Un an plus tard…

Photo: Alexandre Guédon / CC2.0

Il y a un an, se tenaient les premiers votes pour ce qui deviendrait la grève étudiante la plus importante et la plus longue de l’histoire du Québec.

Au fil des semaines, cette même grève se métamorphoserait en un véritable mouvement social, toutes générations confondues. Le «Printemps érable», c’était un peu tout ça.

Or, se cherchant autant une fenêtre électorale qu’un thème porteur pour le Parti libéral, le gouvernement Charest – usé par neuf ans de pouvoir, trois mandats consécutifs et des allégations de corruption – en profiterait aussi pour harnacher ce mouvement à ses propres fins partisanes.

Ce qu’il fit en déployant une stratégie dite de «division».  Ou, si vous préférez, ce qu’on appelle plus communément en anglais, le «wedge politics».

Aujourd’hui, un an plus tard et à moins de deux semaines du sommet sur l’enseignement supérieur du gouvernement Marois, que reste-t-il de ce Printemps érable?

Quels en sont votre propre lecture, vos désillusions ou encore, vos espoirs?

***

De mon côté, ceux qui me lisaient également avant mon arrivée à L’actualité, savent que l’an dernier, cette grève et ce mouvement social, entre autres sujets, je les ai analysés avec sérieux et sous toutes leurs coutures.

Je l’ai fait essentiellement parce que dès ses débuts, je sentais que cette grève – menée en pleine «révolution» tarifaire et sur fond d’allégations montantes de corruption et de détournements massifs de fonds publics, entre autres, dans l’industrie de la construction – était appelée à transcender la stricte question des droits de scolarité.

Donc, cette grève, je l’ai couverte et analysée dès ses premiers balbutiements, lesquels, en passant, remontaient à 2011.

Quant à sa véritable genèse, on la trouve dès 2010, dans la décision du gouvernement Charest d’imposer une brochette d’augmentations de tarifs pour certains services publics. Et non les moindres. Incluant pour les droits de scolarité.

L’objectif du gouvernement était de soumettre ces services publics à l’approche dite de «l’utilisateur-payeur».

Cette décision était précisément ce que Raymond Bachand – alors ministre des Finances de M. Charest et aujourd’hui candidat à sa succession -, aimait bien appeler sa «révolution culturelle».  Pour ceux que ça intéresserait, j’en fais ici l’analyse.

Et pourquoi remonter à la genèse de la grève?

Parce qu’un an plus tard et à quelques jours à peine du sommet sur l’enseignement supérieur, il importe aussi d’en comprendre les causes et non pas seulement, les événements spectaculaires qui l’ont jalonnée et ont amplement meublé les bulletins de nouvelles du printemps dernier.

***

Hier, alors que je prenais ma marche du soir en réfléchissant à cet «anniversaire» qui approchait, j’ai croisé une lectrice assidue. Elle m’a bien sûr parlé de politique en général, mais surtout, du sommet et de ce qu’elle en pensait.

Puis, elle m’a dit se souvenir très clairement d’une chronique que je signais en mai dernier – une réflexion sur l’«après-grève» qui, invariablement, viendrait un jour.

Cette chronique, je l’avais d’ailleurs écrite en guise de réponse à tous ceux et celles qui, depuis des semaines, en m’écrivant et en me croisant ici et là, me demandaient sur quoi tout ce mouvement social finirait bien un jour par déboucher.

Vaste question, en effet…

Hier soir, me disant que ce texte lui avait apporté un éclairage important quant à cette grève et à la nécessité de regarder plus loin que l’immédiateté de l’actualité du jour, cette lectrice m’a gentiment suggéré de la reprendre ici.

Revenue chez-moi, je l’ai relue.

Ah oui. J’oubliais.

Datée du 31 mai 2012, le titre de cette chronique était justement «Et maintenant, on va où?» :

***

Et donc, la voici, in extenso:

La question, plusieurs la posent. Et maintenant, on va où? On fait quoi avec cette reprise inespérée et inattendue de la parole citoyenne née de la plus longue grève étudiante de notre histoire?

S’il est trop tôt pour le dire, un indice important se dessine. On le trouve dans cette «rue» prise pendant des semaines, toutes générations confondues, par des centaines de milliers de Québécois pourtant désengagés de la chose publique depuis des années.

La hausse des droits de scolarité en fut le déclencheur. Le catalyseur fut l’ensemble de l’œuvre du gouvernement Charest et sa loi 78, le point de bascule final.

En restreignant les libertés d’expression, d’association et de manifestation, Jean Charest a montré jusqu’où il était prêt à aller pour faire taire des citoyens de plus en plus en colère. En retour, ils lui ont montré de quelle résistance ils étaient capables.

Les casseroles ont parlé haut et fort. Couverte jusque dans la presse internationale, la désobéissance fut spontanée, large et pacifique. Un véritable coup de poing sur la table d’élites trop sûres d’elles-mêmes.

Depuis le début de la grève, des centaines de manifs ont eu lieu – un phénomène sans précédent sur le continent depuis les grandes luttes sociales des années 60.

Quant au problème de fond, je persiste et signe. À savoir que cette reprise de parole est surtout l’expression d’une colère montante contre la dilapidation du bien commun au nom d’une vision essentiellement néolibérale et affairiste.

Cette vision, elle participe de cette droite qui, un peu partout, n’en finit plus depuis les Reagan et Thatcher, de démanteler, pièce par pièce, les États providence nés de l’après-guerre. Face à l’accélération de cette tendance dans les années 2000, les valeurs identifiées à la gauche refont surface. Qu’on les dise social-démocrates ou progressistes, elles s’opposent à la gloutonnerie des marchés financiers, la complicité de la classe politique, la corruption qui en a découlé et son réflexe parfois autoritaire.

Ces valeurs reposent sur une plus grande équité entre les membres d’une société, en partie, par des services publics fournis à tous sans égard à la capacité de payer de chacun. L’éducation et les soins de santé gratuits et universels étant ses principaux piliers.

Or, dans les faits, ce débat gauche-droite – décliné sous les multiples variantes de chacune – , structure l’univers politique depuis des lustres. Encore aujourd’hui, il est partout en Occident.

