Trudeau et Couillard, les contrastes

Le hasard a voulu que les deux favoris présumés des courses libérales au leadership lancent leurs campagnes presque en même temps, à 12 heures d’intervalle, à Montréal, mardi soir et mercredi matin. C’est sans doute la seule ressemblance, tellement les deux équipes ont fait les choses différemment.

La salle du centre communautaire William-Hingston de Parc-Extension débordait mardi soir. Les 500 partisans de Justin Trudeau, jeunes et moins jeunes, Canadiens de souche ou immigrants, auraient pu facilement être 700. Ça refoulait aux portes. Du côté de Philippe Couillard, une centaine de personnes en complet et cravate, dans une petite salle du Centre des sciences, dans le Vieux-Port. C’était sobre.

Des pancartes «Justin» avaient été disposé sur les sièges, prêtes à être soulevées. Aucune affiche «Couillard» mercredi matin, même en cherchant sous les chaises.

La musique pop était tellement forte au rassemblement de Justin Trudeau que j’ai eu peur de développer un acouphène permanent de Rihanna (fort déplaisant!). D’ailleurs, que de la musique rythmée américaine, rien de canadien, et aucune chanson en français. Chez Philippe Couillard, même pas une musique d’ascenseur pour divertir les convives en attendant le discours.

Aucun député fédéral actif n’était présent dans la circonscription de Papineau pour appuyer Justin Trudeau (ça viendra plus tard, dit-il). Il a misé sur les gens de sa circonscription. Philippe Couillard avait rassemblé plusieurs anciens ministres et députés du PLQ. Il n’a pas de circonscription (ça viendra plus tard, dit-il).

La femme de Justin Trudeau, Sophie Grégoire, était en grande forme et a présenté son mari à une foule excitée. La femme de Philippe Couillard est restée assise durant la présentation et n’est pas montée sur scène.

Justin Trudeau a fait son entrée sous un tonnerre d’applaudissements digne d’un rock star. De longues minutes pour parcourir la salle jusqu’à l’estrade. Philippe Couillard a eu droit aux applaudissements, mais pas à l’entrée de superstar.

Le candidat du PLC avait bien appris son texte, livré avec aisance, les yeux vers la foule. Le candidat du PLQ était visiblement rouillé après quatre années loin des réflecteurs. Philippe Couillard, pourtant un bon communicateur, a souvent gardé les yeux sur sa feuille.

Le point de presse de Trudeau a duré 2 minutes 47 secondes. Cinq questions et il virait les talons. Peu de substance. Celui de Couillard s’est étiré sur plus de 20 minutes, avec des questions directes sur son départ de la politique. Il a répondu. Souvent avec substance.

Deux départs aux antipodes.

Mais faut-il s’en étonner?

D’abord, les deux hommes ont une personnalité très différente.

Justin Trudeau, c’est un enfant de la télé, à la sauce politique. Il est pratiquement né au 24 Sussex, la résidence officielle du premier ministre du Canada, le 25 décembre 1971. Il y a grandi jusqu’à l’âge de 13 ans, dans l’oeil du public — Pierre Elliot Trudeau a été premier ministre de 1968 à 1979, puis de 1980 à 1984. Le jeune Trudeau a fait la page couverture des magazines de vedettes, notamment le 7 Jours, bien avant de se lancer en politique. Les Trudeau, c’est un peu les Kennedy du Canada. Avec les hauts et les bas, l’admiration et les controverses. Il faut voir la couverture médiatique au Canada anglais depuis une semaine pour achever de s’en convaincre.

Beaucoup de Canadiens ont l’impression de connaître Justin Trudeau. Il le sait. Il va tenter de bâtir sur cet avantage.

