Transfuges: une modeste proposition

Les députés jouent à la chaise musicale ? Il suffit d'enlever une chaise !

Il y a beaucoup de circulation, ces jours-ci, dans les corridors qui séparent généralement les caucus des partis. Une néo démocrate chez les libéraux, des péquistes chez les caquistes, des indépendants, un nouveau parti d’un membre…

Plusieurs propositions sont avancées pour interdire ce genre de changement de cap qui bafouent la volonté populaire, en obligeant par exemple la tenue d’élections partielles. Je les trouve excessives.

Notre système parlementaire a plutôt profité de la constitution de nouveaux partis provenant de députés démissionnaires pour qu’on ferme complètement cette porte.

Mais il est vrai que la facilité avec laquelle on peut passer d’un parti à un autre est trop grande. Cette légèreté laisse entendre que le choix des électeurs d’une bannière politique ne pèse rien. Il faudrait à mon avis lester la décision de quitter un caucus d’un risque réel.

Puisque nos députés aiment jouer à la chaise musicale, pourquoi ne pas pousser cette logique jusqu’au bout. Il suffit d’enlever une chaise !

Comment opérationaliser la chose ? Disons qu’à chaque trois démissions ou transfuges, on tire au sort lequel des trois devra retourner en partielle. Une chance sur trois, ce n’est pas mal, je crois, pour provoquer une intense réflexion.

Suis-je sérieux ? Est-ce une blague ? Je n’ai pas décidé. Qu’en pensez-vous ?

Les commentaires sont fermés.

Le poids d’un backbencher en Chambre est tellement insignifiant, que cela ne vaut pas la peine d’engager des dépenses pour lancer une élection complémentaire.

Attendons simplement la prochaine élection générale, et fions-nous à ses commettants pour le juger. Le risque alors de perdre son siège sera sans doute plus élevé qu’un sur trois.

Mon vote va donc à …

… C’est une blague!

J’aime l’idée, mais ça risque de faire une drôle d’ambiance de partielle… Je veux voir en direct la tête du député lors de ce tirage au sort…

Je préférerait un système proportionnel, qui reflète notre compréhension collective du geste de voter (pour les partis, les candidats-vedettes du parti et le chef du parti, dans un ordre variable). Pour le meilleur ou pour le pire, l’aspect « local » du vote pour un député attitré à notre territoire est peu pris en compte dans l’isoloir, le « système » devrait en prendre acte.

Jean-François,

Je pense que ce n’est pas le temps de s’amuser avec ce genre de proposition qualifiée de modeste.

C’est comme Pierre Cloutier, un anti-Marois pro-Landry notoire qui, sur Vigile, propose une chambre haute formée de citoyens tirés au sort comme à la loterie.

M. LIsée puisque toutes les nouvelles depuis des semaines sont négatives par rapport au Parti québécois de Pauline Marois, si rien de positif n’apparaît d’ici quelque temps, le PQ et Pauline Marois s’en vont vers la défaite et ce n’est pas le conseil national de fin janvier sur les réformes dites démocratiques qui va améliorer les choses.

Où je veux en venir?

M. Lisée, l’annonce de votre candidature pour le Parti québécois dans le comté de Rosemont vacant depuis que Louise Beaudoin a quitté le Parti québécois serait ce genre de nouvelle positive qui pourrait commencer à renverser la tendance.

Je vous suggère un sujet de blogue: que faudrait-il pour que la tendance négative qui dure depuis des semaines à l’égard du PQ soit renversée? En voyant venir un sondage CROP-bidon La Presse qui aura pour but de donner le coup de grâce à Pauline Marois…

robert barberis-gervais, vieux-longueuil, 12 janvier 2012

Et à chaque dépôt de budget on pourrait jouer à une roulette russe qui, disons une fois sur 6, pourrait le renvoyer en élection générale.

Ça ramènerait un enjeux sur les dépôts de budget qu’on sait approuver d’avance par un gouvernement majoritaire.

Est-ce sérieux, autant que votre proposition.

Vous ne pouvez pas être sérieux M. Lisée.