Ici, la bougie d’allumage fut une grève étudiante venue réveiller un peuple qu’on croyait endormi pour longtemps. Finalement, le seul vrai dégel qu’aura provoqué Jean Charest dans les derniers mois est celui de la parole citoyenne et des valeurs progressistes.

Le quotidien britannique The Guardian le résumait avec brio: ces étudiants sont devenus le symbole de la plus puissante remise en question du néolibéralisme sur le continent. Point.

Alors, le jour où la grève prendrait fin, on va où? On va, je crois, vers une prise de parole plus étendue encore. Même les intellectuels sont sortis de leurs terres. On va, c’est à espérer, vers une redécouverte de la social-démocratie. On va vers l’arrivée éventuelle en politique d’une génération capable d’éthique et d’équité.

Ça bouge même à Ottawa. Pendant que la grève étudiante commande ici toute l’attention, Thomas Mulcair travaille à faire du NPD une force politique majeure. Hors Québec, on commence même à parler d’une renaissance des forces progressistes au Canada. Dans plusieurs villes canadiennes-anglaises, on tient aussi des soirées «casseroles» pour manifester contre la hausse des frais de scolarité, la loi 78 et le gouvernement Harper! Et pour cause.

À Québec, les ressources naturelles partent aux plus offrants. On marchandise la santé et l’éducation. On multiplie les hausses de tarifs, mais on allège la fiscalité des entreprises. On vend le «droit» à l’école anglaise. Des fonds publics ont été détournés par corruption, collusion et copinage. Les libertés fondamentales écopent. Etc.

À Ottawa, les conservateurs majoritaires accélèrent leur virage à droite. L’offensive est lancée contre l’assurance-emploi, le droit d’association et de grève, les services publics, les transferts en santé et les subventions aux groupes communautaires.

M. Harper jure ne pas vouloir ouvrir le débat sur l’avortement, mais il laisse ses députés faire le sale boulot pour conforter la frange la plus rétrograde de son parti. On sabre dans l’imposition des entreprises. On façonne un nouveau patriotisme militariste et monarchiste. Etc.

Et maintenant, on va où? Bien malin qui le sait avec précision. À part cette forte intuition d’une parole citoyenne appelée à percoler et essaimer pour un temps encore avant qu’elle ne puisse donner sa pleine mesure politique.

Bref, on commence par se refaire la fibre progressiste. N’est-ce pas là, la principale leçon servie par la grève étudiante?

***

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les étudiants savaient que le PQ Marois était contre ces augmentations du PLQ des frais scolaires. Il eut mieux valu que les étudiants attendent l’élection du PQ, à la place de procéder avec cette grève qui a coûté 90 millions de dollars canadiens à la province, en plus des nombreux dérangements physiques et économiques et casses aux propriétés subis.

Ces étudiants sont venus bien près de faire réélire le PLQ Charest, en plus.

Votre analyse est si juste en ce qui concerne le néo-libéralisme. Je viens de terminer la lecture d’un livre fort révélateur de Jacques de Saint Victor « UN POUVOIR INVISIBLE » Les mafias et la société démocratique XIXe-XIXe siècle chez Gallimard. Un vrai « eye opener » comme dirait les anglais. Suggestion de lecture pour les politiciens de tous les niveaux (fédéral,provincial et municipal).

Je dit , accordez leur tout se qu’ils demandent !
(ils connaissent beaucoup de choses mais ne comprennent pas l’impact future de leurs exigences ) Ceci est une punition pour leur future , lorsqu’ils seront en position de responssabilité ! Et oui les banques peuvent payé leurs études , les taux d’intérest vont augmentés pour compensser ! Rien n’est gratui !

Toujours très intéressant de vous lire Mme Legault.

Non pas que nous soyons en pénurie de cette ressource naturelle qu’est la « matière grise » mais le Québec est depuis des lustres terriblement en manque des bienfaits de ses lumières. Je déplore le peu d’engagement de la part de nos intellectuels évitant d’occuper les tribunes dans les médias et ailleurs où normalement se déroulent des débats contradictoires sur les enjeux politiques, sociaux, culturels et économiques de notre société.

L’accès aux études universitaires à tous et toutes sans égard à l’épaisseur des portefeuilles tout en maintenant la qualité actuelle – sinon plus grande encore – de l’enseignement supérieur demeurera un voeu pieux tant que cet enjeu sera analysé d’une seule opération des octets du logiciel « simple comptable » téléchargé sur le disque dur « déficit zéro ».

Formant l’ancien gouvernement, les liberulls ont déjà fait une démonstration de toute leur hargne néo-libérale envers l’équité sociale et leur répugnance à la création de richesses pour la collectivité entière.

Puisse la matière grise de nos intellectuels sorte enfin de son mutisme gangreneux pour la société et inonde à nouveau nos esprits de ses lumières bienfaitrices !!! Amen.

Moi, ce que je retiens 1 an plus tard, c’est le formidable sens politique de Charest et de son groupe. Tout ça était savamment orchestré et le PLQ a réussi à faire des gains politiques sur le dos des étudiants en les matraquant.
C’est certain qu’il y a eu de la casse lors des manifestations, une poignée d’indisciplinées, de black block. Mais on a réussi à faire l’équation unique:
Carré rouge = terroriste = violence
On a même réussi à faire croire que Fred Pellerin était un de ces dangeureux bandits!

Et la population a bêtement embarqué dans cette autre magouille des libéraux.
C’est ce que j’en retiens aujourd’hui: Honte aux libéraux, honte aux ministres, honte aux suiveux!

Correction de la grise matière:

Puisse la matière grise de nos intellectuels sortir enfin de son mutisme gangreneux pour la société et inonder à nouveau nos esprits de ses lumières bienfaitrices !!! Amen.

M. Lange écrit : Honte aux suiveux.

C’est 70 % de Québécois qui étaient et sont encore contre ce genre de manifestations étudiants qui perturbent l’économie. Est-ce que vous avez honte de 70 % de Québécois ?

Et, ils veulent recommencer bientôt.

