Un prof réplique à Pierre Reid

Photo : Mathieu Breton

André Habib, professeur de cinéma à l’Université de Montréal, n’a pas du tout apprécié la sortie du député et ex-ministre libéral Pierre Reid à propos des étudiants-pas-sérieux qui font la grève.

Voici ce qu’a dit l’ex-ministre:

«Moi je pense que les dirigeants étudiants ont échappé le ballon, honnêtement, et que les étudiants, la base étudiante, elle est à mon avis noyautée par des gens qui ne prennent pas leurs études très au sérieux. Je pense que c’est ça le fond du problème. Et c’est pas facile d’être un gouvernement quand on a en face de soi des intervenants qui ne sont pas crédibles.»

Le Pr Habib, dans une lettre qui circule sur les réseaux sociaux, réplique à l’ex-ministre, en lui disant notamment ceci:

Je fréquente des étudiants de cinéma mais aussi de Littérature, de Philosophie, de Sociologie, d’Anthropologie, nombre d’entre eux que j’ai eu le plaisir de côtoyer ces dernières semaines, dans le cadre du conflit étudiant.

Je ne sais pas ce que vous pensez, dans votre for intérieur, de ces disciplines que vous jugez peut-être trop improductives, mais je puis vous dire que ces étudiants qui, depuis le 20 février, sont dans les rues tous les jours, qui font preuve d’une inventivité, d’une patience, d’une créativité inouïe, sont parmi les plus brillants, allumés et impliqués dans leurs études que je connaisse.

La lettre vaut la peine d’être lue en entier:

Cher Monsieur Pierre Reid,

Je viens de prendre connaissance des propos que vous avez tenus aujourd’hui et je me suis senti le devoir, comme beaucoup de collègues et d’étudiants je crois, de vous apporter quelques renseignements sur le mouvement étudiant actuel. Je suis professeur adjoint à l’Université de Montréal, au Département de cinéma, depuis 2008.

Je fréquente des étudiants de cinéma mais aussi de Littérature, de Philosophie, de Sociologie, d’Anthropologie, nombre d’entre eux que j’ai eu le plaisir de côtoyer ces dernières semaines, dans le cadre du conflit étudiant. Je ne sais pas ce que vous pensez, dans votre for intérieur, de ces disciplines que vous jugez peut-être trop improductives, mais je puis vous dire que ces étudiants qui, depuis le 20 février, sont dans les rues tous les jours, qui font preuve d’une inventivité, d’une patience, d’une créativité inouïe, sont parmi les plus brillants, allumés et impliqués dans leurs études que je connaisse.

Qui plus est, cette grève – appelons un chat un chat M. Reid, vous êtes allé à l’école, vous comprenez le sens des mots – leur a donné une ouverture sur la réalité, une conscience politique fabuleuse, a fait d’eux de bien meilleurs citoyens et ils font, que vous le voyiez ou non, que vous le veuillez ou non, que le Québec sera un endroit où il fera mieux vivre et respirer.

Ce n’est pas par hasard que nous attirions l’attention, et l’admiration de plusieurs pays en ce moment, qui citent le mouvement étudiant québécois en exemple (davantage que le Plan Nord de M. Charest, je le crains). Ce sont ces étudiants de baccalauréat, de maîtrise, de doctorat, qui sont l’élite de notre société, qui forment les meilleurs éléments de mes classes, à qui je suis fier d’enseigner, qui sont dans la rue aujourd’hui et depuis 84 jours.

Le saviez-vous ? Pouvez-vous le comprendre ? Les plus militants parmi ceux-là sont aussi, je puis vous l’assurer, les plus assidus, ceux qui obtiennent les meilleurs résultats scolaires, qui s’impliquent le plus dans leurs études, contrairement à ce que votre propos laissait entendre.

Ces paroles disgracieuses que vous avez tenues aujourd’hui montrent bien à quel point la classe politique que vous représentez est décrochée de la réalité des étudiants. C’est cette attitude, qui témoigne d’une totale et complète incompréhension de la situation, qui se traduisent en de propos méprisants, qui, SEULS, expliquent la durée et la violence de ce conflit historique.

Quand des étudiants perdent leurs dents, perdent un œil, subissent des fractures crâniennes, soient arrêtés arbitrairement (c’est la cas d’un des étudiants de mon Département) et en toute illégalité – allez me dire que les 106 personnes dans les bus de Victoriaville étaient TOUS coupables, vous savez comme moi que c’était une opération pour mousser le nombre d’arrestations et « rassurer » la population -, et sans vouloir justifier la violence des uns en invoquant la violence des autres, vous comprendrez M. Reid que l’on s’attend a des propos plus dignes et responsables que ceux que vous avez tenus aujourd’hui.

