Trudeau est-il prêt pour Le Pen?

Il serait difficile de collaborer avec un gouvernement dirigé par le Front national, selon un ex-conseiller diplomatique du gouvernement Trudeau.

Justin Trudeau (Photo: Adrian Wyld / La Presse Canadienne)

Lorsque j’ai quitté le cabinet du ministre des Affaires étrangères, au début février, tous les dossiers étaient sur une voie de garage. Sauf celui des États-Unis. Tous les ministres avaient reçu l’ordre de mettre leur bureau à l’heure américaine. Le gouvernement canadien se trouvera pourtant, le 7 mai prochain, devant une autre échéance électorale chez un de ses plus proches alliés, la France, dont le résultat risque de provoquer un grand choc.

Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, le premier ministre, Justin Trudeau, avale bien des couleuvres et use de tous les leviers à sa disposition pour plaire à la nouvelle administration et défendre les intérêts du Canada. Si Marine Le Pen, du Front national, entre à l’Élysée, au-delà des amabilités de circonstance entre chefs d’État, le premier ministre risque de trouver que ce qu’elle incarne est un plat trop difficile à avaler, pour lui et pour le Canada.

Les deux cas ont quelques ressemblances, mais ils posent des défis très différents au gouvernement et aux Canadiens.

Le Canada connaît bien les États-Unis, et le gouvernement Trudeau sait que Donald Trump doit composer avec des forces très puissantes au sein de la société américaine. Le président a été porté au pouvoir grâce au Parti républicain, une vieille institution aux racines profondément ancrées dans le pays. Si les positions de quelques-uns de ses conseillers donnent le frisson, tous ses ministres sont des représentants de l’establishment et ont été agréés par le Sénat, certains à l’unanimité.

Le président doit aussi composer avec des contrepouvoirs — le Sénat, la Chambre des représentants, la Cour suprême, les États, les médias, les lobbys —, dont l’indépendance et la puissance sont à même de freiner ses ardeurs. Dès lors, le Canada peut bénéficier de ces contrepouvoirs — avec lesquels il a tissé tant de liens au cours des ans — afin de rappeler aux Américains qu’ils ont autant besoin du Canada que le Canada a besoin d’eux, sur les plans tant économique que politique et militaire.

Contrairement à Donald Trump, la présidente Marine Le Pen concentrerait entre ses mains des pouvoirs quasi dictatoriaux.

Mais le gouvernement libéral ne tient rien pour acquis. Après tout, Donald Trump menace de casser la baraque, et pas seulement à la Chine. En particulier, le cœur de la relation canado-américaine, soit le traité de libre-échange nord-américain, est dans sa ligne de mire.

Justin Trudeau réagit. Tout au long du mois de décembre, il demande à ses ministres, députés, conseillers, ambassadeurs et hauts fonctionnaires de réfléchir à une réplique.

Ce formidable remue-méninges débouche, le mardi 10 janvier, sur un remaniement ministériel plutôt brutal. Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, est congédié sans ménagement au profit de Chrystia Freeland, jugée plus «présentable» aux Américains.

L’histoire dira si cette forte réaction était nécessaire…

De l’autre côté de l’océan, la victoire de la leader du Front national semblait encore une hypothèse théorique il y a six mois. L’élection-surprise de Donald Trump et la montée de Marine Le Pen dans les sondages par rapport à l’an dernier changent maintenant la donne, et tout devient possible.

La relation du Canada avec la France n’a certes pas le caractère fondamental que celle qu’il entretient avec les États-Unis. Justin Trudeau ne remplacera pas sa nouvelle ministre des Affaires étrangères ni ne chamboulera le travail de son gouvernement en cas de victoire de la chef du Front national.

Pour autant, l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir placerait le Canada devant un double défi: moral et politique.

Contrairement à Donald Trump, la présidente Marine Le Pen concentrerait entre ses mains des pouvoirs quasi dictatoriaux, en raison du caractère centralisateur de la Constitution française et de la faiblesse des institutions étatiques et civiles.

Ces pouvoirs seraient mis au service d’un parti né de la combinaison du populisme, de la xénophobie et de l’antisémitisme. Marine Le Pen a bien donné au Front national un nouveau visage et elle s’est débarrassée des éléments les plus encombrants, mais ce ravalement de façade n’efface pas les taches originelles.

