Un brin d’acharnement thérapeutique

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Des fois, il arrive que trop, c’est comme pas assez.

Prenez ce sondage CROP sur la souveraineté fait pour le compte de L’Idée fédérale et mis en ligne sur le site de LaPresse.ca.

(L’Idée fédérale est un «groupe de réflexion sur le fédéralisme» dont le président est l’éditorialiste André Pratte. Ayant le statut fiscal d’organisme de bienfaisance, sa liste de donateurs est privée. Son site web est ici.)

Donc, selon ce sondage non probabiliste – donc, sans marge d’erreur identifiable -, un gros 83% de Québécois perçoivent l’appartenance du Québec au Canada comme un avantage.

Un autre gros 66% verraient le «débat sur la souveraineté» comme une «question dépassée».

On précise même dans l’article que «l’élection du Parti québécois (PQ) le 4 septembre dernier n’est pas un signal d’appui à la cause souverainiste».On s’en serait bien douté étant donné que sa chef elle-même, Pauline Marois, avait fait du changement de gouvernement l’objet principal de sa campagne électorale, et non l’option de son parti.

Et donc, un autre gros 86 % des répondants cherchaient en fait à l’élection «un vent de fraîcheur à l’Assemblée nationale»…

Et ce n’est pas fini.

Un moins gros 56% des répondants penseraient comme Stephen Harper que la souveraineté, ce n’est que de «vieilles chicanes constitutionnelles du passé».

Pour ce qui de la possibilité que le Québec soit souverain un jour, un pas pire gros 67% n’y croiraient tout simplement plus.

Et l’article d’ajouter que «si les Québécois étaient appelés à se prononcer dans un troisième référendum, le «non» l’emporterait de façon écrasante, à 61% contre 32%». Avouons que dans un contexte où un référendum prochain est aussi probable que la survie  du parti Union Montréal,  comme question hypothétique, c’est passablement dur à battre.

Voyant que 79% des répondants se disent tout de même fiers d’être Québécois, Alain Giguère, président de CROP, a lancé ceci à la blague :

on peut voir deux thermomètres en nous: un thermomètre de «québécitude» et un thermomètre de «canadianité» (…)  Celui de la québécitude est plus fort que celui de la canadianité, mais ça ne se reflète pas nécessairement une volonté de souveraineté. Cette identité québécoise est dépolitisée sur ce plan.

Pardon?

Conclure d’après un sondage quelque chose d’aussi lourd que «l’identité québécoise est dépolitisée» sur ce plan, c’est un peu fort de café.

Un brin d’acharnement thérapeutique?

Bref, trop, c’est comme pas assez.

Bien sûr, la raison d’être de L’Idée fédérale est de faire la promotion de son option constitutionnelle. Ce qui est son droit le plus absolu. Des groupes de réflexion souverainistes existent aussi.

Mais là, ça ressemble un tantinet à la répétition d’un mantra – «la souveraineté est dépassée». Ce qui contribue à ajouter à plusieurs autres qui,  de la même manière, reprennent le même message dans l’espace public.

Or, arriver avec ce sondage en ce moment tient presque de l’acharnement thérapeutique.

Après tout, le PQ est minoritaire. Sa propre plateforme électorale ne contient aucun engagement à tenir un référendum même s’il eût été majoritaire. Le sujet frôle rarement les lèvres de la première ministre ou de ses ministres occupés à garder les yeux rivés sur la prochaine élection. Quant à l’engagement à tenter de rapatrier certains pouvoirs, il est  tout simplement abandonné. Mme Marois participera même dorénavant au Conseil de la fédération créé par Jean Charest.

Bref, aucun péril en vue dans la demeure de l’unité nationale.

Rappel d’un autre sondage

En fait, ce sondage ne va pas sans rappeler certaines données d’un autre sondage, celui-là probabiliste et commandé par le Bloc québécois en 2009.

Un sondage que Jacques Parizeau décortiquait et analysait dans son livre «La souveraineté du Québec. Hier, aujourd’hui et demain», paru chez Michel Brûlé.

Si contrairement au sondage CROP-L’Idée fédérale, le sondage commandé par le Bloc indiquait un appui à l’indépendance de 49,2% et un 54,9% se disant opposés à ce que le Québec demeure au Canada «sans statut particulier», il indiquait déjà une tendance devenue lourde depuis dans le département des perceptions quant à la réalisation ou non de la souveraineté.