Nous assistons, de la part de tous les leaders étudiants, en revanche, et à chacun des 84 jours de ce conflit, à un discours posé, responsable, éclairé, ouvert, à mille lieux des demi-vérités, des propos louvoyants, des rétractations lâches de votre parti.

Ces leaders méritent, à tout le moins, un minimum de respect, à tout le moins le type de respect que l’on s’attend et qui incombe aux gens qui ont le privilège d’occuper le statut qui est le vôtre.

Ce que vous avez dit aujourd’hui est indigne d’un ancien ministre de l’éducation et je crois que vous devez vous expliquer et vous excuser publiquement (n’allez pas dire que vous avez été mal cité, c’est un vieux disque déjà usé).

Pourquoi pensez-vous que ces étudiants sont dans la rue depuis 13 ou 14 semaines, que, jour après jour, ils débattent des heures en assemblée, s’informent, militent, marchent, réfléchissent, rêvent (est-ce encore permis) ?

Parce qu’ils considèrent qu’il est injuste de laisser les universités se faire noyauter par des individus qui ne visent que sa privatisation, qu’ils croient que l’éducation doit demeurer ouverte et accessible, qu’il y a des injustices sociales et des iniquités terribles qui doivent être dénoncées (acceptez-vous qu’une compagnie comme Transcontinental soit dispensée de payer des impôts, des impôts qui, à eux seuls, correspondent à peu près au réinvestissement que le gouvernement versera aux universités après la hausse, autour de 58 Millions ? Le saviez-vous?).

Ils sont en grève aussi, et c’est le plus beau M. Reid, parce qu’ils voient bien que votre arrogance, la vôtre et celle de tous les autres, que ce mépris n’aura qu’un temps (du moins peut-on l’espérer), que votre monde est vieux et triste et que eux sont jeunes et vivants, qu’ils ont la chance de croire que ça vaut le coup de lutter pour des convictions et même pour une cause qui ne les concerne que partiellement (je vous rappelle que beaucoup des étudiants ne seront plus aux études quand la hausse atteindra son plus haut seuil).

Est-ce que cela, à tout le moins, ne vous donne pas envie de vous arrêter, de réfléchir, et de vous demander si vous vous trompez? Le fait que la quasi-totalité des professeurs de CEGEPs et d’Université du Québec appuie le mouvement ne vous amène-t-il pas, également, à réfléchir ?

Ils étaient 350,000 étudiants en grève, au plus fort du conflit. C’est plus de la moitié des étudiants du Québec, M. Reid, qui sont, en réalité, contre cette hausse (si certains ont dû reprendre le chemin des classes, cela est en bonne partie due à la nature de certains programmes, mais le fait demeure: ils sont 350,000 à s’opposer à cette hausse). Cela ne vous fait-il pas réfléchir ?

Je ne puis qu’espérer qu’il vous arrive encore de relever cette tâche si difficile pour les politiciens, de sortir à l’occasion de vos certitudes, d’écouter ce que l’autre a à dire et de regarder, un peu, la réalité en face. Si elle vous a échappé jusqu’ici, peut-être que ce message – si vous vous êtes rendus jusque-là – aura le loisir de vous l’éclairer.

Cordialement,


André Habib
Professeur adjoint / Université de Montréal / Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques

Laisser un commentaire

« ces étudiants qui, depuis le 20 février, sont dans les rues à tous les jours, qui font preuve d’une inventivité, d’une patience, d’une créativité inouïe, sont parmi les plus brillants, et allumés que je connaisse. » (NDLR: M. Habib se réfère à son monde de référence qui est le domaine de l’histoire de l’art et des études cinématographiques »)

Mon cher M. Habib: on peut être tout cela sans être « très sérieux ». Depuis, votre monde de référence est inadéquat.

Q. E. D.

Deuxièmement, savez-vous comment les étudiants de médecine, de sciences, de génie, de pharmacie ou de sciences infirmières réagiraient si on les accusait de « ne pas être sérieux »? Par une totale indifférence, car ils savent que quiconque dirait cela est un écervelé disant n’importe quoi.

Si les gens de journalisme, de sciences politiques, de de littérature, de communications, d’histoire, de cinéma, de sciences de l’éducation (en somme, d’Arts et de sciences humaiens) réagissent si épidermiquement à la remarque de M. Reid, c’est qu’ils savent, en leur fort intérieur, que M. Reid touche du doigt quelque chose de réel.

