Un gouvernement de gestion provinciale

À l’élection de 2008, Jean Charest, élu de nouveau à la tête d’un gouvernement majoritaire, plaçait ses «deux mains sur le volant».

En se retrouvant à la tête d’un gouvernement minoritaire face à un PLQ et une CAQ qui ambitionnent chacun de gagner la prochaine élection, Pauline Marois gouvernera les deux mains attachées derrière le dos. Pas toujours, mais souvent.

C’est ce que j’avançais ici, au lendemain de l’élection du 4 septembre. À en juger par la première réaction bien huilée de Raymond Bachand, ex-ministre des Finances et possible candidat à la chefferie du Parti libéral, la métaphore tenait peut-être même de l’euphémisme…

Dans les minutes qui ont suivi l’annonce du nouveau conseil des ministres de Pauline Marois, M. Bachand étiquetait de «radicaux» les collègues du nouveau ministre des Finances, Nicolas Marceau. Quant au ministre délégué aux affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, Raymond Bachand l’a immédiatement sacré «ministre de la chicane».

Minorité obligeant, la nouvelle première ministre a eu beau présenter son gouvernement comme celui du «dialogue», de l’«écoute» et des «consensus», de toute évidence, l’opposition n’a pas l’intention de jouer dans ce film-là…

Bref, du côté libéral, le ton est donné. Et le ton est tout sauf celui de la conciliation. Et encore moins, des consensus.

Quant à la CAQ, si elle se dit prête à «collaborer de bonne foi» avec le gouvernement Marois, en communiqué de presse, elle lui lance par contre un avertissement. Elle collaborera, mais seulement dans les dossiers que la CAQ jugera être d’intérêt pour elle. Ça promet.

Un constat s’impose : pour les trois principaux partis, la prochaine campagne électorale est déjà bel et bien commencée.

Et ce conseil des ministres?

Pauline Marois a présenté les quatre «piliers» sur lesquels reposeront l’action de son gouvernement : intégrité, prospérité, identité, solidarité.

Voyons avec quels ministres, du moins, les principaux, elle croit pouvoir livrer la marchandise. Ou du moins, tenter de le faire.

Nicolas Marceau : en tant que ministre des Finances et de l’Économie en même temps, il sera le chef-d’orchestre de l’équipe économique de Mme Marois. Or, on ne sait pas trop encore de quoi il sera fait.

D’autant que son défi est immense: livrer un premier budget en début de l’an prochain. Lequel pourrait aussi être son dernier. Le gouvernement étant minoritaire, une seule chose est sûre : son premier budget sera un budget pré-électoral. Ce qui rendra encore plus difficile toute tentative d’opérer des changements majeurs.

Une partie de sa commande est aussi de livrer une plus grande «justice fiscale». Or, il restera à voir de quel type de justice fiscale ce gouvernement se chauffera.

Stéphane Bédard : avocat de formation, il préside du Conseil du trésor. Ce sera lui, le «Monsieur non» du gouvernement. C’est lui qui refusera les demandes qu’il croira ne pas pouvoir couvrir. Ses arbitrages seront cruciaux et difficiles.

Bernard Drainville : comme ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, il hérite de quelques dossiers hautement contentieux destinés à être bloqués par l’opposition, tels les fameux référendums d’initiative populaire (RIP) et la charte de la laïcité. Bref, il risque de trouver la prochaine année passablement longue. En fait, sa nomination frôle la punition.

Bertrand St-Arnaud à la Justice et Stéphane Bergeron à la Sécurité publique : ce duo devra contribuer à rétablir une droiture de ton et de gestes dans les dossiers chauds de la commission Charbonneau et de l’Unité permanente anticorruption, dont la dernière frappe touche au cœur même du gouvernement chez Infrastructure Québec. Leur rôle côté «intégrité» sera important et les attentes seront grandes.

Marie Malavoy : à l’Éducation, elle connaît suffisamment le monde de l’éducation pour tenter, au moins, d’y apporter une attention ciblée aux niveaux primaires et secondaires. Or, on attendra aussi pour voir si ce gouvernement prendra, ou non, le pari de renforcer le système public de plus en plus grugé par un système «privé» subventionné dans les faits à hauteur de 60%.