Extrait de son discours de mardi soir:

«Pensez-y un moment. À quand remonte la dernière fois que vous avez vraiment fait confiance à un dirigeant politique? Pas seulement pour gouverner, mais comme quelqu’un à qui vous pourriez demander d’aller chercher vos enfants à l’école ou garder une clé de votre maison? Ce type de respect et de confiance ne se bâtit pas instantanément. Il se mérite, jour après jour. Je me considère vraiment privilégié d’avoir la relation que j’ai eu toute ma vie avec ce pays, avec ses gens, avec ses différentes régions. De mes premiers pas comme enfant jusqu’à aujourd’hui, nous avons parcouru beaucoup de chemin ensemble. Vous m’avez soutenu à chaque étape de ma vie. Vous m’avez inspiré. Vous m’avez appuyé dans les moments heureux et dans les moments difficiles. Et vous avez contribué énormément à faire de moi l’homme et le père que je suis devenu.»

Le fils Trudeau mise sur son prénom, avec un site web et des pancartes «Justin.ca». Une volonté de proximité avec le public autant qu’une distance avec l’héritage envahissant de la famille (pour le meilleur et pour le pire, puisqu’il a désavoué le Programme national d’énergie de son père qui a suscité l’aliénation de l’Ouest en 1980, mais approuvé le rapatriement de la Constitution).

À l’inverse, le site web met en évidence «Couillard», en grosses lettres carrées. Dans la rue, on l’appelle «docteur Couillard», pas Philippe. Il est calme, cartésien, cérébral. Bref, neurochirurgien. Il ne pose pas avec sa femme dans les magazines. Il n’a pas grandi dans l’oeil du public, lui qui était totalement inconnu avant 2003. À l’aise avec les médias, il n’est toutefois pas celui qui fera lever la foule d’une salle.

Ensuite, les deux candidats ne participent pas au même type de course au leadership.

Justin Trudeau doit séduire tous les membres du PLC, qui vont élire leur chef au suffrage universel. À cela s’ajoute, pour la première fois, la catégorie «sympathisants», des non-membres qui auront aussi le droit de voter pour le futur chef. Ils sont plus de 30 000 «sympathisants» maintenant inscrits. Trudeau s’adresse donc à un public très large et le côté «vedette», spectacle, n’y est pas étranger.

Philippe Couillard s’adresse uniquement aux membres du PLQ, et plus encore, aux membres les plus engagés, ceux qui vont aller voter, physiquement, dans une assemblée locale pour élire des délégués qui iront au congrès. Ce n’est pas le suffrage universel des membres. C’est une bataille de terrain, d’organisation, dans toutes les régions. Pas besoin de grands spectacles et de frissons.

Le PLC, qui a subi la pire raclée de son histoire en mai 2011, tente de secouer sa torpeur avec un nouveau processus d’élection du chef inspiré du Parti socialiste en France. Les libéraux fédéraux tentent de créer un engouement hors de leurs rangs. Les militants du PLQ, qui n’ont pas connu de course au leadership depuis 1983, vont se parler entre eux jusqu’en février ou mars. Il y a des bons et des mauvais côtés aux deux processus.

La durée de la course est aussi un facteur.

Justin Trudeau doit tenir la route pendant six mois et demi, l’élection du chef n’étant que le 14 avril. Philippe Couillard a moins de quatre mois devant lui, avec une période des Fêtes qui va ralentir le rythme au milieu.

Couillard doit partir fort pour exposer ses idées et recruter des organisateurs de talent. Il doit affronter les dossiers plus épineux dès le départ. Pierre Moreau et Raymond Bachand en font autant.

En revanche, Justin Trudeau a bien remarqué comment Mulcair a bâti sa victoire lors de la longue course au leadership du NPD, l’an dernier. Brian Topp était parti en lion, mais le grizzly d’Outremont l’a rattrapé après Noël. Il faut se garder des cartouches.

Mardi soir, la forme y était. Trudeau était à l’aise, le discours a été bien livré. L’absence de substance était toutefois criante et le court point de presse n’a rien fait pour dissiper cette impression. C’est une faiblesse. Il faudra ajouter de la chair autour de l’os, mais il a encore du temps pour le faire.