Quiconque a des enfants dans les 2 types de domaines voit tout de suite qu’un type d’études est plus sérieux et plus exigeant que l’autre. Qu’on me nomme des exceptions ne change rien au constat général.

M. Reid a agi en bon valet de la famille libérale. Il sait qu’il n’a pas raison mais il a des intérêt$ différents. Pour que le libertarianisme puisse avoir un sens, l’égalité des chances doit être atteint. L’état-providence, c’est beau, quand c’est pas corrompu et quand c’est efficace.

Deux solutions, gratuité scolaire au menu, d’une façon ou de l’autre.

Qu’en dites-vous?

Bravo voilà une lettre qui montre le vrais visage de cette grève, merci M.Habib de dire les vris choses, et solidaire avec tout cette belle génération qui nous montre a nous que ces sa la lutte. M.Reid, pour des excuse nous pouvons attendre.

Merci Mr Habib pour cette intéressante lettre.
J’ose espérer que cela fera réfléchir ce Mr Pierre Reid dont la déclaration était réellement méprisante envers ces jeunes qui font preuve de grande maturité et d’honnêteté intellectuelle, ce qui , force est de la constater, n’est pas le cas de Jean Charest et de sa ministre Line Beauchamp. Sieur Reid a perdu une bonne occasion de se taire. Désolant.

quelle belle description, je regrette seulement
je l imagine qu’elle ne puisse se retrouver dans les grands quotidiens et lue par l’ensemble de la population. Merci pour ce témoignage envers
nos jeunes qui voient plus loin que leur bout du nez.

Je pense que les gens comme Pierre Reid ne sont plus capable de réfléchir malheureusement. S’ils le faisaient, ils mourraient de honte. Alors par un réflexe de survie instinctif, ils ont bloqué dans leur cerveau la faculté de réfléchir.

Monsieur Habib, vos propos sont d’une justesse irréprochable!Il faut que les jeunes sachent que nos sommes des centaines de milliers « d’adultes » derrière eux. Ils sont les sacrificiés du système en place.Ne les laissons pas dans le mépris total du gouvernement.Le gouvernement a son Plan Nord, pouvons-nous proposer un Plan B?

Excellent texte! Tout a été dit!

Et maintenant, un sophisme ou une comparaison boiteuse avec Israël d’honorable dans 3,2,1…

J’ai lu votre article, et je l’ai trouvé très actuel en ce qui concerne les jeunes et leurs idéaux, cela reflète très bien ce que nous pensons merci de nous soutenir M.Habib

Je peux m’empêcher de penser que la déclaration de monsieur Reid est une opération de RP pour mettre les projecteurs loin de cette chère Line qui gère ce conflit de façon exemplaire (lol). Honnêtement, c’est la seule explication pour justifier cette déclaration d’une stupidité déconcertante de monsieur Reid. Comment un ministre peut sortir ce genre de paroles démagogue et arrogante alors que tous tentent de se parler.

Il ne prenait probablement tellement pas son rôle de ministre de l’Éducation au sérieux, ou peut-être ne savait-il pas comment être ministre, Pierre Reid a vite été relégué aux arrières banquettes de l’assemblée nationale. Et comme recteur de l’U de Sherbrooke, il a été tellement discret qu’il est je crois le seul recteur de cette université dynamique a avoir réussi à passer derrières toutes les affiches sans les décoller, tout au long de son mandat…

« Je fréquente des étudiants de cinéma mais aussi de Littérature, de Philosophie, de Sociologie, d’Anthropologie… » (sic)

Voilà…tout est dit.

Voici un beau ramassis de facultés « molles » bourrées à ras bord de gauchistes qui seront de futurs indécrottables parasites subventionnés à 110% par les VRAIS travailleurs de notre société. Ceux qui produisent de la RICHESSE.

Que ferait le Québec sans ces facultés dites-le moi?

Regardez la série télé « Chartrand et Simonne » et faites le nombre de parallèles que vous voudrez. Je suis en train de la regarder sur DVD et le passé a plein de ressemblances avec le présent. (C’est une série essentiellement documentaire jouée par des acteurs.)

Michel Chartrand voterait pour Khadir. Pierre Bourgault voterait pour Aussant. Maurice Duplessis et Jean-Jacques Bertrand voteraient pour Charest ou Legault. La police qui frappait dans les manifs/émeutes des années 60 (la St-Jean de PET, Mouvement McGill Français, etc) aurait pu frapper à Victoriaville et vice-versa.

Même en regardant les évènements des années 40-50 dans cette série, je me suis dit que c’est pas assez complètement différent de ce qu’on voit au téléjournal de 2012.

J’aurais aimé écrire ce texte.