Et si les coûts sont si déterminant pourquoi tout simplement déchoir le député transfuge de sa qualité d’élu et attendre tout bonnement la prochaine élection générale et c’est le vire-capot qui prend l’odieux en plein dans les dents.

«Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d’assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.»
[Jean-Michel Wyl]

Est-ce que je suis sérieux ? 😉

Mais on s’en contrebalance des députés transfuges voyons et c’est absolument mutuel!
Un député (en fait presque tout poste élu):
Critères d’embauche: minimes parfois inexistants
Entrevue: variable, peut être prolongée dans certains cas
Conditions de travail: contrat de 4 ans, top salaire, top bénéfices, 2 bureaux, énorme compte de dépenses, pension en prime si réélu(e), impossible d’être mis à pied entre 2 élections
Comptes à rendre: facultatif, à votre guise
Travail à effectuer: idem
Patron(s): possibilité de changer à volonté, mème de n’en avoir aucun (indépendant)
Possibilités de carrière, idéal pour personnes flexibles, français un atout.

Si la candidate du NPD avait donné comme raison que le caucus npd ne prend pas la défense des intérêts de francophones comme l’aurait fait Layton, quelque chose me dit que la perception de son choix n’aurait pas été la même.
Je pense que même si les candidat représentent un parti, la prévalence c’est la personne. Quand un candidat démissionne de son poste le parti ne peut y nommer quelqu’un d’autre il doit aller en élection. Par contre un candidat a le droit de devenir indépendant ou de changer de parti. C’est lui qui est élu.
Et je pense que c’est correct. Évidement je ne suis pas partisane et donne aux citoyens et aux candidats plus de droits démocratiques que les partis.
J’aimerais que si on ne peut (a cause des réticences des partis) changer le fonctionnement et obliger les candidats a voter selon le choix de ses électeurs sur chaque décisions voté sur le web, au liue de représenter les intérêts d’un parti. Parce que je pense que la démocratie c’est l’expression du choix des personnes et non des groupes d’intérêts. J’aimerais au moins qu’un parti choisisse de faire voter les électeurs de leurs candidats élus et qu’ils prennent cette position en chambre lors de vote, sur chaque décision qui seraient sur le web, accessible aux électeurs de chaque candidat élu. La démocratie doit changer. On doit remettre au centre l’électeur, le citoyen et enlever le pouvoir aux groupes de pressions qui ont souvent des intérêts opposés à ceux des citoyens.

Il me semble qu’il y aurait ici le scénario idéal pour introduire des « élections d’initiative populaire. Si X % des électeurs de la circonscription d’un transfuge signe un registre, une élection partielle doit être déclenchée.

Les changements de veste en politique sont devenus une gangrène dans notre système démocratique. Le Québec ressemble à un pays en développement sur ce plan. Pour moi, il n’y a aucune justification à ce genre d’agissement. Quand tu es élu sous une bannière, tu termines ton mandat sous cette bannière et tu te représentes sous une autre si tu veux changer de camp. La seule alternative acceptable est de devenir un indépendant si tu n’en peux plus dans ton parti. Déménager vers le parti concurrent avec tous les secrets et le plan de match de ton actuel parti est inacceptable. Le cas Rebello est vraiment surprenant.
Et pourtant, le monsieur claironnait, un mois plus tôt, qu’il avait des convictions. Il voulait peut-être dire qu’il avait des conditions dont celle de suivre le vent favorable, un lapsus de renégat.

J’en ai une meilleure que vous.

Le député devrait obtenir un nombre de signatures significative des électeurs de son comté pour le faire. Disons 1/10 des votes qu’il a obtenus pour se faire élire.

Donc, il devrait faire du porte-à-porte…:-)

De quoi les faire réfléchir.

Qu’on laisse la chaise à Pauline, hein? Le bonheur à moyen terme des Québécois en dépend; ce bonheur qui passe par la stabilité et le délai prolongé du référendum prise 3 ou 4 (comme pour les films Rambo, j’ai perdu le compte).

Un internaute sur le web québécois a eu l’idée que suite à un changement de parti désiré par le député élu, la contrainte qui pèserait sur lui consisterait à le replacer par le candidat du parti qui a finit deuxième. Dans St Maurice, ce candidat serait bloquiste puisque les libéraux ont terminés la course électorale quatrième!