Le Front national garde un noyau dur, puissant, venant des franges les plus extrêmes de la société. Marine Le Pen est l’antithèse de Justin Trudeau. Elle déteste le multiculturalisme et veut reconstruire une identité française fondée sur un récit national «gaulois» et sur l’exclusion des autres. En Europe et sur la scène internationale, elle rejette toute forme de partage du pouvoir. Elle veut rétablir les frontières, pour avoir prise non seulement sur les flux commerciaux, mais aussi, et surtout, sur les flux humains. Elle s’oppose aux traités de libre-échange au profit de la «France d’abord». Elle souhaite retirer la France du commandement militaire intégré de l’OTAN et organiser un référendum sur l’appartenance du pays à l’Union européenne et à la zone euro.

La nature et la radicalité du Front national l’isolent des élites. Or, sans les élites, le pouvoir peut difficilement s’exercer. Les collaborateurs de Marine Le Pen et les quelques élus du parti ne sont intégrés à aucun réseau d’influence hormis ceux de l’extrême droite. Rares sont les dirigeants étrangers qui reçoivent la chef ou ses représentants. Même le populiste de l’heure, Donald Trump, la boude. Les leaders frontistes et leurs amis n’ont aucun contact au sein des cercles dirigeants occidentaux.

Avec un tel tableau, il n’est pas surprenant que le Front national provoque de fortes réactions négatives, comme je l’ai constaté dans le cadre de mes fonctions. Il y a quelques mois, je discutais avec des collègues du Ministère de la possibilité pour le Canada d’ouvrir de nouvelles ambassades en Afrique. Le coût d’une ambassade étant prohibitif, j’ai suggéré de partager des locaux avec certaines puissances amies. Au Mali, par exemple, l’ambassade du Canada accueille la chancellerie britannique. Pourquoi ne pas négocier un partenariat avec la France?

Immédiatement, une objection s’est élevée autour de la table: «Que ferions-nous si Marine Le Pen était élue présidente? Non, on ne peut pas aller dans cette direction. Pas avant de connaître le résultat des élections.» La proposition est mort-née.

Chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM), l’auteur a été conseiller politique principal du ministre canadien des Affaires étrangères en 2016-2017.

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17 commentaires
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À voir la façon dont Marine Le Pen a roulé Anne-Marie Dussault dans la farine, Trudeau a encore quelques croûtes à bouffer…

D’accord avec vous monsieur François 1, Mme Dusseault a été plus que minable, et même Michel C Auger qui a été un peu mieux en a quelque peu arraché.
Pour en revenir à M. Coulon qui a écrit cet article, il a beau faire parti du « CERIUM », on voit tout de suite que son analyse est biaisée tout autant que les radio-Canadistes de la majorité des émissions quotidiennes. Le titre en dit long sur la faiblesse de notre P.M. et ma réponse à ce titre est « Non, Trudeau n’est pas prêt pour LePen ». Il n’en a pas l’étoffe et pour lui, il lui sera plus facile de la diaboliser que de vouloir créer des liens. C’est la facilité de la gauche de prétendre qu’elle est seule à avoir de bonnes idées, du bon sens, de détenir la vérité, toute la vérité. C’est cette condescendance systémique à la SRC qui a fait en bonne partie que j’ai commencé, il y a quelques années, à regarder ailleurs pour trouver que d’autres personnes pouvaient être capable de débattre, discuter et exposer des points de vue, des programmes sans toujours plier selon le vent des sondages. Et je crois qu’une très bonne partie de la population québécoise, canadienne et même mondiale voit de plus en plus clair dans cette autocratie gauchiste et que plus ça va aller, plus les peuples vont vouloir le faire sentir à cette caste qui lève leur nez méprisant sur eux.
Si LePen ne remporte pas cette fois-ci, la France aura raté une bonne occasion, mais elle saura sans doute se reprendre réellement en 2022, et cette fois la sera la bonne.
A lundi pour les résultats du premier tour.

Il est plus que temps pour la France d’élire une femme comme Marine Le Pen comme présidente de la République. Aucun dirigeant politique en France n’a une plus grosse paire de « couilles » que Madame Le Pen. Kumbaya Trudeau a l’air d’un enfant de maternelle devant Madame Le Pen qui, dans un débat, le mettrait dans sa poche arrière.

À msss François 1, d’Anjou et Duquette. La seule force que Le Pen peut se vanter d’avoir est de parler plus fort que ses interlocuteurs en radottant toujours le même refrain. C’est le caractère même des gères mènent et de cette grande catégorie du narcissisme.