Bravo M. Habib

«Les gens sont trop bien élevés, les méchants peuvent s’en donner à coeur joie.»
[Dan Powell]

Merci monsieur le professeur. Votre lettre exprime admirablement l’opinion et la perception de plsuieurs d’entre nous.

wow super andre j aurrai aimee avoir un prof comme toi je suis en accord avec vs je vs felicitent et suportent ds votre cause

Pour des raisons strictement économiques, cette hausse est une politique à courte vue, quoique pas entièrement bête. J’espère qu’après ce petit texte, vous serez plus à même de choisir votre camp.

Il y a quelques années, le Conseil supérieur de l’éducation avait statué que l’accès aux études supérieures serait limité par une hausse des frais. L’estimation de la réduction du nombre d’étudiants est toutefois assez faible: on l’estime à 5% du nombre total d’étudiants (ce qui pourrait grimper jusqu’à 10% en cas de crise économique). Ces estimations tenaient en considération une hausse équivalente à ce qui sera implanté.

Qu’on se rassure: c’est majoritairement les étudiants des programmes des sciences humaines, des arts, des lettres, de philosophie… qui seront touchés. Les « Liberal studies and humanities » dit-on en anglais.

Les formations névralgiques ne seront pas touchés: médecine, droit, ingénierie, bref, les domaines qui mènent à une main d’œuvre essentielle au fonctionnement de l’économie.

Or, les étudiants qui seront touchés sont les vaches à lait des universités: elles leur permettent d’équilibrer leur budget. Les chiffres communément admis sont ceux-ci: un étudiant des études sociales paie 40% de sa formation, alors qu’un étudiant en génie ou en médecine n’en paie que 10%. Si on enlève 5-10% de cette manne, on aura tôt fait d’annuler les gains de la hausse, puisque le gouvernement ne peut pas se permettre de réduire le financement des programmes névralgiques (pour des raisons économiques évidentes).

Il est prouvé que les diplômés, toutes disciplines confondues, gagnent en moyenne un meilleur salaire. Si on regarde les diplômés des études dites libérales, cela demeure vrai: ils gagnent en moyenne de 15% à 30% de plus que les non-diplômés (les études varient selon l’échelle de temps évaluée: sur le long terme, on voit une nette différence).

Au niveau de l’innovation économique (le Québec a un retard à ce niveau) on constate que l’innovation provient surtout des diplômés (à ce niveau, tous les programmes d’études se valent, avec l’exception notable des étudiants en gestion).

La création d’emploi est donc surtout issue des diplômés. Contrairement à la croyance populaire, un étudiant en arts, par exemple, contribue à la croissance économique (il est une ressource pour de potentielles entreprises). En fait, les formations qui à première vue ne sont pas rentables le sont: elles diversifient notre économie. Les économies diversifiées sont plus robustes aux crises économiques et créent plus d’innovation.

Au Québec, on évalue à 42% les gens qui paient de l’impôt. Si on réduit ce nombre en limitant le nombre de diplômés ils demeurent les payeurs: à 41% ou à 40% ils paieront plus. C’est ce qui doit être envisagé à long terme, dans la mesure où on formera moins de contribuables.

Le pari du gouvernement est que ses investissements dans les ressources naturelles (le fameux Plan Nord) qui demande une main d’œuvre moins qualifiée viendra contrebalancer cela. Mais c’est un pari risqué: c’est un secteur économique très fragile et les travailleurs y sont peu polyvalents. S’ils perdent leur emploi, ils seront à la charge de l’État pour la plupart.

Drôle de stratégie que d’orienter une économie du savoir vers une économie primaire. Surtout que dans tous les pays on souhaite faire l’inverse. La raison est simple: il ne manquera jamais de main d’œuvre peu qualifiée. Surtout dans un contexte où le Canada est une terre d’immigration.

Donc, qu’en est-il? C’est une politique qui sera rentable à court et moyen terme, mais qui sera coûteuse à long terme. Il est bien plus difficile d’augmenter le nombre de diplômés que de le réduire, tout comme il est plus compliqué d’attirer des entreprises de pointes que des minières. Qui paiera? Ceux-là mêmes qui paient déjà.

Félicitations Professeur Habib. De vous avoir lu me réconforte. C’est toute me pensée. De plus j’ai
tellement mal à cause de la brutalité policière
qu’ils ont à vivre et à survivre.
Merci Professeur Habib.
D’une citoyenne retraitée.

Bien écrit et bien structuré. On ne pouvait s’attendre à moins d’un professeur d’université. Cela dit, si ça fait du bien de préciser ses idées dans le cadre d’un seul paradigme, moi j’ai de la misère à embraquer là-dedans. Sans rancune.

