Un débat sur le français, en français au TJ!

Nous avons eu, ce jeudi soir au Téléjournal, un débat comme on voudrait qu’il s’en passe à tous les étages de la Banque nationale, de Bombardier aéronautique et de la Caisse de dépôt: un débat où deux anglophones (Anne Lagacé-Dawson et Tasha Kheiriddin) parlaient parfaitement français avec leurs collègues francophones.

De plus, le sujet était: la langue française. Voici le lien, pour ceux qui ne l’ont pas vu. Ça brasse un peu. Donnez-moi votre avis.

 

Votre blogueur favori en bonne compagnie.
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J’ai travaillé dans le domaine des télécoms, alors je ne vois pas pourquoi c’est maintenant qu’on s’émeut sur une situation chez CGI qui sévissait déjà il y a 10 ans. Et l’inaction du gouvernement Charest en matière linguistique n’a pas fait les gros titres de La Presse quand ce dernier a nommé une ex-directrice d’Alliance Québec pour faire respecter la loi 101. Pourtant, le symbole était encore plus énorme que les problèmes de la Caisse de Dépôt.
Bref, il s’agit, comme pour les accommodements raisonnables, d’une crise provoquée et amplifiée. Normalement, une telle résurrection du débat linguistique aurait de quoi réjouir quiconque se préoccupe de la survie du français (dont je suis) mais j’y vois au moins un gros problème. Une montée de la ferveur linguistique n’entraînera pas une remontée de l’option souverainiste, elle ne fera au pire que déplacer des votes de la CAQ vers les 3 partis indépendantistes. Elle fera aussi déplacer les votes contraires de la CAQ vers le PLQ. Débarquer le PLQ me semble la priorité absolue puisque, de toute façon, débarquer le PLQ aura AUSSI un effet sur la survie du français, vu la mollesse avec laquelle ils font semblant de le protéger.
Et n’oublions pas que cette crise n’apportera aucune solution, en bout de ligne. Vous voulez d’une autre commission bidon qui va édulcorer le débat une fois son utilité terminée? Parce qu’on sait tous ce que ce gouvernement fait des rapports qu’il a commandé: il s’en fout.
Bref: cessons de perdre notre temps et concentrons-nous sur le moyen de débarquer cette bande d’incapables. C’est encore ça le plus urgent.

On tourne en rond, ça ne mènera à rien, c’est un dialogue de sourd.

Les canadiens anglais ne voient pas la question de la langue comme une compétence, une valeur ajoutée, voir même une valeur canadienne.

La nomination d’un vérificateur général du Canada unilingue anglophone alors que la nature du poste exigeait un bilinguisme fonctionnel en est une démonstration patente.

Et dire qu’aux États-Unis d’Amérique c’est «chic» d’avoir la capacité de parler français, mais dans le RduC c’est «shit»!

Et misère nouère…

Je me dis souvent que c’est le but qui fait défaut. À l’ère d’un matérialisme idéologique fort, le « but par défaut », celui qui correspond à notre foi, ce but est lié à la matière: bien-être matériel, succès, richesse. Dans ce contexte, à quoi bon défendre une langue plutôt qu’une autre? En quoi la langue contribue-t-elle au but?

Même chose pour l’indépendance. Les Québécois ont déjà peine à se marier… comment s’uniraient-ils collectivement dans le grand mariage d’une nation qui soit la leur?

Mais considérons des buts différents, des buts qui échappent à la vision matérialiste, comme par exemple la solidarité, le bien-être entre humains, l’amour même. Et tout d’un coup la langue refait surface, parce qu’elle contribue à nous unir.

J’ai bien apprécié le débat mais vous étiez le seul sur la patinoire avec des arguments sérieux monsieur Lisée . Ou voulait en venir Lisa avec l’achat de Canadair par le gouvernement fédéral et sa vente quelques années plus tard a Bombardier . Cela avait l’air d’une diversion futile pour conclure son ambiguité face a la langue de travail chez Bombardier . Lisa semblait très choqué lorsque vous avez affirmé que le gouvernement Charest a fait un travail médiocre pour protéger la langue . Tasha vit dans son monde du ROC pour nous faire réaliser qu’ils se foutent complètement de la langue francaise et Anne Lagacé-Dawson semblait plus préoccupé par la fermeture des écoles primaires anglaises . Personne ,a part vous monsieur Lisée , ne semblait préoccupé par la survie de la langue francaise et n’a manifesté un désir de la renforcir …. Le seul parti qui s’engage a la renforcir est le Pq et l’ensemble des souverainistes …. Admettons que c’est assez désolant …..

@M.Lisée

Très bon débat hier soir. Sur le sujet du français, je veux vous inviter à lire un blogue que j’ai trouvé par hasard sur le site du G&M. Je sais que ça ne représente pas l’opinion de tous les anglophones de Montréal mais en même temps, il y a eu au-delà de 35 000 pages vues le mois dernier, ce qui n’est pas rien.

http://nodogsoranglophones.blogspot.com/

P.S. Il y a d’ailleurs un message récent qui parle de votre « croisade » contre les anglophones.

Liza Frulla s’inquiète mais pas trop et défendra toujours les Libéraux quel que soit leur bilan.

Anne Lagacé-Dawson est une Anglo communiquant très bien dans notre langue. Mais sa perception de la langue française est celle d’une Anglaise . Elle ne semble pas du tout s’inquiéter de la situation qui prévaut actuellement :soit de la dérive vers l’anglais dû à un buzz pour cette langue;mais surtout la situation extrêmement ambigu du Québec dans le Canada en ce qui concerne l’immigration.