Pierre Duchesne : Mme Marois ayant choisi de scinder ce ministère mammouth, il devient ministre de l’Enseignement supérieur. Sa commande principale : le sommet sur l’éducation supérieure promis par Pauline Marois. L’exercice sera périlleux et les recteurs l’attendront dans le détour, mais M. Duchesne a les qualités qu’il faut pour guider ce bâteau à bon port. Ou, au moins, essayer de le faire.

Jean-François Lisée : ce conseiller très proche de Mme Marois depuis son arrivée à la tête du PQ pourrait tout de même trouver pas mal plus difficile la tâche de s’occuper des relations internationales d’un gouvernement dont les ailes souverainistes sont coupées par son statut minoritaire.

Martine Ouellet : aux Ressources naturelles, elle sera l’antithèse de Nathalie Normandeau. Loin d’être une «radicale» dans les faits, elle sera néanmoins moins proche des milieux d’affaires et plus près des préoccupations environnementales. Son rôle dans le Plan Nord, par contre, reste à être défini. Quant aux redevances des minières, gazières et pétrolières, les attentes sont grandes de les voir bonifier d’une manière très marquée. Mais cela sera-t-il fait? À suivre.

Idem pour Daniel Breton à l’Environnement.

Réjean Hébert : à la Santé, il reçoit le mandat de donner un médecin de famille à chaque Québécois d’ici… quatre ans. Pour un gouvernement minoritaire, c’est la manière de dire à l’avance qu’à la prochaine élection, cet objectif sera encore loin d’être réalisé. Dans ce dossier, il reste aussi à voir si, étant médecin lui-même, il saura prendre les mesures nécessaires pour freiner le nombre croissant d’omnipraticiens qui, au Québec, quitte le système public de santé pour pratiquer de manière complètement privée.

Véronique Hivon : celle qui aurait fait une excellente ministre de la Justice se retrouve étonnamment  ministre déléguée à la Santé publique. Ce qui, toutefois, aura de bon que les plus vulnérables d’entre nous – personnes âgées, personnes handicapées intellectuelles et/ou physiques, etc. -, trouveront en elle la première ministre déléguée depuis des lustres à posséder un réel potentiel d’action concrète en leur faveur. C’est à suivre. La surprise est réelle,  par contre, de ne pas voir une députée de sa qualité accéder à des fonctions plus élevées, d’autant que le conseil des ministres compte peu de femmes.

Maka Kotto: à la Culture et aux Communications, il fera sûrement du bon travail. Quant à son mandat de rapatrier ces mêmes pouvoirs d’Ottawa, c’est mission impossible. Point.

Diane De Courcy: ministre de l’Immigration, des communautés culturelles et responsable de la Charte de la langue française, elle a comme mission de produire une «nouvelle» loi 101 renforcée, laquelle, c’est certain, rendra l’âme au feuilleton face au PLQ et la CAQ. La commande, de toute évidence, est placée essentiellement pour rassurer les militants du PQ, même si rares sont ceux à se faire la moindre illusion dans ce dossier.

Par contre, un bon ménage au sommet de l’Office québécois de la langue française serait de mise – ce qu’elle pourrait faire aisément sans l’aval de l’opposition.

Sylvain Gaudreault : en héritant des Transports, des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, ses épaules risquent de faiblir sous le poids d’autant de responsabilités. C’est tout simplement trop pour un seul ministre.

Sans compter qu’avec les allégations de corruption et de collusion qui touchent les Transports et le monde municipal depuis trois ans, un grand ménage, là aussi, est urgent. Il aura beau faire des Transports une «agence», comme le lui demande Mme Marois, cumuler ces deux grandes missions ministérielles, c’est nettement trop lourd.

Alexandre Cloutier : nommé ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes et à la Gouvernance souverainiste, dans les faits, c’est Pauline Marois qui gardera le contrôle de ces dossiers. Or, le gouvernement étant minoritaire et Stephen Harper étant un stratège de taille, son «rapport de forces» avec Ottawa sera nul.

Ce qui ne veut pas dire, par contre, que Mme Marois ne tentera rien. En point de presse, Alexandre Cloutier a d’ailleurs laissé tomber que, bientôt, il présenterait le «déploiement» de la stratégie du gouvernement sur le front des rapports avec Ottawa.  À suivre.

***

Cette victoire minoritaire ressemble étrangement à un cadeau empoisonné pour le PQ et Pauline Marois.