La solution la plus pragmatique et réaliste consiste a obliger le député défroqué de siéger indépendant dont l’avantage est de concilier économie et respect de l’étiquette politique choisi par l’électeur.

Plus encore que Rebello qui opportun épouse bel et bien les sondages avec la CAQ, le cas de cette madame St Denis qui fait un pied de nez à 88% des électeurs de St Maurice qui ont rejetés le PLC procure un modèle de décrépitude du rejet de la démocratie par des politiciens.

Nul doute sur un plan plus secondaire que les choix de candidats au Québec agréés par Thomas Mulclair du NPD ne permet pas de se faire une bonne idée de son respect des Québécois face au caractère naturel canadian du vote orange.
Depuis le 2 mai, nous subissons les conséquences de la piètre récolte de députés poteaux du NPD car rappelons nous qu’au déclenchement de l’élection, ces candidats faisaient de la figuration.

Le Bloc Québécois doit rester en vie pour revenir plus tard en force à Ottawa parce que le Parti Libéral du Canada de Denis Coderre l’hôte de transfuges, le PC des néo-conservateurs et le NPD brumeux des syndicalistes canadiens n’ont que de la sous représentation à donner aux Québécois qui le 2 mai se sont hélas fait hara kiri en mettant tous leurs œufs dans le panier percé du NPD!

Je résoudrais fort simplement ce problème en imposant aux députés de rester avec leur parti politique jusqu’aux prochaines élections. Point barre. Ou peut-être d’admettre qu’ils puissent quitter un parti pour seulement devenir indépendant, et non allié à un autre parti ou à un nouveau parti.

Et pourquoi pas: un transfuge = une partielle.

Les citoyens votent pour la personne ET le parti.

Le cynisme ambiant vient de petites choses comme ça.

On maintient le nombre total de députés et on retire un fauteuil de l’assemblée nationale…

Celui qui quitte son siège pour un autre parti doit attendre qu’un autre quitte pour compléter son manège. Ce qui est exactement le jeu de la chaise musicale.

Moi non plus je ne sais si je suis sérieux ou si c’est une blague..!

Au fédéral, on fait le contraire. On met une chaise de plus et c’est la pagaille. En fait, est-ce un changement? J’ignore.

Non. Si le député veut changer d’allégence, il devra regagner la confiance de ses électeurs. N’oublions pas que les électeurs votent surtout pour le parti plutôt que pour la personne.

Le plus amusant ce n’est pas la proposition comme telle. Le plus amusant c’est le qualificatif de «modeste» que notre hôte attribue à sa proposition. Alors que que nous savons tous qu’il ne fait pas spécialement partie des gens qui cultivent la modestie.

Jean-François nous dit être contre le fait que les gens qui changent de parti en cours de mandat doivent obligatoirement passer devant le tribunal du peuple par une élection. il juge cela excessif ?

Moi je trouve que c’est notre patience qui est excessive. Quand on sait que la conséquence de son porte à conséquences et oblige à s’expliquer devant son électorat, on se garde une petite gêne.

J’avais été particulièrement «indigné» par le geste de Belinda Stronach s’en allant sauver la brigade rouge des commandites, ayant négocié sa félonie contre un poste et une limousine ministérielle…

Et je trouve dégeulasse le geste de François Rebello et des autres félons dont l’odeur fétide de l’opportunisme se répand jusqu’au fond de la baie d’Ungava.

Faudrait faire comme d’habitude, dire Bof! Peut-être que c’est ça qui va arriver. Peut-être que les gens vont arrêter de se déplacer pour aller donner leur vote à quelqu’un dont on ne connait pas les véritables intentions et les vrais engagements.

C’est vrai que ça ne fait pas très sérieux de changer de parti quelques mois après avoir été élue pour le NPD. De plus cette madame St-Denis ne savait pas où était la circonscription St-Maurice-Champlain.
Mais je suis aussi porté à blâmer les électeurs. Quand on vote pour quelqu’un que l’on ne connaît tout simplement pas, il peut arriver des bavures comme celle-ci.
La même chose pour Rebello. Est-ce que les électeurs connaissaient bien leur candidat? Poser la question c’est y répondre.
Donc on a les élus (es) que l’on mérite. Souvent ça ne vaut pas grand chose….mais c’est la population qui l’a voulu.