Votre texte est très juste. Je ne suis cependant pas certain que monsieur Reid ait les capacités d’en saisir toute l’intelligence.
Merci encore. Dieu, qu’il est rassurant d’entendre des propos pertinents et équilibrés.

Un prof de cinéma. LOL.

La gogauche n’essaie même plus de ne pas être cliché.

Monsieur Habib, je suis vieille, je ne suis pas triste et j’appuie à 200% le mouvement étudiant. Je condamne tous les propos défensifs et abusifs du gouvernement. Et même si je sais que votre propos est une « réaction vive » à celui de monsieur Reid, il faut modérément réagir et ne pas tomber dans un discours contraire et élitiste qui pourrait faire dire à certains, ce qui est malheureusement déjà le cas, que les étudiants se prennent pour d’autres. L’opinion publique est très très malléable par les temps qui courrent, il faut malgré tout faire attention à ce qu’on dit. Sur ce je vous donne parfaitement raison.

Vous avez relancé le ballon de la bonne façon, Monsieur Habib, et soyez-en remercié! Malheureusement, ça ne « passera » pas. M. Reid s’inscrit dans la mouvance d’une éducation marchande et tout obstacle qui surgit à l’encontre de cette vision étroite doit être ignoré, voire contré avec l’arrogance que partagent ses collègues députés-ministres. L’ancien ministre-champignon de l’Éducation me semble très mal placé pour évaluer la crédibilité des citoyens-étudiants qu’il méprise. Il trahit en toute inconscience l’esprit du rapport Parent que les jeunes et courageux grévistes d’aujourd’hui nous invitent lucidement à redécouvrir. Une génération allumée et inventive nous appelle au dépassement avec le projet d’une société plus juste, alors que l’autre, éteignoir, n’est plus apte à saisir la passe…

Je m’interroge encore sur cette intervention de Pierre Reid.

Ce dossier est géré par les ministres Duchesne et Beauchamps, ainsi que par le PM Charest.

Dans ce contexte, il me semble que la consigne pour tous les autres députés et ministres aurait dû être d’éviter de se mêler de ce dossier, ou à tout le moins, de s’en tenir au discours « officiel », que Mme Beauchamps nous répète ad nauseam.

C’est comme si l’on craignait que les gestes de sabotage de Mme Beauchamps et du PM ne serait pas suffisant.

M. Reid aurait-il agit sur commande?

Cher Monsieur André Habib , vous me faites rire avec vos propos et en plus dire qu’il y a 350,000
étudiants à s’opposer à cette hausse. Plutôt que de faire partie du département d’histoire et études cinématographiques , vous seriez mieux d’aller suivre des cours de mathématiques car votre nombre est erronné , ce n’est que le tier des étudiants qui sont en grève . À la radio cet après-midi , Dutrizac disait justement comment vous mentez sur les chiffres. Alors, retournez doc à vos cours au plus vite . Je suis d’accord avec Monsieur Reid et bien d’autres qui en ont assez de vos chialages.

Bravo, M.Habib.

Il est plus que temps que la population comprenne l’essentiel de cette sortie en règle de nos jeunes, vis-à-vis ce Gouverne et Ment, gangréné par la corruption et les différents scandales qui l’incombent.

Ces jeunes sont l’essence de notre nation à bâtir, la voix qui s’est enfin élevée contre l’arrogance et la tyrannie de Jean Charest et de ses sbires.

Bravo!

Ce soir, aux nouvelles de Radio Canada un étudiant du Cegep du Vieux Montréal déclarait qu’ils retournent en grève parce que son groupe souhaite la gratuité totale. Rien de moins.

Or, il faut bien le constater, les trois leaders étudiants prônaient le gel, pas la gratuité.

Certains disent une chose et d’autres le contraire. Pas facile de négocier dans ces circonstances…

Faudrait s’entendre…

=

« Autrefois, ce qui avait de la valeur n’avait pas de prix.
Aujourd’hui, ce qui n’a pas de prix n’a pas de valeur »

Ceux qui ont influencé la naissance du monde moderne, Descartes, Hobbes, Rousseau, Voltaire, Diderot, et autres étaient philosophes.
Nous, nous les traitons de moins de rien.
Un philosophe, qu’est-ce que ça rapporte ?
Les penseurs à la poubelle, vive les calculatrices!

« Je fréquente des étudiants de cinéma mais aussi de Littérature, de Philosophie, de Sociologie, d’Anthropologie, nombre d’entre eux que j’ai eu le plaisir de côtoyer ces dernières semaines, dans le cadre du conflit étudiant. Je ne sais pas ce que vous pensez, dans votre for intérieur, de ces disciplines que vous jugez peut-être trop improductives »

« Improductives » Le mot est pas assez fort. C`est pas ces disciplines là qui va relevé le Québec économiquement. Ces disciplines là calent le Québec présentement.

