Un mariage de la main gauche?

L’idée d’une alliance électorale stratégique entre le Parti québécois (PQ), Québec solidaire (QS) et Option nationale (ON) a-t-elle des chances réelles de se concrétiser d’ici la prochaine élection générale?

Pas vraiment.

Notre mode de scrutin étant ce qu’il est et l’électorat francophone étant de plus en plus fractionné, plusieurs craignent que la division du vote souverainiste entre trois partis obligés de se partager un électorat tournant autour des 40% n’empêche pour longtemps le PQ d’accéder à un gouvernement majoritaire. Le tout, condamnant QS à se contenter de quelques rares députés et ON à vivoter à la marge.

D’autant que l’élection du 4 septembre dernier livrait ce même scénario avec un PQ  à 31,95% des voix;  QS à 6,03%; et ON, à 1,89%.

D’où l‘appel pressant et constant du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) à une «convergence» des «forces indépendantistes».

Et d’où la décision prise en fin de semaine au conseil national de QS d’entamer des discussions avec Option nationale et de reporter au congrès de mai prochain, le débat sur une alliance possible avec le PQ.

Théorie et praxis

Ça, c’est pour la théorie. Pour la praxis, c’est une autre histoire…

Dans les faits, le PQ ne veut rien savoir d’une telle alliance. Idéologiquement et politiquement, Québec solidaire et le Parti québécois sont d’ailleurs rarement sur la même longueur d’onde. Le budget Marceau annonce qu’ils le seront même de moins en moins.

Et pour cause.

QS est né en bonne partie d’une grande déception chez plusieurs souverainistes de gauche face aux virages vers le centre-droit opérés au PQ par Lucien Bouchard, de même que par son abandon de la promotion active de l’option souverainiste au profit de sa quête du déficit-zéro.

Ce n’est sûrement pas le budget Marceau – taillé pour rassurer les milieux d’affaires et les agences de notation –, qui aura réussi à calmer les appréhensions chez QS.

De toute évidence, le rêve qu’avaient Françoide David et Amir Khadir en fin de campagne électorale de «tirer le PQ vers le centre gauche» s’est évaporé dans la nature.

Quant à Option nationale, sa création l’an dernier par l’ex-député péquiste Jean-Martin Aussant est en fait le produit direct de son rejet de la même approche timide au PQ envers la souveraineté, laquelle ne se dément plus.

Pour ce qui est de QS – même si l’an dernier, quelques députés péquistes comme Stéphane Bergeron et Bernard Drainville poussaient sincèrement pour une alliance stratégique avec ce dernier -, la réalité, elle, poussait dans l’autre sens.

Revenons en janvier dernier. Le bref détour en vaut la peine.

À quelques jours d’un conseil national du PQ où dans ses propres rangs, on se préparait à remettre en question le leadership déjà fort ébranlé de Pauline Marois en pavant du même coup la voie à Gilles Duceppe, la chef péquiste  – en plus de recruter Daniel Breton pour renforcer son «équipe verte» -, s’assura aussi d’envoyer un signal voulant qu’elle soit intéressée à une coalition des forces souverainistes.

Mieux encore, on faisait circuler que des discussions sérieuses entre le PQ et QS avaient lieu depuis des mois.

Or, ces «discussions» étaient en fait minimes. Qui plus est, du moment où Mme Marois a pu sortir indemne de son conseil national pour cause d’un Gilles Duceppe neutralisé par un article dévastateur, tout signal d’une alliance possible fut stoppé.

Disons aussi que du côté de QS, les différends avec le PQ ne manquaient pas non plus.

Aujourd’hui, le PQ est au pouvoir. Minoritaire, son espoir est de voir la commission Charbonneau faire un tort considérable au PLQ. Résultat: il croit maintenant pouvoir remporter seul une victoire majoritaire dès la prochaine élection.

Un pari pourtant risqué.

Une rancune profonde

Retournons maintenant au printemps 2011. L’éclairage qu’il jette est crucial.

Les résultats de l’élection fédérale de mai avaient semé dans les rangs péquistes et à son sommet, une rancune profonde envers QS.

Le Bloc venait d’être décapité par le NPD et le PQ ne digérait tout simplement pas la proximité qu’il soupçonnait entre le NPD et QS.