Tasha Kheirridin : Représente parfaitement l’autre solitude soit de se foutre de ce débat.Ce qui est parfaitement normal étant donné que c’est une autre nation. Elle a cependant mal parue en se prononçant sur ce que ça peut coûter à une compagnie qu’un cadre supérieur communique en français…

Jean François Lisée :En l’écoutant débattre avec fougue on se sent (momentanément) en sécurité linguistique. Mais surtout il expose avec une grande clarté ce qui ne va pas et ce qui est anormal,et aussi ce qui devrait se faire, lorsque le téléphone se raccroche chez Bombardier,CGI et à la banque nationale…

Le commentaire de J.François Trottier vise juste. Ça fait longtemps que l’on revient épisodiquement sur le débat de la langue française. La vraie solution pourtant est de s’affirmer comme État francophone indépendant et exit ce débat stérile.La multiplicité des partis indépendantistes ne fera que maintenir le PLQ puisque notre système électoral est fait pour le bipartisme.

Petite remarque à JF Lisée à transmettre à R-C. J’écoute tous les jeudis les débats entre les 4 analystes politiques. Je trouve dommage que ce soit parfois une cacophonie, la palme revient à Liza Frulla et à l’analyste de Toronto qui interrompent souvent leurs collègues.Vous devriez prendre exemple sur les journalistes de l’émission Kiosque diffusée à TV5 qui respectent le droit de parole de chacun.

Une remarque: Nous avons besoin d’un chien de garde comme vous pour faire remonter le discernement. Et, de la façon dont M Harper se sert de son fameux: »Les canadiens aiment la façon dont nous dirigeons car nous sommes majoritaires »: en conséquence, il met le tapis pour l’indépendance du Québec. D’ailleurs, ce n’est pas ce que veut le Reform Party?

Le français ne survivra pas au Canada.

La seule chance que nous avons, c’est de devenir un pays et de contrôler pleinement notre destiné.

J’ai écouté deux de ces tables rondes à leur tout début, au moment des élections fédérales. J’en suis sortie dégoûtée par le rapport de force (trois fédéralistes contre vous, monsieur Lisée). Non pas que vous ne faites pas le poids, mais leurs arguments souvent non fondés me font suer au plus haut point.

Donc, depuis ce temps, chaque fois que Mme Galipeau annonce fièrement votre rencontre, je commence à bougonner, coupe le son et me remets à la lecture de mon livre.

J’ai fait un spécial ce matin. Je me suis forcée à écouter la discussion que j’avais «flushée» hier soir. Eh bien! encore la même impression: dialogue de sourds et arguments non fondés des fédéralistes. Ça me tord les boyaux, «pus capab»!

En revanche, j’admire ceux qui, comme vous, montent aux barricades. Il faut voir le calme et la pondération dont a fait preuve, par exemple, Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français, dans un face à face avec l’ineffable Stéphane Gendron et une journaliste des plus agressive de la chaîne V au sujet de la langue(http://vtele.ca/videos/face-a-face/lundi-28-novembre-2011-cadres-unilingues-anglophones-une-raison-de-boycotter_37525_37523.php). Mais, encore une fois, je n’ai pas pu me rendre à la deuxième vidéo. Trop de mauvaise foi ou de stupidité me rend malade!

Cependant à vous comme à lui, chapeau!

Le « débat » aurait été plus enrichissant si M. Lisé avait laisser parler les autres lorsqu’elles (les 3 femmes) émettaient des points de vue divergents mais intéressants que j’aurais aimé entendre jusqu’au bout.

Le problème dans notre société est l’individu.
Il doit se sentir concerner et doit s’impliquer.
Il doit agir en étant conscient que ce qu’il fait à un impacte sur les 7 milliard d’autre individus.

Chacun de nous changons le monde à toutes les secondes. Il suffit d’être conscient et constant.

Vive la révolution

M. Lisée,

Mme Dawson vous avait demandé si il y avait un lien entre le fait que le débat linguistique resurgisse soudainement alors que l’option souverainiste semble en baisse. Vous avez répondu « non », point.

Or il me semble que oui, il y a un lien. Vous avez sans doute lu Quelque chose comme un Grand Peuple de Joseph Facal. Il aborde justement cette question dans une partie intitulée Nationalisme Culturel et Nationalisme Politique (p.49-53).

Je trouve son analyse pertinente et intéressante.

Michel

P.S. J’adore ces débats à quatre au Téléjournal. On disait dans un précédent billet que les québécois semblaient moins voir qu’il y avait un problème entre québécois et canadiens (quelque chose du genre). Je trouve donc très bien que Mme Kheiriddin participe au débat ; qu’on puisse voir au Téléjournal le fossé abyssal qui nous sépare est une bonne chose.

Encore, les mêmes arguments fallacieux de la part des assimilationnistes.
1. ‘Les unilingues anglophones sont des personnes âgées de plus de 60 ans… ‘
2. ‘ Le français est en progression a Montréal’.
3. ‘Le français a survécu chez les francophones hors Québec ‘.

Il suffit d’aller au centre ville de Montréal pour constater que le français recule.
Statistique Canada a des chiffres qui prouvent que l’assimilation des francophones hors Québec augmente d’années en années.
Au Québec, il n’y a qu’environ que 5% de vrais anglophones de souche. 10% de 5% = .5% de la population c’est pas une menace pour la survie du français.
Les collabos de l’assimilation récompensés par the canadian citizenship avec le canadian passport en bonus et les colonisés de service sont ceux qui représentent un danger pour la culture francophone.