Je suis déçu que le web n’ait pas changé la donne pour un aspect des élections: la couverture médiatique de différents candidats. Tout le monde peut avoir un blogue et donner son opinion sur tout et sur rien, il n’y a pas de limite de temps d’antenne ou d’espace sur le papier, mais personne ne s’intéresse aux candidats locaux pour les présenter aux gens de sa circonscription. Je crois qu’on devrait juste davantage voter pour la personne, puisque c’est ce qui est écrit sur notre bulletin de vote. Pourquoi ne pas supprimer la mention des partis sur le bulletin?

Excellente proposition. C’est de la fiscalité pure et simple. Une taxe de 33% sur la transfugue. Dissuasif, certainement.

Cher Monsieur Lisée,

Il s’agit en effect – au plan intellectuel – d’une bien modeste proposition…

Z

Je crois qu’un mécanisme de pétition devrait être mis en action. Dans le cas ou un nombre X de noms dans le comté est atteint l’élection partielle est obligatoire.

Le citoyen doit avoir le dernier mot ET le droit de cautionner si le député parle encore en son nom.

On a récemment appris que le Parti québécois avait tenté de séduire Sylvie Roy et Amir Khadir.

Et s’ils avaient réussi, Monsieur Lisée, auriez-vous écrit cett proposition?

Bien sûr que non. Au lieu de parler de haute trahison, on aurait plutôt parlé de « conversion », de « conviction », et tutti quanti.

D’ailleurs, voici un excellent article à ce sujet que je vous propose d’aller lire:

http://blogues.canoe.ca/michelhebert/general/la-trahison-cest-selon/

Extrait: « A-t-on poussé des hauts cris pareils quand deux députés adéquistes sont passés chez les libéraux, peu de temps avant les élections de 2008? Les censeurs de l’opinion publique ont laissé l’ADQ seule avec son petit malheur…

Mais quand ça touche le PQ et surtout quand ça nuit à la Cause souverainiste, les jugements sont nombreux et sévères; les bons sentiments ne sont plus permis… On parle de trahison… On fait des émissions spéciales, on multiplie les éditorieux, on s’émeut, on se choque, on en a marre soudainement de la politique…

Pourtant, le PQ a rêvé à des transfuges, lui aussi. Ou à de traites, comme on les appelle maintenant… Il a voulu se rallier Sylvie Roy plus d’une fois. D’autres comme Amir Khadir ont été sollicités. Ça n’a rien donné, nous apprend ici ma collègue Geneviève Lajoie. Peut-être ne sentaient-ils pas leur avenir assuré aux côtés de Pauline Marois… »

Coudon. Est-ce que quelqu’un en doute encore. Notre système politique nous invite à voter pour un programme, un parti et un premier ministre. Vous n’aurez pas le premier ministre, le parti et le programme que vous préférez si vous votez pour le candidat(e) le plus intelligent, le plus fin, le plus beau, s’il n’est dans le bon parti.
Si votre candidat change de parti, il transforme votre vote en autre chose que ce que vous avez voulu. C’est une fraude…

On critique vertueusement les députés pour n’être devenus que des automates, des « rubber stamps » de leur parti, de suivre aveuglément la « ligne du parti » en renonçant à « leurs convictions » et vous voudriez leur enlever le SEUL moyen de négotiation ou de pression qu’ils ont face à l’écrasante machine de leur parti lorsque celui-ci veut leur enfoncer dans la gorge des politiques avec lesquelles ils sont en total désaccord (voir les démissions PAR CONVICTION des 3 majors séparatistes lors de l’adoption de la loi qui baillonnait TOUS les Québécois, la loi 204, et ce, au profit du multimillionnaire PKP, le boucher du J de M!).

Eh ben…elle est belle votre démocratie Monsieur Lisée.

Les transfuges sont parfaitement légaux et légitimes et on ne peut changer les lois à chaque fois qu’elles ne font pas note affaire Monsieur Lisée. D’ailleurs, qu’avez-vous fait à ce sujet lorsque vous étiez l’un des principaux conseillers du gouvernement péquiste? RIEN!