Ainsi, 56,6% des répondants – dont 61,4 de francophones – disaient croire la souveraineté «réalisable». Mais à l’affirmation selon laquelle «le projet de souveraineté se réalisera», un impressionnant 61,7% des répondants – dont 57,5% de francophones – se disaient en désaccord.

La conclusion de Jacques Parizeau :

En somme, les Québécois sont toujours attachés à une vision d’un Canada qui accepterait qu’ils occupent une place à part. Puisque dans les faits cette vision n’est pas satisfaite, ils se sont tournés en grand nombre vers l’indépendance, et sont en majorité convaincus que c’est faisable… Mais comme ils ne sont pas du tout convaincus que cela se réalisera, ils gardent bien vivant le vieux rêve d’un fédéralisme qui, un jour, finirait par comprendre les aspirations québécoises.

Quant aux tranches d’âge, selon le sondage du Bloc fait en 2009, l’appui à la souveraineté chez les 18-24 ans comparé à celui enregistré en 1995 était passé de 61% à 55%. Il était demeuré stable chez les 25-34 ans, tandis que chez les 35-44 ans, la baisse était encore plus marquée, passant de 59% à 47%.

C’est chez les 55-64 ans qu’une hausse était notée – soit de 42% à 54%

Bref, c’est chez ceux qui étaient jeunes et avaient pu voter au référendum de 1995 que la baisse était la plus marquée – comme une espèce de déception face au résultat.

Mais attention… Gardons-nous tout de même d’explications trop simplificatrices sur un sujet aussi complexe.

Le fond de l’air est frais

Le fond de l’air, par contre, est définitivement frais pour l’option souverainiste.

Fondée ou non, l’impression qui s’installe depuis quelques années  – au point de prendre la forme d’une tendance lourde -, est cette perception majoritaire à l’effet que la souveraineté, qu’on la souhaite ou non, qu’on la considère faisable ou non, ne se fera pas. Point.

Comme si, pour toutes sortes de raisons, ce moment, cette possibilité, n’étaient pas tant dépassés que passés. Bref, que le rendez-vous avec l’histoire aurait été manqué. De peu, certes, mais manqué tout de même.

Pour le PQ, dont l’inaction et le silence combinés sur son option depuis le dernier référendum portent une part de la responsabilité de cette tendance, l’objet fondamental de réflexion se trouve précisément dans cette même tendance. Cette dernière l’interpelle tout spécifiquement et fortement.

Ce n’est pas pour rien que le Bloc fut presque décapité à l’élection fédérale de 2011. Comme si son utilité n’était plus qu’un souvenir.

À force de se faire croire que malgré ce silence, la souveraineté demeure «inéluctable» – ce qu’elle n’est pas -, ce mouvement échappe sérieusement son ballon depuis plusieurs années déjà.

Parce que nettement plus significative que les appuis fluctuants au Oui et au Non, cette impression qui s’installe d’une double impasse – un fédéralisme renouvelé aussi fantasmé qu’illusoire doublé d’une souveraineté confinée aux conseils nationaux péquistes et elle-même de plus en plus rêvée – mériterait pourtant que le PQ, lequel se voulait être le fer de lance politique du mouvement souverainiste, s’y arrête.

Mais le fera-t-il vraiment? Le fera-t-il au-delà d’un discours sur le «pays» rêvé aussi incantatoire que dénué d’une action politique conséquente? Aussi minoritaire ou majoritaire, soit-il.

Ça, c’est une autre histoire…

 

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Nous ne nous sentons pas assez mal pour partir mais suffisamment mal pour nous plaindre. Eternels geignards pusillanimes.

Nous avons fini par lasser, et ne plus impressionner le reste du Canada. En 1980, nous avons raté une chance en or de changer le cours de l’histoire. En 1995, n’en parlons pas : ridicule.

Depuis, c’est la dégringolade. Sera-ce la Louisiane?

Je n’ai aucune confiance en mes compatriotes qui ne sont que de simples mortels après tout. Pourquoi risquer beaucoup, si ça foire, alors que ce n’est pas si mal après tout?