Et l`autre qui veut qu`on taxe et impose encore plus les compagnies pour former encore plus de disciplines improductives. Non mais je rêve. Les compagnies sacrent leur camp déjà du Québec et on les imposent même pas davantage présentement. Qu`est-ce ça va être si on les imposent encore plus ?

Un autre rêveur des sciences molles complètement déconnecté de la réalité économique.

@honorable

Je crois que vous devriez appeler Olivier Bamville à la recousse parce que vous êtes 4/32eme.

« On vous dérange ? On veut juste changer le Québec »

Faire du Québec un Cuba d`Amérique du Nord. C`est ça que veulent ces étudiants déconnectés de la réalité économique. Ou peut-être bien un nouveau URSS d`Amérique du Nord. Avec toutes les alliances de ces étudiants avec les organisations communistes, c`est là qu`ils veulent en venir.

Pauvre Québec.

Article lu dans LEDECODEUR :
LeSieur, Camil dit :
6 mai 2012 à 23 h 55 min

Et puis, c’est pour quand cette prochaine fois… Il faudrait bien dépoussiéré ces fabuleuses paroles de l’honorable René Lévesque.

Pour ce toupet à Charest, rien de surprenant. Depuis qu’il est installé, ça sent le patronat partout sur NOTRE colline parlementaire, depuis qu’il est assis, dans NOS bureaux de NOTRE parlement.

Il n’est pas chez lui, il est chez nous, là où ont lui a permit d’être. À nous de lui indiquer où est la sortie, mais pas par devant, par derrière et qu’il aille rejoindre ceux avec qui il a noué de si brillantes affaires.

Camil LeSieur

Référence : Eric Granger, journaliste
1. http://www.youtube.com/user/LesDerniersHumains
2. http://www.infodudecodeur,wordpress.com

Voilà un texte magnifique, l’un des plus beaux qu’il m’ait été permis de lire parmi tous ceux qui ont été inspirés par la mobilisation étudiante.

J’enseigne moi-même la littérature dans un cégep en grève. Comme mes cours relèvent de la formation générale, j’ai la chance de côtoyer des étudiants provenant de tous les horizons. Parmi mes anciens élèves, il y a donc des avocats, des médecins, des comédiens, des ingénieurs, des éducateurs en garderie, des infirmières, des musiciens, des profs, etc. Or, il me semble être très bien placé pour confirmer sans réserve les propos si justes de M. Habib: parmi les milliers de jeunes gens qui ont fréquenté mes classes au fil du temps, les plus brillants, les plus allumés, ceux dont les notes étaient les meilleures (toutes disciplines confondues) se sont presque tous dirigés vers des études universitaires en littérature, philosophie, cinéma ou l’une de ces «sciences molles» qui suscitent présentement un mépris grandissant. Mépris dont il faut de toute urgence s’inquiéter.

J.J.Charest ne connaît comme objectif fondamental que d’être réélu pm pour cinq ans puis secondairement appliquer le Plan Nord pour donner des contrats aux entreprises en construction qui sont associés étroitement au PLQ.

Monsieur Habib s’exprime pour l’intelligence et en termes de responsabilité sociale tout en devant savoir qu’il ne peut rien attendre d’un gouvernement libéral-conservateur et de son chef hyper électoraliste et cynique.

Le système politique britannique a été développé il y a trois siècles et plus à travers deux classes-clubs de notables conservateurs et libéraux qui se sont échangés le pouvoir tout en gratifiant les aristocraties d’affaires. De là, la prédominance nette du pouvoir exécutif du gouvernement contre le parlement. Les libéraux de Charest profitent toujours du caractère seigneurial du pouvoir dans les démocraties carencées d’origine britannique.

Parfois, le premier ministre élu est un individu qui croit en l’éthique cela donne des gouvernements plus démocrates comme ceux de R.Lévesque ou de J.Lesage, parfois nous obtenons issus de nos parlements britanniques des gouvernements sous l’autorité d’hommes paternalistes alors cela donne la gouvernance Charest qui confond bien public et intérêt partisan celui du PLQ et de ses commanditaires.

M.Habib a donc raison de mettre en doute le caractère éthique et démocratique du gouvernement et de le considérer nettement bas en comparaison de la volonté étudiante dominante de croire dans une éducation réellement publique et non privée.

Le système politique britannique à son origine ne donnait le droit de vote aux élections qu’aux mâles propriétaires.