Au point où quelques jours après l’élection, le nouveau président du PQ, Raymond Archambault, signait un texte cinglant dans les pages du Devoir intitulé «Amir Khadir démasqué».

Raymond Archambault s’en prenait très durement à Amir Khadir et à  QS :

Un vote pour Québec solidaire aux prochaines élections générales, c’est un vote qui pourrait permettre la réélection des libéraux de Jean Charest. Soyons clairs, lors de la prochaine élection générale, la philosophie de Québec solidaire sera: battre un péquiste, c’est primordial, battre un libéral, c’est secondaire. Le danger est bien réel. Les seuls gagnants de la division seront les adversaires de l’émancipation du Québec vers sa souveraineté.

Ce sentiment étant encore très présent au PQ, ça ne prédispose pas nécessairement à des fiançailles bien agréables.

Une alliance stratégique serait plus cohérente entre QS et Option nationale. Pour l’élection du 4 septembre, les deux partis se sont d’ailleurs entendus sur un pacte informel de non-agression. QS n’a présenté aucun candidat dans le comté de Jean-Martin Aussant et ON a fait de même pour le comté de Françoise David.

Du moins, encore une fois, en théorie…

Cette semaine, selon ce qu’en rapporte le Journal de Montréal, Jean-Martin Aussant semble vouloir fermer la porte, ou presque, à cette possibilité, en disant de Québec solidaire que:

Leur priorité, c’est la gauche. Ils veulent que la souveraineté se fasse à gauche, c’est une condition. C’est étrange de rechercher la liberté pour un peuple en lui imposant la gauche. Option nationale laisse aux Québécois la liberté de choisir entre la gauche et la droite.

S’unir pour faire quoi?

Au-delà des différends idéologiques réels et de la rancoeur qui subsistent entre le PQ, QS et ON, le désir d’une alliance tripartite continue d’habiter de nombreux souverainistes inquiets, à juste titre, pour la suite des choses.

Ce qui, on en conviendra, soulève une question fondamentale : s’unir pour faire quoi?

Si c’est par espoir de pouvoir tenter de faire l’indépendance en offrant aux péquistes la possibilité d’une victoire majoritaire, il faudrait tout au moins au préalable que le programme du PQ soit modifié pour contenir un engagement clair allant dans ce sens.

Or, cela est peu probable dans la mesure où au PQ, depuis le dernier référendum, un tel engagement y est perçu comme un véritable boulet électoral.

Dans son espoir de former un gouvernement majoritaire, le PQ serait-il également prêt, dans le cadre d’une alliance tripartite, à céder des comtés à QS et à ON? Cela apparaît encore moins probable.

À moins, bien sûr, que le PQ ne se retrouve en situation fragile à l’aube de la prochaine élection générale tout comme il l’était au moment où le leadership de Mme Marois était remis ouvertement en question dans ses propres rangs.

En d’autres termes, si le passé est garant de l’avenir, le Parti québécois évitera toute alliance formelle à moins que le prochain contexte pré-électoral ne l’oblige, vraiment très, très fort, à vouloir contracter un mariage de la main gauche avec QS et ON.

Et même là, il serait fort étonnant de voir QS et ON accepter de s’y prêter.

Le ciment craque

On ne s’en sort pas. La réalité est ce qu’elle est.

Pour QS, le PQ n’est pas suffisamment à gauche. Pour Option nationale, QS préférerait la gauche à l’indépendance et quant aux péquistes, s’ils ne refont pas de la souveraineté leur priorité électorale, toute alliance est hors de question.

Pour le PQ, Québec solidaire est définitivement trop à gauche et Option nationale, résolument trop indépendantiste.

Bref, une alliance stratégique PQ-QS-ON est aussi peu probable qu’une alliance électorale libéralo-caquiste.

Conclusion: le ciment de la souveraineté craque au sein même du mouvement souverainiste élargi.

Depuis les quinze ans que le PQ ne cesse de s’éloigner de la promotion active de son option au plan de l’action politique concrète, il n’y a pas à s’étonner de voir le mouvement souverainiste se diviser de l’intérieur et les trois partis qui s’en réclament aujourd’hui, de s’opposer les uns aux autres.