Devant des partis d’opposition résolus à ne pas contribuer à sa réélection de quelque manière que ce soit, sa marge de manœuvre sera mince. Très mince.

En fait, nonobstant la composition du conseil des ministres, la réalité est que face à un PLQ et une CAQ dont la «collaboration» se fera rarissime, même les plus prometteurs parmi les ministres risquent fort de ne jamais pouvoir atteindre leur plein potentiel.  D’autant que le temps, aussi, leur manquera.

Quant à la promotion de la souveraineté, elle sera minimale, pour ne pas dire inexistante. L,objectif de rapatrier certains pouvoirs d’Ottawa est carrément voué à l’échec.

Idem pour le dossier «identitaire» :  loi 101, charte de la laïcité et citoyenneté québécoise.

Jacques Parizeau disait que «gérer une province» ne l’intéressait aucunement. La seule chose qu’il visait était de  tenter d’en faire un pays.

Pauline Marois, elle, gérera tout en peinant à gouverner pleinement.

Sa «chance», elle l’aura surtout sur le front de l’intégrité.

Si elle réussit à enclencher un véritable ménage des écuries gouvernementales et à montrer des résultats tangibles, elle donnera à son parti la possibilité, tout au moins, de se présenter à la prochaine élection avec une partie de ce que souhaitent bien des Québécois.

Dans ce domaine, son défi est de se démarquer des années Charest de manière très claire et positive. Et de le faire rapidement.

Et elle en aura bien besoin.

Le PLQ et la CAQ ont les yeux rivés sur la prochaine élection. Québec solidaire aura maintenant ses deux porte-parole en Chambre.

En attendant, c’est le PQ et sa faible majorité de 54 sièges que les partis d’opposition auront bel et bien dans leur mire.

 

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Très bonne analyse.Mme.Marois devra se méfier de m.Legault.Tout ce qu’il souhaite,c’est la jambette et cela le plus tôt possible.Il a une crotte sur le coeur et il ne s’en cache pas.

Pour aller en élection, ça va prendre un vote combiné du PLQ et de la CAQ.

Si un de ces deux partis ne se sent pas prêt à se faire élire, il ne va pas pas montrer son manque de confiance envers le gouvernement du PQ.

Le PLQ devra commencer par se trouver un chef et la CAQ un docteur et de l’argent dans sa caisse électorale, ce qui n’est pas évident.

Lisée aux relations internationales: cela veut dire qu’il va se pencher sur nos relations avec les Mohawks, les Algonquins, les Abénakis, les Cris, les innus et les Innuits?

Le sourire narquois de certains nouveaux ministres et leur empressement à nous promettre des coups d’éclats durant les 100 premiers jours me permet de douter que ce sera nécessairement «business as usual» à Québec.

Bien que minoritaire, le gouvernement du PQ peut, à l’instar de grand frère fédéral lorsqu’il était en position minoritaire (de 2004 à 2011), jouer la carte de l’exécutif à fond la caisse. Bien que couchant dans le même lit au Canada, le pouvoir exécutif demeure théoriquement indépendant du pouvoir législatif (là où le gouvernement peut être renversé). Et la légitimité d’un gouvernement élu dans les règles du «British system» ne peut être mis en doute, sinon…

De plus, le PLQ en quête d’un sauveur et la CAQ du renflouement de sa caisse électorale, ne pourront se permettre de faire tomber le gouvernement à la première occasion.

Les 100 premiers jours de ce nouveau gouvernement seront déterminant pour son positionnement en vue du prochain scrutin.

Depuis le temps qu’ils y songent, vous risquez d’être surpris.

N’oubliez jamais que les séparatistes ont plus d’une astuce dans leur sac…

La citoyenne Legault écrit: « Jacques Parizeau disait que «gérer une province» ne l’intéressait aucunement. La seule chose qu’il visait était de tenter d’en faire un pays. »

Traduction : « Je ne suis pas intéressé à former le gouvernement », ou encore « Je ne veux surtout pas offrir aux électeurs québécois une alternative au Parti libéral » !

Si la tendance des purs et durs à la Parizeau avait eu le dessus au sein du Parti québécois, comme cela semblait se dessiner il y a un an environ, jamais ce parti n’aurait pu remporter la majorité des voix, même relative, aux élections du 4 septembre.