Ce qui m’attriste dans ces révolutions, c’est qu’un certain nombre de croyants se fassent tabasser lors des manifestations et que les meneurs eux en sortent sans égratignures.Cela me rappelle la manifestation au parc Lafontaine contre PET, Pierre Bourgault fut amenée dans le panier à salade dans les premiers instants de la manifestation sans égratignures et après la police a matraqué tout ce qui avait deux jambes. Si les manifestants faisaient plus de sit in que de la casse, ils retireraient plus de sympathies du peuple .
Il faut quand même qu’il y ait un réveil de la population quand le système en place dans une démocratie abuse de ses privilèges. Il faut se rappeler que dans une démocratie quand la classe dirigeante se sent menacé, elle agit avec toute la force qu’elle peu appliquer pour éradiquer l’opposition car ils ont peur, très peur et un politicien qui a peur dans une démocratie est plus dangereux qu’un criminel. L’histoire nous le rappelle avec les mesures de guerre, l’emprisonnement des chefs syndicaux et aux USA avec le massacre a l’université Kent. Ce n’est qu’une amorce de changements et habituellement les changements dans une société sont initiés par un mouvement de la jeunesse qui entraine le peuple a sa suite. Présentement la démocratie au canada se porte très mal, ou sont les alternatives au gouvernement Harper. Le Canada est majoritairement conservateur dans l’âme. Le seul moment ou il était libéral ce fut à cause de la menace séparatiste et non pas parce qu’il éprouvait un élan de libéralisme. Au Québec c’est l’éternelle rengaine du PQ depuis sa fondation,(faut faire attention, on veux être un bon gouvernement, faut pas aller trop vite, on va créer un comité et j’en passe). Vraiment je ne suis pas tellement en faveur de la CAQ mais, a la prochaine élection quelle choix avons-nous en attendant que le PQ redevienne un parti qui fait la promotion d’un réel changement, et cesse de Chlorophormer le peuple avec son talonnage. En attendant félicitons notre jeunesse de nous avoir réveillé et sorti de notre apathie!

Ce que j’aime de ce mouvement: c’est ce qui aura le plus discrédité la gauche ces dernières années. J’espère que les carrés rouges vont remettre ça en 2013.

M Bousquet #8
Si vous me dites que 70% des Québécois croient que le carré rouge est synonyme de violence et bien oui, j’ai honte car ces gens se sont fait manipulés royalement.

Si vous me dites que 70% des Québécois sont contre les revendications des étudiants, je vous répondrais que j’en fais aussi partie.

On peut être contre les revendications sans être obligé de les détester et de les matraquer? C’est ça que je déplore.

Il y avait un très intéressant reportage à RDI il y a deux jours sur la, les façons de manifester pacifiquement pour renverser une dictature. Pas un gouvernement démocratiquement élu et qui gouverne de façon démocratique.

Le principe de base, que l’on ne saurait violer, est pas de violence, jamais, à tout prix.

La violence fait le jeu du pouvoir. La violence sabote systématiquement la cause que l’on prétend défendre.

Si les manifestations reprennent, il faut absolument que le service d’ordre des manifestants soit impitoyable envers tous les casseurs qui sont leur pire ennemi. En fait, les casseurs sont les alliés du gouvernement. Non seulement doit-on s’en méfier, il faut surtout les neutraliser, les rendre impotents.

Les Marxistes-léninistes se sont retirés de la table des négociations. Grand bien leur fasse. Ainsi, il sera peut-être possible de dialoguer de façon constructive entre gens civilisés.

Le gouvernement Marois apprend à la dure. Bien étonnant de la part d’une ministre qui a été à la tête de 11 ministères dans sa longue carrière.

Au moins elle a le courage de reculer lorsqu’elle comprend qu’elle a fait fausse route. Ça c’est de l’intelligence. Si cette intelligence pouvait être au service de la réflexion avant l’acte…

Nos policiers ne matraquent pas les manifestants pacifiques qui obéissent aux lois. À mon avis, nos policiers sont beaucoup trop tolérants parce qu’ils craignent les représailles et les poursuites des casseurs ou de leurs complices consentants, au moindre contact physique avec le délinquant.

Il y a bien la femme-policier « la policière » qui a la matraque facile mais, c’est une exception, pas la règle.

@Gilles Bousquet # 8

Je pense que vous dites n’importe quoi. Dites-nous d’où viennent vos chiffres, les sources SVP. En plus dites-nous quelles questions exactement ont été posées.

En regardant dans le rétroviseur, je ne puis que conclure que rarement une série de manifs comme les étudiants ont tenues, appuyés par beaucoup de non-étudiants, aura obtenu l’appui implicite d’un très large pan de la société.

Votre 70%, je n’y crois tout simplement pas.

« Hélas ! C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »
[Georges Bernanos]

@ Gilles Bousquet

« Nos policiers ne matraquent pas les manifestants pacifiques… »

Sa vous prends t-y une vingtaine de vido pour vous prouver le contraire? Une cinquantaine?

Vous savez, les dretteux et les ultra-conservateurs doivent mentir et déformer à tour de bras pour protéger leur monde imaginaire.

Et le femme policière la 728 n’est pas une exception pendant ce conflit. D’ailleurs plusieurs ont incriminé depuis quelques années pour avoir eux mêmes été les casseurs.

@ la vieille matière grise

Ceux dont la matière grise veut la perte des espoirs d gratuité des étudiants, dites vous que cette est de plus en plus grise même blanche et qu’elle à tendance a tomber un par un, si je puis dire.

Vous serai séniles avec une couche (si vous avez de la chance) et ces étudiants seront encore jeunes. Risque-ils de vous le faire payer?

Apres tout si les vieux ont voulu économiser sur les études des jeunes, les jeunes vont avoir une raison d’économiser sur les frais de vieillesse et sur les pensions.

Frapper sur la ruche, c’est le meilleur moyen de ne plus jamais manger de miel.

Bonjour,

Bien sûr, un an plus tard est trop tôt pour dégager une perspective sur ce grand souffle d’air frais qui vint balayer le Québec l’an dernier, soit en 2012. Car il était plus que temps dans ce pauvre Québec reculé par le tonnerre sur le plan des « débats sociaux ou sociétaux ». Quoi dire si ce n’est la force, la puissance inconnue des médias sociaux qui fit le travail en majeure partie grâce à cet effet « boule de neige » dont la crise estudiantine profita des retombées de ces appuis citoyens inespérés.

