Un château-fort libéral sur le point de tomber dans Jean-Talon ?

Selon un sondage exclusif Qc125/Recherche Mainstreet, la caquiste Joëlle Boutin serait en tête du peloton dans la circonscription de Jean-Talon, avec 32 % des intentions de vote, en avance de neuf points sur la libérale Gertrude Bourdon.

Photo : Jacques Boissinot / La Presse canadienne

Selon les données d’un nouveau sondage exclusif Qc125/Recherche Mainstreet, la séquence victorieuse pour le PLQ dans la circonscription de Jean-Talon, qui a débuté il y a plus de 50 ans, pourrait bien tirer à sa fin.

Recherche Mainstreet a sondé les électeurs de Jean-Talon, à Québec, le 27 novembre dernier et a recueilli les intentions de vote de 607 électeurs potentiels par appels automatisés (IVR : Interactive voice response). La marge d’erreur de ce sondage probabiliste est de ±4 %, 19 fois sur 20.

À la question « Une élection partielle provinciale aura lieu le 2 décembre dans votre circonscription de Jean-Talon. Si cette élection avait lieu aujourd’hui, pour quel candidat voteriez-vous ? », voici les résultats :

La candidate caquiste Joëlle Boutin est en tête du peloton avec 32 % des intentions de vote, une avance de neuf points sur la candidate libérale Gertrude Bourdon. Considérant la marge d’erreur de ce sondage, l’avance de Mme Boutin serait significative à quelques jours du scrutin.

Voici les résultats des électeurs décidés et enclins :

Parmi les électeurs décidés et enclins, la Coalition avenir Québec (CAQ) grimpe à 35 % et le Parti libéral du Québec (PLQ), 25 %.

Olivier Bolduc de Québec solidaire (17 %) et Sylvain Barette du Parti québécois (16 %) se trouvent à égalité statistique en troisième place.

La question devient maintenant : les partis pourront-ils transformer ces appuis théoriques en bulletins dans les urnes ? Comme les taux de participation aux élections partielles sont généralement plus faibles que lors des élections générales, l’incertitude du résultat est certes plus élevée.

Cela signifie donc que la CAQ, qui détient déjà 75 des 125 sièges à l’Assemblée nationale, pourrait ainsi gonfler à nouveau son caucus et par conséquent arracher la dernière circonscription libérale à l’est d’Anjou. (La CAQ avait remporté l’élection partielle dans Roberval après la démission de l’ancien premier ministre Philippe Couillard.)

Tous les partis politiques majeurs possèdent leurs bastions respectifs — ces circonscriptions apparemment inébranlables où de fortes majorités d’électeurs appuient un parti ou un autre pendant de nombreux cycles électoraux, voire plusieurs décennies. Au PLQ, nous pensons généralement à l’ouest de l’île de Montréal. Le Parti québécois, pour sa part, a dominé la région du Saguenay pendant près de 50 ans en remportant des victoires écrasantes (parfois avec plus de 70 % des suffrages). À l’ADQ, et maintenant à la CAQ, les bastions se trouvent principalement, mais pas exclusivement, dans Chaudière-Appalaches et au Centre-du-Québec (nous pourrions aussi ajouter Granby/Shefford à cette liste).

Néanmoins, la circonscription de Jean-Talon pourrait certainement se qualifier comme un des bastions les plus solides de la province. Couvrant présentement les arrondissements de Sainte-Foy et Sillery en longeant le fleuve Saint-Laurent, du Pont Pierre-Laporte jusqu’à la côte Gilmour, cette circonscription a envoyé des députés libéraux sans interruption depuis la création du comté en 1966 — soit une séquence impressionnante de dix-huit victoires consécutives (!) pour le PLQ — quinze élections générales et trois élections partielles.

Même certains comtés de l’ouest de l’île de Montréal n’ont pas une séquence ininterrompue qui remonte à aussi longtemps (souvenons-nous de la percée du Parti Égalité en 1989).

Jean-Talon avait presque basculé du côté péquiste en 1994, alors que la députée libérale Margaret Delisle l’avait emporté par seulement 25 voix (un écart de 0,09 %) contre Diane Lavallée. En 1998, Mme Delisle avait conservé Jean-Talon par une marge de 156 voix.

En octobre 2018, Sébastien Proulx avait remporté Jean-Talon en octobre 2018 par une marge de près de 1400 voix, soit un écart de quatre points sur la candidate caquiste Joëlle Boutin.

Donc, d’après les données de sondage Qc125/Mainstreet, Joëlle Boutin doit maintenant être considérée comme la favorite pour remporter Jean-Talon lundi et ainsi donner à la CAQ sa 76e circonscription. Sur le terrain, les machines des partis fonctionneront sans doute à pleine vapeur au cours de la fin de semaine. Nous connaîtrons le choix des électeurs de Jean-Talon lundi soir.

Vous pouvez consulter le rapport de Recherche Mainstreet ici.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

2 commentaires
Laisser un commentaire

Ce sera bien ainsi car le PLQ nous à coûté assez cher en corruption et collusion et il ne faut pas que ce parti revienne au pouvoir comme au fédéral avec le scandale des commandites de plus madame Bourdon qui est entrée en
politique en magasinant son parti serait exclus de la politique ce qui serait une bonne chose bonne chance madame Boutin pour nous donner l’occasion de défaire un château fort libéral.

Répondre

Bourdon, nommée ministre de la santé avant la dernière élection par Couillard et Barette , face a un champs, avait perdue son élection et dans Jean Talon il faut être plus que PLQ pour voter pour une candidate comme ca . En passant , les plus gros du PLQ ont laissés la chaloupe avant qu’elle coule

Répondre