Comme disaient nos grands-mères: ça fera pas des enfants forts…

***

Finalement, retournons à 2007. L’éclairage n’en sera que plus complet.

En début d’année, le PQ  sous André Boisclair était vulnérable électoralement face à une ADQ en pleine ascension.

À quelques jours du déclenchement de l’élection générale en février par Jean Charest, le PQ avait accepté non pas une alliance formelle avec QS, mais tout au moins, il signerait une déclaration commune et trans partisane visant, y lisait-on, à replacer le «projet de l’indépendance du Québec» «au cœur de la prochaine campagne électorale».

Or, dans les faits, cette déclaration contenait aussi les germes d’une alliance. Du moins, dans sa conclusion et l’appel qu’elle lançait :

Les signataires exigent que tous les acteurs de la prochaine campagne électorale s’expliquent clairement sur les rapports Québec/ Canada et les régimes politiques et constitutionnels que les uns proposent de maintenir et que les autres proposent de changer. Ils appellent également toutes les personnes persuadées que l’épanouissement du Québec réside dans son accession à l’indépendance à dire haut et fort leur désir de pays et à voter massivement pour les candidats et les candidates souverainistes.

La liste des signataires ratissait d’ailleurs très large…

Elle comprenait notamment :

Marie Malavoy, députée péquiste, qui signait pour son chef, André Boisclair;

Françoise David de QS;

Pierre Paquette, député du Bloc, qui signait pour son chef, Gilles Duceppe;

Tania Kontoyanni et Gérald Larose du Conseil de la souveraineté du Québec;

Chantale Trottier, présidente Mouvement national des Québécois;

Jean Dorion, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal;

Suzanne Lambert du Rassemblement pour un Pays Souverain;

Marilyse Lapierre des Intellectuels pour la souveraineté;

Paul Piché, Hélène Pedneault, Micheline Labelle, Bruno Roy, Marc Béland, Sylvie Legault, Andrée Lajoie, Jocelyne Caron, Ruba Ghazal et même, tenez, un certain Daniel Breton… maintenant ex-ministre de l’Environnement qui, à l’époque, militait au NPD fédéral pour lequel il serait candidat l’année suivante.

Avouez tout de même que le monde est petit.

Mais ça, c’était il y a de cela un bon cinq ans.

En termes politiques, cela fait déjà plusieurs éternités…

***

(*) L’expression «mariage de la main gauche» dont le titre de ce billet s’inspire fait référence à un couple non marié ou encore, à ceci.

 

 

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« L’indépendance sera à gauche ou elle n’aura pas lieu. » Voilà un énoncé que l’on trouve souvent dans les commentaires de QS.
Nous vivons dans un monde bipolaire. Il y a le pôle nord et le pôle sud.
Il y a le yin et le yang..
Il y a Adam Smith et Karl Marx.
Il y a l’individuel et il y a le collectif.
Il y a la droite et il y a la gauche.
Chaque partie a ses particularités, ses aspects positifs et ses aspects négatifs.
Le bonheur réside dans l’alliage équilibré des deux forces en présence. Malheureusement, les adeptes d’un côté, gauche ou droite, ne veulent rien savoir de l’autre côté, convaincus qu’ils sont de posséder l’entière vérité.De là ces débats à n’en plus finir entre la gauche et la droite.
L’ON, dès sa fondation, n’a pas voulu tomber dans ce piège gauche-droite. L’ON reconnaît qu’avant d’être de gauche ou d’être de droite, il faut d’abord être, exister, avoir un pays à soi pour permettre à notre culture de survivre, de vivre, de s’épanouir.
L’ON propose aussi certaines mesures qui peuvent s’apparenter soit à la gauche soit à la droite.
Mesures que certains taxeront de gauche: Pharma-Québec, la nationalisation de nos richesses naturelles, la gratuité scolaire,la rémunération des médecins.
Mesures possiblement associées à la droite: Banque Québec, Exploitation de certaines richesses naturelles en partenariat avec le privé.
Il faut cesser ces palabres sans fin sur la droite et la gauche.
S’il n’y avait pas la droite, la gauche ne pourrait exister. Et vice-versa.
Les deux sont essentielles et symbiotiques.
Il nous faut un parti qui veut l’indépendance maintenant, qui veut que l’on soit d’abord. Après nous pourrons être de gauche, de droite, du centre.
Mais nous serons.

