applebaum (ou “derrière de pomme”, VOTRE loi 101 oblige!) » Derrière de pomme, inusité n’est-ce pas ? Je préfère le mot pommier. Baum signifiant arbre en allemand. Pour « derrière de pomme » j’emploierais plutôt « Applebutt » 😉

Ce que je trouve de particulièrement tragique sur ce blogue lorsque je lis les préjugés des séparatistes qui s’étranglent d’indignation devant l’accent savoureusement anglophone de Monsieur Applebaum, c’est que ce sont les mêmes zigotos qui continuent à dénoncer les anglophones entêtés qui ne parlent toujours pas le Français au Québec…

Faudrait savoir les ballots séparatistes: ou nos anglos parlent strictement l’Anglais et vous permettent de vous scandaliser facilement et de nous enfoncer dans la gorge plus de vos asservissements 101, ou ils sont bilingues et agrémentent leur Français d’un accent délectable et délicieux.

C’est vrai que dans votre camp, il ne faut surtout pas laisser les faits ruiner une bonne théorie aussi vaseuse soit-elle.

Le trio de rêve pour tout Québécois? Applebaum à Montréal, Couillard à Québec et Trudeau à Ottawa!!!

Bonsoir,

Un grand jour pour la métropole qu’est Montréal avec cette nomination de Monsieur Michael Applebaum. Un reflet du cosmopolitisme de Montréal qui se démarque fièrement du reste du Québec.

Enfin, voilà de quoi redorer le blason de Montréal en affichant ce petit côté internationaliste par cette nomination. Également un reflet du vibrant multiculturalisme de Montréal et de son ouverture envers l’Autre. Au plaisir, John Bull.

Pour une fois, je suis bien d’accord avec Josée Legault. C’est une catastrophe, ce maire. Cette voix enfantine prononçant avec aplomb des fautes énormes! Il va pendant un an représenter une ville soi-disant francophone. Après tout, c’est très symbolique de notre métropole!

Tout ça pour ça. Je suis consternée. M. Appelbaum ne faisait-il pas partie de la clique à Tremblay qui gouvernait Montréal? Pouquoi ce blanc-seing qui lui est attribué? Est-il certifié sans tâche?La mafia qui choisi le nouveau chef? Et ça marche. Les Montréalais sont-ils si naïfs? Et vous croyez vraiment qu’il ne sera pas candidat à la mairie dans un an? Pourquoi tiendrait-il tant à être maire pour un an? Son calcul c’est qu’il sera déjèa en place. Il va faire du zèle pendant cette année; on sera si content de lui qu’on voudra de lui comme maire. C’est bien astucieux.
Et tout recommencera. On aura dépensé une fortune dans cette fameuse commission. De l’argent foutu en l’air une fois de plus! NM

Bonjour,
Je crois que Madame Legault a une lucidité hors du commun. Elle décrit très bien la situation actuelle de Montréal.
Il y a des limites à être inconscient. Il semble que certains fédéralistes soient aveuglés par leur partisanerie.
La corruption amenée par les libéraux fédéralistes de M. Charest ainsi que les fédéralistes du parti Union Montréal, sont inaceptables pour toute personne de bonne foi.
Nous ne pouvons tolérer encore autant de corruption, québécois debout!
Merci Madame Legault de remettre les pendules à l’heure.

Nous avons les politiciens que nous méritons – c’est à dire ceux que la collectivité montréalaise a été assez bête pour élire.

Blanc bonnet, bonnet blanc…

» Mas vale un mal conocido que un bien por conocer…….. »Mieux vaut un mal connu qu’un bien pour connaître. »…J’ai vécu dans plusieurs pays…..et j’ai honte du mien.

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