Strictement sur le plan économique, les coûts reliés a la francisation est un investissement qui rapporte…

J’ai fait la suggestion que des capsules j’apprends le français dans le wagon de train.
Il existe des référendum méconnus pour lesquels on peut voter, donner des commentaires et proposer des idées. Il n’en tient qu’à nous d’être un citoyens engagé et de participer, pour que l’on tiennent compte de nos opinions il faut les donner et faire connaitre nos positions.
http://idees.amt.qc.ca/
Le transport ça vous intéresse? Allez voir aussi les hors sujets et prononcez-vous.

Je ne suis pas outré que le canada anglais ne nous comprenne pas. Expliquer le fait français aux canadiens, c’est comme expliquer un Igloo à un pigmée, j’ai pas vraiment espoir. Je ne veux pas savoir ce qu’ils pensent, je veux savoir ce qu’ils font.

Ils ont nommé des juges et des vérificateurs unilingues, je leur fais moins confiance. L’information clef est la mise en garde de Toronto: il y a un coût au fait français. C’est ce qu’ils y comprennent, un coût. Ça serait plus simple si on était anglophone. C’est vrai. Ça serait plus simple de pas avoir d’hiver non plus. Sauf que sans l’hiver, et sans le français, on est plus nous-même. Le jour où on va commencer à compter combien ça coûte être nous-même, on aura perdu.

M. Lisée, je suis un peu déçu du résultat du débat. L’impression qui en ressort est que vous avez passé beaucoup de temps à vous obstiné avec Liza Frulla sur le gouvernement actuel. Vous présentez le sujet comme étant le français, la présentatrice l’introduit le sujet comme étant la langue de travaille au Québec.

Il me semble qu’il y aura eu beaucoup plus à dire sur le sujet et que le débat aurait été intéressant si vous aviez aller plus en profondeur plutôt que l’échange entre vous et Liza Frulla qui n’apprend rien de nouveau.

« Je trouve donc très bien que Mme Kheiriddin participe au débat ; qu’on puisse voir au Téléjournal le fossé abyssal qui nous sépare est une bonne chose. »

Laissez-moi comprendre: De voir une anglophone de l’Ontario tres bien s’exprimer en francais est une demonstration du fosse qui nous separe?!?

La langue est une corde sensible, qui fait appel a l’emotion. Rien de plus. Dans les faits, il y a beaucoup (et de loin) de similitudes entres les Canadiens et Quebecois, que l’inverse.

Si les Quebecois voulaient preserver leur langue, ils n’avaient qu’a faire plus d’enfants. C’est la seule facon de preserver une langue et une culture. Une langue, ca ne s’impose pas.

Que vous fassiez a l’idee ou pas, ca n’y changera pas grand chose.

@Constant Tinople

Tasha Kheiriddin n’est pas vraiment « une anglophone de l’Ontario » dans le strict sens du terme. Elle habite là et est peut-être installée là en permanence, mais elle a grandi à Montréal j’en suis pas mal certain.

M. Lisée, j’aime votre débats au Téléjournal, il est la seule source de nouvelles canadiennes en Europe.

How do you put up with the constant interruptions from Liza Frulla? (Elle me rappelle ma femme).

m.lisée votre argumentaire même blindé comme un truck de la brink’s quittant le québec vers toronto lors du premier référendum(bon ça va encore braillé des clous en région)ne réussira jamais a ébranler le mur du dogme de tout les aplaventristes (de plus en plus nombreux sur votre blogue)et vu de toronto (tasha) le sempiternel discours du méchant séparatisssss me coule sur le dos jusqua mon intimité la plus profonde comme l’eau sur celui d’un canard du lac brome,c’est vous dire l’importance et la grande crédébilité que je lui accorde,on est quand même pas responsable du dernier tsunami au japon ,mais bon c’est clair que, chez ces gens là(brel sort de ce texte)on nous zaime comme ca s’peu pu.lol

De toutes manières, c’est le chinois qui s’imposera dans quelques années.
N’achetez-vous pas plus de 50 % de vos produits « canadiens » made in China.
Il y a d’autres sujets bien plus vitaux à régler, sous peine de mortS: les premières nations qui crèvent de froid, le Plan Nord qui spolie nos enfants, le gaz de schiste qui nous emposonnera, les sables bitumineux, … et autres déforestation et diparition de la faune et flore.

S.V.P. arretez de débattre du sexe des anges alors que la misère est à nos portes.

>>Si les Quebecois voulaient preserver leur langue, >>ils n’avaient qu’a faire plus d’enfants. C’est la >>seule facon de preserver une langue et une >>culture. Une langue, ca ne s’impose pas.

Tu ne connais pas grand chose à l’histoire n’est-ce pas? Tu n’as jamais entendu parler de ce qui est arrivé au Gaélique? Aux communautés francophones hors-Québec et leur taux d’assimilation ahurissant?

une belle discussion énergique où différents arguments ont été abordés comme la fermeture d’écoles anglaises à Montréal ou l’usage « autorisé » de l’anglais dans les grandes entreprises; ce qui démontre aussi le peu d’empressement de l’Office de la langue à superviser la situation linguistique dans la métropole.

Personnellement je pense que madame l’animatrice devrait prendre des cours d’animation… Pas fort comme animation. Pas fort pantoute.

Ensuite j’aime bien voir la fille de Toronto dire clairement que le ROC se crisse de nous autres comme de sa première chemise.

Il y a une chose que Tinople dans sa Constance ne comprends pas bien apparemment. C’est que le fossé n’est pas dans la capacité de la dame de parler français. Avec un peu de pratique je pourrais parler en anglais aussi bien qu’elle parle en français.