La course du PLC est un marathon, celle du PLQ est un sprint.

Finalement, les adversaires sont aussi différents.

Philippe Couillard doit affronter des candidats de qualité. Pierre Moreau et Raymond Bachand vont permettre un débat utile et animé au PLQ. Tous veulent d’ailleurs que le PLQ redevienne un parti d’idées, une critique à peine voilée de la «machine à ramasser de l’argent» qu’est devenu le PLQ sous Jean Charest. Ils devront donc mettre en pratique leur volonté et débattre.

Du côté de Justin Trudeau, il est le seul prétendant sérieux en piste et les adversaires potentiels (Marc Garneau, Martin Cauchon, David McGuinty…) hésitent. Il est en tournée du Canada contre des candidats imaginaires. Ses conseillers sont toutefois les premiers à reconnaître qu’une course est préférable à un couronnement. Justin Trudeau n’a jamais vraiment été testé.

Et comme dit le proverbe: à vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

Là, il y a ressemblance. Ça vaut pour les deux courses au leadership.

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N’importe qui au pouvoir à Ottawa ou qui vise à l’être et qui a pour objectif de « garder le Québec à sa place » ou de l’intégrer dans la fédération en prenant ses francophone comme une minorité comme les autres (l’approche du multiculturalisme) est nocif pour le Québec.

Or de toute évidence c’est ce que le PLC attend de son « rock star » et peut-être aussi une bonne partie du ROC, c’est probablement ce que le nom de Trudeau leur rappelle; c’est désespérant juste de penser que le PLC mise encore sur cette recette là pour se remettre sur la carte. À mon avis juste pour ça il mériterait carrément de disparaitre !

Quant à MM Couillard qui ferait définitivement un excellent chef de parti pour le PLQ il est aussi dangereux pour le Québec pour quelques raisons:
1) il revient en politique avec des objectifs bien arrêtés sur l’introduction du secteur privé dans les services publics, il relancera probablement l’idée de PPP par exemple même si cette façon de faire est loin d’être la plus avantageuse pour la collectivité.

2) d’entrée de jeu MM Couillard a fait sa profession de foi au fédéralisme et dit clairement qu’il ne laissera pas la majorité des québécois (il a préciser : les francophones) définir seule les futures orientations du Québec. Une petite loi québécoise sur la clarté avec ça MM Couillard ? Un autre qui à sa façon va se faire élire en promettant qu’il va tenir la majorité québoise à sa place en plus de pousser autant que possible l’introduction de différentes mesures économiques néolibérales (celles qui font qu’il se crée de la richesse au Québec mais qui favorisent beaucoup moins les québécois que les investisseurs étrangers).

Vous avez raison Trudeau et Couillard ont deux profils complètement différent mais tout de même un petit quelque chose en commun quant à leur façon de penser aux intérêts des québécois.

Si Justin’ Time est tout ce que le PLC a à nous offrir, c’est que ce parti est au bout du rouleau. C’est Just Too Little, Just Too Late. Harper et Mulcair vont en faire de la bouillie.

Je ne connais pas très bien Justin Trudeau mais il a eu le « guts » de se présenter dans un comté difficile à prendre pour un Libéral, comme Mulcair l’a fait dans Outremont.

On aurait aimé voir Jean-François Lisée en faire autant plutôt que de se réfugier mollement dans un comté conquis d’avance mais bon…c’est Lisée après tout.

Ça en dit long, je crois, sur la personnalité et le caractère d’un individu ne trouvez-vous pas?

Euh… Justin Trudeau est député de Papineau, pas de Papineauville ! Il n’y a pas vraiment de défi pour le PLC dans ce comté lui étant acquis. Seule Vivian Barbot a réussi à y faire gagner le Bloc Québécois… Pettigrew auparavant, ça ne vous dit rien?