Même lorsque il était premier ministre, Jacques Parizeau n’adressait ses discours qu’aux militants en carte et non à l’ensemble des électeurs (ces homards). C’est le sens de l’entrée en matière « Mes amis… » Avec Parizeau, c’est la classe militante qui est le sel de la terre ! Voilà bien pourquoi les militants lui vouent cette agaçante vénération, qui n’a d’égal que l’agaçante vénération de Trudeau dans le camp d’en face.

Cette situation me fait penser à une bataille de scorpions dans un bocal. Il risque de n’avoir aucun vainqueur. Que des perdants.

Vivement la proportionnelle.

Après une dizaine d’année de manipulation fédéralisante, l’assemblée nationale change de mentalité:
PQ + QS (et ON) sont souverainistes (56: 40%)
CAQ est nationaliste-autonomiste (19: 27%)
PLQ est fédéraliste (50: 31%)

Il ne reste qu’un seul parti foncièrement fédéraliste. C’est la pensée nationaliste, voire souverainiste qui reprend désormais le contrôle de l’assemblée.

J’ose soumettre une hypothèse particulière:
Le tandem Marois-Legault va-t-il réussir à bien manipuler le bon peuple et l’amener à opter pour l’indépendance?

Bonjour chez-vous!

Il est 16h21
.
Ouellette nous annonce un moratoire sur les gaz de schiste. Marois nous annonce l’abrogation de la loi 12 (78).
.
Que ça fait du bien, mais que ça fait donc du bien d’avoir un gouvernement qui n’est pas seulement le relai d’intêrêts privés.

« …un bon ménage au sommet de l’Office québécois de la langue française serait de mise… »: mettez-en!

Un gouvernement provincial qui va être “de gestion provinciale”, nous dit le titre. Je ne m’attends effectivement pas à ce que le gouvernement du Québec se concentre sur le municipal, le national et l’international.

Attention de ne pas prendre les vessies pour des lanternes.

Bachand fait des déclarations stratégiques. Il parle pour les membres du PLQ. Il se positionne pour SA course à la chefferie du PLQ. Il ne s’adresse surtout pas à l’ensemble des Québécois.

Alors quand les ténors libéraux s’ouvriront la trappe ce sera d’abord pour défendre un futur chef, leur poulain. Pas autre chose.

Encore une fois le PLQ pense d’abord à lui, pas aux citoyens. Ah ! J’oubliais, il pense encore sûrement aux ti-zamis. Un réflexe ne disparait pas comme ça du jour au lendemain.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

Entièrement d’accord avec le fait que cette trop courte victoire est un cadeau empoisonné car le gouvernement minoritaire ne pourra pas faire avancer les grands dossiers. Il ne pourra qu’éteindre des feux. oui, la prochaine campagne électorale est commencée.Faut pas l’oublier.

Contribution « hors frontières » du gouvernement PQiste: il va tout faire pour que les paiements de péréquation fédérale augmentent.

Bonne analyse.
Les journaleux parlent de la faiblesse économique de ce gouverenement!
Or, les libéraux en 1994 avaient laissé un déficit de 6 milliard, c’est la PQ qui a dut faire difficilement le ménage. De 2003 à 2012 c’est encore une dette et un déficit important que nous laissé les libéraux.

Ont dit de Marceau à titre de ministre des finances qu’il n’est pas très habile à communiquer!
OK, alors qu’avez-vous dit de Bachand, je me mord les lèvre de ne pas le qualifier. 2 points 2 mesures dans les commentaires politiques.

Tous les partis politiques québécois sont déjà en campagne électorale. De plus le PLQ, comme je l’écrivais, est doublement en campagne électorale et par le fait même dans son cas la distorsion sera donc double.

C’est évident que le PQ ne doit pas devenir masochiste au point d’orchestrer sa propre chute aux prochaines élections que tous prévoient dans moins de deux ans. Les décisions qui seront prises par le gouvernement Marois qui n’auront pas besoin de l’assentiment de l’Assemblée nationale, seront TOUTES décriées par les partis de l’opposition. Ce midi, par exemple, à R-C, Sébastien Proulx était complètement, je dirais même à 110 % contre les premières décisions du Mme Marois. Ses commentaires étaient grossièrement populistes. Rien ne pouvait trouver grâce à ses yeux. C’en était risible et ridicule.