Je crois que nous pourrions nous en tirer, comme d’autres petits pays, mais nous avons peur. La majorité d’entre nous craint l’inconnu, l’incertitude. Oui, mais supposons que… et nous sommes paralysés.

Comme pour toute révolution il faut n’avoir rien à perdre ; la liberté ou a mort, disaient les révolutionnaires désespérés mais remplis d’espoir. Nous ne sommes pas désespérés. Voilà le hic.

Il est intéressant de voir qu’une majorité de québécois appuient les mesures de « gouvernance souverainiste », soit le rapatriement de l’assurance-emploi et des budgets en culture.

Le PQ ne doit pas être surpris par le résultat de ce sondage qui est constant depuis l’invention de la souveraineté-association de M. Lévesque qui a donné le pouvoir au PQ en 1976. Le référendum de 1980 portait aussi sur une sorte d’autre union avec le Canada, la souveraineté-partenariat.

Jamais les Québécois n’ont été consultés sur la simple souveraineté “la séparation du Québec du Canada” simplement parce que ni M. Lévesque en 1980 ni Messieurs Parizeau, Bouchard et Dumont en 1995, pensaient gagner un référendum avec une question simple qui demanderait de sortir le Québec du Canada.

Faut nous rappeler que le RIN de M. Bourgault, malgré tout son charisme et ses arguments solides en faveur de l’indépendance du Québec qui se soldaient par « VIVE LE QUÉBEC LIBRE » appuyé par M. De Gaulle, n’a jamais réussi à aller chercher plus que 8 % des votes des Québécois, les véritables séparatistes du temps qui sont maintenant 12,5 %.

Les Québécois, dans les sondages, répondent à une question sur la souveraineté du Québec, OUI à environ 40 % mais 67 % de ces “souverainistes” veulent, quand même, que le Québec soit plus souverain mais, qu’il RESTE dans le Canada.

Plus que Mme Marois parle du pays du Québec que le PQ désire réaliser, plus le PQ descend dans les sondages. Pas difficile à réaliser…malheureusement pour les séparatistes qui croient réussir mieux avec une question dure sans notion d’association ni de partenariat avec le Canada. Ils se trompent d’objectif constitutionnel qui pourrait être réalisable comme les Caribous, du genre de Messieurs Parizeau et Aussant, qui veulent se jeter rapidement sur un troisième référendum.

@ seb (# 2):

Bon…on se console comme on peut…

Le sondage est très clair et démontre distinctement que les priorités du Parti québécois sont en porte-à-faux avec les priorités de la nation québécoise.

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/lysiane-gagnon/201211/14/01-4593914-le-camp-du-refus.php

Extrait:

« L’élection du PQ a-t-elle redonné de l’élan à la souveraineté? Pas du tout. Au contraire, les trois quarts des Québécois sont très fiers de leur identité canadienne, et s’il y avait un référendum ces jours-ci, le résultat ressemblerait à celui de 1980: il y aurait 61% de Non, voire plus, si l’on tient pour acquis que les 7% qui «ne savent pas» auraient tendance à se ranger dans le camp du refus. »

Et VLAN!

Bonjour Mme Legault, étant une indépendantiste même avant ma naissance (pour vous dire mon profond désir d’avoir mon pays), votre texte me fait mal. Il est certainement lucide mais les Québécois sont difficiles à cerner. Ils sont un mélange de Elvis Gratton et de Gérard Bouchard. Mais la question qui me titille, pourquoi sortir ce sondage Crop maintenant, qu’est-ce qui chantouille tant André Pratte et ses acolytes? Surtout que Steven Harper en beurre épais de ce temps là avec la monarchie. Une chose est certaine on règlerait une bonne partie de la collusion, corruption avec l’indépendance. La mafia existera toujours mais sera moins utilisée pour remplir les caisses électorales. Juste à entendre l’entrevue du 7 nov. dernier de Richard Martineau avec Barbara Kay, si on fait un référendum tout de suite après l’entrevue, on a un Pays. C’est ça pour moi les Québécois, ils sont émotifs et sur le coup de la colère peuvent tourner bout pour bout comme on dit chez nous. Je vous soumets ceci, je pense que le gouvernement actuel prépare un Jean François Lisée au poste de premier ministre dans en vue d’un référendum.