QS est un parti de gauche. Sa priorité c’est le programme de Karl Marx, version soft, avec beaucoup de sauce verte. L’indépendance du Québec n’est qu’un élément du programme.

PQ est un parti de pouvoir. Sa priorité c’est diriger le Québec, se promener en limousine, administrer la belle province, pondre des garderies et du transport en commun, se chicaner avec les Libéraux. L’indépendance du Québec n’est qu’un élément du programme.

Lors qu’on est encore souverainiste en 2012, on fait quoi, Mme Legault? On vote ON qui enlève des votes au PQ?

Bref, on va nulle part. Notre cause est trahie par les carriéristes

Vous avez très bien saisi le centre de l’affaire , résumé comme suit : « Pour le PQ, Québec solidaire est définitivement trop à gauche et Option nationale, résolument trop indépendantiste. »

Les Québécois, majoritairement, ne sont pas aussi à gauche que Québec solidaire et pas aussi séparatiste « la simple souveraineté du Québec », la sortie du Québec du Canada, que l’ON de M. Aussant, appuyé par Messieurs Parizeau et Michaud, avant les dernières élections.

Malgré les discours très à gauche de Québec solidaire et tout le charisme de M. Aussant, chef de l’ON, ces 2 partis collent au fonds.

LA solution, c’est Mme Marois qui la détient : La gouverne souverainiste, au centre-gauche, qui fait moins peur aux Québécois que les Caribous de l’ON « un référendum rapide perdant » sur la simple souveraineté du Québec, sans association ni partenariat avec le Canada.

Si les Québécois avait voulu se séparer du Canada, l’ON aurait obtenu plus que son 1,9 % des votes exprimés.

Le peuple est complètement écoeuré des carriéristes du PQ et ON, tout le monde s’en fiche hors le plateau…Très loser comme alliance inutile.

L’analyse est clairvoyante. J’ajouterais toutefois que la dissension entre QS et ON a l’apparence d’un malentendu. Jean-Martin Aussant a l’impression que QS priorise la gauche à la souveraineté et qu’une teinte progressiste serait imposée par QS dans une démarche d’accession à la souveraineté. Or, d’une part, QS n’a jamais voulu hiérarchiser ses principes: le progressisme n’est pas prioritaire à la souveraineté, qui en retour n’est pas prioritaire au féminisme, à l’écologisme ou à l’altermondialisme. Puis, tout en souhaitant un Québec progressiste, QS ne présume pas du résultat de la démarche souverainiste (http://bit.ly/UcXz6w) – qu’il veut large et démocratique (http://bit.ly/UDMno5) – et ne manifeste pas le désir de s’ingérer dans la procédure.

L’analyse de Mme Legault, quoique très bonne, est incomplète.

La souveraineté n’est plus l’enjeu principal des élections québécoises et risque de ne pas l’être pour longtemps. Dans ce contexte, une union des »forces souverainistes » restera illusoire car les partis plus nationalistes ont des priorité autrement plus importantes que la souveraineté qui de toute façon paraît de plus en plus inatteignable.

M. Jack2 a tout compris ici, pour ceux qui veulent séparer le Québec du Canada, c’est l’Option nationale qui place la simple souveraineté « la séparation du Québec du Canada » en tête des ses priorités.

Le seul problème est que seulement 12,5 % de Québécois veulent vraiment sortir le Québec du Canada même si 40 % de déclarent souverainistes dans les sondages. Ils ont voté pour un parti qui se dit souverainistes, dans les dernières élections provinciales. 27,5 % veulent un Québec plus souverain dans une forme de Canada….pas séparé, selon M. Jean-Marc Léger, Un sondeur très crédible. Voir sur le site Internet suivant :

http://video.telequebec.tv/video/6735/la-souverainete-du-quebec-est-elle-une-option-politique-depassee

On est coincé. 🙁

Pas forcément foutu, mais bien mal pris.

Comment sortir de ce foutoir?