Pourquoi soudainement vous intéresser à ce sujet si ce n’est que parce que les transfuges PARTENT de votre parti vers des cieux meilleurs et nuisent à « la cause »?

Voici d’ailleurs ce qu’écrivait l’un de vos collègues de l’époque, Monsieur Louis Bernard:

« UN MOINDRE MAL

Défendre à un député de changer de parti politique en cours de mandat aurait plus d’inconvénients que de continuer à le permettre. Dans notre système de gouvernement responsable, la discipline de parti est un élément nécessaire et essentiel. Mais c’est également une contrainte très exigeante qui limite sévèrement la liberté d’opinion de chacun des députés. Il y a donc un équilibre à maintenir. On se plaint avec raison que, dans notre système, les députés ministériels ne sont que des rubber stamps des décisions du gouvernement et que, chez nous, la discipline de parti est beaucoup trop rigide. Il serait donc contre-indiqué de renforcer encore cette discipline en empêchant les députés de changer de parti. Car c’est à peu près la seul menace sérieuse qu’ils peuvent faire valoir pour renforcer leur opposition à une ligne imposée par les dirigeants du parti. La démocratie, en définitive, est mieux servie par cette liberté que par sa négation, même si les électeurs d’une circonscription peuvent avoir le sentiment d’avoir été trahis. C’est, en quelque sorte, un prix à payer pour le bon fonctionnement de notre système. On a proposé, comme compromis, que le changement de parti soit obligatoirement suivi d’une nouvelle élection. Je n’y suis pas favorable car cela aurait, en pratique, les même effets qu’une prohibition et entraînerait, le cas échéant, une dépense inutile de fonds publics. »

Je le répète: il s’agit de Louis Bernard, séparatiste s’il en est un!

Source: http://www.cyberpresse.ca/debats/le-debat-du-jour/201201/11/01-4484923-des-transfuges-legitimes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B51_1085217_section_ECRAN1POS1

Bonjour,

Mais quel fou de lui que fit ce Monsieur Stéphane Tremblay, digne représentant d’un bluff québécois, soit de parler de la pseudo souveraineté dans la Maison de l’Autre tout en se sauvant avec la chaise de cet Autre. Bien sûr, le Canada est la plus grande démocratie au monde en permettant une telle insignifiance.

En terminant, bien sûr qu’au Québec le nationalisme ayant remplacé la religion catholique, le politique dans cette province encore ultramontaine fait souvent office de religion. D’après certains nationalistes qui frôlent l’hérésie, il faudrait maintenant apostasier les transfuges tout en cassant du sucre sur leur cas pour mieux les rouler dans la farine. Heureusement pour Monsieur François Rebello, son gabarit de balèze aidant, même toute la gang de péquistes ensemble ne peuvent lui faire peur, ce futur Canadien en devenir…… Au plaisir, John Bull.

Que pensez-vous de la virulente sortie de madame Marois ce matin contre François Rebello? Voici ce que j’en pense: pour elle, un vire-capot qui quitte le PQ, c’est mauvais, mais si c’est l’inverse, ça va. Le PQ a aussi un historique côté vire-capôts, dont madame Marois ne veut pas se souvenir: Rodrigue Biron qui quitte l’Union nationale à la fin des années 70 pour se joindre au PQ, Rémy Trudel et François Beaulne qui quitte le NPD pour se joindre au PQ dans les années 80…et Lucien Bouchard lui-même. Je me demande qui panique le plus: Pierre Gauthier du CH ou madame Marois? Cette sortie transpire la panique absolue.

Bonjour M. Lisée,

Je pense que ça décrédibilerait le système politique. S’il y a des élections partielles dans certains cas et pas dans d’autres, ça doit être les électeurs qui en décide et pas le hasard. On n’a qu’à établir un nombre de signataire de pétition requis pour une élection partielle.