En outre, ce pauvre Québec part de loin en ayant toujours traîné les boulets de son nationalisme qui empêchèrent pendant tout le siècle dernier tout débat d’idées « normaux » dans une société évoluée comme partout ailleurs sur la planète Terre.

Enfin, et pour la première fois, le débat avec les étudiants nous sorti du « paradigme nécrosé » du nationalisme québécois et de ses multiples dérives qui faisaient tourner le Québec en rond. Avec ce grand souffle nouveau, ce vent d’air frais qui nous procure enfin « un débat GAUCHE DROITE » comme ailleurs dans le Monde. Car cette jeunesse estudiantine est enfin politisée en ayant grandie avec les médias sociaux et le cosmopolitisme qui vient avec. Pas étonnant que ces étudiants tout à fait « nouveaux » ne portent pas l’attelage national et la bride du nationalisme des années 1960 et 1970.

Par ailleurs, il sera d’autant plus difficile à l’avenir dans ce Québec de faire « prendre de tristes vessies pour des lanternes » comme auparavant. Car un débat gauche droite avec les étudiants actuels « dans cet axe » ne sera pas une sinécure comme avant avec des pauvres étudiants dévorés par des émotions nationales qui avalaient n’importe quelles couleuvres accompagnées d’une tape dans le dos en se faisant murmurer à l’oreille doucement : On va l’avoir notre pays. Ce qui était suffisant pour toutes les défenses tombent et que les étudiants nationalistes de l’époque se roulent par terre.

Finalement, grâce à tous ces étudiants infiniment plus politisés et ouverts d’esprit que dans les années 1960 et 1970, le débat sera difficile sur avec des leaders étudiants comme Madame Martine Desjardins qui déboulonne en un tour de main tout ce qui passait la rampe auparavant. Cette fantastique étudiante du 3ème Cycle en psychologie sera tout un atout dans les années à venir car présentement, faire un Doctorat en psychologie exige cinq à six années de travail de recherche. Que fera Madame Martine Desjardins avec son sourire en permanence et ses rires en cascades ? Avec plaisir, John Bull.

À ceux qui affirment que mos policiers frappent n’importe qui. Est-ce que ça vous est déjà arrivé ? Quand et pourquoi ? Je n’ai jamais rencontré ni vu un Québécois qui s’est fait frappé ainsi, sans raison majeure et qui obéissait aux ordres, dans les émeutes.

M.Bousquet,
Malheureusement j’en connais un, moi, un homme de 65 ans, un professeur émérite, calme et pacifique. Vraiment pas le genre à faire des gestes disgracieux. Son seul défaut a été de ne plus avoir de jambes suffisamment vigoureuses pour évacuer plus rapidement que la charge qui venait vers lui. Pour le punir d’avoir vieilli, on lui a fait connaître la matraque. Ça m’a beaucoup déçu car je pensais comme vous…

« Je crois au bien commun, donc j’exige que les autres paye pour moi… »

Voilà qui illustre bien à quel point cette génération est pourrie…

Vous n’avez pas encore compris que c’était un boycott? Même les journalistes , comme Gervais et Boileau, le comprennent enfin.

« ceux qui me lisaient également avant mon arrivée à L’actualité, savent que l’an dernier, cette grève et ce mouvement social, entre autres sujets, je les ai analysés avec sérieux et sous toutes leurs coutures. » Josée Legault

Allons donc. Vous l’avez « analysée » avec une superficialité déplorable. Si vous l’aviez « analysée » ne serait-ce que de manière moyenne, vous auriez compris, et vous auriez expliqué, qu’il s’agit d’un boycott et que les étudiants carrés rouges dépassent largement leurs droits même là où ils se pensaient légitimes.

En somme, vous avez été presque continuellement coupable de désinformation sur ce sujet. Dans la mesure où on vous a lu, vous êtes en partie responsables des nombreux effets pervers causés par ce boycott vendu par vous comme étant une grève.

Les statistiques de la désinformation: on voit 16 fois le mot « grève » dans l’article de Mme Legault et 0 fois le mot correct, qui est « boycott ». En février 2013, c’est renversant. Dans 10 ans, on dira: incroyable.

« Je crois au bien commun ». Traduction: « je crois à la mise en commun de la propriété d’autrui » Effectivement, ça ne coute rien d’être communiste quand, comme la jeune hurluberlu de la photo, quand on ne possède rien et ne paie aucune taxe et aucun impôt (ce que cet hurluberlue paie en taxe de vente lui est probablement remboursé par le gouvernement au moment où elle remplit son rapport d’impôt).

Signé: je crois au bien commun et au bien privé sans préférer l’un par rapport à l’autre.

Mon cher Honnorable,

vous parlez de désinformation alors que vous en êtes le premier victime. Ne vous en déplaise, il s’agit bien d’une grève, car le droit de grève ne s’applique pas qu’aux travailleurs.

La définition que vous favorisez, est celle du code du travail, que certains politiciens ont délibérément choisit bien qu’ils la savaient frauduleuse dans ce contexte.

Comme vous le sous-entendez, et ironiquement, les étudiants ne sont pas des travailleurs, ils ne sont donc pas soumis aux définitions du code du travail.

On en revient donc aux dictionnaires, qui je vous le rappelle, est LA source à consulter pour la définition des mots. Je vous encourage donc à ressortir votre Larousse ou votre Robert pour vérifiez par vous-même.

Les deux mentionnent très clairement que l’utilisation du mot grève s’étend de façon très large et pas uniquement au travail. Voilà des exemples:

« Arrêt volontaire et collectif d’une activité, par revendication ou protestation. »

Je vous mets maintenant au défi de démontrer de toute bonne foi qu’étudier n’est pas une activité!

Eric G.

@ honorable (# 22):

Et vous vous attendiez à quoi de la part de l’auteur de ce blogue?

À de l’objectivité???