Vous avez oubliez que personne, même au Québec, incluant le pédant du PQ n’a voulu recevoir dame Le Pen. À New-York, elle a passée plus de deux heures dans le café du lobby, croyant pouvoir obtenir une audience avec Trump.

Si elle vous impressionne, tant mieux, mais des caractères abrutissant tels que ceux de Trump et Le Pen, ça ne reste pas très longtemps au pouvoir mais laisse toujours derrière eux un tas d’emmerde que les prochains au pouvoir ont l’obligation de réparer à grands frais.

Le caractère des Trump, Le Pen et Farage qui préconisent l’isolation ne fera pas des petits très forts, les populations concernées verront bien les désavantages et que les promesses de ses tenants n’étaient que de la frime.

Pour Farage, je me permets de dire ce qui était à la une des journaux britanniques lorsqu’il quitta la politique « the rat has left the boat ». Les Irlandais et Écossais feront des référendums pour se séparer de la Grande Bretagne qui demeurera toute seule dans son coin.

Pour Le Pen tout comme pour Trump, il ne faut attendre que deux années pour constater que les pays seront sur le bord de guerres civiles lorsque les citoyens constateront que les « jobs » ne sont pas revenus en terre maternelle.

Nous avons pu constater que Trump a un un langage nettement différent lorsqu’il a fait face au président de la Chine, il y a deux semaines. Aucune de ses décrets ou nouvelles lois n’ont passé le test de la Chambre des représentants ni des sénateurs, lorsqu’il s’est fait simplement rabroué les oreilles par la Cour suprême

En fait les 100 premiers jours à la tête de l’État démontrent qu’il fait du sur place et rien ni personne ne prévois qu’il y a quelque changement important que se soit à l’horizon.

En 1976, les québécois qui en avaient assez des vieux partis se sont au moins dit une chose, allons voir ailleurs s’ils seront meilleurs, sinon moins pire, et c’est ce qu’ils ont fait en élisant René Levesque. Le résultat n’a pas été aussi pire que ça puisqu’il a été réélu. Mais comme le temps use les bonnes intentions des partis, le peuple s’en est lassé après 8 ans au pouvoir. Le PQ avait eu sa chance. En regard du FN, monsieur Wentworth, vous ne semblez même pas vouloir ni même penser donner une chance au coureur, alors, vous ne pouvez aucunement prétendre de son incapacité à agir pour le bien du peuple français. Votre conclusion négative ne tient pas la route.
Quant à l’Écosse et l’Irlande, ce sont deux pays qui ont toujours voulu, historiquement, être indépendants de l’Angleterre (William Wallace, ça vous dit quelquechose ?, regardez donc « Coeur Vaillant » avec Mell Gibson).
Quant à Trump, avant même son élection, les spécialistes prédisaient que ses désirs ne passeraient pas comme lettre à la poste à cause du sénat (pourtant républicain) et de ses propres membres du parti qui ne partagent pas toutes ses idées (qui ne sont pas toutes très brillantes, je vous le concède).
Et pour LePen, vous dites ceci: « il ne faut attendre que deux années pour constater que les pays seront sur le bord de guerres civiles lorsque les citoyens constateront que les « jobs » ne sont pas revenus en terre maternelle. » je vous pose la question: Pourquoi y aurait-il guerre civile dans les deux années si les « jobs » ne sont pas revenues en terre maternelle alors qu’il n’y en a pas eu lorsque ces « jobs » furent perdues dans les mains de des présidents socialistes incapables de les préserver ? C’est plutôt LePen qui aurait le travail de réparer tous les gâchis de ses prédécesseurs, ne croyez-vous pas ?
Et pour conclure, ce n’est pas parce que je suis pro-LePen que je suis pro-Trump, ça, c’est la théorie facile des gauchistes qui amalgament tout et rien. LePen préférait le moins pire pour les américains et selon elle, c’était Trump. Ça ne fait pas d’elle une pro-Trump! Et le fait qu’aucun chef de partis du Québec n’ait voulu l’inviter (ce qu’elle ne recherchait pas nécessairement non plus), cela démontre à quel point le titre de véritable « politicien » ne s’applique pas à eux, j’appelle ça simplement du manque de savoir vivre. La peur dûe au manque de conviction de leur part fait faire bien des stupidités et il l’ont bien démontré.
A bon entendeur, salut.