Pour ce qui est de Rebello, on parle d’un nouveau parti, c’est normal que l’échiquier politique se réenligne. De plus les élections sont proches, une partielle serait une dépense injustifiable.
Par contre le fait qu’il soit proche des syndicat et de la souveraineté aurait du l’éloigner de la CAQ. On espère qu’il ne prendra pas trop de place sans quoi la CAQ ressemblera beaucoup trop au PQ.

Pour la député du NPD qui vient de passer au PLC franchement c’est une autre histoire. Elle vient d’être élu, et son élection est due à Jack, pas a elle. En plus le prochain chef n’a même pas encore été choisi, quel motif peut-elle plaider?? Ça c’est un hold-up d’électeurs. En même temps si elle avait pas fait ça on aurait pas su à quel point elle était politiquement incompétente.
Je dit ça même si je préfère le PLC aux oranges.

Quand un poteau remporte une élection, c’est parce que la plèbe a voté pour le parti.

Lorsqu’un député se fait ré-élire, élection après élection, c’est que les électeurs ont voté pour la personne.

Opportuniste ou carriériste?

Une démission, c’est une démission, alors en toute logique, ça devrait mener à une élection partielle. Mais tout comme vous M. Lisée, je trouve la solution un peu radicale.

Il est difficile de faire du mur à mur avec ça, mais l’on ne peut non plus faire du cas par cas.

J’abonde dans le sens de Raphaël Erkoréka: «Le cynisme ambiant vient de petites choses comme ça.»

De toute façon, la solution se trouve dans une réforme du mode de scrutin. Le mode actuel existant du «winner takes all» a de ces effets pervers qui permet d’obtenir une majorité de sièges avec une minorité de suffrages.

C’est pas sérieux, mais je ne fais pas de blague…

Les transfuges devraient occuper la chaise de l’indépendance (député indépendant) le temps d’un purgatoire de quelques mois ou un an. Ça sauverait au moins les apparences. Quand Lévesque a quitté le PLQ, il a fondé son propre partie; il n’a pas sauté dans l’arène d’un autre parti, sentant la soupe chaude, comme Rebello. Nuance.

J’ai lu la position de Louis Bernard et il marque un point. Mais comme plusieurs, ça m’agace de voter pour un candidat qui représente l’idéal X, et qui subitement devient représentant de Y.
Un député qui quitte juste avant les élections comme ceux du ADQ donner en exemple, n’est pas un problème. Mais après 6 mois!!!
Pour limiter les dépenses, il y’aurait moyen de couper la poire en 2. Un transfuge pourrait rester député pendant 1 an, ce qui permettrait a ses électeurs de digérer et de décider par une pétition d’au moins 20% si ils exigent une élection partielle, qui devrait être faite dans les 6 mois. Donc il y’aurait près de 2 ans d’écoulé, ce qui éliminerait une partie des élections complémentaires mais permettrait de »régler » les cas extrêmes.

J »ai toujours crû que pour se lancer en politique, un individu devait répondre aux conditions suivantes :
avoir des convictions;
vouloir les appliquer pour faire avancer les choses;
savoir se rallier à une équipe qui partage la même vision;
être loyal envers son chef et son parti;
vouloir servir ses commettants;
et avoir une bonne réputation !

Une fois élu sous une étiquette, tu suis la parade ou tu quittes le bateau. Point final !

Les raisons pour quitter :
la mort, comme Layton;
la maladie, comme Béchard;
une faute grave, comme Tomassi;
des raisons personnelles ou familiales, comme Normandeau;
ou une remise en question sur des principes fondamentaux, comme Lévesque en 1966, comme Parizeau et 7 péquistes en 1984 lors du Beau risque ou comme Bouchard lors de l’échec de Meech !

Mais dans tous les cas, par respect pour les électeurs et la démocratie,
les députés démissionnaires devraient obligatoirement abandonner leurs avantages et privilèges (salaires, bureau etc.)
Déjà cela en réfrénerait plusieurs !
Il faudrait tenir des élections partielles dans les 60 jours suivants, pour combler ces postes sans titulaire. Peu importe les coûts !
La démocratie n’a pas de prix !

Les transfuges s’extérioriseraient à la fin de leur mandat et seulement au début de la campagne électorale, laissant ainsi à leurs électeurs le choix de les suivre ou non !