Elle est un produit pur jus des sciences politiques (sciences molles et inexactes!), a tâté l’enseignement à l’UQUÀM (devenu depuis le secrétariat central du parti communiste du Québec!), a voulu être députée péquiste mais a perdu sa candidature, a été proche conseillère politique des péquistes alors au pouvoir, etc…

Bref, le cursus habituel des parasites politiciens gauchistes qui viennent nous faire la morale et nous imposer leurs « choix sociaux » après avoir passé le plus clair de leur temps à profiter du système socialiste qu’ils ne veulent surtout pas changer.

Imaginez…dans son monde, le Québec est en train de « virer à droite »…

Faut le faire!

@Eric G., fort bien, alors je serai plus clair. Les étudiants ont fait une grève qui est régie par les lois sur le boycott. Plus clair encore? Ils ont fait une grève mais n’avaient pas le droit d’empêcher ceux qui voulaient étudier d’aller à leurs cours.

Face à ces faits, si vous persistez à appeler « grève » cette « activité étudiante », sans autre contexte, comme le fait Mme Legault, c’est que votre but est de désinformer.

Comme mon but est d’informer, je coupe court dans la novlangue de bois et je parle de boycott étudiant. Ça décrit exactement de quoi il s’agissait sans induire en erreur.

Si Mme Legault et tous ses acolytes l’avaient fait, de nombreux débordements et dépassements de coûts auraient pu être évités l’an dernier.

Cher Honnorable,

à vous lire, tous ceux qui nomme cette activité « grève » sont malicieux, calculateurs et font tous partit du grand complot communisme Québecois…

Parcontre, ceux qui pensent comme vous sont évidemment des saints et ont à coeur la vérité et le sort du Québec. S’il-vous-plaît, prenez la peine de vous relire avant de cliquer sur « Envoyer »!

La loi sur le boycott au Québec? Mais je vous en prie, éduquez-nous et donnez-nous des détails crédibles, vous qui désirez tant nous informer.

Vous avez des liens à nous suggérer? Un numéros d’article de loi pour nos recherches? Mettez nous vos sources que nous puissions tous voir la lumière.

Eric G.

@ Eric G

Inutile d’argumenter avec honorable. Ce dernier n’a aucune connaissance du droit et possède un vocabulaire bien à lui.

Pour appuyer votre commentaire voici ce que mentionne Pierre Vierge (avocat spécialiste du droit du Travail):

« Dans le présent contexte, la définition de la grève doit être générale et universelle et ne doit pas être restreinte par les exigences particulières d’une loi déterminée. […]

Le droit de grève n’en conserve pas moins son caractère fondamental, sa centralité. Il en est ainsi, comme nous le démontrerons, de son apport nécessaire au fonctionnement des régimes de négociation collective, de l’autonomie collective dans la société, de même que de la contribution du droit de grève à la vitalité démocratique de cette dernière, qu’il s’agisse non seulement des milieux de travail, mais aussi plus largement. »

Inclusion du droit de grève dans la liberté générale et constitutionnelle d’association  :
justification et effets. Pierre Verge, Les Cahiers de droit, vol. 50, n° 2, 2009, p. 267-299.

@Eric G., vous avez oublié dans votre énumération que le militantisme de gens comme vous ou Josée Legault peut rendre aveugle plusieurs personnes d’intelligence pourtant légèrement supérieure à la moyenne.

Quant à la loi sur les boycotts, elle est très simple: vous avez le droit de boycotter quoi que ce soit, mais vous n’avez pas le droit d’imposer votre désir aux autres, même par un vote majoritaire à l’intérieur d’un groupe. C’est une loi très universelle, puisque dictée par les dictionnaires. Un peu comme la loi naturelle, d’ailleurs.

@ Eric G (# 27):

Lorsque l’on REFUSE de recevoir un SERVICE pour lequel on a PAYÉ, ça s’appelle du boycott et ça n’a RIEN à voir avec une grève qui se déroule, ELLE, entre employeur et employé qui ont un contrat de travail régi par des lois.

C’est clair maintenant?

@Honorable

«Quand on veut tuer son chien on dit qu,il a la gale.» Vous êtes opposés au mouvement de contestation étudiant, alors en toute logique vous direz qu’ils ont fait un boycott. C’est logique. Par contre ceux qui appuie les étudiants dans leurs revendications, parlent de grève. C’est également logique.

N’oublions pas que c’est l’instigateur du conflit étudiant, le gouvernement Charest, qui voyant le mouvement de contestation étudiant s’étendre a commencer à parler de boycott étudiant. Tout le monde a alors compris que c’était là une astuce de communication publique pour tenter de reprendre, sans succès d’ailleurs, le contrôle de l’incendie qu’il avait lui-même allumé.

Alors de grâce épargnez-nous votre prêchi-prêcha sur les termes et attaquez-vous au fond du problème.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

@Denis Drouin: les tribunaux ont amplement confirmé en 2012 qu’il s’agit d’un boycott et non d’une grève. Votre militantisme vous aveugle de manière criante. Vous aurez beau dire qu’une poule est un canard et le répéter ad nauseam, les fait vous contrediront.

@ François 1

Si j’étais à votre place j’éviterais de faire des commentaires comme ceux que vous avez commis aux numéros 25 et 30. Vous accusez hypocritement madame Legault d’être « un produit pur jus des sciences politiques (sciences molles et inexactes!) » Pourtant vous n’avez pas hésité à appuyer vos commentaires de gens comme David Descôteaux(maîtrise en science politique), Joseph Facal (docteur en sociologie avec maîtrise en science politique, prof de sociologie au HEC), et enfin le meilleur, Martin Coiteux (docteur en sciences politiques).

Quant à votre commentaire #30, votre définition du boycott est aussi ridicule que votre commentaire précédent et pour qu’il y ait une grève il n’est pas nécessaire que celle-ci soit encadrée par une loi déterminée.

