Turmel: les suites

Il serait facile de conclure que tout le Canada anglais est monté aux barricades pour dénoncer la chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel, pour ses liens passés avec le Bloc québécois. Le portrait est plus nuancé. Pendant que les adversaires libéraux et conservateurs du NPD continuent de s’en prendre à elle et que les commentateurs de la presse anglophone la critiquent de façon quasi unanime, et parfois avec virulence, les lecteurs de plusieurs journaux affichent des avis plus partagés. Dans la presse de droite – SunNews en particulier – le ton est à la condamnation et, souvent, au défoulement contre le Québec, mais dans le Toronto Star, les opinions sont plus variées. Dans le Globe and Mail, le quotidien qui a révélé les allégeances bloquistes de Mme Turmel, la très grande majorité des lecteurs se portent à la défense de la chef intérimaire et mettent en relief les élans autonomistes passés de Stephen Harper. Au point où le Globe n’a publié que des lettres favorables à Mme Turmel dans sa version papier des deux derniers jours.

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Vous écrivez madame Cornelier en expliquant bien le contexte, mais néanmoins que «le Globe n’a publié que des lettres favorables à Mme Turmel dans sa version papier des deux derniers jours.»

On peut comprendre. Mais néanmoins ça ressemble drôlement à une opération de manipulation de l’opinion publique.

On dira ce qu’on voudra, censurer l’opinion des uns pour laisser toute la place à d’autres, cela relève nécessairement d’une intention. Et cela n’est en rien démocratique.

C’est exactement ce que dénonce Kempf dans son dernier livre, la manipulation de l’opinion publique.

C’est un processus qui a commencé quand des «magnats» de presse, tous médiums confondus ont réalisé quils avaient le pouvoir d’imposer leur volonté par une distillation habile de l’information qui leur convient.

Et ça ressemble exactement à ce que fait La Presse de Powwer Corporation à Montréal.

J’ose espérer qu’au moins vous soulevez un sourcil madame Cornelier, devant ce genre de journalisme.

Dans le contexte actuel, cela consiste à distortionner la véritable opinion majoritaire au Canada.

Celle-ci on le sait très bien, est effarée à la seule pensée que quelqu’un placé à la tête du NDP puisse avoir une pensée le moindrement différente de celle de l’orthodoxie fédéraliste.

Ils s’en font pour rien. Bientôt ils vont avoir un chef permanent qui est un ancien avocat d’Alliance Quebec…

Le 24ème commentaire de l’article précédent, le mien m’inspire ici pour ajouter que les anglophones canadien sont capables de plus grande cohérence que les Québécois, ces derniers n’ayant exprimé que leur désarroi le 2 mai devant les partis conservateurs-libéraux établis et devant l’identité souverainiste en attente du BQ et du PQ ne trouvant mieux que de faire un plébiscite pour un NPD vierge de responsabilité politique gouvernementale ou d’opposition royale officielle de sa majesté.

Or, le NPD a perdu une partie de sa pureté le 2 mai. Dorénavant grand parti de l’opposition, il devra figurer l’alternance tout en étant le parti fédéral no1 d’une nation voué à devenir encore plus minoritaire dans le tout canadien en dessous de 20% de représentation canadienne en prévision de 2015-2030.

Croire que le NPD trouvera son Laurier ou son Trudeau pour gouverner le Canada comme jadis les libéraux est incertain dans un Canada qui réduira les Québécois et les francophones à 15% de la population canadienne. Et comme les libéraux se sont brûlés au Québec avec Trudeau, les néodémocrates ne feront pas mieux au Québec parce que les questions de fond ne sont pas contournables.

Mme Turmel expérimente dans le NPD la même situation que Laurier ou Trudeau et ce même en tant que chef intérimaire d’opposition officielle, l’obligation majoritaire de représenter surtout le Canada anglophone!

Tant mieux si vous y voyez une ouverture et que vous croyez véritablement qu’il y a des conditions gagnantes pour la réintégration du Québec au sein du Canada.

Pour ma part, je demeure empreint de scepticisme…

Après tout, même sans Jack Layton, ça demeure le pari du NPD, ils se sont fait élire sur la base de cette promesse au Québec.