Ça devient sérieusement urgent de trouver une solution satisfaisante pour tous !

Je sais que plusieurs personnes pensent que les ploiticien ont le droit de changer de parti ou d’idée et qu’ils sont libre.Je sais aussi que bien des Québécois adore le hockey,mais il y a une limite à ne pas franchir en politique.Au hockey tu peux être échangé d’un club à un autre et changer de chandail en tout temps mais c’est UN JEU.La politique c’est SÉRIEUX.C’est notre vie au quotidien et il y a des conséquences plus sérieuses reliées à notre décision.Les transfuges doivent obligatoirement se faire réélire ou démissionner.On a pas voté pour des transfuges.

@Luc Lemoine,
Des raisons personnelles ou familiales, comme Normandeau?
Quant on apprend aujourd’hui qu’elle a passé dans le camp du privé, ses raisons familiales ne devaient pas être très fortes. Elle n’avait plus de vie personnelle? Elle le savait sûrement avant de faire de la politique. Ce n’est pas une raison pour abandonner le bateau en cours de route.

Robello une décision opportuniste.
La député NPD (no name)de St-Maurice un achat fait par le parti Libéral qui a besoin de médiatiser sa présence par les temps qui cours sur la scène féd. et qui plus est dans l’ex château fort libéral de Ti-Jean. Que le hasard fait bien les choses vous ne trouvez-pas ?
Tant qu’au député transfuge à l’avenir on le remplace par le candidat adversaire qui est arrivé deuxième lors de l’élection.
Il est temps de décrotter les politicien si l’on désire assainir les mœurs politiques.

Croyez vous sincèrement que la très grande majorité vote pour le candidat dans un comté, prenez exemple sur la dernière élection fédérale avec des candidats NPD qui sont incapables de s’exprimer dans la langue des électeurs, mais mon préféré est Raymond Francoeur élu sous la bannière adéquiste dans Portneuf;
http://www.youtube.com/watch?v=1KSBgvjNoEM

@tipatte

Messieurs Trudel, Beaulne et Biron n’étaient pas élus et ne siégeaient pas lors de leur adhésion au PQ.
Trudel et Beaulne avaient été défaits l’année précédant leur adhésion au PQ.
M. Biron a démissionné en 1979.
Il a adhéré au PQ en 1980. Il a été élu en 1981.Un exemple que M. rebello aurait dû suivre.

Who cares? Puisque les partis sont tous égal en leur problemes, si un membre voudrais changer leur camp, ça m’est égal… je m’occupe des vrais problemes, pas ces enjeux qui ne me concerne pas.

Comme tu sais bien déja, ton idée d’enlever une chaise est completement stupide. Mais certainment, t’as le droit se vouloir « impertinent » en lieu!

Il ne devrait pas avoir de transfert d’une parti à un autre. Les gens votent pour l’homme mais aussi pour l’orientation ou la ligne du parti. Alors un député voulant changer de parti devrait retourner voir les électeurs et aller en élection.

Claude Lagueux, j’ai regardé la vidéo, faut-T-il en rire ou en pleurer ? et le 2 mai 2011 le jour ou le Québec a voter pour la moustache ?

Pour une fois je suis d’accord avec M. Lisé.

C’est definitivement une atteinte a l’integrité de la democratie.

Ce que je me demande par contre, c’est qu’elle aurait ete votre position si c’etait un membre influent de la CAQ qui aurait migré vers le PQ…

@ Constant Tinople (# 42):

« Ce que je me demande par contre, c’est qu’elle aurait ete votre position si c’etait un membre influent de la CAQ qui aurait migré vers le PQ… » (sic)

Poser la question est y répondre.

Au lieu des hauts cris et des écrits outrés, on aurait au contraire eu droit à un étalage verbeux et dégoulinants de bons sentiments, de conviction profonde envers les valeurs québécoises, de confiance et d’espoir envers les lendemains plus radieux pour la « pays », d’espoirs de prospérité et tutti quanti.

D’ailleurs, des dizaines de membres du caucus du Parti québécois viennent (et venaient, dans le temps…) tout droit des autres partis dont René Lévesque lui-même. Oui Madame!

Étainet-ils tous des traîtres pour autant?