Trudeau n’est qu’un écran de fumée pour l’oligarchie du parti libéral mais il a très peu de substance – en anglais on pourrait dire « smoke and mirrors ». La plus grande différence entre lui et Le Pen c’est que les promesses du fils de PET ne sont que du vent et qu’il ment comme il respire – au moins on peut dire que Le Pen dit ce qu’elle pense et elle va probablement faire ce qu’elle dit et, qu’on le considère comme bon ou mauvais, elle ne ment pas!

Mais dans le fond, ça ne change pas grand chose pour le Canada. On tend à oublier au Québec que la très grande majorité des Canadiens est anglophone et beaucoup plus proche de la Grande Bretagne que de la petite… Par rapport aux ÉU et à la GB, les rapports du Canada avec la France sont marginaux et Trudeau n’a pas à se préoccuper de qui sera élu président, ce qui est une bonne chose pour lui car il ne serait pas à la hauteur!

A Monsieur Wenworth Roger, je réponds que Marine Le Pen veut renforcer une identité nationale qui , au Canada , est grandement endommagée par Trudeau . Elle n’est pas contre l’immigration, mais pour une immigration intelligente et rationnelle et pour des vrais réfugiés de guerre et non économiques dans le désordre. Elle n’est pas pour l’isolationnisme, mais pour le renvoi des fichés S , repris de justice et djihadistes ( comme le fait d’ailleurs la Californie ).
C’est bien dommage qu’au Canada, nous n’ayons pas Térésa May comme Premier Ministre et que nous devions nous contenter de Justin Trudeau qui nous met en faillite et est plus à sa place sur la couverture de Paris-Match !!

Mlle Giresse. Les québécois sont repartis, enfin cela n’a jamais cessé, sa diatribe contre l’État fédéral qui devont nous le souligner a une dette au pro-rata de 50% de celui du Québec depuis des lunes. Le Québec, en terme de situation économique, du moins depuis l’apparition du PQ en 1976 mais plus particulièrement depuis 1979. Le Québec s’est embourbé depuis les années 50 dans une économie limitée à la foresterie, la pèche ainsi que le secteur minier, faisant de la province, un bourbier dont les résultats étaient prévisibles. Il n’y a plus de poisson, il n’y a plus d’arbres et les minières vivotent depuis 20 ans, surtout depuis que la Chine vit sous une économie de marché (sous toute réserve) et que la Russie fait du dumping.

Vous me servirez sans doute les faits erronnés que le Canada vit sur le dos du Québec mais toutes les données, qu’elles proviennent de l’Institut de la statisque du Québec ou de Statistiques Canada, démontre que le Québec reçoit en moyenne 4% de plus que ce qu’elle paye par année et ce depuis 1978. Le Québec a su s’autofinancer durant la période précédente s’étalant de 1953 à 1978.

Le nombre de jounalistes péquoistes s’en sont donner à coeur joie pour se rabbatre sur l’État fédéral et bien entendue M. Pierre-Elliott Trudeau sur un tollé bien organisé à l’époque et qui perdure aujourd’hui.

Hors le premier ministre qui a fait le plus de dégâts depuis la constitution de 1867 est Brian Malronné mais les journalistes en ont peu parlé… ah bon !
Vous pourrez constater que la dette actuelle est le produit de ce que le gouvernement sous les péquoiste en ont fait. Veuillez consulter http://lactualite.com/lactualite-affaires/2014/04/29/dette-du-quebec-rien-ne-justifie-la-panique/ Vous remarquerez que 85% de la dette actuelle est le produit d’une mentalité rétrograde et de tape à l’oeil des péquoistes de 1976 à 1996. Le tableau n’a cependant pas indiqué que sa diminution subséquente fut le produit de l’administration de monsieur Bourrassa de 85 à 94 puis repart en follie dès le retour des péquoistes sous les Parizeau et autres. Il faut noter que monsieur Bourrassa a dû composer avec une inflation jamais vue auparavant d’une moyenne de 15% où la dette des péquoistes augmenta vertigineusement à cause des taux d’intérêts durant une période de près de 4 années (1983 à 1987).

Les journalistes n’indiquent jamais que les dépenses pour réparer l’incompétence de ses prédécesseurs qui n’ont pas investit dans l’entretien des infrastructures (routes, ponts, hôpitaux et autres) est viable justement parce que la dette le permet. En fait, a-t’il un autre choix lorsque tout tombe en décrépitude avancée.