Alors, ce sera ainsi que les choses se passeront dans les prochains mois. Donc, une des stratégies que devrait adopter le PQ sera donc de démontrer à la population le ridicule des comportements comme celui de Sébastien Proulx. Le gouvernement Marois doit nécessairement proposer des politiques qui feront consensus dans la population et laisser les partis de l’opposition démontrer objectivement que les opposants au gouvernement seront toujours contre de toute façon. C’est ce que S. Proulx nous a permis de constater aujourd’hui.

Si Harper a eu autant de succès avec sa stratégie de gestion politique du temps où il était minoritaire, sans doute Mme Marois pourrait-elle s’en inspirer pour obtenir l’adhésion de plus de Québécois aux prochaines élections et obtenir un nouveau gouvernement majoritaire.

De plus sans doute qu’elle pourra compter un peu sur la commission Charbonneau pour apporter de l’eau à son moulin. Normalement, après une course à la chefferie un parti politique regorge d’énergie, son impact médiatique est au plus fort, bref il a le vent dans les voiles. À moins que justement les travaux de Mme Charbonneau viennent rabaisser le caquet du nouveau chef libéral aux prises avec la gestion de quelques dossiers scandaleux dans ses écuries.

Il est fort probable qu’il soit prématuré de parler de cadeaux empoisonné pour Mme Marois et le PQ. Mais l’avenir nous le dira.

«Si haut qu’on monte, on finit toujours par des cendres.»

[Henri Rochefort]

Non, madame Marois ne montre pas des mains liees : la preuve, c est qu elle a aboli la hausse des Liberaux pour les frais universitaires, qu elle a abroge la loi 78 concernant les manifs .

Le menage a l OQLF, ce sera egalement un geste de quelqu un aux mains libres.

Si elle fait le menage egalement au Ministere des Transports et regle la disposition du plus bas soumissionnaire pour eviter d accorder des contrats a un criminel, elle aura positionne le PQ pour aumenter le nombre de sa deputation .

Harper a bien demontre qu un gouvernement minoritaire peut survivre longtemps et meme gagner la majorite avec de la patience et de la discipline.

Le titre s’apparente à l’expression défoncer une porte ouverte! Franchement madame Legault, dire qu’il s’agit d’un gouvernement de gestion PROVINCIALE est presque un pléonasme. Le Québec est encore une province. Les Québécois ont donné à madame Marois une marge de manoeuvre quasi nulle. Que voulez-vous que cette dame fasse? Un coup d’État constitutionnel? Qu’elle adopte un décret déclarant le Québec souverain? Mon dieu, quelle analyse…

J’ai » encore » voté pour le PQ de Pauline Marois malgré le fait que je considère qu’avec un autre chef que Mme. Marois le PQ serait majoritaire aujourd’hui. Je suis heureux de voir Lulu Bouchard et son sous-fifre François Legault dans tous leurs états devant la décision du nouveau gouvernement péquiste de faire un moratoire sur l’extraction du gaz de schistes et des amis prédateurs de nos deux lucides du Québec . Y’ a des limites à la putasserie ! En fait cela fait 9 ans que nous endurons ce « genre « de gérance entre petits ami$$$$ avec John James Charest.

Par contre j’ai toujours ce petit malaise a chaque fois que je vois ou j’entends Pauline Marois prendre la parole , comme chef du PQ et maintenant comme Première Ministre . Ce malaise est du au fait que j’anticipe toujours le pire dans son cas , déjà que son volte-face devant les jérémiades de Noëlla Champagne, l’excitée de Champlain, et la nomination de Yves-François Blanchet comme ministre responsable de la Mauricie me laisse songeur . . Cela aurait du normalement être pris en considération avant cette petite tempête régionale.

Mais quel bonheur d’entendre nos petits affairistes tous azimuts, nos prédateurs de richesses naturelles et nos fédéralistes qui auront banalisés le dossier de la corruption et du bradage de nos ces mêmes richesses naturelles déchirer leur chemise sur la place publique. La réaction des chroniqueurs a la solde du Patronat, du Québec Inc. et de la famille à papy Desmarais vaut à elle seule la victoire même minoritaire du PQ.

Un bon nationaliste québécois encourage Mme Marois à la place de tenter de lui trouver des défauts où elle n’en a pas ou de grossir ceux qu’elle pourrait avoir.