Je n’ai pas de solution(s) à offrir.

Tous devrons mettre de l’eau dans leur vin… … Pour QS, de prétendre que le pays ne peut se faire qu’à gauche c’est une utopie! Des souverainistes il s’en trouve partout, à gauche, au centre, à droite, des pressés, des patients. QS et ON devront accepter que le projet de pays doit se faire AVANT toute discussion sur ce que nous ferons après la souveraineté. Le pays d’abord, le gouvernement du Québec pays (de gauche, de centre ou de droite) après! Quand QS parle d’inclusion et de de démocratie, il ne doit pas oublié que le Québec compte un grand nombre de souverainistes de droite et qu’ils ne sont pas moins souverainistes qu’eux!

Je ne vois pas d’autre choix que la fusion des forces. Comment les conservateurs auraient pu reprendre le pouvoir au fédéral sans cela. Mais si nos stratèges des forces souverainistes ne s’entendent pas sur une fusion, pourquoi Mme Marois n’irait-elle pas vers une élection référendaire?? Si le PQ est majoritaire, il déclare l’indépendance.Si le PQ est minoritaire, nous conservons le statu quo. Si les libéraux reprennent le pouvoir, qu’ils s’engagent à ratifier la constitution. Qu’on en finisse !! Me semble que nous avons d’autres choses à faire collectivement que de tourner en rond, à regarder des sondages qui ne sont que des dépenses inutiles et improductives.

François Ricard et Jack2,
Vous ne reprochez pas à QS de ne pas être souverainiste, mais d’avoir aussi des objectifs et un programme de gauche. Si vous n’êtes pas carrément réactionnaires, nous avons un terrain de discussion commun. Pourquoi ne pas discuter et s’expliquer directement au lieu de dire et de prétendre savoir ce que les autres pensent vraiment?
Ainsi, il est faux de dire que les solidaires disent que l’indépendance sera de gauche ou ne sera pas. Ou plutôt, fallacieusement, vous impliquez un sens tout autre que ce que signifient les solidaires. Pour QS, un programme de gauche n’est pas une condition préalable mettant la souveraineté au second plan.
Ce que l’on dit, c’est que l’on peuton aura un gouvernement voter pour la souveraineté constitutionnelle, et cela sera bien et nécessaire. Mais ce ne sera pas suffisant, nous ne nous faisons pas d’illusions, bien des pays constitutionnellement souverains sont colonisés dans les faits. Il faudra plus de pouvoirs encore pour être vraiment maîtres chez nous, des pouvoirs et des réformes de gauche.

Bravo M. Ricard, trois fois bravo! Vous avez tout compris. Et ce que nous offre le programme d’Option nationale est tellement enthousiasmant. Ayons du courage et arrêtons d’avoir peur de choisir notre indépendance. À mon avis, dans tout ce brouhaha, ON est le seul parti qui parle de façon raisonnable, oui, raisonnable, pour permettre à notre peuple de s’épanouir. Je crois sincèrement que l’idée de vouloir notre indépendance au Québec est en train de germer chez beaucoup de jeunes. Nous n’avons pas le droit d’être défaitiste. Moi, je veux encore espérer.

Ce qui nous manque c’est beaucoup plus qu’une alliance ou même un parti: c’est une classe politique solide, qui se tient, qui sait où elle s’en va, qui est patriote et qui exerce un leadership. L’opportunisme remplit le vide et nous allons comme un bateau à la dérive. C’est malheureux à dire mais je ne vois pas de progrès à l’horizon. Pour redresser cela il faut une vraie révolution culturelle et cela prendrait au moins une génération et beaucoup de sacrifices; encore faut-il prendre la mesure du mal, avoir la volonté de le surmonter et savoir quoi faire. Dans l’immédiat je ne vois rien d’autre à faire que de donner une majorité au PQ pour neutraliser ces dangers publics que sont le PQ et la CAQ puis mettre la pression sur ce gouvernement péquiste par des actions citoyennes vigoureuses pour défendre les enjeux les plus essentiels. L’avenir de la démocratie, s’il y en a un, n’est pas dans le système des partis et l’électoralisme tels que nous les connaissons, c’est clair.