La conclusion c’est qu’améliorer un système existant à travers l’extension du droit de vote ça ne le rend pas meilleur sur le fond. Ce qui permet à un Charest contrairement à un Sarkozy maintenant battu de choisir la date des élections selon son bon gré et par le biais de maints subterfuges.
Le chef du gouvernement provincial dispose d’un droit seigneurial en décidant du jour de l’élection. M.Sarkozy, président de la France pour quelques jours encore n’a pu choisir la date de l’élection!

Robert, crois-tu que tous les gens qui votent pour un parti (ou pour une cause) le font pour la même raison ?

Jamais a-ton exigé ce genre de consensus auprès des voteurs.

De prendre l’opinion d’un individu pour celle d’un parti est de faire preuve d’une mauvaise foi énorme. C’est exactement ce genre de mauvaise foi qu’utilisent les détracteurs du mouvement.

Il me parait évident que, plus la grève perdure,
plus le mouvement étudiant se radicalise.

Le Québec est assis sur de la dynamite dû au refus de Québec de négocier.

La logique aurait voulu qu’on négocie après la grosse manif du 22 mars.

Je connais des étudiants qui sont très angoissés, très perturbés, poignés dans des situations personnelles très difficiles en raison de cet *enfer*!

Le prof, il veut veut faire brailler la planete ! Pourquoi n’accept-il pas de reduire sont gros salaire qu’il recoit pour donner son cour plate, et le distribuer a ces etudiants…..

Texte d’une lucidité remarquable, bravo André Habib.
Regardez ce qu’est devenu en France Daniel Cohn Bendit, maintenant membre du conseil d’administration de l’université de Nanterre… L’histoire doit faire réfléchir. Il faut remettre à plat la question du coût des études et rompre l’élitisme des grandes écoles.

Deux commentaires très simples: BRAVO!!! et J’ENDOSSE TOTALEMENT VOS PROPOS M. Habib

Monsieur Habib,
Merci pour cette merveilleuse lettre à Pierre Reid. Elle m’a vraiment fait chaud au coeur! Selon moi, vous avez su exprimer ce que la population pensait de ce conflit et surtout démontré que le gouvernement n’a aucunement la vision de l’avenir!
Chapeau Monsieur Habib!!
Sylvia Dunn

J’appuie le courage de ce prof André Habib en réplique à Pierre Reid
je ne conais pas ce monsieur et ne tiens pas à le connaître mais quand quelqu’un s’indigne sur la façon de traiter les étudiants alors je suis pour. Il est nécessaire de les appuyer car lorsqu’ils voteront ils ne se laisseront pas abuser.Le mépris n’aura qu’un temps. Tenez bon.

Madame Winters, si vous savez lire correctement, Il est mentionné que 350 000 étudiants sont contre la hausse. Rien à voir avec la grève. Je travaille, je ne suis pas étudiante, donc pas en grève, mais je suis contre la hausse…
Et être pour un retour en classe n’empêche aucunement d’autre contre la hausse!

Le fait est que donner plus d’argent à un gouvernement qui ne sait pas le gérer, ça n’avancera personne… C’est pour ça que les étudiants se battent!

Le débat est tellement rendu détourné, ç’en est devenu navrant! Mais malheureusement, tellement où le gouvernement voulait aller… soupir… Au lieu de débattre sur la légitimité des étudiants, il faudrait commencer à réfléchir à notre avenir, pour qui on votera aux prochaines élections. Réfléchir, se questionner sur l’avenir que l’on veut pour le Québec.

Si le mouvement étudiant peut au moins réveiller la population endormie qui se laisse manipuler!!

Merci M.Habib. Nous sommes nombreux avec les cheveux gris à dire non à l’éducation corporative. Tenons bon.

Bravo et merci, Monsieur Habib!

Vous faites la preuve que vous aimez votre profession, que vous êtes entièrement dédié à nos jeunes et que vous avez à cœur leurs réussites. C’est ce genre d’attitude que tous parents souhaitent retrouver chez un enseignant, directeur d’école, recteur d’université, ministre de l’éducation et même premier ministre. Malheureusement, ce n’est pas le cas avec ce gouvernement corrompu.

Par son intervention, monsieur Reid, l’ex-ministre de l’Éducation de ce gouvernement libéral, démontre, hors de tout doute, qu’il n’était pas digne du poste qu’il a brièvement occupé. On se demande bien pourquoi, d’ailleurs!

Monsieur Reid devrait se regarder dans le miroir à propos de sa propre crédibilité et celle de ce gouvernement libéral corrompu!