Le fossé il est abyssal, et il se trouve dans l’attitude générale.

Ce n’est pas la première fois que l’on peut voir Jean-François Lisée encadré par l’anglophone de Toronto, l’hybride madame Lagacé/Dowson et l’anglophile Frulla dont on ne sait pas clairement où elle loge.

Mettons que la fille de Toronto est beaucoup plus claire quant à sa position sur la langue française que Frulla, dont on se demande souvent à l’entendre à qui elle a peur de faire de la peine…

Je sais que c’est difficile lorsqu’on est un contre trois à défendre un point de vue, mais vous gagneriez à ne pas couper la parole aux autres intervenants. Le quart de vos arguments se sont perdus parce que vous essayer d’enterrer l’autre.

Les interventions de Mme. Toronto (son nom m’échappe) démontre à quel point le ROC se fout du français et qu’ils aimeraient bien qu’on arrête d’utiliser le français parce que ça leur coûte cher.

Ils sont venus par millier pour nous dire qu’ils nous aiment. Aujourd’hui, on sait qu’ils nous aiment seulement si ça leur coûte pas trop cher.

Quand est-ce que les Québécois vont comprendre que le Canada et le Québec sont deux pays différents? Quand est-ce qu’ils vont comprendre qu’essayer de protéger le français au Canada, c’est comme essayer de protéger le Suédois au Portugal?

Mon avis :

1) Tasha K. ne represente pas le ROC puisqu elle a etudie a Breboeuf a Montreal en francais.

2) Lizza Frula semble bien saisir l enjeu puisqu elle a recours a l argument historique ( heritage de Canadair) et qu elle affirme son ambivalence sur cette question.

3) Le debat a devie de sa trajectoire car l enjeu, comme vous l avez bien pose, tourne sur la langue de travail entre collegues a Montreal.

Vous vous etes laisse entrainer ailleurs par Lagace-Dawson et Tasha K.

Un cadre quebecois francophone doit il utiliser l anglais a Montreal avec ses collegues de Montreal ?

René Lévesque, qui trouvait humiliant de légiférer sur une question aussi essentielle que la langue, aurait été désolé de constater que le dossier ait si peu évolué.

Il faut saluer l’argumentaire de JF Lisée; c’était presque gênant d’entendre la réplique des trois autres. Je crois que la dame de Toronto l’a bien résumé : dans le ROC, on se fout carrément de ce débat. Quant à Lisa Frulla, je ne pourrais même pas vous dire quelle est sa position. Je crois qu’elle s’était trompée de cartons; elle avait ses notes de sa critique de la télésérie La Galère… (SOS Radio-Canada : y a sûrement un autre politicien fédéral libéral capable de dire quelque chose qui a du sens à la tivi!)

D’autre part, il est assez surprenant d’entendre une anglophone dire que la Loi 101 a sauvé le Canada. (il faudrait vite faire traduire ce clip et l’envoyer ad mare jusque ad mare)

Le Canada anglais n’a jamais saisi l’occasion inouïe d’avoir dans sa famille un partenaire francophone. Au lieu, de profiter de cet avantage culturel, comme moyen de différenciation avec le géant américain, il a préféré l’ostraciser, le minoriser plutôt que de s’en faire un allié; un atout. Dans l’administration publique comme en politique, le français est vu comme un obstacle, une embûche pour pouvoir progresser, bref un passage obligé.

Le Canada a eu sa chance. Le Québec doit se sauver lui-même maintenant. C’est plate à dire, mais son destin est entre ses mains, Saura-t-il agir à temps?

Ce débat sur la langue ne cessera-t-il donc jamais? À en croire les grands défenseurs de l’anglais, le glissement vers cette langue est inéluctable et toute tentative visant à le contrer est vaine.

Soyons donc logiques jusqu’au bout et par amour pour nos petits enfants et leurs descendants, abolissons tout de suite le réseau français d’éducation. Let’s move on to english. C’est un coup à donner; c’est comme pour un mal de dents d’antan: on tire un bon coup et après on est soulagé.

Allons les pelquistes, un peu de courage; abrégez s’il vous plaît cette lente agonie. Soyez francs. Il faut euthanasier le français d’Amérique. Les résistants sont passéistes; leur avenir est en anglais même s’ils l’ignorent. Agissez ! Ils vous en seront royalement reconnaissants.

Vous aurez beau discuter jusqu’à la fin des temps mais si 70 % des francophones de souche continuent de parler un franglais de contre-maître anglais des années 60 et d’être en aussi grand nombre analphabètes fonctionnels, cela ne restera que des conversations de salons d’une sorte d’élite se parlant à elle-même. Oui , il restera ds cent ans des francophones en Amérique du nord mais au rayonnement culturel nettement moins important que maintenant. Comme disait un autre lecteur:c’est la démographie…

@Nicole Roy #7

« Le commentaire de J.François Trottier vise juste. Ça fait longtemps que l’on revient épisodiquement sur le débat de la langue française. La vraie solution pourtant est de s’affirmer comme État francophone indépendant et exit ce débat stérile.» —- Si l’on suit le raisonnement de Mme Roy, lorsqu’enfin les Québécois se décideront à ce faire un pays dans quelques décennies, au train ou les choses vont, on n’aura plus rien à défendre qu’un souvenir d’avoir déjà parlé le français.

« La multiplicité des partis indépendantistes ne fera que maintenir le PLQ puisque notre système électoral est fait pour le bipartisme. » —– Lorsque le sort d’une nation est enjeu les considérations à courte vue sont injustifié. Quand le temps sera venu, cette multiplicité comme vous dite se fondera dans une seule idée qui sera de se faire un pays.