Enfin, les québécois devraient cesser de se regarder le nombril et regarder plutôt leur endettement personnelle de 171$ pour chaque 100$ de revenu, le plus haut au Canada et de loin.

J’avais rédigé quelques notes en date du 13 avril dernier suite à la lecture de ce billet de Jocelyn Coulon. À ce moment-là, le texte n’était pas ouvert aux commentaires. Je les avais mises de côté. Ici je recopie l’essentiel de mes écrits à ce moment.

Quoique je doute que madame Le Pen puisse remporter les prochaines élections. Je souhaitais apporter quelques éléments Constitutionnels pour démontrer, quel que soit le résultat, il est peu probable que le président ou la présidente puisse exercer une « quasi-dictature » quelle qu’elle soit. Voici pourquoi :

Advenant pour aussi inconcevable que cela soit que madame Le Pen accède à la Présidence de la République. Je conçois assez difficilement qu’elle puisse bénéficier de pouvoirs quasi dictatoriaux. Le caractère centralisateur de la Constitution relève plus de l’impression héritée d’un concept Colbertiste qui n’a plus cours lorsque les faits depuis 1958 prouvent que la France est allée régulièrement par diverses réformes toujours vers plus de décentralisation, de partage et de séparation des pouvoirs.

Pour concevoir de donner les pleins pouvoirs à madame Le Pen, il faudrait réunir le Congrès (usuellement à Versailles – salle des congrès du Château) [article 18 de la Constitution] ; encore l’adresse de la Présidente au Congrès ne pourrait pas être soumise dans l’immédiat à un vote contraignant, elle devrait donc être retournée vers les Parlements sous forme de loi : Chambre des députés et Sénat. Le texte législatif voté par les deux Chambres doit être strictement identique.

Au terme du processus législatif, pour autant qu’il soit agréé. Toute loi votée en ce sens qui serait estimée par des élus contraire aux dispositions de la Constitution pourrait être soumise en partie ou en totalité au Conseil Constitutionnel. Toute décision prise par le Conseil est irrévocable. De plus certains aspects de la loi peuvent encore également être soumis à l’arbitrage des tribunaux.

Pour parvenir à un tel prodige ; encore faudrait-il que l’Assemblée Nationale élue le 17 juin prochain soit majoritairement composée d’élus du Front National. Pour mémoire le FN a actuellement une députée sur 577. Les plus optimistes espèrent élire une centaine de députés cette année. Les plus réalistes n’en voient pas plus d’une quarantaine. Pas vraiment de quoi faire une majorité.

Hors la Constitution prévoit que le président doit choisir un Premier ministre qui soit susceptible de constituer une majorité, en France c’est le PM qui dirige le gouvernement.

Encore faudrait-il que le Sénat (qui n’est pas élu au suffrage universel) tourne casaque, alors que le FN ne compte pour le moment que 2 sénateurs sur 348. Des élections sénatoriales sont prévues en septembre, mais pour seulement 1/3 des élus par des « grands électeurs » votants.

Si bien qu’il ne resterait plus à madame Le Pen pour gouverner que les décrets, si ce n’est que contrairement à Donald Trump, les décrets avant d’être signés par le Président, doivent être proposés au Président par le Conseil des ministre, avec le risque que ces décrets soient également contestés comme aux USA si besoin est de diverses façons ou qu’ils ne soient pas appliqués à l’échelon local par diverses administrations territoriales. Notamment par l’autorité des Préfets.

Si bien que pour envisager toute brèche dans les pouvoirs conférés au Président par la Vième République et ses amendements, il reste encore la voie du référendum. Ce que souhaite effectivement madame Le Pen dans ses 144 propositions.

Reste évidemment une solution intéressante : celle du « Coup d’État »…. Mais… objectivement je pense que nous n’en sommes pas encore-là.

— Pour conclure : Bien qu’il soit toujours utile de rester vigilant. Je pense que notre Premier ministre Trudeau ne devrait pas trop à devoir s’inquiéter quant au maintien des excellentes relations qui unissent la France et le Canada. Dans le meilleur des cas, on peut même augurer qu’elles devraient encore se bonifier au fil des ans.

C’est en tout cas le souhait exprimé par une immense majorité des françaises et de français ce dimanche dernier ; qui ont choisi cette partie de l’Amérique pour y vivre, s’y établir et pour y élever dans la paix leurs enfants.