Je ne suis pas prompt à condamner mes compatriotes québécois parce qu’ils sont confortablement assis dans l’eau tiède du chaudron canadien placé sur le rond rouge de l’assimilation. Nous sommes confortables grâce aux manipulations de l’Idée fédérale et autres francophones de service émerveillés par l’attrait de l’anglais et l’uniformisation des sociétés. Bien sûr, ils ont comme modèle la culture américaine et la place au rang de culture internationale. Ne disent-ils pas d’ailleurs qu’ils sont citoyens du monde pour nous faire ravaller notre provincialisme ringard? Un jour viendra peut-être où un sauveur ou une, nous tirera de cette mauvaise posture. Il se pourrait bien qu’il nous vienne du Canada, par excès de confiance et par défiance, je n’exclus pas que l’un d’eux pris d’enthousiasme ne se gène plus pour nous ridiculiser et provoquer notre réveil.

Le discours des fédéralistes est gros et tellement simpliste. Mais très efficace:

1) La souveraineté du Québec est dépassée. C’est une histoire de Boomers, de Paul Piché attardé. Aujourd’hui faut penser mondial. Et parler angla.

2) Les revendications historiques du Québec (petit rappel: le Québec n’a toujours pas signé la Loi fondamentale du pays) ce sont des chicanes du passé. L’important c’est l’économie (Flaherty vient d’annoncer que le déficit va atteindre 26 milliards, 7 de plus que prévu. Pire, on ne verra pas le déficit zéro durant le mandat. Mais ils ont le culot de dire qu’ils s’occupent de l’économie pendant que la PQ veut la chicane)

3) Le Québec est pauvre. Le Québec est l’État le plus pauvre et le plus misérable du continent (parlez-en à Alain Dubuc) mais heureusement il y a bien le Canada qui lui fournit un peu de richesse grâce à la merveilleuse péréquation.

La question qui tue Mme Legault: comment expliquer que le gouvernement péquiste laisse tout passer? Comment expliquer qu’ils ne font rien de rien pour répliquer à toutes ces horreurs?

N’importe quoi provenant d’André Pratte a une crédibilité équivalente ou inférieur à zéro dans ma perspective des choses.

Je ne lis jamais ses feuilles de choux tellement il me donne la nausée…

Normand Perry.

Les mouvements de l’histoire sont trop souvent imprévisibles et spontanés pour que l’on puisse prétendre que la souveraineté se fera ou ne se fera pas. Si on avait fait un sondage en 1988 pour savoir si les allemands de l’est pensais que la réunification se ferait quel auraient été les résultats pensez-vous?

C’est un mélange d’imposture et d’incompétence des politiciens québécois francophones à faire voir aux québécois francophones quels sont leurs intérêts, qui sont incompatibles avec l’influence de personnes du canada anglais, et un mélange de propagande fédéraliste frauduleuse qui nous amène ce mauvais contenu dans les médias, on devrait l’éliminer.

Suppôt de l’empire rocanadian Desmarais-Gesca-La Presse, André Pratte via son bidule de propagande subventionné à même les $60 milliards de taxes et impôts versés annuellement par les Québécois au gouvernement central du Rocanada, L’idée fédérale, ne berne que les imbéciles qui se laissent manipuler par ses sondages bidons; sondages dont la méthodologie employée donne les résultats désirés par le client. Par exemple, en usant d’échantillonnages de répondants non représentatifs de la population en général, posant des questions formulées de façon à obtenir du répondant la réponse désirée du sondeur, ordonnant les questions en une suite savamment choisie afin de diriger logiquement le répondant vers des réponses désirées par le sondeur, etc, etc.

À M. Jack 2 qui écrit : « La question qui tue Mme Legault: comment expliquer que le gouvernement péquiste laisse tout passer? Comment expliquer qu’ils ne font rien de rien pour répliquer à toutes ces horreurs? ».

Ma réponse :

Malheureusement, ces horreurs sont des faits, une réalité, qu’on aime ça ou pas. i C’était le contraire : Plus de 60 % de séparatistes au Québec, le troisième référendum serait en route.

Ce n’est pas le PQ qui fait défaut au sujet de la souveraineté du Québec, c’est la souveraineté du Québec simple qui ne prend pas assez.

Même si le PQ, comme le fait l’ON parlait de séparer lm Québec du Canada, tout le temps, ça ne ferait que tomber sur les nerfs des Québécois.