M oi je pense que si vous voulez percer il faut d,abord se faire élire là ou c,est difficile et batailler ferme! Bizare mais j,ai été impressionné par Justin , beaucoup de classe surtout discipliné!

Justin Trudeau comme futur premier ministre libéral canadien, pourquoi pas?
Après Jean Chrétien, tout est possible.
Un qui doit espérer plus que tout le monde, c’est Serge Chapleau avec Et Dieu créa Laflaque, depuis le départ de Jean Charest, les bouffons se laissent désirés.

On a trouvé un mammouth congelé en Sibérie!
Et il a décidé de se présenter à la course à la chefferie libérale du Québec.

@ Francois 1

« Je ne connais pas très bien Justin Trudeau mais il a eu le “guts” de se présenter dans un comté difficile à prendre pour un Libéral, comme Mulcair l’a fait dans Outremont. »

Créée en 1947, la circonscription fédérale de Papineau a eu les députés suivants depuis l’élection de 1949.
1949-1953 — Camillien Houde, Ind.
1953-1963 — Adrien Meunier, PLC
1963-1967 — Guy Favreau, PLC
1967-1996 — André Ouellet, PLC
1996-2006 — Pierre Pettigrew, PLC
2006-2008 — Vivian Barbot, BQ
2008-…. — Justin Trudeau, PLC

De 1953 à 2006, ce ne sont que des députés libéraux qui ont été élus dans Papineau. Trois ministres importants y ont été élus (Favreau, Ouellet, Pettigrew). Est-ce vraiment du « guts » pour un libéral de se présenter dans ce comté? Ou, est-ce encore n’importe quoi de votre part?

Si l’élection de Justin Trudeau comme chef du PLC semble désormais presque une simple formalité, à moins d’un « coup de théâtre », celle de Philippe Couillard est un peu plus problématique et encore improbable – mais pas impossible – à la direction du PLQ.

Évidemment la question que je me pose, advenant une victoire de l’un et de l’autre, c’est de quelle manière, comment et quand l’un et l’autre ou l’un ou l’autre occuperont les fauteuils respectifs de Premier ministre.

Justin Trudeau relève encore du mythe Libéral en vertu duquel il faut un chef pour gagner l’élection. Cela aurait peut-être un sens si le Canada choisissait la voie de la république. Mais dans le cadre parlementaire britannique qui nous anime, l’horizon du pouvoir est pour quand… 2015 ou 2019 ? Est-il possible que Justin Trudeau ne se lasse, s’il n’occupe pas au minimum le strapontin de chef de l’opposition dès la prochaine élection ?

Au contraire, pour Philippe Couillard, s’il emporte la course à la chefferie, le PLQ pourrait se sentir des ailes pour reprendre le pouvoir promptement. Reste à savoir bien sûr pour les Libéraux du Québec, s’il est plus avantageux de retourner aux affaires avant ou après les conclusions de la commission Charbonneau.

Pour l’un, le défi est de se faire connaître et apprécier de tous les canadiens. Pour le second, c’est une partie d’échec. L’un joue avec le charme et la séduction, le second joue de la force mentale et aussi d’une certaine forme de séduction.

– En somme les seules différences viennent du style et toutes sont concentrées sur les mêmes objectifs.

M. C.Lafontaine, vous dites : « .. en prenant ses francophone comme une minorité comme les autres (l’approche du multiculturalisme) est nocif pour le Québec. »

J’avais interviewé M. Trudeau sur ce point et à moins de l’avoir mal interprété`, il voit lui aussi les choses ainsi. Or c’est très trompeur, car derière ce semb;lant d’ouverture, se cache la xénophobie :

1- Au Canada du RoC, le multiculturalisme se fait à l’enseigne de l’anglophonie, langue de fonctionnement et de communication entre toutes ces cultures. Multiculturalisme n’est pas équivalent à multilinguisme! Donc oui on est ouvert à toutes les cultures mais en anglais.