Quelqu’un qui ne connaît ni l’un ni l’autre, pourrait penser que Trudeau s’en va en prison !

Monsieur d’Anjou. La guerre civile concerne plutôt Trump que Le Pen mais la France n’est pas à l’abris de tourments d’amplitude jamais vue à ce jour. Trump a promis aux citoyens américains qu’il ferait plier les grandes entreprises afin qu’ils produisent aux États-Unis, le tout en moins de deux ans.

Hors, les « jobs » ne reviendront pas, personne ne pourra acheter des biens produits aux USA par des employé(e)s payés à 16$ de l’heure alors que les même biens ont de la difficulté à se vendre lorsqu’ils proviennent d’Asie à 4$ PAR JOUR. Vous conviendrez que cela n’exige pas un doctorat en économie pour voir que le tout n’est que fumisterie populaire.

Pour gagner, Trump, et c’est la même chose pour Le Pen, disent aux citoyens ce qu’ils venlent entendre, cela ne fait pas beaucoup de chemin car c’est carrément impossible. Avez-vous remarqué que les entreprises qui se sont dites prêtes à investir aux USA n’ont pas donné de date. En fait il ne font que dire ce que Trump veut entendre, et croient tout comme moi qu’à court terme, Trump sera dans la m…. et pour cause parce que les gens qui l’on mis à la tête du pays sont déjà écoeurer des promesses des 20 dernières années.

La raison pour laquelle une guerre civile est possible en peu de temps découle directement de ces promesses en l’air. Je crois que vous oubliez que le désinvestissement et départ des entreprises américaines et canadienne s’est effectué depuis le début des années 70, soit sur une période de plus près de 50 ans.

En ce qui a trait, je ne connais pas votre âge mais à 67 ans, la dynastie Le Pen, je la connais sous toutes ses coutures. Une des différence avec son père Jean-Marie réside dans le fait qu’elle ne s’ataque plus aux juifs mais au lieu de retourner les arabes (le projet de son père durant 35 ans) elle donnera précéance aux Français de souche, c’est à dire qu’elle exclu les arabes né(e)s en France.

C’est exactement ce qu’elle dit, veuillez écouter la télévision européenne dont, les émissions « l’entretien politique » « cash investigation » et complément d’enquête » que vous pouvez visionner sur youtube indique clairement ses positions racistes. En fait, les péquoistes n’ont que copier la ritournelle de Jean Marie Le Pen à l’époque pour faire place aux québécois de souche et ce Parti a adoussis ses positions car ils ont constater que jamais cela ne passerait.

Pour ce qui est des grandes réussites du PQ veuillez consulter http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/chronique-de-pierre-fortin/dette-du-quebec-rien-ne-justifie-la-panique/ où vous pourrez constater que 85% de la dette actuelle fut institué par ce Parti de la dérive.

Lorsque vous dites que « Et le fait qu’aucun chef de partis du Québec n’ait voulu l’inviter (ce qu’elle ne recherchait pas nécessairement non plus), cela démontre à quel point le titre de véritable « politicien » ne s’applique pas à eux, j’appelle ça simplement du manque de savoir vivre. »

Tous les Partis politiques, incluant le PQ ont déclaré devant les médias qu’ils avaient reçus des demandes d’audience et aucun partie n’ont voulu la rencontrer. Cette parodie Le Pen a fait d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre.

Si vous écoutez et lisez les médias européens vous verrez que les gens sortent à coup de centaine de milliers dans les rues alors qu’au Canada il ne s’agit d’un millier ou deux au meilleur des 30 dernières années. Aux USA, les nombres ont décuplé depuis 5 ans et il est facile de constater que les démonstration se font à coup de dizaines de milliers de citoyens et que ces nombres augmentent.

Ce n’est pas sans raison que les policiers des villes ont acheté de l’armement et des vêtements de l’armée Américaine en plus de blindés, le tout sera disponible pour mater les populaces qui tenteront bientôt à se faire justice. Cette justice étant différente pour chacun d’eux. En fait nos voisins ne sont pas sortis du bois et il n’y a aucun arbre autour.

Vous pouvez imaginer dans deux ans avec Trump, ce que l’horizon nous inspire. Avec les médias sociaux, les revendications ne se font plus que dans une seule ville comme auparavant, ce sont des milliers de citoyens partout à travers le pays, tant aux USA qu’en France que les gens sortent dans la rue.