Comment voulez-vous que le PQ affirme que ce sondage est faux quand on sait qu’il reflète la réalité ?

Considérant ce qui précède, faudrait que le PQ invente une autre solution que la simple sortie simple du Québec du Canada comme celui d’Yvon Deschamps : Un genre de Québec souverain dans un genre de Canada uni.

« Trop, c’est comme pas assez », comme vous l’écrivez si bien, pourrait très bien résumer les presque 1200 mots qui jaillissent de votre clavier pour nous (vous?) convaincre, malgré les sondages d’opinion, que votre option politique demeure pertinente après un demi-siècle à ergoter dessus jusqu’à plus soif.

Le véritable « acharnement thérapeutique » n’est-il pas présent dans le camp souverainiste qui n’en a pas eu assez de se faire dire non deux fois démocratiquement au suffrage universel de tous les Québécois? On continue à faire des référendums jusqu’à ce que la population, de guerre lasse, finisse par dire oui pour qu’on passe enfin à un autre sujet?

Ça ressemble de plus en plus à l’enfant qui fait une crise au magasin parce que sa mère n’a pas voulu acheter le bonbon ou la bébelle désirée. Pour vous, je ne sais pas, mais ça a rarement marché avec ma mère… ça avait même plutôt tendance à avoir l’effet contraire.

L’amour de la langue n’y est pas. Les statistiques et les manipulations médiatiques n’y changeront rien. Le peuple québécois et ignorant tant sur le plan de la langue que de son histoire. Et il se conserve marinant tranquillement dans son jus. J’en ajouterais encore tout plein mais je serais censuré. Censure? Le goût pour la censure et l’État policier est d’ailleurs un des problèmes majeurs inhérents à cette nation malade.

Dommage ! Dans 50 ans, l’anglicisation se sera poursuivie et aura gagné les régions. Ce peuple est mal dirigé et inconscient de sa perte. Une certaine excellence de l’immigration francophone commencera par le remplacer et finira par s’assimiler à la langue anglaise.

Les statistiques ne parlent jamais de ça. Alors madame Josée, je n’ai pas lu tout votre texte. Merci quand même pour la rigueur.

guy_robert
sHerbrooke

Mme Deschênes écrit : « les Québécois sont difficiles à cerner. Ils sont un mélange de Elvis Gratton et de Gérard Bouchard »

Beau compliment pour vos compatriotes que vous voulez libérer du Canada.

@ jack2 (# 7):

« La question qui tue Mme Legault: comment expliquer que le gouvernement péquiste laisse tout passer? Comment expliquer qu’ils ne font rien de rien pour répliquer à toutes ces horreurs? » (sic)

Simple: parce que toutes ces « horreurs » sont…la VÉRITÉ tout simplement.

@ Mireille Deschênes (# 5):

« pour vous dire mon profond désir d’avoir mon pays… » (sic)

Mais vous l’avez votre pays. Il se nomme le CANADA et il fait l’envie de toute la planète. Des gens risquent leur vie pour venir y vivre.

« le gouvernement actuel prépare un Jean François Lisée au poste de premier ministre dans en vue d’un référendum. » (sic)

Ils devront trimer très…très fort premièrement en lui donnant un peu de jugement. Prendre un ripou comme bras droit na pas été sa meilleure…

@François 1

Même si vous semblez être un fan l’agrandissement de l’état par la présence de deux paliers de gouvernements, je respecte votre opinion mais je ne la partage pas.

De plus, ce sondage ne vaut pas plus que le papier sur lequel il est écrit. La même firme CROP a réalisé un sondage le printemps dernier concernant la crise étudiante. Leur échantillon sous-estimait par un facteur 5 le nombre de jeunes de 18-25 ans dans la population…

Le râle du mourant ou l’arme de l’instrumentalisation des sondages comme outil de propagande; deux aspects caractéristiques du bras médiatique du groupe Power Corp.

Je sais bien qu’une majorité de québecois n’aura jamais assez de « couilles » pour se séparer. Cependant, personne ne réussira à me faire croire qu’il faut voter NON à un référendum sur la souveraineté. Principalement pour des raisons identitaires, je resterai à jamais fier d’être un VRAI québecois!