Et l’idée vient de me venir pour illustrer mon propos de ce que j’appellerais une classe politique PATRIOTE. Je la tire de l’histoire du jugement de Salomon: la vraie mère — ou tout au moins, celle qui aime vraiment l’enfant, est celle qui est prête à y renoncer plutôt que de le voir coupé en deux. Je suggère à ceux qui ont vraiment à coeur le bien de leur pays de se retirer UNILATÉRALEMENT et INCONDITIONNELLEMENT de la course aux prochaines élections, à titre temporaire évidemment, afin de mener leur combat à l’extérieur du parlement. Sérieusement, ils n’y perdraient concrètement que quelques postes rémunérateurs et des budgets parlementaires mais ils y gagneraient un grand prestige, qui rejaillirait aussi sur la cause qu’ils défendent. Cela s’appelle voir à long terme et reculer pour mieux sauter. Mais avez-vous tant de vision et qu’est-ce qui compte le plus pour vous, votre pays ou votre parti?

• Il ne sert plus à rien maintenant de se cantonner dans des idéologies de droite et de gauche, l’urgence c’est que le Québec puisse parler de sa propre voix. Un certain pragmatisme ferait en sorte que Québec Solidaire et Option Nationale puissent donner leurs appuis au « Parti Québécois » là où ce parti a le plus de chances de l’emporter mais à la condition cependant que le Parti Québécois s’engage à déclencher un référendum dès la première année de son mandat. Je crois qu’un certain compromis est nécessaire pour avancer plus rapidement. Le pragmatisme ne veut pas dire nécessairement l’abandon de ses convictions car une fois cette étape cruciale franchie nous pourrions tous nous situer à droite ou à gauche de l’échiquier politique beaucoup plus librement. J’ai la ferme conviction que les Québécois n’oseront pas dire non une troisième fois.

Bonjour,

Bien sûr, si nous pensons comme un péquiste de bonne volonté, cette alliance tant mystifiée par cette gang de rêveurs à en dormir « deboutte » aurait des chances de se réaliser en supputant bien sûr que les deux autres formations, soit les vrais indépendantistes du 1 % d’Option Nationale ainsi que les vrais de la gauche de Québec Solidaire qui ont des principes eux autres se soumettent aux diktats des péquistes qui ne sont que le faux semblant d’un flasher à gauche en campagne électorale. Tout en pognant assez de homards nationalistes pour les faire entrer dans la cage la veille du scrutin en leur faisant peur avec la maudite division du vote….. Tout comme dans le temps de l’Union Nationale.

Finalement, ce mariage de la main gauche n’arrivera jamais tant qu’il y aura de la graine de péquistes qui sont les détenteurs de la Vérité et à qui appartient la Cause ainsi que toute sa symbolique l’entourant.

En conclusion, avec un constat très dur mais tout à fait cinglant et réaliste pour des férus de politique, nos amis de la bande de péquistes ont toujours vécu en se gavant de politique fiction et, lorsque ceux ci se réveilleront si bien sûr ils puissent se réveiller un Jour, la gang de péquistes qui restent s’apercevront tout penauds d’avoir été victimes d’une sinistre farce et que la pseudo souveraineté-association ne fut qu’un puissant contraceptif pour empêcher l’Indépendance de naître. Et pour préciser, le contraceptif de la pseudo souveraineté-associative naquit en même temps que l’arrivée de la pilule anti conceptionnelle au Québec dans cette foulée de la limitation des naissances, dont celle du RIN qui avorta sur le Tas……. Bien à vous, John Bull.

En réponse à M.Michel Camus, le tout dernier sondage Léger Marketing paru le 24 novembre commandité par le Devoir et The Gazette, révèle un partage 50% OUI 50% NON à la question portant sur la souveraineté du Québec chez les répondants manifestant leur appui à QS.
Un parti « souverainiste », dont la moitié des membres est opposée à la souveraineté, a bien des chances de ne jamais faire la souveraineté.
M. Khadir a affirmé que dans la perspective de Québec solidaire, « c’est l’indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l’indépendance. »
QS doit faire une solennelle profession de foi souverainiste s’il veut rallier les indépendantistes. Il ne le peut pas car la moitié de ses membres, fédéralistes, quitterait QS.