@Michel Patrice #13,

« Mme Dawson vous avait demandé si il y avait un lien entre le fait que le débat linguistique resurgisse soudainement alors que l’option souverainiste semble en baisse. Vous avez répondu “non”, point. »

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Cette la langue française qui est en baisse et non pas l’option souverainiste. Les conservateurs sont à l’origine de cette montée de lait québécoise. En faisant, cet automne, des nominations unilingues anglophones à des postes clefs dans l’appareil d’état canadien, les conservateurs ont engendré cet antagonisme.

Il y a une autre chose aussi qui entre en ligne de compte : le Bloc québécois n’est plus là pour défendre nos intérêts. Donc, les Anglos croient que le bar est ouvert à tous les excès. À nous de veiller au grain.

Bonjour,

Ce qu’il peut être sidérant d’en arriver à un tel débat sur les ondes de Radio Canada et d’être obligés de marcher sur des oeufs pour ménager certaines susceptibilités nationalistes ! Bien sûr, avec l’ouverture d’esprit qui s’imposerait dans cette situation dans un monde idéal, l’investisseur ainsi que les hommes d’affaires anglophones qui ont investi leur argent ici pourraient à tout le moins se permettre de parler leur langue, soit la langue de Shakespeare dans leur propre milieu de travail sans se faire houspiller et vilipender par un groupuscule de francophones nationalistes qui en font tout un plat.

Et pour tous nos amis les nationalistes québécois, ceux qui s’acharnent en vain sur des chiures de mouches, pensez vous vraiment que le CIRCUS OF SUN devient le nom du Cirque du Soleil en Angleterre ou en Allemagne avec un nom allemand ? Et que dans les répétitions visant à peaufiner un spectacle, les employés francophones se voient obligés de parler entre eux soit en anglais dans la Fière Albion ou bien en allemand en Allemagne ? Ou bien que les employés francophones de Bombardier venant du Québec soit contraints par l’Angleterre ou l’Allemagne de parler sur leurs lieux de travail la langue de L’endroit ou Bombardier a remporté une soumission ?

Et bien, si vous pensez ainsi, nous ne sommes pas sorti du bois. Ce n’est tout de même pas de sa faute avec la langue de Shakespeare que celle ci s’est imposée au niveau planétaire pour sa simplicité et ses raccourcis si chers au monde des affaires pour qui ce sont les derniers soucis que de s’épivarder sur de l’enculage de mouches.

En terminant, une solution radicale serait que toutes les bannières anglophones ainsi que tous les commerces anglophones foutent le camp d’ici. Cela permettrait à tous les riches hommes d’affaires nationalistes de partir leurs propres bannières avec des raisons sociales francophones à la grandeur du Québec…… Et que dire à un investisseur Chinois venu ouvrir une chaîne de restauration ici au Québec dont les employés chinois parlent entre eux dans la CUISINE ? Dehors le mandarin, icitte, c’est en français que ça se passe ! Malheureusement au Québec, avec un groupuscule de nationalistes revanchards, nous en sommes rendus LÀ…… Au plaisir, John Bull.

Quant monsieur Lisée a invoqué les mesures du gouvernement Charest pour enrayer les infractions a l’affichage en faisant des publicités dans les réseaux francais seulement . Alors que ces publicités doivent s’addresser aux commercants allophones et anglophones pour qu’ils corrigent leurs infractions a la charte de la langue , il aurait été intéressant de connaitre l’opinion de Lisa et Anne Lagacé-Dawson sur vos commentaires monsieur Lisée au lieu de perdre du temps a vous interrompe et débiter des insignifiances comme revenir sur Canadair ….