Bonsoir,

Tout comme dit l’expression consacrée : Avec de tels amis, nous n’avons pas besoin d’ennemis. Les nationalistes québécois furent et continuent d’être les artisans de leurs propres malheurs et voilà la résultante pour ces citoyens dont le principal handicap est le manque d’écoute de la très grande majorité des québécois nationalistes. Avec pour spécialité de toujours se tirer dans le pied…

En terminant, dans tout ce charabia, de tous les nationalistes québécois, les péquistes semblent des rêveurs aux pieds plats qui n’iront jamais nulle part car l’un tire à hue et l’autre l’enfarge à dia…… Au plaisir, John Bull.

Ceux qui contrôlent l’information et qui sont aussi capables de désinformations ont le réel pouvoir, ce sondage et ses résultats en sont autre exemple et nous voyons l’équivalent sur toutes sortes de sujets toutes les semaines.

Les partis politiques ont la responsabilité de faire connaitre le plus clairement possible leurs vision / programmes et véritables objectifs, les médias celle de les rapporter le plus fidèlement possible; mais il faut bien le réaliser et l’admettre les médias lorsqu’ils choisissent de le faire pour toutes sortes de raisons, ils peuvent biaiser / distortionner / bloquer l’information et même faire de la désinformation et c’est à partir de ça que la majorité des gens prennent position, soit en faisant confiance à ceux qui les manipulent. Dans ce contexte là il ne faut pas se surprendre des positions qu’ils prennent lorsque vient le temps de voter ni de celles qui ressort d’un sondage comme ce CROP.

Si les Québécois pouvaient avoir l’heure juste à tout point de vue sur les avantages et inconvénients du statu quo (c.à.d du maintien du Québec dans la fédération Canadienne) vs son indépendance, ça ferait longtemps qu’ils auraient massivement opté pour l’indépendance.

Intéressants tous ces commentaires. On y exprime de l’espoir (d’un «sauveur» qui va «réveiller» les québécois), amis aussi de la frustration, de la colère et du mépris pour ceux qui ne partagent pas nos idées…

L’évènement est trop récent pour ne pas faire l’analogie avec la réaction de certains représentants du GOP après leur défaite à la présidentielle américaine, un parti qui, semble-t-il n’a pas su s’adapter à la nouvelle démographie et à la nouvelle réalité socio-économique américaine.

Comment le PQ a-t-il évolué depuis 20 ans? Pourquoi ne réussit-il pas à s’implanter davantage dans nos grandes villes? Pourquoi ne réussit-il pas à intégrer davantage anglophones et allophones?

Pour la première fois cette année, je n’ai pas voté PQ. À cause d’un électoralisme évident, mais surtout parce que le PQ ne me semble plus s’adapter au contexte québécois. À travers le flir avec la clientèle de QS et celle des Verts (davantage visible après les élections), on y trouve les mêmes approches, les mêmes solutions qu’il y a 20 ans (à chaque problème, sa commission, sa loi, sa structure administrative, ses fonctionnaires). Et en plus, le cafouillage des derniers mois vient y ajouter une impression d’incompétence générale…

Je fais partie de ces «baby boomers» qui semblent avoir changé d’opinion récemment, au cours des dernières années (aucun parti n’est maintenant majoritaire). C’est ce qui pourrait expliquer une partie des différences entre le sondage de 2009 et celui de cette année (sans compter que le choix et le libellé des questions a surement été influencé par les commanditaires, dans les deux cas. Ces deux sodages ne peuvent probablement pas être comparés directement.)

C’est la petite victoire du statu quo. Quand la meilleure stratégie est de ne pas parler du problème… autant célébrer un désintérêt de régler le problème.

@ Jean-François # 10

Vous avez en partie raison, mais je crois qu’il ne faut pas non plus que le simple citoyen se défile de ses responsabilités soit: S’informer, s’organiser et réfléchir.

Je suis les blogues politiques depuis des années et ce qui est le plus frappant est l’acharnement des fédéralistes contre la souveraineté alors qu’ils ne proposent rien de rien. J’en suis venu à la conclusion que pour le fédéraliste québécois, le Statut Quo est la voie du futur point à la ligne. Déprécier sa Société, Vivre en quêteux (et aimer ça), avoir peur du changement… voilà leurs dadas.