Je n’ai rien contre Mme Turmel et je respecte ses convictions social-démocrate. Cependant c’est une nouvelle venue en politique et c’était une erreur de lui confier la direction du NPD et le poste de Chef de l’Opposition officielle au Parlement fédéral laissant de coté une bête politique efficace qui à largement contribué a l’élection d’une majorité de députés NPD Québécois. C’était une erreur de ne pas confier a Thomas Mulcair la succession,de Jack Layton, temporaire ou non.

Fernand Turbide

Lors des dernières élections beaucoup de personnes savaient qu’un certain nombre de candidats du NPD étaient des souverainistes ou du moins ont apporté leur soutient à des partis souverainistes. Ce qui a surpris, c’est le succès au-delà des attentes du NPD au Québec, si bien qu’on a aujourd’hui des élus NPD qui n’ont pas de réelle allégeance aux valeurs fondamentales du NPD. Le fait que certains nouveaux élus NPD déclarent leur ignorance du cas de madame Turmel, ne témoigne pas d’ingénuité, cela prouve qu’eux-mêmes ont été élus en ne sachant pas que leur récente allégeance politique était socialiste de même que les électeurs qui ont voté pour eux ignoraient qu’ils votaient pour une orientation de parti qui est celle du socialisme.

On constate que tous partis confondus, ce qui guide nombre de personnes à s’engager en politique. Ce ne sont pas les convictions ; ce sont des ambitions. Parfois, dans le meilleurs des cas, les convictions se forgent après l’ambition, ce qui donne de bons politiciens à l’usage. D’autres fois, la politique est aussi un bon moyen pour se trouver un bon « job » après la politique ou encore pour surfer entre le syndicalisme et les divers paliers de gouvernements incluant les municipaux. En somme on entre en politique dans le but de lustrer sa carrière.

La situation de madame Turmel est représentative de la réalité politique tous partis confondus, ni plus, ni moins. Cela dit, je pense que c’est au pied du mur qu’on voit le maçon ou la maçonne et rien ne dit que madame Turmel n’ait pas toutes les qualités requises pour mener à bien tous les exercices qui pourraient lui être confiés.

Les suites de cette opération de manipulation des média et de l’opinion publique orchestrée par le Bloc laisse l’impression qu’un vent de panique secoue certains souverainistes. Avec le PC au gouvernement et le NPD comfortablement installé à l’opposition officielle pour quatre ans, le débat politique sera de plus en plus gauche vs droite, ce qui pourrait avantager Québec Solidaire qui en plus a un chef capable de faire aussi bonne campagne que Jack Layton ce printemps. Les péquistes sentent-ils qu’ils pourraient encore une fois se retrouver au troisième rang?

Même Bernard Landry se retrouve aux mêmes barricades que le Canada Anglais !

En tout cas le chef libéral transfuge du NPD à libéral Bob Rae ne peut pas dire grand’chose….mais vu qu’un québécois péquiste ou bloquiste peut être considéré comme pestiféré de la part du roc, cela est nornal…point de salue pour les indépendantistes. On fera avec. Même avec les plus vérulents ….ramenez les troupes.
En ce qui concerne Turmel je me demande bien si la raison pour laquelle elle a pris une carte du QS et du BQ fera en sorte que les amies concernées achètent elles-mêmes des cartes du NPD. Sinon eh bien cette Turmel aura prouvé qu’elle est une opportuniste de la pire espèce….Jack est atteint dites-vous…sûrement. Y’en a marre de Jack in the box version anglaise bien sur.

Même au sol, le Bloc semble faire trembler les colonnes du temple fédéraliste…

Rigolo de voir tout ces fédéralistes pourfendeurs des séparatiss s’en donner à coeur joie avec le Bloc et leur anciens, mais qui oublient rapidement que Harper a songé lui aussi a saborder le Canada…

Bref, on dirait que tout le monde, un jour ou un autre finit avec la conclusion que le Canada, ça ne marche pas. Mais que dès qu’ils peuvent en tirer un peu profit, ces idées séparatistes se désintègrent pour laisser place à des inquisiteurs plus convaincu les uns que les autres…

Il n’y a que l’Ontario qui soit vraiment fédéraliste et les province atlantique, pour des raisons différentes. Mais la proximité avec la capitale dans un cas et la péréquation dans l’autre me semblent les raisons les plus évidentes d’un attachement à la créature de Frankenstein (créature créée artificiellement avec des morceau autrefois vivants…) qu’est le Canada…

Je trouve que le Devoir et Radio-Canada ont donné une importance démesurée à cette nouvelle somme toute peu importante et peu surprenante.