2- Ce que Justin n’a pas compris, c’est qu’au Québec cette langue commune n’est pas l’anglophonie, mais la francophonie, c’est aussi bête et inoffensif que ça, et ça n’enlève en rien quelque caractère multiculturel! En ce se3ns on ne peut pas considérer au même niveau que les autres « communautés » notre francophonie, elle-même composée de communautés, c’est illogique voir xénophobe / francophobe.

3- De par le point deux, que ce soient Coderre, Justin ou Couillard, se faire suppot de telles positions est soit xénophobe ethnocentrique (l’anglophonie du Canada n’acceptant pas qu’une de ses provinces soit francophone et veuille fleurir à cette enseigne), soit une mentalité de collabo avec tous les drapeaux rouges que cela comporte.

Je suis tellement d’accord avec François1.

Une autre différence entre messieurs Trudeau et Couillard: l’un sera prenier mninistre, l’autre pas…

Lequel? Moi, je parie Trudeau…

Si l’homme ne s’appelait Justin Trudeau mais disons, Justin Lamarche, je suis persuadé que les réactions, positives comme négatives, ne seraient absolument pas de la même intensité et de loin.

Beaucoup de jeunes hommes ont déjà gagné un combat de boxe de 3 rounds. Ça n’en fait pas des chefs de partis politiques et encore moins des chefs de gouvernement. Beaucoup de personnes sont « fluently bilingual » et ne deviennent pas automatiquement des icônes politiques.

La seule qualité distinctive que je vois en Justin Trudeau c’est son de famille : Trudeau. Le PLC complètement à la dérive tente de faire du rejeton célèbre la figure de proue du Canada pour son propre profit.

Les nostalgiques de temps révolus y trouvent leur compte. Personnellement j’observe le tout comme une de ces téléréalités qui tentent de construire des monstres télévisuels sur du sable mouvant. Rien de plus.

«La poule qui chante le plus haut n’est pas celle qui pond le mieux.»
[Thomas Fuller]

@ Jeannot Côté.

François 1 est dans l’erreur et vous êtes « tellement d’accord ».

Deux personnes dans l’erreur ne font pas une vérité. Trouvez-vous donc une autre raison pour commenter les courses libérales à la chefferie. Il est possible d’avoir une opinion que vous avez pensé par vous-même, sans faire la cheerleader d’un autre.

Lors de la parution de son livre (Trudeau le québécois) en 1989, Michel Vastel répond à Denise Bombardier lors d’une entrevue sur les conséquenses des politiques multiculturelles de Trudeau.
» Après vingt ans avec Trudeau. Le peuple canadien-français, il y en a plus; il y a des québécois, il y a des francos-québécois, il y a des francos-manitobains, il y a des acadiens. Le peuple canadien-français a complètement éclaté à cause de M.Trudeau. Si le peuple canadien-français avait été un peuple, il aurait fallu accuser Trudeau de génocide politique. »

http://rc-archives.cbc.ca/emissions

C’est trop facile pour ceux qui veulent faire le lien avec son père, mais comme il le dit lui même « fudle dudle » « s’était une autre génération », il a même pris soin de cibler son site internet sur son prénom justin.ca, “fluently bilingual” oui et quand c’est temps de mettre à leur place des projets de lois tel que la chasse aux sorcières pour enregistrer tous les sites visités sur chaque citoyen de leur adresses internet, tout ça « sans mandat » ni soupçon, « big brother », que le parti conservateur voulait faire passé, rappelé vous de ses quelques mots en l’emporte pièce, de les avoir « traité de petite merde », être capable de secouer le publique autant que les autres partis, donc qu’il parle pour nous, tout en connaissant bien ses limites de l’insulte sans se piéger, ça démontre toute les années d’expérience accumuler en politique, comme un vrai syndicaliste, aussi bien en français comme en anglais, oui il est jeune comme politicien, mais attention, comme Obélix, il était très déjà jeune quand il est tombé dedans.