La souveraineté ne se quémande pas, la souveraineté se prend. Il s’agit principalement d’une question de Fierté. Malheureusement dans cette société individualiste où c’est du chacun pour soi, la fierté passe loin derrière les valeurs de notre Société.

Les prolétaires des années 60-70 sont devenus petits bourgeois et ont plus à perdre maintenant.On a les postes de direction ds de nombreux domaines, ce serait dommage de tuer la poule aux oeufs d’or. Et aucune des régions limitrophes des anglophones usa ou roc ne votera pour ce projet. Money talks qui disait Parizeau…Une dette de plus de 200 milliards et un taux d’analphabétisme effarant ne sont pas des conditions gagnantes;ça ressemble de plus en plus à une bataille d’arrière-garde de la guerre de cent ans…consternant d’avoir dépensé tant d’énergie et d’argent pour accoucher d’une souris .

Ce qui est remarquable avec nos fédéralistes patentés et tous ceux qui les soutiennent, c’est leur promptitude à enterrer l’idée souverainiste.

Ils en ont tellement peur qu’ils préfèrent se l’imaginer morte plutôt qu’essayer de nous démontrer que le fédéralisme canadien est intrinsèquement de nature à permettre aux Québécoise de réaliser toutes leurs aspirations.

Cette attitude ne pourra jamais être propice à l’établissement d’un sain et réel dialogue entre les deux communautés. Les fédéralistes sont donc constamment dans une certaine forme de déni propre à les conforter dans leur vision mais leur cachant une réalité, une société qu’ils évitent de regarder objectivement.

Donc les hérauts du fédéralisme auront beau crier aussi fort qu’ils le voudront bien, ce ne ne seront pas leurs envolées oratoires qui changeront la réalité politique et sociale québécoise.

«La poule qui chante le plus haut n’est pas celle qui pond le mieux.»
[Thomas Fuller]

Votre commentaire est aussi fondamental que l’incapacité des dirigeants du PQ d’analyser et de regarder leur propre statégie.

Quant même surprenant de M.Parizeau d’avouer, bien quandidement, que oui l’appartenance au Canada et encore là mais que les québécois rêvent d’un statut particulier. Enfin, dirais-je, on met le doigt sur le bobos.

Enfin on révèle la dynamique qui devrait animer toute stratégie de promotion de souveraineté. Cela accrédite toute la dynamique qu’a mis en place M.Lévesque après le premier référendum de 1995 soit celle de faire la démonstration de l’absence d’intérêt du Canada d’accorder un quelquonce statut particulier au Québec.

Bien sûr qu’il est difficile d’accepter de mettre en veilleuse la promotion de la souveraineté. Si au moins on pouvait accepter que l’objectif est de faire la démonstration de l’impossibilité du statut particulier, on accréditerait l’approche du beau risque et au moins on pourrait préparer quelque chose pour l’avenir. Actuellement on ne prépare rien du tout.

@ Richard Laurin

L’aboutissement lors de « la nuit des longs couteaux des nombreuses « circonférences » constitutionnelles de 1981-82 portant sur le rapatriement du BNAA (British North America Act) bétonnant le statut colonial de la Province of Kwibek en faveur du Rocanada, nouveau maître moulé à l’impérialiste féodal britannique, le reniement de l »Entente du Lac Meech » par le Rocanada en 1987 et la cuisante défaite fédéraliste lors du référendum de 1992 portant sur la proposition constitutionnelle de Chalottetown sont amplement d’exemples de la futilité d’une recherche d’un statut particulier pour le Québec dans le carcan rocanadian. N’en jetez plus, la cour est pleine.

@ Lange (# 25):

Les fédéralistes ne proposent rien?

Mais où vivez-vous?

Le Canada c’est du CONCRET; c’est DÉJÀ l’un des pays qui fait l’envie de toute la planète et qui sert de modèle à plusieurs autres qui le citent en exemple.

Notre pays, le Canada evolue et continuera d’évoluer au rythme que TOUS ses citoyens voudront bien lui inculquer, incluant les Québécois et les autres francos.

Les séparatistes québécois ont tenté à deux (2) reprises de convaincre les Québécois du contraire mais ils ont lamentablement échoué à faire entrer ces derniers dans leur cage à homards et si un troisième référendum était tenu aujourd’hui, ce serait la pire déconfiture de l’histoire du séparatisme.

