Un Bloc enlisé?

Il y aura exactement 21 ans demain (13 août) avait lieu l’élection du premier député souverainiste à la Chambre des communes. Le bloquiste Gilles Duceppe célébrait la victoire et celle du Bloc, un groupe encore informel et disparate de députés. Le parti allait voir le jour le mois de juin suivant et Gilles Duceppe, devenir son chef en 1997.

Le Bloc avait le vent dans les voiles et allait, pendant 20 ans, dominer la scène politique fédérale au Québec. Jusqu’au 2 mai dernier où il a été quasiment effacé de la carte. Il ne lui reste que quatre députés pour tenir le fort à Ottawa.

Dans les jours qui ont suivi la défaite, rares étaient ceux parmi les députés sortants qui étaient prêts à signer l’arrêt de mort de leur parti. Et il serait encore risqué de le faire car, aux dires de Pierre Paquette en entrevue au Devoir, il a encore un rôle à jouer au sein du mouvement souverainiste. Un rôle de mobilisation et de sensibilisation, par exemple, avant de décider de ce qui se produira lors des prochaines élections.

Mais encore faut-il qu’il y ait des gens à la barre et d’autres prêts à mettre la main à la pâte. Actuellement, la présidente par intérim Vivian Barbot tient les choses à bout de bras avec sa petite équipe. On pensait que le choix d’un successeur à Gilles Duceppe viendrait rapidement, soit le 11 décembre, mais ça pourrait tarder.

Seul candidat avoué encore en lice, Pierre Paquette se désiste. L’ancien député de Joliette et ex-numéro 2 du parti estime qu’une course à la direction du parti maintenant serait prématurée.

«J’ai fait ma consultation auprès des membres cet été, et je ne sens aucun appétit pour une course cet automne ou même cet hiver. Les gens veulent amorcer une réflexion sur les causes du résultat du 2 mai avant de se retrouver à débattre de qui pourrait prendre la succession.»

Le nouveau député Jean-François Fortin serait cependant en réflexion. Tout comme Maria Mourani.

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Il faut se méfier de l’actualité et de ses prétendues nouvelles vagues.

La mode est à la congélation de la question francophone québécoise.

POURTANT

1-Les francophones au Canada se dirigent vers 18% à 17% de la population canadienne.

2-De nouveaux sièges seront accordés au moins 25 au Canada anglophone à la chambre des communes pendant que deux seront concédés maximum au Québec.

3- Si le PQ passe à 4 sièges à la prochaine élection, paradoxalement le BQ ne fera qu’augmenter sa pertinence à Ottawa pour défendre la distinction québécoise.

Remettre la nomination d’un nouveau chef au Bloc est opportun dans un contexte d’absence de J.Lawton au NPD quant à l’outil du BQ lui même, le Québec n’a pas le luxe de s’en priver.

Pierre Paquette…le samedi avant les élections il était à la radio de Radio-Canada pour un débat à l’émission de Lacombe.

J’ai failli prendre le clos lorsque je l’ai entendu dire qu’il souhaitait que le Québec n’aille jamais de pétrole sous son sol!
Y’a un côté gogogauche chez le Bloc dont je m’ennuie vraiment pas.

Dire que j’ai quand même voter pour eux autres! Fallait-il que j’y crois à la cause souverainiste?

C’était ce même Pierre Paquette qui, au lendemain de l’élection, s’égo (lire aussi égo)-sillait devant les caméras en disant qu’il fallait rapidement une course à la chefferie (dans les six mois pour reprendre ses termes). Et aujourd’hui, il vire capot ???? Peut-être est-ce que monsieur Paquette ne croit pas en ses chances de se voir couronné…

Peut-être que la « petite équipe » de Vivian Barbeau, COMPOSÉE DES ANCIENS DU CABINET DE GILLES DUCEPPE, ne veut plus de cette course à la chefferie parce que justement, le poulain du chef n’est pas le favori dans la course….

Le Bloc Québécois a encore sa place et c’est MAINTENANT qu’il faut un chef.Un chef qui apportera un vent de renouveau au Bloc Québécois.

Le Bloc a t-il encore sa place à Ottawa et pour faire quoi?Voila ou devrait commencer la réflexion de ceux qui croient encore à la juste présence du Bloc à la chambre des Communes.Ne pas commencer par le début risque de mener ce parti à une plus grande marginalisation sur la scène politique.Bouchard a créé le Bloc en attendant la venue de la souveraineté du Québec dans les années qui suivaient sa création.Ça fait 20 ans depuis cet événement et le Québec est toujours aussi loin de cet objectif.

S’il est indéniable qu’un chef est un élément important dans un parti, que quelquefois le chef peut faire la différence dans le choix des électeurs, lors de consultations électorales importantes. Il devient toujours problématique pour un parti de rebondir quand le chef décide de partir.

Qu’on le veuille ou pas, le Bloc était avant tout le parti de Gilles Duceppe, sa personnalité, sa prestance et aussi ses talents d’orateur faisaient en grande partie la différence et offrait une image crédible d’un Québec qui luttait pour ses droits.

Une fois Duceppe parti, le Bloc a peut-être un rôle à jouer à Ottawa, mais c’est un parti orphelin qui d’après moi devrait avoir plus à offrir qu’une adhésion à un projet souverainiste. Il devrait plutôt devenir le parti de la réalisation de la souveraineté.

On ne peut pas vivre indéfiniment sur des projets toujours reportés ou sur une présence parlementaire supposée éphémère qui dure ; sans à un moment ou à un autre perdre quelques plumes et une partie de sa crédibilité.

Cette réflexion s’applique sur quelques points aussi pour le parti souverainiste provincial qui devrait avoir un plan à nous offrir qui permette de passer du projet, au stade exécutif de la réalisation. Si vous êtes clair dans vos déterminations, seule une déclaration unilatérale suffit. Cela entraine des conséquences bien sûr. Pourtant, c’est en cela qu’on reconnaît ce passage de l’âge de l’innocence à celui de l’adulte ; quand une personne ou une communauté peuvent vivre et laisser vivre en assumant les conséquences de ses propres choix. Ce sont en quelques sortes sur de semblables bases que se bâtissent les destinées. Que se puise tout le sens d’un pays.

Le Bloc devrait se replier sur le Québec et devenir le nouveau véhicule de l’indépendance.

Je ne voterai plus au fédéral quoiqu’il advienne. Par cohérence. Et je vais militer plus que jamais pour qu’on sorte de ce pays qui ne nous appartient pas.

Le bloc est bel et bien mort. Les Quebecois ont realisés que le bloc n’etait pas la pour defendre les interets des tous les Quebecois, mais plutot strictement celui des separatistes.

La preuve, il n’a rien accompli en 20 ans, et a du se resoudre a mentir aux Quebecois (le projet de churchill falls ainsi que les subventions aux forestieres Quebecoises) pour aller chercher des votes.

Le bloc n’etait pas la pour faire avancer le Quebec, mais plutot pour creer la zizanie avec le Canada. Que voulez-vous, une federation qui fonctionne avec le Quebec en son sein, ce n’est pas trop bon pour les separatistes.

Esperons que les Quebecois seront assez intelligent pour le laisser la ou il est, aux oubliettes.

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