Ce cher honorable n’ayant jamais lu une décision judiciaire se met encore le doigt dans l’oeil. Les tribunaux n’ont rien confirmé. Ils se sont prononcés sur l’apparence de droit (droit contractuel) que pouvait avoir certains étudiants désirant retourner à leurs cours. Lorsque certains juges ont prononcé les mots « boycott » ou « boycottage », ces derniers l’ont fait sous forme d’obiter dicta qui ne faisait pas partie de la décision. Ils ont repris stupidement le vocabulaire de Jean Charest et sa troupe. D’autres espèces, ne pouvant justifier la grève, que dans la mesure où celle-ci est encadrée par les lois du travail, ont qualifié de façon absurde, la levée de cours des étudiants de » boycott « .

D’ailleurs, certains juges mieux avisés, ont déclaré « s’agit-il réellement d’un droit de grève, d’une démarche de «boycottage» ou quelque autre forme d’expression? La question pourra être tranchée ultérieurement. »,« [38] Qu’ils aient ou non le droit de « faire la grève » est une question à laquelle je n’ai pas l’intention de répondre. Mais, ont-il le droit d’imposer cette grève pendant une période de temps indéfinie qui forcera le Requérant à perdre le bénéfice de sa session d’études, de sa diplomation et d’un possible emploi rémunérateur? La question n’est certainement pas simple et mérite d’être soumise à un débat au mérite. ». Ou ils ont simplement constaté les faits : « [36] La grève générale illimitée qui, répétons-le, n’est encadrée par aucune disposition législative particulière, est en fait l’expression de la frustration des étudiants consécutive à l’imposition par le gouvernement d’une hausse non négligeable des frais de scolarité au cours des cinq prochaines années. » On remarquera qu’il n’est pas question de » boycott » dans les deux derniers textes.

@ honorable # 32

Où prenez-vous cette information ?
Vos sources SVP !

« On parle toujours mal quand on n’a rien à dire. »
[Voltaire]

@ Marc Sauvageau (# 33):

Voir commentaire # 32 pour la « grève »…

Les tribunaux se sont prononcés! Pas assez clair poour vous?

D’ailleurs, s’il s’était CLAIREMENT agit d’une « grève » et non d’un boycott, pourquoi diable votre gouvernement péquiste considère-t-il discuter de ce même « droit de grève » des étudiants lors de leur sommet sur l’éducation???

Les gens auprès desquels je me réfère ont tous un minimum de formation en économie et sont tous reconnus comme tel. Tous.

Pas Madame Legault.

Parler ou écrire sur des enjeux sociaux en ignorant totalement les conséquences financières de ces mêmes enjeux ou en étant incapable de les expliquer lui enlève une grande partie de sa crédibilité.

@Sauvageau et Drouin, même dans le monde du travail il y a de nombreuses grèves illégales! Pourquoi illégales? Parce qu’elle se produisent en milieu de contrat sans qu’aucun élément du contrat n’ait été brisé par le patron.

Alors regardez vos « grèves » étudiantes: elles se produisaient en plein milieu d’un contrat de services éducatifs entre les institutions d’enseignement et chaque étudiant.

Donc, un étudiant a le droit de boycotter ses cours, mais il n’a pas le droit d’imposer son boycott à ses confrères. En d’autres mots, il n’a pas le droit de faire la grève. C’est aussi clair que 1 +1 =2 pour quiconque n’est pas aveuglé par un militantisme aveugle.

Un an plus tard, il est clair que les médias ont failli à leur tâche de mettre les mises en contexte sans lesquelles information n’est qu’une coquille vide:

« Ainsi, plutôt que de mettre l’accent sur la personnalité des chefs étudiants et d’en faire des vedettes, les médias auraient dû s’intéresser davantage à la nature des associations étudiantes, à leur fonctionnement et à leurs désaccords stratégiques et idéologiques. (…) les médias se sont attardés aux aspects les plus spectaculaires du conflit et que les voix des chroniqueurs, commentateurs et blogueurs ont dominé. Bref, l’opinion semble avoir eu préséance sur la recherche des faits et l’analyse. (…) L’analyse occupe 2 % de la couverture au Journal de Montréal, 3 % de l’espace à La Presse, et 5 % à The Gazette. »

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/371318/les-medias-ont-ils-failli-a-la-tache

La preuve: il y en a encore qui pense que les étudiants étaient en grève plutôt qu’en boycott, le raisonnement journalistique dominant étant: « ils se pensent en grève, donc ils le sont! »

Même Josée Boileau, éditorialiste au très Carré Rouge Le Devoir confirme mes dires:

“lorsqu’on découvrit au printemps 2012 que le droit de grève étudiant n’était qu’un consensus social”. (Josée Boileau, 14 février 2013)

Sauvageau, Drouin et Josée Legault sont en retard d’1 an même par rapport à la très carré rouge Josée Boileau! Et en retard de dizaines d’années par rapport aux esprits posés et rationnels qui savent distinguer lanternes et vessies, i.e. consensus social (« faire comme si les étudiants avaient le droit de grève) et réalité légale.

Honorable semble ignorer que les étudiants en devenant membres de facto de leurs associations sont liés par un contrat d’adhésion. Les associations étudiantes, de par leur loi constitutive (LAFAE) doivent être formées en fonction de la partie III de la loi sur les compagnies, acquérant ainsi une personnalité juridique dont celles de personnes morales. Or, le code civil est clair, « art. 313 Les règlements de la personne morale établissent des rapports de nature contractuelle entre elle et ses membres. » Donc, les étudiants dissidents contrevenaient à leurs obligations contractuelles de se soumettre à la décision prise en assemblée générale. Le respect des contrats, n’est-ce pas ce que Honorable essaie de nous indiquer ?

@Sauvageau: quand un contrat ultérieur interfère avec un contrat antérieur, le contrat ultérieur de vient inapplicable. Puisque vous me semblez pas tellement allumé, je vous donne un exemple simple: vous signez un contrat selon lequel vous travaillez au McDonald tous les jours de 11h00 à 13h00. Puis vous signez ultérieurement un contract avec Burger King selon lequel vous y travaillerez les lundi de mardi de 9h00 à 15h00. Votre contrat avec Burger King n’anulle en rien votre obligation de vous pointer au McDonald entre 11h00 et 13h00.

Le contrat avec l’ASSÉ ne se signe qu’APRÈS que vous ayez été accepté au CEGEP ou à l’université de votre choix (ou qui a daigné vous accepter, dans votre cas). C’est le contrat avec l’université ou le CEGEP qui a préséance.