La recette du paté chinois de Justin Trudeau (Steack haché, blé dinde, patate et macaroni chinois.)

Justin Trudeau explique ses propos contre les systèmes d’éducation distincts francophone et anglophone, qui ont suscité l’indignation en Acadie.

« Non, je ne suis pas en faveur du bilinguisme. Je suis pour le trilinguisme et le quadrilinguisme. C’est de plus en plus vers cette réalité que nous nous dirigeons. » — Justin Trudeau

http://www.radio-canada.ca/regions/

Tel fils, tel père.

Justin trudeau a admis que si, un jour, il ne se reconnaissait plus dans le Canada de droite de Stephen Harper, il pourrait envisager de faire
du Québec un pays.

– Le député libéral de Papineau, Justin Trudeau reste fédéraliste et continuera de se battre pour les valeurs auxquelles il croit, mais maintient qu’il comprend que des Québécois soient souverainistes.

http://forumsociete.actifforum.com/

Le prochain chef du PLC a de très petites chances de devenir le premier ministre du pays. Ce n’est pas avec des gants de boxe qu’on administre un pays. Ce n’est pas non plus parce qu’on porte le nom de son père qu’on devient apte à le faire.

Franchement le PLC est rendu bien bas pour voir son salut dans cet homme qui se croit obligé d’aligner une phrase en français et un phrase en anglais pour impressionner. Un vrai Elvis Gratton ce clown.

les anglos-saxons en votant pour trudeau nous donnent l`impression qu`ils votent plus pour l`enrobage que le contenu,rajouter le syndrome monarchique à cela ,pas jolie l`avenir de ce pays

@ Diogène le Cynique (# 7):

Ce n’est pas tout de faire bêtement la liste des élus d’un comté. C’est accessible à n’importe quel idiot.

Il faut plutôt considérer le contexte de l’élection de Trudeau et savoir qu’il a arraché ce comté aux séparatistes du Bloc québécois et a résistés a leurs assaults sauvages à deux (2) reprises. C’est quand même pas rien.

Comme je l’ai écrit, on aurait apprécié qu’un Jean-François Lisée fasse preuve du même courage et de la même vaillance que Monsieur Trudeau (ou même que Mulcair qui s’est présenté dans Outremont, LUI!) aux dernières élections provinciales et se présente dans le comté de…disons…Mont-Royal ou Saint-Laurent plutôt que de se réfugier lâchement dans un comté gagné d’avance.

Bref, ça en dit long sur la personnalité de Lisée…

Avant de s’emballer face à ces deux-là, j’attendrai de lire leur programme respectif. Ça m’évitera bien des déceptions…

Francois 1 est aveuglé par sa partisanerie et sa turpitude. Les reproches qu’ils fait à J-F Lisée peuvent être faits à plein de députés de tous les partis quant à leur majorité de voix.
-J-M Fournier PLQ : + 17,579
-C. St-Pierre PLQ + 11,798
-A. Spénard CAQ + 10,156
-G. Deltel CAQ + 12,542
-G Ouellette PLQ + 14,514
-L. Bergman PLQ + 20,347

François 1 peut bien traiter d’idiotie d’aligner des résultats mais j’estime qu’il est complètement stupide de présenter des arguments qui n’ont qu’un sel but : démolir.

Il est beaucoup plus difficile de présenter des arguments logiques pour défendre un point de vue. François 1 ne le fait à peu près jamais. En est-il seulement capable ?

L’intelligence et la logique de Lisée sont très difficiles à prendre en défaut. Aussi ceux qui le détestent ont très peu d’arguments à lui opposer sinon la haine et la détestation.

Quant à Couillard, le conflit latent qui l’opposait à Charest pour la succession au PLQ qui se profilait déjà explique son départ. Son objectif en politique n’était pas de servir le Québec. C’était de servir sa propre image et ses ambitions personnelles.