Que les nationalistes se réjouissent, Mme Marois a débarqué le vilain hautain. Alléluia !

Le citoyen Marhaoui écrit: «Franchement, madame Legault, dire qu’il s’agit d’un gouvernement de gestion PROVINCIALE est presque un pléonasme. Le Québec est encore une province. Les Québécois ont donné à madame Marois une marge de manœuvre quasi nulle.»

Et voilà. C’est tellement évident que j’hésitais à le dire: après tout, les frileux, les couards de mon espèce ont toujours peur de faire rire d’eux publiquement en émettant une vérité de La Palisse, peur que le citoyen Marhaoui a fort heureusement surmontée avec courage.

Ce qu’il y a selon moi EN AMONT de cet étrange diagnostic de la citoyenne Legault, c’est la radicalisation des deux camps qui s’est produite dans l’après-référendum de 1995, chaque camp justifiant sa radicalisation par la radicalisation du camp d’en face dans une escalade rhétorique potentiellement sans fin. Donc, si par exemple mon camp – le camp fédéraliste – a légitimé la répugnante stratégie grand-serbe du partitionnisme (qui est un séparatisme fédéraliste, autrement dit un oxymoron), d’autre part le camp d’en face ne sera pas en reste avec des idées tout aussi aberrantes, comme l’élection référendaire.

(Et pour couronner symboliquement le tout, notons d’ailleurs que ces deux aberrations – élection référendaire et partitionnisme – furent les deux positions successives de Me Guy Bertrand, ex-candidat à la chefferie du PQ qui, dans l’immédiat après-1995, passa de l’aile la plus forcenée du séparatisme québécois à l’aile la plus forcenée du fédéralisme canadien.)

Dans l’esprit des « purs et durs » à la sauce Parizeau (qui ne manquent certes pas d’alter égos dans le camp fédéraliste, tel le tristement célèbre Stéphane Dion), un vote pour le PQ est un vote pour la séparation du Québec. C’est ce que voulait dire en somme Jacques Parizeau avec sa position rappelée ci-haut par la citoyenne Legault: «Jacques Parizeau disait que « gérer une province » ne l’intéressait aucunement. La seule chose qu’il visait était de tenter d’en faire un pays.» Cette posture est également un écho de la vieille lutte intestine au PQ contre « l’étapisme » de René Lévesque, c’est-à-dire contre la méthode démocratique. (René Lévesque à Guy Bertrand, chantre de la séparation unilatérale: «Ce que vous proposez est illégal et antidémocratique.» On ne saurait être plus clair.)

Si une telle ligne doctrinaire « anti-étapiste » avait été adoptée par le Parti québécois – comme cela semblait encore possible quand Pauline Marois, il y a un an environ, apparut sur le point d’être évincée par les adorateurs de Parizeau au sein du PQ – cela aurait fait du Parti québécois l’équivalent de ce que fut le Bloc québécois à Ottawa: à savoir, un parti qui n’a pas vocation à gouverner et donc voué à terme à une sévère baisse de son électorat, voire à devenir un groupuscule.

Théoriquement, vu que je suis fédéraliste, j’aurais dû accueillir avec joie une telle « parizanisation » du PQ, et l’appeler de mes vœux et souffler sur ces braises, selon le principe cynique « pire ça va, mieux ça va ». Mais entre cette théorie glacée et la pratique, il y a la démocratie parlementaire et son principe vital d’alternance (que les fameux marchés, adorant au fond le régime chinois, appellent « incertitude », mais passons): c’est-à-dire le devoir démocratique du Parti québécois d’offrir, pour le bien de la patrie tant aimée, une alternative crédible au Parti libéral – donc d’avoir vocation, eh ben oui, à « gouverner une province »! Car la victoire (relative) du PQ aux élections du 4 septembre est évidemment tributaire du fait que toute une frange d’électeurs qui ne sont pas vraiment en faveur de l’indépendance ont pu néanmoins voter PQ, avec la certitude bien établie que l’élection est une chose et la séparation, une autre, tandis que la ligne Parizeau joue au contraire sur la confusion entre les deux.