Le Canada est un pays bilingue, c’est-à-dire qu’il y a ‘’la reconnaissance du statut ÉGAL du français et de l’anglais… au parlement et au gouvernement’’. Incluant les rapports du vérificateur général etc.
http://www.tbs-sct.gc.ca/tou/al-fra.asp
Ça veut dire beaucoup de choses mais pas que le français et l’anglais sont des langues de travail, d’affichage ou de services dans les provinces. Mais bien dans les services du gouvernement fédéral et depuis 1988, on a réduit la porté ‘’ là où, au Canada comme à l’étranger, l’emploi de cette langue fait l’objet d’une demande importante…’’
http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/O-3.01/
Le Canada est une fédération, il y a un certain nombre de provinces et de territoires où chacun a un statut linguistique qui légifère la langue de travail, d’affichage, d’éducation de service etc. Tout a un prix, ce sont des valeurs fondamentales de toutes nations. Mais avant de dire ce que ça coute de vouloir le garder, il faut envisager le pourquoi on s’en départirait et aussi ce qu’on perdrait en le faisant. Tenir de l’histoire. Certaines provinces ont choisi l’anglais. Même s’il y a une province ont choisi l’anglais c’était leur choix et c’est leur droit, malgré la présence d’un partenaire dans la fédération ou il y a 20% de population et bien d’avantage au moment de la création de la fédération et avant les immigrations massives qui ont fait augmenter la proportion de la population anglophone partout au pays. La langue d’usage, de travail, d’affichage, de service et d’éducation n’est pas un choix de la fédération mais bien provincial et il doit être respecté par la fédération. Parfois pour comprendre il faut se mettre dans la situation opposée. Si le Québec faisait une immigration massive de francophone et faisait passer sa population a plus de 70% de la population canadienne et qu’elle soit majoritairement francophone? Est-ce qu’il serait acceptable qu’elle veuille imposer aux autres provinces et à la fédération canadienne que la langue officielle devienne le français partout au Canada? Prétextant les coûts, le côté pragmatique ou imposer le poids démocratique? Non. Un pays a une histoire, des lois mais aussi une identité. Malgré qu’on puisse être accueillant et ouvrir nos portes à l’immigration on ne doit pas pour autant perdre nos valeurs.
Le respect des valeurs et l’ouverture sur la réalité des autres est importante pour avoir des relation harmonieuses. Idéalement je pense que tous les jeunes devraient apprendre les 2 langues et être capable de fonctionner dans les 2 langues. On fait de l’éducation une priorité au Canada et le fait de pouvoir communiquer efficacement partout au Canada devrait être une valeur qu’on se partage, d’un bout à l’autre du Canada. Par contre on doit respecter les lois de chaque province et territoire en matière de prédominance et d’application de lois au travail, d’affichage, de service et d’éducation. L’imposition du respect de langue française au Québec est un choix qui a une valeur internationale autant au niveau culturel, touristique, éducation et production dans l’industrie du savoir et de la recherche, qu’économique sur son ouverture et ses partenariats avec d’autres provinces et internationaux. Le caractère francophone de la province représente aussi un capital humain mais commercial.
Il faut resserrer les normes pour garder le caractère français Montréal particulièrement où la capacité d’intégration et d’accueil semble avoir été dépassée et ou on voit naître des incohérences comme l’usage de l’anglais comme langue de travail, la difficulté de trouver du travail pour les francophones parce qu’on exige de l’anglais (pas par nécessité de service ou de transiger avec l’international) mais comme langue de travail unique. L’exigence pressante de se faire servir en anglais créer la disparition du service en français dans les commerces. Même au niveau de l’affichage. Il y a urgence d’agir pour préserver cette valeur, qui est fondamentale pour la nation malgré l’ouverture de ses habitants d’origine, les québécois doivent prendre des mesures pour imposer et mettre en application ses valeurs.
Donc l’affichage, la prédominance du français comme langue d’éducation, comme langue de travail, comme langue de service existe dans les lois et valeurs mais il faut être plus rigoureux dans ‘application de normes pour le garder. Peut-être que de mettre par exemple l’obligation de service en français à tous les comptoirs dans les commerces et si le commerce le veut d’affiché clairement qu’un comptoir est bilingue. Donc ceux qui insiste pour un service en anglais pourront l’avoir à ce comptoir mais le français sera disponible partout et on ne pourra exiger le bilinguisme que d’un nombre très restreint d’employés, contrairement à maintenant ou on l’exige de tous. Ça va démontrer et encourager les clients a fonctionner en français. Actuellement il y a des unilingues anglophones ou allophones qui ne parlent pas français, malgré les nombreux programmes et incitatifs pour l’apprendre. L’essentiel du problème vient de la perception que le Canada est bilingue et qu’ils peuvent y vivre et l’exiger partout. Alors que ce n’est pas l’esprit de la loi .La langue officielle au Québec c’est le français comme en Alberta et a Vancouver c’est l’anglais et non le mandarin, l’arabe, le français etc.
Le respect du gouvernement fédéral des lois sur le bilinguisme sont aussi importantes pour les québécois et canadiens français que le maintien de l’anglais comme langue officielle pour les canadiens anglophone. Parfois il faut perdre ce que l’on a pour constater à quel point on y tient et se mettre à la place de l’autre pour comprendre son point de vue

Périodiquement la question du français refait surface au téléjournal et les réflexions des invité(e)s de Mme Galipeau nous revëlent l intérêt qu accorde le Fédéral à la deuxième langue officielle du pays comme étant un « irritant » plutôt qu une richesse culturelle. Tout comme les autochtones , le fait français serait à mes yeux un « irritant » pour le Canada anglais et le Fédėral. Pourtant, notre pays serait les États Unis sans ces deux composantes de notre histoire et culture nationale. Les considérations budgétaires invoquées ne sont pas les vraies raisons de ce manque d intérêt pour faire respecter la constitution du Canada, merci andré gauthier de gatineau, Qc

J’ai constaté que dans ce débat, très rapidement, le meilleur candidat possible supposait naturellement un locuteur anglophone unilingue mais certainement pas un locuteur francophone unilingue. Étrange.

De grâce, qu’on ne me parle pas d’intervenants sérieux et de bonne foi dans cet échange…

Par contre, je suis d’accord avec l’argument voulant qu’il y a un coût relié à la promotion de la langue française. D’un autre côté, M. Lisée avait aussi raison de faire savoir que le multilinguisme de Montréal était aussi un avantage qu’on a nettement tendance à sous-estimer.

Quand on aura sereinement assumé notre identité culturelle francophone, il n’y aura plus de débats de style « coloniale » comme celui diffusé à la SRC. On aura depuis longtemps compris qu’au plan domestique, ça se passe en français, et qu’au plan international – ce qui touche un mince couche de diplômés supérieurs dans le marché du travail -, qu’on le veuille ou non, c’est en anglais que les communications se font.

Vue de cette manière, je ne vois pas où est le problème?

le discours de Mme Lisa Frulla laisse voir quelqu’un qui au fond est d’accord avec M. Lisée, mais qui, de peur d’être ostracisée dans les milieux fédéralistes où elle évolue, doit montrer son désaccord.

