Un autre parti dans la mêlée

La fusion entre l’ADQ et la CAQ a fait des milliers d’orphelins : les électeurs de droite. Ce sont eux que le nouveau chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Luc Harvey, 47 ans, tentera de séduire aux prochaines élections provinciales.

Photo : Jean-Yves Michaud

« C’est simple, on est maintenant le seul parti de droite qui s’assume », dit cet ancien député conservateur fédéral.

Le PCQ estime que 25 % de l’électorat québécois s’identifie à la droite et pourrait voter pour les politiques qu’il préconise : retrait de l’État du programme des CPE, fin des subventions aux entreprises, abolition du cours d’éthique et de culture religieuse pour un retour à l’enseignement moral et religieux, taux d’imposition unique, accent sur l’ordre public, augmentation de la place du privé en santé…

Luc Harvey, qui sera candidat dans la circonscription de Lévis, considère son parti comme un « cousin » de celui de Stephen Harper. « On se ressemble, mais Harper n’est pas derrière ça. On prend nos propres décisions », dit-il. D’anciens conservateurs fédéraux font d’ailleurs partie de l’aventure, notamment Daniel Petit (député de 2006 à 2011) et Richard Décarie, chef de cabinet adjoint de Harper en 2005. Jean-François Plante, ancien adéquiste, est président de la formation.

Combien de candidats porteront ses couleurs aux élections ? Pas plus de cinq, selon l’ancien chef du PCQ, Serge Fontaine, qui a cédé son parti à Luc Harvey en janvier. Fontaine – qui s’est joint à la CAQ depuis – a en main une entente qui empêche le PCQ de présenter davantage de candidats. Luc Harvey est moins affirmatif. « Si les membres veulent qu’on présente plus de cinq candidats, je ne vois pas comment je pourrais l’empêcher », dit-il. Le congrès de fondation du parti, en avril, pourrait trancher.