Une fois le poste de chef du PLQ libre, Couillard ne pouvait s’empêcher de le briguer. Mais soyons clairs : c’est uniquement par ambition personnelle qu’il s’est lancé dans la bataille.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

@ Denis Drouin (# 23):

Il s’agit ici de la nature d’un individu et non de statistiques bêtement allignées.

Si, comme vous l’affirmez, Lisée est si « intelligent et logique qu’il est difficile de le prendre en défaut », pourquoi diable a-t-il choisi de se réfugier bassement dans un comté gagné d’avance plutôt que d’utiliser les talents époustoufflants que vous lui prêtez pour gagner un nouveau comté pour les séparatistes comme Trudeau, Mulcair et même Charest n’ont pas eu peur de faire?

L’attitude froussarde et pusillanime de Lisée en dit long sur sa personnalité…et à contrario, en dit long également sur celle des Trudeau, Mulcair et Charest.

@ François 1

Tout un courageux, ce Justin Trudeau, d’arracher un comté aux méchants séparatistes qui l’ont détenu que deux ans, alors que ce comté fut libéral pendant les 53 années précédentes! Wow! Mieux encore, il a résisté à deux reprises à leurs assauts diaboliques! Dites-moi: avez-vous sa photo dans votre chambre, comme le chantait Johnny Farago? Remarquez que c’est légal au Canada.

Plus sérieusement, je suis convaincu que Justin Trudeau a des qualités que vous pouvez avancer pour nous convaincre qu’il peut être chef du Parti libéral du Canada. Je vous en donne quelques unes pour vous inspirer: une expérience dans la direction d’un pays, d’une province ou même d’une municipalité; une réflexion originale sur les relations internationales, la question linguistique ou sur le monde du travail, des solutions novatrices pour les finances publiques. N’est-ce pas?

Dernier point: lâchez-nous sur Lisée dans Rosemont. On s’en fout.

@ Diogène le Cynique (# 25):

Vous voyez Diogène, j’assiste aujourd’hui aux épouvantables rétrogressions (quadruples saltos arrières!) que le Parti québécois de Madame Marois impose au pauvre Québec (ça commence à être plutôt gênant, voire emmerdant pour les séparatistes non?) et je préfère de loin un candidat sans expérience mais intelligent et dynamique aux pseudos politiciens d’expérience qui multiplient les faux pas, les aberrations et les errances à l’infinie et ce, en moins d’un mois.

Je n’ose imaginer 4 ans…

@ François 1 (# 26)

Je vous pose la question: quels arguments pouvez-vous invoquer pour nous convaincre que Justin Trudeau peut être chef du PLC? Bien sur, il peut être » intelligent et dynamique » mais on peut dire cela aussi d’un agent immobilier chez Remax.

Prenons deux exemples:

1- Que pense Justin Trudeau de la situation des finances publiques au Canada: payons-nous trop d’impôts, sommes-nous la Grèce du Nord ou l’État peut-il jouer un rôle plus prononcé dans le développement économique? Que va-t-il répondre à ce sujet devant Stephen Harper dans un débat des chefs?

2- Que pense Justin Trudeau de la question linguistique au Canada? Quand on lui a demandé à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick ce qu’il croyait au bilinguisme (qui est l’un des faits marquants des années au pouvoir de son père), il avait répondu en 2007 que « non », avant d’ajouter qu’il préférait le « trilinguisme » ou le « quadrilinguisme » (dékessé? pourquoi pas tout simplement « polyglotte »?). Pas sûr que les Acadiens dans la place ont apprécié ses propos: il avait dû s’excuser d’ailleurs.

Lorsque je fais une recherche sur Google à son propos, le premier terme qui sort est « Justin Trudeau boxe ». Pas « Justin Trudeau Canada » ou « Justin Trudeau homme d’État ». Or, le chef du PLC peut devenir premier ministre: il n’a pas à remporter les Golden Gloves car ils ne lui seront d’aucune utilité devant une crise financière ou politique.

