Un manitou du NPD à Projet Montréal

Une percée-surprise, comme celle qu’a réussie le NPD au Québec lors du scrutin fédéral de 2011, peut-elle se reproduire à Montréal aux élections municipales du 3 novembre 2013 ? Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, en est convaincu. Pour y parvenir, il a embauché Raymond Guardia, Montréalais de 49 ans et architecte de la désormais célèbre vague orange.

Photo : Projet Montréal

« Toutes les campagnes sont diffé­rentes. L’erreur serait de penser qu’une formule qui a déjà fonctionné va toujours fonctionner. Mais il y a certainement des ressemblances », dit Raymond Guardia, nouveau directeur de campagne de Projet Montréal.

Comme c’était le cas au fédéral, les électeurs montréalais ont l’impression que la politique tourne en rond et ils réclament du sang neuf. Union Mont­réal, le parti du maire, Gérald Tremblay, est enfoncé dans les scandales et détient le pouvoir depuis plus d’une décennie. « Les gens cherchent de l’espoir, veulent renouer avec l’optimisme. Jack Layton pouvait offrir ça et Richard Bergeron le peut aussi », dit Raymond Guardia. Il misera sur le côté « rassembleur » du plus jeune des trois partis montréalais, où militent entre autres des anciens d’Union Montréal, mais aussi de Vision Montréal, dirigé par Louise Harel.

Projet Montréal imitera également le NPD en proposant des idées concrètes et faciles à comprendre, et ce, dès cet automne. « On parle beaucoup du municipal en ce moment, même si c’est pour les mauvaises raisons. Au moins, ça attire l’attention. La campagne électorale est déjà commencée. Ce ne sera pas un sprint, mais un marathon. Il faut qu’on soit plus visibles dès maintenant », dit-il.

Contrairement aux partis provinciaux ou fédéraux, dont la marque bien établie aide à attirer des électeurs, la vision et l’idéologie des partis municipaux ne sont pas aussi limpides. « C’est un défi. Il faut construire une « marque de commerce ». Nous allons travailler autour des thèmes de l’intégrité, des transports, de la qualité de vie… On va mettre le citoyen au centre des actions », ajoute-t-il.

Raymond Guardia a été bénévole au niveau municipal dans les années 1990. « Le municipal m’a toujours intéressé », dit-il, même s’il a fait sa carrière au fédéral. Il a contribué à l’élection du premier député du NPD au Québec, Phil Edmonston, en 1990, puis a récidivé avec Thomas Mulcair dans Outremont, en 2007. Lors du dernier scrutin fédéral, il était directeur de la campagne néo-démocrate au Québec et codirecteur de la campagne canadienne.

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