Pour clarifier les propos d’Anne Lagacé Dawson sur les écoles anglaises qui se raréfient à Montréal:

Comme, selon la loi 101, il faut avoir au moins un parent qui a fait ses études en anglais pour avoir droit d’étudier au secteur public anglais, il est parfaitement concevable que de moins en moins d’écoliers vivant au Québec se qualifient: les anglophones étant três mobiles, beaucoup d’anglophones de vieille souche quittent le Québec, remplacés par des immigrants dont les enfants sont obligés d’aller à l’école française, ce qui ne les empêche pas d’adopter l’anglais comme langue d’usage.

Le résultat net est que l’anglais langue d’usage dans la société peut continuer à gagner du terrain au Québec (surtout dans la région de Montréal et dans l’Outaouais), malgré la fermeture des écoles anglaises publiques! Au final, on pourrait avoir un Québec à moitié assimilé, bien que dépourvu d’écoles anglaises!

C’est un débat toujours stérile mais nécessaire, crucial même, qui refait surface inlassablement, mais certainement pas parce que la cause de la souveraineté connaît une baisse dans l’opinion publique, n’en déplaise à Mme Dowson-Lagacé. Il y aura toujours M. Bull pour nous faire partager son fiel contre la société dans laquelle il vit. Comment ce type peut-il accepter de vivre avec autant de « losers » autour de lui, dans un endroit aussi infecte? Get a life Bull, changez d’attitude ou déménagez, bon sang!

Cela dit, ce qui risque encore d’arriver avec cet interminable débat, c’est une résistance justifiée de la part de ceux qui ont le français et cette culture à coeur. Une fois de plus (ô surprise!) l’opération sera interprétée par les opposants (comme notre cher Bull) comme de l’intégrisme, de l’intolérance, mis de l’avant par des esprits obtus. On connaît la chanson. On a déjà joué dans ce mauvais film.

Tant que notre société fera partie d’un pays où la langue anglaise domine et qu’au Québec, on puisse faire sa vie sans contrainte, en anglais seulement, la langue française demeurera qu’une simple option pour quiconque désirera y vivre.

Une observation en terminant. Pourquoi devons-nous subir l’insupportable « Bonjour-Hi » en entrant dans un commerce? Accueillir la clientèle par un simple Bonjour affirmé serait une première indication que la langue commune, même dans les commerces, est le français. Qu’on ne me serve pas l’argument que les étrangers, ces grands voyageurs devant l’Éternel, pourraient se sentir froissés d’un accueil unilingue français! On est quand même au 21e siècle!!! Et le mot Bonjour n’est quand même pas égagropile!

Quelle place doit-on accorder au français dans l’espace public? Toute la population québécoise est conviée à ce débat interminable. C’est quand même assez hallucinant qu’on doive encore s’interroger sur cette question, en 2011, non?

« le discours de Mme Lisa Frulla laisse voir quelqu’un qui au fond est d’accord avec M. Lisée, mais qui, de peur d’être ostracisée dans les milieux fédéralistes où elle évolue, doit montrer son désaccord. »

En fait un visage à deux faces comme les gens du NPD.

Si les Québécois continuent à se contenter de deux mesures ils en perdront une comme le chasseur avec deux lièvres.

Je reviens sur l’argument fallacieux de Tasha Kheiriddin lors du débat « le français coûte cher… » Tout a été dit!

Il me semble que l’on oublie très rapidement les milliards investis pour l’armement, les millions investis pour le jubilé de la reine. Investissements pigés à même nos impôts et on ose dire que le français coûte cher…

Qui octroie les budgets et qui décide ce qui est important ou pas? Le fait français, mais qu’est-ce que c’est pour la majorité anglophone au pouvoir?

Où réside le pouvoir du Québec entre ce qui est acceptable ou pas?

Petite équation mathématique en ce dimanche de décembre:

Valeurs auxquelles le Québec tenait et qui ont été soustraites par le fédéral:

Retrait annoncé du Canada du protocole de Kyoto;
Abolition du registre des armes à feu;
Vérificateur général du Canada;
Directeur des communications de Stephen Harper;
Pour ces deux derniers, ai-je besoin de spécifier leur unilinguisme: anglais ou français?

En ce qui a trait au geste du député Hillyer, est-ce « vraiment une preuve de mépris pour la sécurité publique et les victimes des armes à feu »?

Chose certaine, c’est un geste qui me rappelle mon enfance: Pow t’es mort. Tu ne fais plus partie du jeu. Point final.

Est-ce seulement la langue française qui doit faire l’objet d’un débat en profondeur?

Chose certaine, les valeurs auxquelles plusieurs Québécois tenaient ont été soustraites des préoccupations fédérales.

POW, t’es mort le Québec, tu es hors jeu!

Moi, je suis un vieil accro du principe de «réciprocité», tel que le préconisait à ses débuts René Lévesque et le PQ, notamment dans le dossier du droit d’accès à l’école anglaise pour les nouveaux arrivants au Québec en provenance du Rest of Canada. Le principe était simple, lumineux et efficace => nous vous donnerons accès à l’école anglaise dans la même mesure où les francophones ont accès à l’école française dans votre province d’origine. C’était génial ce parallèle, cette réciprocité.