L’isolationisme c’est du déjà vu et cela a mené à la grande crise de 1973 qui fit un dégât jusqu’àpres la première grande guerre de 14-19. Il y eut une certaine acalmie par la suite mais aucune enrichissement des citoyens qui mena le pays vers la crise de 29 qui elle aussi eut des répercussions jusqu’en fin de guerre 39-45. C’est tout simplement l’histoire qui se répète et toujours pour les mêmes raison, le partage équitable de la richesse, la seule différence est que les plus riches sont de moins en moins en grand nombre et que la classe médiane est composée de 99%. Elle était composée d’environ 30% au début des années 70.

Comme la sénateur du Texas disait il y a deux décennies « it’s not their fault, they were bord with a silver shoe in their mouth ».

La crise qui se prépare fera tomber tout ce qui est factice, tel que les technologie cellulaire que peu de citoyens pourront se payer, puis il y a cette « réalité » virtuelle qu’est internet. Je ne met pas un sous dans les titres des télécom depuis 4 ans car le précipice est proche, très proche.

Je crois la responsabilité du Premier Ministre PLC. une erreur ! M. Stéphane Dion était bien préparé de son Poste de Ministre des Affaires Étrangères du Canada sa mission qu’il accomplissait, ces déplacements dans différents Pays en protégeant les gens et les biens du Canada a intervenir dans les collectivités lors des son travail de Ministre.

Des candidats comme Mme Marine Le Pen et M. Trump commencent à prendre plus de pouvoir quand les gens n’ont plus de marche de manoeuvre pour arriver, quand la classe moyenne diminue, quand les gens ne peuvent plus se faire entendre, quand le partage de la richesse n’est pas suffisant pour équilibrer les forces. Quand les gens ne peuvent plus parler et que le terrorisme augmente. L’histoire se répète, où il y a repression, compression, le couvercle peut sauter, c’est indéniable.

Au-delà des personnalités, il y a les lois.

Au Canada, il nous faut une Charte fédérale de la laïcité.

Sans cet outil, nous pataugerons dans des sous-problèmes mal pensés : identité, accommodements religieux, xénophobie, problèmes avec nos valeureux immigrants, etc.

Exigeons de Justin Trudeau une Charte fédérale de la laïcité, non inclusive d’accommodements religieux qui en nient les principes.

Il faudrait commencer par connaître ce que vous entendez par une loi sur la laïcité monsieur Légaré. Est-ce la loi que nous a servi le PQ il y a quatre ans ou une du genre Le Pen ?

Les Chares des droits et libertés de l’ensemble des provinces autant que celle émanant du fédéral et qui est la partie première de notre Constitution donnent les mêmes droits sans discrimination, religieuse incluse. Mais je crois qu’il y a des limites et celles qui sont enchassées dans les Chartes devraient être précisées par amendements.

Il est clair que je ne vois aucun problème au voile (châle) mais suis tout à fait contre le tchador et la burka, en tout temps lorsque sur la place publique.

Le gouvernement devrait rejeter toute demande où les femmes de confession musulmane n’enlèvent pas leur voile aussitôt parvenues dans l’enceinte d’une ambassade ou consulat canadien pour l’obtention d’une demande. Finis les demandes effectuées que par les hommes sous le prétextes que leur épouse ne savent pas écrire, le personnel qui travaille aux bureaux de migration des ambassades et conulats à l’étranger parlent l’arabe et pourraient s’en occuper.

Sinon, ces femmes vivront un véritable calvère lorsque parvenues au Canada puisqu’elles resteront enfermer dans leurs appartements sans droits de sortir. Les gouvernements des provinces devraient exiger que toutes les personnes d’un foyer de quelque origine soit elle, suive des cours de français ou anglais, selon la province d’accueil, mais pas sur une base volontaire comme s’est le cas présentement pour des classes de 12 à 26 semaines où il n’y a aucun contrôle et les personnes peuvent quitter sans qu’elles soient inquitées. Le Canada ne devrait pas octroyer la citoyenneté à quiconque ne parle pas l’une des deux langues officielles et pourrait faire engager les migrants à devoir retourner dans un pays de leur choix si ce n’est pas le cas.

Il nous faut une Charte fédérale de la laïcité, sans inclusion religieuse.

Pas de bonne loi, besoin de bonnes troupes (Machiavel).