Les séparatistes ont le FARDEAU de la preuve, pas les fédéralistes qui, eux, vivent sur terre et dans un pays qui EXISTE, LUI!

@ Denis Drouin (# 27):

Parlant de « déni », vous pourriez donner des leçons à la terre entière.

Personne, même au très séparatiste Parti québécois à part paut-être ne poignée d’enragés, ne croit vraiment que la séparation du Québec est possible dans un avenir concevable.

Vous et vos semblables vivez encore sur les Plaines d’Abraham.

Allez…venez nous rejoindre dans le XXIe siècle, vous verrez, c’est très stimulant d’appartenir à l’un des plus beaux pays qui fait l’envie de toute la planète plutôt que de rêvasser et de fantasmer sur une utopie qui n’a aucune chance d’être réalité à votre réveil.

Sans argumentaire certains pratiquent l’angélisme du « plussse meilleur pays au monde » dans le déni du Dossier Noir du Canada. Pas fort, pas fort !!!

Bonjour,

Tout en utilisant vos propres mots, l’acharnement thérapeutique sur la pauvre Cause se poursuit depuis plusieurs années de la part de nos amis les péquistes. Nos amis de la gang des péquistes n’ont peut être plus la Foi car même l’Espérance n’est pas au rendez vous avec la pauvre Cause qui ne gigote et ne se tortille même plus si des péquistes hurlent au diapason le mot Québec.

L’article UN du programme prend du vieux et se ratatine dangereusement me disait à l’aube un vrai indépendantiste de l’Option Nationale qui se tord les boyaux en parlant des péquistes qui ne savent s’ils viennent ou bien s’en vont. Une vraie comédie avec une pauvre Cause qui se voulait sacrée d’après ce vrai indépendantiste défroqué du PQ qui depuis toujours joua les fins finauds et zigonna avec de pauvres croyants péquistes qui il y a quelques années, même avec le visage noirci possédaient la Foi du charbonnier. Et qui maintenant n’ont même plus l’Espérance, la Charité comme d’habitude vient d’Ottawa par la péréquation…. Au plaisir, John Bull.

@ François # 30

Je vous donne entièrement raison, le Canada est un beau pays que le PC s’acharne pourtant à changer.

Malheureusement, le Québec n’a toujours pas signé la constitution du plus meilleurs pays du monde et cela malgré la présence pendant plus de 60% d’un gouvernement fédéraliste à l’Assemblée Nationale. Il me semble y avoir un anachronisme quelque part ou du moins, une volonté claire du ROC de ne pas vouloir faire plus de place au Québec.

Pourtant si chacune des parties avait voulu faire quelques compromis, nous n’en serions pas là à tergiverser qui est le plus chialeur, le plus socialiste et autres termes que vous aimez tant utiliser.

Nous vivons plutôt la situation où les deux peuples fondateurs s’affrontent et ne veulent pas reculer. Malheureusement encore, le Québec regroupe la majorité du peuple fondateur de langue française qui est fortement minoritaire dans le Canada. le rapport de force, vous en conviendrez, est inégale.

Quant à dire que par deux fois, des gens qui avaient une vision différente de la vôtre, « ont lamentablement échoué », je vous laisse avec votre interprétation si vous êtes à l’aise. Peut-être qu’avoir un beau pays plus ou moins fonctionnel, nous pourrions avoir deux beau pays? Mais pour cela, ça prend de part et d’autre, du courage, de la colonne et de la fierté.

Ceux qui se complaisent dans le statut quo, ne font que reporter le problème à plus tard.

Le plus gros problème : tout le monde s’en fout.

Harper nous a remis la reine partout : tout le monde s’en fout.

On est en train de détruire le filet social canadien : tout le monde s’en fout.

Harper a «gagné» les électioopns par la fraude : tout le monde s’en fout.

Tout comme les gens se foutent d’écrire le français correctement, de la qualité de ce qu’ils mangent, des soins que reçoivent leurs vieux parents… tant qu’Occupation double passe à la télé, tout est correct. Au fait non : le hockey est en grève!

Il n’y a qu’à voir l’apathie des citoyens devant la corruptio généraliseée et le faible taux de votation.

Les endormitoires de QMI-Quebecor et Gesca ont bien réussi leur coup.