«Pour Option nationale, QS préférerait la gauche à l’indépendance»-José Legault

Cette propagande d’Option nationale est fausse.

Contrairement à certains qui ne parlent que «prioriser» et de «hiérarchiser» les éléments programmatique, Québec Solidaire, lui, est parfaitement capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps; et c’est justement ce qui en fait un meilleur parti que les autres.

Christian Montmarquette
QS-Montréal

Bonjour,

Tout en n’oubliant jamais qu’un péquiste ne veut surtout pas Savoir mais plutôt Craire comme le jargon de la langue de Bergeron Tremblay et CIE. Car jamais un tel mariage de la main gauche n’arrivera avec la trâlée des péquistes qui se chicanèrent pendant des années sur un trait d’union si essentiel à l’embrouillamini et à cet embrouille dans laquelle cogitent les péquistes….. Et comme disait ce matin au Tim Horton une vieille péquiste de la première mouture dont la carte de membre n’est pas très loin du No 51 de Monsieur Bernard El Latino Landry : C’ta craire qu’il n’y en aura pas de mariage de Raison car les péquistes ont des raisons que leur propre raison ignore d’ignorer…..Cette conclusion vient du profond de mon cru disais je pour cette vieille nationaliste qui, heureusement pour elle vient de retrouver la Vue….. Bien à vous, John Bull.

ON est un groupuscule plus confidentiel que l’opus dei. Je crois que ce pelletage de nuages est le reflet de la perte de contact avec la réalité chez les grands bourgeois péquistes.

« Contrairement à certains qui ne parlent que «prioriser» et de «hiérarchiser» les éléments programmatique, Québec Solidaire, lui, est parfaitement capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps; et c’est justement ce qui en fait un meilleur parti que les autres.:

Qs est tout à la fois fédéraliste et souverainiste.
Voir mon commentaire précédent.
Il serait temps que QS dise à la vérité à la population.

ON est de centre (pis avant que quelqu’un aille dire qu’il est de gauche, allez étudier c’est quoi la différence entre gauche-droite pis allez apprendre c’est quoi la différence entre le libertarianisme et l’autoritarisme.) et QS est de gauche. ON sait que de pencher vers l’un ou l’autre des côtés de l’axe gauche/droite va nuire au projet d’indépendance.

QS en voulant se rapprocher d’ON dépeint ON comme un parti de gauche. Ce qu’il n’est PAS. Et ça lui NUIT.

Ça serait ben le fun que QS lâche les baskets d’ON. On comprend les intentions là, mais ça fait juste mettre des bâtons dans les roues de la souveraineté parce que ça fait fuir les gens de droite.

L’idée d’ON d’aller seul et de porter le flambeau de la souveraineté c’est que le jour où il va élire assez de députés, ça va vouloir dire que les gens auront entendu le message et seront prêts à voter oui.

Si on fait une alliance pour avoir le plus de votes possible, on perd cet indicateur-là. Parce qu’il n’y a aucune garantie que ceux qui auront voté pour QS ou le PQ (avec l’immobilisme auquel ils nous ont habitués) vont voter oui.

ON a sa raison d’être comme parti seul et indépendant.

Alors que John Bull écrit satiriquement comme un vieux romancier aigri et désabusé, il serait d’abord bon de constater que si QS se dit souverainiste c’est sans doute que c’est chez les souverainistes qu’on retrouve au Québec le plus grand nombre de partisans de la gauche. En fait peut-être qu’un jour nous dirons que QS aura ouvert la voie à un NPD québécois. Mais nous en sommes encore loin …

Donc j’ai de plus en plus le sentiment que si QS est souverainiste c’est plus par accident ou pire par calcul politique.

Quant à ON et M. Aussant, j’ai énormément de respect pour cet homme mais il est comme l’homme qui crie dans le désert. Sous certains aspects il me fait énormément penser à Jacques Parizeau quant à sa puissance intellectuelle et quant à sa vision globale d’une société et d’une économie souverainistes.

Je crois sincèrement, et je l’espère, que si la souveraineté du Québec doit se faire ce sera par une personne comme M. Aussant.