Enfin, lâchez-nous avec Pauline Marois, le PQ et les séparatistes. Non seulement on s’en fout mais, si vous voulez les battre, il faut au moins être crédible. Vous ne l’êtes pas en ce moment dans votre défense de Justin Trudeau. Des arguments convaincants, s.v.p..

Je suis complètement d’accord avec l’administration de ce blogue qui écrit : « Le billet du blogue ne porte pas sur Jean-François Lisée. Nous allons donc limiter les commentaires à ce sujet, les deux points ayant été marqués.»

Je ferai humblement remarquer que le sujet ne porte pas non plus sur Mme Marois comme nous pouvons en lire au commentaire # 27.

Ceci étant affirmé, je continue à soutenir que la principale qualité, sinon la seule, que ce petit Justin a à offrir au Canada et aux fédéralistes c’est d’être le fils d’une personne qui en son temps a marqué ce pays fort négativement. Évidemment ceux qui sont restés attachés à une telle chimère ne jurent que par le rejeton, tout comme Harper ne jure que par Elizabeth II.

Ce cher petit Justin n’est intéressant pour le PLC que dans la mesure où il peut devenir un objet de marketing destiné à faire revivre le glorieux ( !!!) passé de ce parti politique flétri par la corruption et l’usure. Voila la raison pour laquelle il se retrouve aujourd’hui la tête de proue de ce rafiot qui disparaîtra au prochain de coup de vent.

«Les politiciens et les couches
doivent être changés souvent
… et pour les mêmes raisons.»
[George Bernard Shaw]

J’apprécie toujours vos commentaires mais cette expression « ajouter de la chair autour de l’os », je ne peux plus la supporter.

@ Diogène le Cynique (# 27):

J’ai renoncé à vous « convaincre » car votre fanatisme vous aveugle.

On ne fait pas un pur-sang avec un âne…

Justin Trudeau a beaucoup de talent, de dynamisme, une personnalité attachante, il ne craint pas le risque (contrairement à d’autres députés dont on me force à taire le nom!) et il sort admirablement des sentiers battus.

C’est un esprit habile qui ne demande qu’à être découvert, comme le fut René Lévesque en d’autres temps.

@ François 1 (#30)

En effet, « On ne fait pas un pur-sang avec un âne… »

J’ai visiblement perdu mon temps avec vous, en vous demandant un argument rationnel. Vous répondez toujours avec des injures entremêlées avec des cris langoureux de passion. L’amour vous aveugle actuellement.

Entre temps, vous n’avez aucune crédibilité et c’est dommage, car j’aurai bien entendre un argument rationnel de votre part au sujet de Justin Trudeau. C’est cela la démocratie: tenter de convaincre les autres de la justesse de ses opinions. Pas de chanter comme Johnny Halliday, « Que je t’aime…eu… »

@François 1 (#31)

Pis? Qu’est-ce que cela prouve? Que vous préférez Justin Trudeau parce qu’il peut provoquer l’élection de 100 nouveaux députés libéraux?

Deux choses:

1- Vous ne donnerez pas d’arguments à l’effet que Justin Trudeau serait un bon premier ministre. Vous dites qu’il peut être premier ministre car il peut susciter – par son charme animal, peut-être? – l’élection de 100 députés. Quel est sa position en matière d’énergie ou de relations étrangères? Néant de votre part.

2- Je ne perds plus de temps avec vous. Dans le cas de Justin Trudeau, vous n’avez aucune crédibilité. Pis encore, vu la manière dont vous vous comportez ici sur ce blog, je suis à peu près convaincu que vous êtes le pire partisan de Justin Trudeau et que vous faites – volontairement? involontairement? – le jeu de ses adversaires en ne donnant que des arguments amoureux. Devant Stephen Harper, cela risque de ne pas suffire.

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