En début de saison radio-canadienne, le panel de chroniqueurs répondant aux questions de Mme Galipeau était formé de vous, M. Lisée, et de deux chroniqueuses représentant des médias anglophones, soit Anne Lagacé-Dawson (CJAD) et Tasha Kheiriddin (National Post). Nous étions bien loin du principe de la réciprocité, car aurait-on pu imaginer l’équivalent du côté de la CBC, c’est-à-dire un panel d’ANALYSE HEBDOMADAIRE DE L’ACTUALITÉ qui aurait été composé d’un seul analyste anglophone face à deux analystes francophones, l’un provenant du Devoir, disons, et un second de L’Autre Journal (je choisis ces médias à dessein, car il faut bien essayer, selon moi et selon le principe de la réciprocité, de trouver l’équivalent ou la réciproque au National Post et à CJAD, quoique cela ne rende pas justice Au Devoir et à l’Autre Journal d’être ainsi comparés à des médias anglophones aussi notoirement francophobes). Face à ce qui m’apparaissait une aberration, je formulai donc une plainte à la SRC; comprenez moi bien, je vous savais capable de tenir le fort efficacement M. Lisée, mais il me semblait pourtant évident qu’il y avait là anguille sous roche, une sorte de défi au bon sens, une insulte aux francophones et un aplaventrisme de Radio-Canada face à tout ce qui provient du côté anglais… J’avais adressé cette plainte sous forme de question envoyée personnellement à chacune des personnes intervenant à la réalisation du Téléjournal, en demandant qu’on m’explique les raisons ayant motivé un tel choix éditorial déséquilibré. Je n’ai reçu AUCUNE réponse à ma demande, mais quelques jours après (sans doute et j’espère ne pas avoir été le seul à soulever la question), la SRC décida de «sauver la face» en complétant le panel par la présence de Mme Frula-Hébert, une libérale fédéraliste notoire, mais qui représente néanmoins le point de vue d’une bonne partie de la population québécoise. Mais à l’usage, je crois que vous vous retrouvez encore plus isolé au sein de ce panel, et vos propos sont d’autant plus précieux que vous devez constamment vous «battre» avec Mme Galipeau pour avoir le droit de prendre la parole (contrairement, disons, à «Tasha» dont les interventions, pourtant généralement redondantes, prévisibles et axées sur les $$$) semblent si «intéressantes» aux yeux de Mme Galipeau qu’elles justifient que l’on interrompe tous les autres panélistes… Vous avez toute mon admiration de tenir ainsi le fort contre vents et marées, et vous y parvenez ma foi assez bien. Et puis ce panel «insultant» pour les francophones est une belle illustration de notre mise en minorité accélérée à tous les niveaux de l’administration fédérale…

Ici on a pas sacrifié la culture au nom de l,argent. Au contraire on a trouvé moyen de faire de la culture une activité motrice dans l’économie.
http://www.hafencity.com/en/news/variety-is-the-spice-of-life-in-hafencity-result-of-architectural-competition-for-am-lohsepark-residential-neighborhood.html
La où la vision devient réalité
Le coopératisme semble percer dans les économies les plus performantes.
http://www.hafencity.com/en/news/variety-is-the-spice-of-life-in-hafencity-result-of-architectural-competition-for-am-lohsepark-residential-neighborhood.html
Bonne nouvelle pour l’humanité.

@ Robert M.
Le même désiquilibre s’affiche à 12h30 tous les jours à Radcan même s’il n’y a aucun anglophone sur le plateau.
Alors que 50% de l’auditoire est plus ou moins souverainiste, on a les deux tiers du panel qui sont fédéralistes et un animateur qui a pour mission (selon le leitmotiv de son employeur) de promouvoir l’unité canadienne. Nous sommes donc aux trois quarts. Quand s’y ajoute Benoit Bouchard (l’Exaspéré), on arrive à 4 contre 1.

Et le pauvre Charbonneau doit filer doux sinon Durivage le semonce comme si cet ex-président de l’Assemblée nationale était un petit garçon trop turbulent.

C’est ça le contrôle de l’opinion: des auditoires et des lectorats partagés s’abreuvant à des media à peu près tous orientés dans le même sens.

Et ensuite on martelle que l’option de René Lévesque est à la baisse. Quelle surprise !

Quelle hypocrisie!

Assez c’est assez, vivement l’indépendance!

Je résisterai jusqu’à mon dernier souffle, la liberté ou la mort.

Monsieur Lisée, vous me faisiez penser à Charbonneau, au club des ex. Quel courage, quelle tolérance face au mépris, à l’ignorance crasse.

Pauvres fédéralistes et colonisés, mélangés pas à peu près…Ils n’ont plus de carotte, ne leur reste que le bâton.

Leurs arguments, plus biaisés, fallacieux et pitoyables que jamais.

Deltel a dit une chose sensée dans sa vie: « nous devons sortir la tête de l’autruche. »

Un autre exemple patent, s’il en faut, de ce que je nomme l’OUVERTURE À SENS UNIQUE… ce faux prétexte qui cache une mollesse fondamentale, une abdication «déguisée en bons sentiments» qui nous fait renoncer à défendre nos droits et notre culture et qui nous mène tout droit à l’assimilation. Tout de même étonnant que le déséquilibre fondamental dans la composition de ce panel HEBDOMADAIRE (donc pas un panel ponctuel, mais bien un panel d’analyse de NOTRE actualité qui revient chaque semaine, un prisme permanent par lequel on oriente l’opinion publique) ne soit pas davantage relevé par les intervenants à ce blogue ou même auprès de la Société Radio-Canada (chaîne française dont le mandat est (tiré de son site Internet) : «Diffuseur public national, Radio-Canada représente la référence en terme de qualité parmi les médias francophones au pays.»

Je termine ici en précisant que la SRC est dotée d’un ombudsman dont le mandat est => « Au besoin, l’ombudsman cerne les grandes préoccupations du public qui se dégagent des plaintes acheminées à son Bureau et en informe les journalistes et la direction de Radio-Canada. Il/elle peut effectuer des études sur la couverture globale de certains sujets lorsque le nombre de plaintes semble révéler l’existence d’un problème.» On peut le joindre ici => http://blogues.radio-canada.ca/ombudsman/