Trudeau et le registre des armes d’épaule : dire une chose et son contraire et nuire à sa crédibilité au passage

Justin Trudeau commence à se porter lui-même ombrage avec ses virages à 180 degrés. Cette fois, ce sont ses propos tenus en fin de semaine sur le registre des armes d’épaule qui ont surpris tout le monde.

Il a affirmé que «le registre des armes d’épaule, tel qu’il était, fut un échec et je ne vais pas le ressusciter».  Selon lui, «il y a de meilleurs moyens de nous garder en sécurité que le registre».

Il a expliqué qu’on lui avait fait comprendre à un jeune âge «combien dans les régions rurales et à travers le pays la possession d’armes était une part importante de la culture». «Je n’ai pas l’impression qu’il y a une contradiction entre le fait de garder nos villes sécuritaires tout en permettant cette facette importante de l’identité canadienne qu’est la possession d’une arme à feu», a-t-il enchaîné.

Le 15 février dernier, Justin Trudeau écrivait pourtant ceci sur son fil Tweeter : «“@DanBigras: “@JdeMontreal: Le registre des armes d’épaule aboli”” #tristejour»

Le 15 février 2012, c’est le jour où la majorité conservatrice a voté pour l’élimination du registre des armes d’épaule et M. Trudeau, contre. Le Parti libéral reconnaissait alors les lacunes du registre, suggérait des correctifs, mais jugeait nécessaire de le conserver pour «sauver des vies».

Moins de dix mois plus tard et à quelques jours des cérémonies commémoratives de la tragédie de Polytechnique, Justin Trudeau retourne sa veste. Il ne propose pas un nouveau système amélioré, il propose… rien de précis sauf discuter. Mais il a aussi dit aujourd’hui qu’il voterait encore contre l’abolition du registre si le vote était tenu aujourd’hui et que le Québec était dans son bon droit de vouloir établir le sien. Une chose et son contraire, vous dis-je.

C’est la deuxième fois en moins de deux semaines où il doit expliquer les contradictions entre ses positions passées et celles prises durant l’actuelle course à la direction du PLC.

Il y a deux semaines, une entrevue accordée il y a deux ans a ressurgi et l’a mis dans l’embarras, lui qui courtise aujourd’hui les électeurs de l’Ouest, et de l’Alberta en particulier. Il y affirmait que le Canada se portait mieux quand davantage de Québécois que d’Albertains étaient aux commandes.

M. Trudeau ne pourra se permettre trop de zigzags du genre sans ébranler sa crédibilité, d’autant plus qu’il traîne une réputation de poids léger en matière de politiques publiques. Si ses positions actuelles sont réfléchies, faut-il comprendre qu’elles ne l’étaient pas avant?

Ses adversaires dans la course à la direction du PLC hésiteront peut-être à l’attaquer de front de peur de donner de munitions aux conservateurs lors de la prochaine campagne. Ou peut-être préféreront-ils franchir la porte qu’il a ouverte pour prendre eux aussi leur distance avec un enjeu qui coûte encore cher aux libéraux dans plusieurs régions du pays.

C’est l’impression qu’a laissé Marc Garneau aujourd’hui. Bien qu’il a refusé de reprendre à son compte le mot «échec», il a dit à sa sortie des Communes que le registre avait des des qualités, mais aussi des défauts. Alors, maintenant qu’il est aboli, vaut mieux trouver d’autres moyens pour contrôler les armes à feu. «Je ne dépenserais pas d’argent pour le ramener», a-t-il dit. Plusieurs députés qui ont offert leur réaction ce matin se sont rangés derrière M. Trudeau. Le chef intérimaire Bob Rae, en revanche, a refusé de parler d’échec.

Mais les conservateurs ne se priveront pas d’exploiter la situation car elle sert très bien la trame narrative de leurs attaques, à savoir qu’on ne peut se fier à la parole des libéraux.

Alors, aussi bien de répliquer. Ce qu’a fait Martin Cauchon, dont on ignore toujours les intentions. M. Cauchon tient au registre et pense que le renouvellement du parti n’exige pas des libéraux qu’ils renient leurs principes.  Il semble pour l’instant être un des rares à le croire. Ou à être prêt à refaire la bataille.

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Jean Charest et Thomas Mulcair ont la même maladie!

« Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau »

http://lesintouchables.com/livre-576-Le-vrai-visage-de-Pierre-Elliott-Trudeau.php

Voir l’essai à la fois psychanalytique, anthropologique et politique au sujet de ce dernier: « Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau » par François-Xavier Simard, éd. Les Intouchables, 2006. ISBN : 2-89549-217-4.

Ce médecin conclu que l’hostilité de Trudeau contre la nation Québécoise s’expliquerait par son conflit œdipien et des identifications familiales.

Il est peut-être un peu mêlé dans son coco, sur cette complexe question mais, vaut mieux ça qu’une tête de cochon qui ne doute jamais de rien, comme son pèrwe était.

Ce coûteux régistre est une totale nullité renié dans tout le Canada sauf au Québec qui ne sait pas trop pourquoi il laisse vendre des mitraillettes, à condition qu’elles soient enregistrées.

Voici la nouvelle valeur unificatrice du Canada: « la possession d’une arme à feu est une part importante de la culture canadienne et une facette importante de l’identité canadienne ».

Au rancart la « dualité linguistique », il suffisait d’y penser!

Ça va permettre aux canadiens d’avoir plus d’unilingues anglophones aux postes clefs de l’État.

En tout cas, ça me conforte dans mon intention de demeurer canadien au Canada…

Lors de son passage à TLMEP le printemps dernier, le jeune M. Trudeau a affirmé qu’il ne se présenterait pas à la direction de son parti pour trois raisons : trop jeune, trop inexpérimenté et il souhaitait ardemment élever sa jeune famille.

Quelques mois plus tard, tout a changé : assez vieux, assez expérimenté, et, pour sa famille, Mme est là. 🙁

Il a déjà fait la preuve de son inexpérience en commettant bourde après bourde. 🙂

Pour ce qui est du registre des armes à feu, il a été mal conçu. Il fallait rendre inopérante les armes à l’intérieur des domiciles. Enlever le percuteur et le mettre en pension dans un club de tir aurait fait l’affaire.

Il n’est pas trop tard pour M. Trudeau pour reprendre ses billes et limiter les dégâts. Un jour son tour viendra. En attendant, place aux candidats avec de l’expérience.

Envouèye à maison!

Ce que dit Justin Trudeau est aussi pertinent que ce que dit Justin Bieber. J’espère simplement que cet aristocrate n’aura pas l’indécence de prétendre parler au nom de la classe moyenne.

Il est normal que le Québec tienne tant au registre des armes à feu.
Le Québec est l’endroit ou le nombre de tuerie est le plus élevé du monde occidental, en proportion de sa population.

Le Québec est aussi, en proportion de sa population, le champion de l’assassinat des jeunes enfants par leur parent.

Si le fait d’enregistrer une arme la rend inoffensive, pourquoi ne pas tenir un registre des parents québecois ?