Honorable étale encore une autre fois son ignorance du droit des étudiants. Les étudiants deviennent membres de leurs associations dès l’inscription, ils doivent d’ailleurs payer leurs cotisations comme conditions pour être inscrit à un établissement d’enseignements. Cette histoire de préséance de contrat, c’est de l’ésotérisme, puisque l’ étudiant lors de l’inscription adhère à un contrat de service avec son établissement d’enseignement et avec son association.

Comme j’ai déjà mentionné dans un commentaire précédent, les étudiants seraient tenus de respecter la décision de l’assemblée générale (règlements de nature contractuelle ). S’ils votent la levée de cours (la grève), ils acceptent (même les dissidents, pour les raisons invoquées dans mon commentaire précédent) ainsi de suspendre le contrat de service (il n’est pas question ici d’annulation de contrat). Il est à noter, que dans le contrat de service entre l’étudiant et son établissement, l’obligation de l’établissement est de fournir les cours prévus, et pour l’étudiant de payer ses cours. Il n’a pas l’obligation d’y assister.

@Sauvageau, ce « droit des étudiants » n’existe que dans votre imagination:

« Les associations étudiantes n’ont jamais eu le droit légal de faire appliquer à tous les étudiants les décisions prises par la majorité. » (Jean-François Lisée, avril 2012)

“lorsqu’on découvrit au printemps 2012 que le droit de grève étudiant n’était qu’un consensus social”. (Josée Boileau, éditorialiste au Devoir, 14 février 2013) (PS: Boileau devrait parler pour elle-même; nombreux étaient ceux qui savaient cela depuis des dizaines d’années.)

@ honorable
Je me désole de la légèreté qui vous tient lieu de pensée. À ce « droit des étudiants », il manquait le mot associatif, il aurait fallu lire « droit associatif des étudiants ». En ce qui concerne mes propos, cela ne change rien, puisque c’est bien de droit étudiant qu’il s’agit.

Mes affirmations sont basées sur la LAFAE (Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants,loi 32), et non pas sur des commentaires de journalistes aussi talentueux et célèbres puissent-ils être.

Lorsque j’affirme que les étudiants sont membres de leurs associations dès l’inscription, c’est sur la base de l’article 26 qui est loin d’être une « imagination » de ma part et qui se lit comme suit :

Présomption d’adhésion.
26. Dans un établissement d’enseignement, tout élève ou étudiant représenté par une association d’élèves ou d’étudiants accréditée ou toute association d’élèves ou d’étudiants représentée par un regroupement d’associations d’élèves ou d’étudiants accrédité, est réputé membre, selon le cas, de cette association ou de ce regroupement. […]

Le paiement de la cotisation comme condition d’inscription est précisé à l’article 54 :

Paiement de la cotisation.
54. Toute personne doit, pour être inscrite dans un établissement d’enseignement où existe une association ou un regroupement d’associations d’élèves ou d’étudiants accrédité, payer la cotisation fixée par cette association ou ce regroupement, si elle est visée par cette accréditation.

Addenda

À mon commentaire précédent j’ajouterai que « mon imagination » est basée aussi sur le code civil, la loi des compagnies, et les textes des professeurs Christian BRUNELLE,Louis-Philippe LAMPRON,Myriam ROUSSEL. La liberté d’expression en contexte de crise: Le cas de la grève étudiante(www.erudit.org/revue/cd/2012/v53/n4/1013009ar.pdf).

Des textes du professeur Pierre Verge « Inclusion du droit de grève dans la liberté générale et constitutionnelle d’association  :justification et effets »( http://id.erudit.org/iderudit/043969ar)

Et des textes de la Clinique JuriPop de l’Estrie. LA GRÈVE ÉTUDIANTE À LA LUMIÈRE DU DROIT: DE L’IMPASSE JUDICIAIRE AUX SOLUTIONS POLITIQUES. (http://www.taceq.org/wp-content/uploads/2013/02/ETUDE-GRÈVE_FINALE-FINALE-FINALE-12-février-2013.pdf)

@Sauvageau, les étudiants ont le droit de s’associer, sauf que cette association n’a pas le droit de grève (confirmé par les carrés rouges Lisée et Boileau, entre autres; su depuis des décades par les autres). C’est ça la réalité; le reste est le fruit de votre imagination. Vous m’inquiétez: on pointe la lune devant vous, mais vous persistez à fixer le doigt du regard…

Vraiment, c’est triste de voir des esprits aussi petits venir polluer un lieu d’échange comme celui-çi.

Nous vous présentons de réels arguments, des textes de loi, des jugements, des définitions légales, TOUS avec références pour que chacun puisse analyser et juger.

La seule chose que nous demandons en retour? Le même respect.

À la place nous avons droit à des citations prises hors contexte, à la répétition de formules politiques, à de simples opinions non appuyées et même des lois inventées!

Nous répondons et vous esquivez. Bref, non seulement vous ne désirez pas débattre, mais vous ne savez même pas argumenter.

Nous ne sommes pas dans une église et nous ne sommes pas là pour prêcher. Ce n’est donc pas le bon endroit pour essayer de justifier vos croyances et vos dogmes.

Le plus triste est qu’il y a sûrement d’autres personnes ici qui croient que le bon mot est « boycott », qui aimeraient en discuter convenablement, mais qui évitent probablement par peur de vous êtres associés tous les deux.

J’aurais aimé entendre ce qu’ils avaient à dire… oui, triste à faire pitié.

@Sauvageau, les étudiants ont le droit de s’associer, sauf que cette association n’a pas le droit de grève (confirmé par les carrés rouges Jean-François Lisée et Josée Boileau, entre autres; su depuis des décades par les autres). C’est ça la réalité; le reste est le fruit de votre imagination.