Le PQ est en train de se désagréger lentement. Mais il est encore pour un temps, le meilleur vecteur à utiliser pour affronter les forces de droites fédéralistes. Sauter immédiatement dans un autre bateau serait une erreur stratégique désastreuse qui reporterait au pouvoir les forces de droites si néfastes pour la société québécoise.

L’ON de M. Aussant doit absolument trouver le moyen de prendre une place toujours plus importante sur l’échiquier politique Québécois. L’ON est le plus bel espoir d’un Québec souverain qui alors pourra décider démocratiquement s’il sera de gauche, du centre ou de la droite.

«La poule qui chante le plus haut n’est pas celle qui pond le mieux.»
[Thomas Fuller]

Peut-être que si Option Nationale se dotait d’un vrai chef charismatique, les souverainistes pragmatiques (qui savent qu’il faut avant tout prendre le pouvoir pour espérer devenir souverain) voteraient pour ce parti. En ce moment, il n’y a que le P.Q qui répond vraiment à l’exigence fondamentale de s’approprier le pouvoir avant de se libérer du carcan canadien.

Une réforme du mode de scrutin pourrait quelque peu changer les choses en donnant plus de députés aux tiers partis, mais si on veut vraiment se doter d’un pays il faudra cesser de diviser le vote souverainiste en cessant de s’attarder sur des détails idéologiques. Qu’on soit de gauche ou de droite, lorsqu’on est au pouvoir on fait ce qu’on peut et non pas toujours ce qu’on souhaiterait de toutes façons. On s’imagine à tort que les gouvernements en place sont tout puissants et qu’ils sont en mesure de faire tout ce qu’ils veulent sans tenir des enjeux mondiaux de l’économie.

Chez Québec solidaire, on rêve en couleurs en pensant que l’extrême gauche est souhaitable. Je suis de gauche, mais je suis avant tout raisonné. Je pense qu’il faut tirer la couverture de ce côté pour un monde meilleur et juste, mais il y a des impératifs à respecter. Une fusion PQ et QS sera possible quand les acteurs s’entendront sur des principes moins doctrinaires.

Bonjour,

Tout en faisant partie de la très grande majorité des citoyens Canadiens qui habitons la province de Québec, nous ne pouvons que de nous bidonner devant cette expectative d’un mariage de la main gauche et même concubinage tout court entre un vieux parti de droite comme le Parti Québécois qui n’a de gauche qu’un gros flasher en campagne électorale pour mystifier les péquistes restants en les aveuglant ben raide. Tout comme un péquiste sur la Transcanadienne avec l’air d’un chevreuil égaré face aux phares.

En outre, les Canadiens d’allégeance Fédéraliste et fiers de l’être sommes gâtés et heureux depuis l’arrivée de Québec Solidaire dans le décor sur l’échiquier politique au Québec car ceux ci font la démonstration par l’absurde de l’évidence de la doite du Parti Québécois. Tout comme me disait hier un vrai gauchiste de Québec Solidaire qui ne zigonne pas comme un péquiste soit : C’ta craire tabar…. que vous êtes chanceux vous autres les Canadiens du Québec car les péquistes nous détestent encore ben plusse que vous autres disait ce fier défenseur de la langue française au Québec.

Finalement, surveillons le comportement des péquistes pour comprendre comment la grande majorité des péquistes sont de droite tout en le sachant même pas la plupart du temps. Car ceux ci sont dévorés par leur nationalisme étroit et par l’égoïsme de s’approprier les symboles nationaux. Et tellement à droite que cette bande d’olibrius semblent détester tellement Québec Solidaire et son côté gauchissant que nous les Canadiens avons la paix car l’ennemi que nous fûtes n’est plus dans la cible car Québec Solidaire est si immense aux yeux d’un péquiste. Voilà pourquoi un mariage de RAISON n’arrivera jamais avec les péquistes et encore moins un mariage de la main gauche, ne fusse que le temps d’une Rose Rouge, cet emblème du Socialisme ainsi que le Rouge…..et non pas le Bleu du Conservatisme….. Bien à vous, John Bull.

En m’excusant infiniment pour : car l’ennemi que nous fûmes au lieu de la deuxième personne du pluriel qu’est vous fûtes…….. Merci…..

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