Madame Legault
Vos propos, chère madame , sont dans l’ensemble ,très négatifs. Vous tenez le même discours qu’à l’émission de Madame Bazeau lesquels propos étaient endossés par les autres participants. Ce soir-là seul monsieur Camille Bouchard ouvrait une brèche positive et je l’en félicite. À vous croire le gouvernement actuel ne pourra rien réaliser de bon.
Qu’en savez -vous?????? Laissez la chance au coureur. Je fais pleinement confiance à Madame Marois et à son équipe.Il reste bien assez de gens qui comme vous, et les membre du
PLQ lui mettront des bâtons dans les roues.
Et si vous changiez votre discours …..Des vibrations plus positives seraient plus aidantes que votre discours sombre et déprimant…

Je crois que l,analyse de Mme Legault est au point!
Je crois aussi que la décision de fermer Gentilly est une mauvaise décision ,si les libéraux avaient su comment le faire ,il y a longtemps que la clé aurait utilisé,le problême est comment? il semble ne pas y avoir d,expertise valable sur le sujet,
Ailleurs on les bétonne ,mais c,est pas sécuritaire et le site reste très radio-actif,saurons nous mieux faire,j,en doute!…

Je suis d’accord avec vous que l’enjeu de l’intégrité reste le dossier où Mme Marois peut faire »avancer le Québec », paraphrasant M.Legault. La CAQ va certainement coopéré. Si elle ne le fait pas, elle sera pénalisé.

Il y a bien d’autres dossiers où le PQ peut bouger tout en ayant l’appui, forcé ou non, des partis d’opposition. Le dossier de la laicité est un exemple où le positionnement de tous et chacune révélera leurs intentions. Il y a le dossier de la gestion des affaires de l’État, l’efficacité, l’imputabilité, faire mieux et comment.

Mme Marois pourrait aussi profiter de cette période de qui perd gagne pour soulever le voile de la gestion de nos ressources. Ce qui se passe par exemple chez Hydro-Québec et la façon de donner des contrats.

Le PQ doit démontrer qu’il faut fournir au ministère des transports des outils pour gérer et contrôler les coûts de nos infrastructures (entre autre via un bureau national de la soumission). Il faut donner donner le signal que les firmes de génie conseil ne feront plus la pluie et le beau temps. De transformer ce ministère en agence ne garantie pas une pratique d’intégrité.

Le PQ doit envoyer le signal aux villes et villages du Québec qu’il faut mieux gérer et surtout de la faire de façon intègre.

Les partis d’opposition vont coopérer pour l’application de ces gestes de bonne gouvernance. S’il ne le font pas alors ils seront piégés.

Quant aux nominations des ministres, je partage vos observations. J’ai aussi peine à comprendre qu’un ministre peut s’occuper des transports, du monde municipal et de l’occupation du territoire. Cela frise l’annonce d’un échec à l’avance.

Le déni profond dans lequel tous les séparatistes sont plongés depuis 40 ans, va bientot se terminer.
C’est 69% de la population qui a dit NON a votre cirque on ne peu plus dysfonctionnel.
Tres bientot, des l’arrivée du Dr. Couillard au commande su PLQ, que malgré toutes les magouilles pro-syndicaleuses étudiantes et travaillistes de gauche combinés n’ont réussi qu’a distancer de moins de 1% des séparatistes, je ne vois pas un avenir tres brillant pour l’option.

Sinon que d’aller rejoindre sa consoeur du BLOC presqu’aux oubliettes.
Le CANADA est un pays qui traversera difficilement la tempete économique mondialiste dans lequel nous sommes, et ils nous faudra se rassembler pour ne pas a avoir a abandonner ce bateau CANADIEN au profit d’une union peu désiré avec les USA un pays tres endetté, et différent du CANADA.

Les séparatistes du Québec dans leur fantasmes ls plus fous, ontr déjà voulu devenir une autre étoile du STAR SPANGLED BANNER…ils l’auraient amèrement regretté a l’époque, et aujourd’hui ce serait encore pire…et en plus, aux USA les carrés rouges ils s’amusent avec ca en les enfermant dans des prisons de l’entreprise privée qui ne demande pas mieux que d’être remplis pour en construire d’autres.
Pensez-y a 2 fois avant de briser un pays qui peut encore se distinguer, et qui le fait depuis 1867…voilà pourquoi 69% des Québécois ont dit NON le 4 septembre, Pauline Marois nous montrent sa vrai nature, donc au printemps, 69% deviendra peut-être 80% et vous enverront aux oublierttes j’espère, il en va de notre survie dans le continent nord-américain, francais, anglais chinois espagnol portuguais russes ou bulgare d’expression…

Pauline Marois et ses députés n’auront pas seulement à conjuguer avec l’opposition dans un gouvernement minoritaire fragilisé, rappellez-vous les milliers de nominations partisannes des libéraux de Jean Charest dans différents ministères. En plus des municipalités, berceau libéral de corruption, école d’apprentissage avant d’accéder au parti.