Pour supporter le « droit de grève » (sic) des étudiants, Sauvageau cite un texte de Pierre Verge. Or le texte de Pierre Verge montre que les étudiants n’ont pas le droit de grève puisqu’ils ne sont pas salariés:

» Droit de grève
Le fait de grève consiste dans le retrait concerté de la part d’un groupe de salariés de la prestation de travail qu’ils doivent à leur employeur. Il se manifeste ainsi dans la cessation collective du travail ou, en certaines circonstances, dans le refus collectif de reprendre un travail auquel les salariés-grévistes s’étaient, d’une façon ou d’une autre, antérieurement obligés. » (Pierre Verge)

Sauvageau me semble avoir la perspicacité de Road Runner dans Bugs Bunny…

Vous auriez du lire le commentaire #28, les citations sont tirées du même auteur. Si vous avez été trop paresseux pour le lire, voici un passage : « Le droit de grève n’en conserve pas moins son caractère fondamental, sa centralité. Il en est ainsi, comme nous le démontrerons, de son apport nécessaire au fonctionnement des régimes de négociation collective, de l’autonomie collective dans la société, de même que de la contribution du droit de grève à la vitalité démocratique de cette dernière, qu’il s’agisse non seulement des milieux de travail, mais aussi plus largement. »

« Qu’il s’agisse non seulement des milieux de travail, mais aussi plus largement », ce ne peut être plus clair. « Plus largement », ça signifie aussi le droit de grève des étudiants . Dans sa définition de grève il mentionne incidemment : « la définition de la grève doit être générale et universelle et ne doit pas être restreinte par les exigences particulières d’une loi déterminée.

Si je suis le Road Runner, vous avez la maladresse du coyote.

Sauvageau invite à lire Brunelle et al.. Je cite Brunelle et al. dans tout ce qui suit:

« Pour la presque totalité des juges qui auront à se prononcer en pareil contexte, la légalité de la grève leur paraîtra « douteuse en regard du régime et des lois du travail en vigueur au Québec:

« […] la légalité de ce boycottage d’un groupe d’étudiants
apparaît douteuse (…) En effet, il ne s’agit pas ici d’une grève légale au sens juridique du terme en droit québécois. (…) Le boycottage des étudiants ne peut pas être assimilé à une grève. Il n’a pas la
légalité d’une grève et ne jouit pas de la protection que les
tribunaux accordent à une grève légale. »

Avis de la cour supérieure:

» Nulle part […] ne retrouvons-nous dans cette loi le droit de
l’Association de faire la grève et de paralyser l’établissement
d’enseignement auprès duquel elle est accréditée. […] Nulle part, ne trouve-t-on des pouvoirs accordés à l’Association qui se comparent de près ou de loin aux droits et pouvoirs accordés à un syndicat ou à une unité d’accréditation reconnus par le Code du Travail.
[…] Les étudiants et leurs associations prétendent à un droit de
faire la « grève » sans contrôles, sans limites et sans
encadrement. Cela s’appelle un droit de grève sauvage.
Avec égards, je crois qu’aucune loi du Québec ne permette
un tel abus, un tel déraillement. »

Brunelle et al. concluent ainsi:

Si on l’analyse uniquement en fonction de la jurisprudence rendue sur la liberté d’expression, entendue comme un droit essentiellement individuel, la rhétorique gouvernementale du boycott étudiant, et l’incidente interdiction de forcer des étudiants qui ne voudraient pas boycotter leurs cours à le faire, pourrait possiblement tenir la route. (…) la plupart des juges conclurent que les associations étudiantes ne disposent pas d’un droit de grève (…)

Nous estimons, quant à nous, que la consécration d’un droit de grève, en contexte étudiant, est à la fois compatible avec l’esprit « collectiviste » qui a présidé à l’adoption de la L.a.f.a.e. et avec les libertés fondamentales garanties par les Chartes des droits. »

Je résume: les étudiant n’ont pas le droit de grève mais Brunelle et al. estime qu’il serait intéressant de leur accorder le droit de grève.

@Sauvageau, merci pour ce texte qui confirme tout ce que j’ai écrit dans le passé, et qui vous accorde la perspicacité du coyote aux prises avec Road Runner dans Bugs Bunny…

@ honorable

Vous avez lu ce texte avec une mauvaise foi intellectuelle remarquable. Vous avez cité des extraits de jugements auxquels les professeurs Brunelle et Lampron analysent et critiquent leurs dimensions juridiques. Ces extraits sont des « obiter dictum » (1) qui n’ont pas servi à la décision des juges et vous vous en servez comme un témoignage allant dans le sens de vos idées, alors que ce n’est pas le cas.

Ainsi lorsque vous citez « Nulle part […] un tel déraillement » vous citez le jugement Michaudville duquel le juge déclare au paragraphe : [38] Qu’ils aient ou non le droit de « faire la grève » est une question à laquelle je n’ai pas l’intention de répondre. Mais, ont-il le droit d’imposer cette grève pendant une période de temps indéfinie qui forcera le Requérant à perdre le bénéfice de sa session d’études, de sa diplomation et d’un possible emploi rémunérateur? La question n’est certainement pas simple et mérite d’être soumise à un débat au mérite. » Finalement le juge n’arrive pas aux conclusions que vous prétendez.

« À notre avis, une lecture conciliatrice des libertés d’association et d’expression
devrait permettre de protéger constitutionnellement le droit des associations
étudiantes de faire la grève. […] Plusieurs arguments persuasifs nous semblent donc militer en faveur d’une interprétation conciliatrice des libertés d’expression et d’association, de manière à reconnaître une protection constitutionnelle, prima facie, au droit de grève étudiante, tel qu’il était reconnu, de facto, aux différentes associations étudiantes québécoises au cours des dernières décennies. » Ces passages ne confirment en aucun cas vos prétentions i.e. « les étudiant n’ont pas le droit de grève ».

N.B. N’est-ce pas vous qui avez écrit : « Sauvageau me semble avoir la perspicacité de Road Runner dans Bugs Bunny… ». Vous ne connaissez pas vos classiques d’animation, parce que c’est moi qui vous ai rappelé que c’est le coyote qui se fait toujours avoir. Alors vos remarques sont comme l’eau qui coule sur le dos d’un canard.

1- Obiter dictum : L’opinion qu’émet un juge, sans que cette opinion soit nécessaire pour appuyer la décision qu’il rend. Albert Mayrand, Dictionnaire de maximes et locutions latines utilisées en droit québécois.

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