TVA a diffusé quelques previews de l’émission Larocque – Lapierre qui sera en onde en début d’après-midi. Malgré le penchant libéral de Jean Lapierre, son entrevue avec le nouveau Ministre des finances Nicolas Marceau s’est fait dans la bonne humeur, la courtoisie et neutralité absolue, contrairement d’avec Jean-Marc Fournier où là on sentait que Jean Lapierre lui en voulait personnellement et avait de la difficulté à modérer sa rage, l’écume à la bouche.

@ « honorable » tanguy

Vos honoraires sont bien gras pour ne réclamer que « plus de péréquation » par le gouvernement « PQiste ».

Les miens sont probablement trop bas; je réclame le retour et la gestion au Québec de la totalité des taxes et impôts versés à Ottawa par les Québécois, rien de moins que 60$ milliards provenant du Québec, bon an, mal an.

Tres bonne analyse Mme Legault
C’est definitivement un gouvernement qui fera « long feu » et pour combien de temps? C’est a voir.
Que tous les morateux du Quebec en profitent c’est leur moment de gloire, enfin un gouvernement a leur convenance…

TOUS les partis politiques du Québec, y compris le Parti Québécois sont déjà en campagne électorale. Tant le PLQ que la CAQ ne se gêneront pas pour provoquer la chute du gouvernement Marois aussitôt que l’un d’eux se sentira prêt et qu’il pensera avoir de bonnes chances d’améliorer son sort électoral.

Mme Marois doit donc absolument éviter de se faire prendre par surprise à n’importe quel moment devant une élection dont les résultats prévisibles lui seraient négatifs; cela serait impardonnable. Tous ses ministres et tous ses conseillers ne doivent avoir qu’une seule chose en tête : obtenir une majorité de sièges au lendemain des prochaines élections.

L’avantage qu’a Mme Marois et son caucus c’est qu’ils sont aux commandes et ont donc une certaine maîtrise du calendrier politique québécois. Je réaffirme que Harper a montré comment on doit s’y prendre pour aller chercher le plus possible l’appui des citoyens. Pour une fois qu’un fédéraliste peut le Québec, faut pas s’en priver … 😉

«Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles.»
[J. Dean]

Pour les gens qui se pament sur la Commission Charbonneau et pense a un écroulement du PLQ, je dirais que le premier risque de cette commission est de faire monter la CAQ, suffisament pour avoir une majorité. Le PQ a réalisé le 4 Septembre son score le le plus bas depuis 1976 et a même réussi l’exploit d’avoir moins de voix qu’en 2008…pas terrible !!!

Les premières décisions du nouveau gouvernement viennent déjà de nous coûter près de 1,7 millairds de $.

200 millions pour le fonds d’aide structurel pour la fermeture de Gentilly-2
1 milliard de $ pour la suppression de la taxe santé.
450 millions pour l’arrêt des hausses de frais scolaires

En 3 jours !!! alors que le déficit du Québec est bien plus large que prévu, que 25 % de la population dans la tranche 17-25 ans est au chomage, que les exportations du Québec se sont écroulés de 25 % et que les ventes d’électricité (dont nous ne savons que faire) sont en panne, sans parler du $ canadien qui pénalise tout le secteur manufacturier y compris l’Ontario, notre principal client…La récession mondiale qui est en train de se mettre en place (dépression plutôt) et qui a été totalement oubliée durant la campagne électorale va redevenir d’actualité…(on préférait discuter du sexe des anges et de sujets totalement sans intérêt sinon pour rallier les troupes – accès au CEGEP en anglais, par exemple).

Comme le souligne madame Legault tout ce beau monde est déjà en campagne et les premières décisions visent à tenter de ramener au bercail péquiste, les troupes et fidèles qui se sont dispersés ailleurs (ON, QS, Les Vertss…).je crains que ce soit un peu court et un peu juste….

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