Au lieu de mépriser, d’infantiliser et de tenter de flouer nos jeunes, ce gouvernement du parti libéral devrait plutôt les respecter comme il se doit de le faire avec tous citoyens du Québec. Le gouvernement du parti libéral est le seul responsable de ce fiasco.

S’il reste une once d’honnêteté et d’éthique dans ce gouvernement, il doit remettre à plus tard l’augmentation des frais de scolarité, à la prochaine élection. Les électeurs sauront bien évaluer la performance de ce gouvernement, mais seulement sur le dossier des frais de scolarité, mais sur tous les autres fiascos dont nous a habités ce gouvernement depuis 2003! La note de passage risque de ne pas être atteinte.

Est-il étonnant de constater l’attitude de ce gouvernement en particulier de Jean Charest qui gère un gouvernement qui n’a plus aucune crédibilité?

Jean Charest et sa ministre de l’éducation ont essayé d’en passer une vite aux étudiants et ils se sont fait prendre à leurs propres jeux. Les étudiants ne sont pas les enfants gâtés et stupides qu’ils essaie de nous dépeindre. Les Reid, Lapierre et compagnie pourront bien essayer de mépriser nos jeunes et de rétablir la crédibilité de ce gouvernement libéral via les différents médias, ils ne parviendront pas à nous manipuler.

Je très fier de nos jeunes, ils ont démontré de façon pacifique (pour la plupart), démocratique et intelligente qu’ils pouvaient défendre les valeurs de solidarité sociale, de respect et de démocratie qu’est censé défendre tous citoyens du Québec.

Ce qui m’étonne le plus c’est le comportement des casseurs. Ils font tous ce qu’il faut et au moment qu’il faut, pour donner raison au gouvernement libéral d’adopter la ligne dure. Pour quelle raison se cache-t-il le visage de cette façon? Se pourrait-il que les casseurs soient à la solde de ce gouvernement libéral corrompu. Cela serait-il surprenant venant d’un gouvernement libéral aux prises avec un nombre incalculable d’allégations de corruption et de collusion?

Les libéraux, tant fédéraux que provinciaux, nous ont toujours habitués à ce genre de magouilles, ruses et manipulations.

Je suis très fier de nos étudiants, ils sont beaux, intelligents, solidaires, compatissants, solides et se tient debout devant un gouvernement corrompu. C’est avec ce genre de jeune que je veux faire un pays du Québec. Je suis sûr que nous saurons y arriver avec leurs collaborations.

Bravo les jeunes!

rien n est gratuit les etudiants veulent tout gratuit pour avoir de gros gros gros salaire qu il arrete de chialer et qui retourne en classe tout a un prix a payer qu il se la ferme tout sa pour 1 dollard par jour

Ce professeur à une vision dogmatique et très peu réaliste de la réalité du Québec. C’est navrant.

Merci M. Habib. Ma fille est une de celle en grève au CÉGEP de Gatineau. Elle a tourjours été très studieuse et elle et presque l’entièreté de ces collègues de classe du programme Sciences lettres et Arts sont pour cette grève. Ce sont des étudiants allumés. polyvalents, curieux et qui savent argumentés, bref, les leladers de demain. Ce sont les enfants de la réforme Marois en éducation qui cherchait à doter la jeunesse québécoise de capacités transversales et d’esprit d’analyse. Ce conflit nous démontre que la réforme a eu un certain succès. On a des jeunes déterminés et qui maitrisent bien les enjeux collecfis du Québec moderne.

@Robert S, c’est drôle, mais vous utilisez exactement la même expression qu’a utilisée Patrice Roy au téléjournal…
Comme quoi, vous ne cherchez pas bien loin.
Et si vous vous intéressiez de façon assidue à la grève étudiante, et non en reprenant seulement les quelques formules des médias de masse, vous sauriez que le cégep du Vieux-Montréal n’est pas le seul cégep à exiger la gratuité scolaire, et qu’elle est en fait le but avoué de la Classe (dont est membre le cvm). Nous ne sommes pas une bande d’utopistes. Nous n’attendons certainement pas la gratuité à la fin de l’année. Il s’agit d’un projet de société sur le long terme. Et nous en sommes parfaitement conscient. Jamais nous ne refuserions une offre digne de ce nom concernant la hausse des frais de scolarité si celle-ci venait à se montrer. Par contre, vu l’attitude du gouvernement dans ce conflit, je ne parierais pas là-dessus…
Au final, rappelez-vous simplement que le ministère de l’éducation ne négociera pas avec l’association du Vieux-Montréal, mais bien avec la classe et les trois autres associations étudiantes, et que la hausse est le seul enjeu qui puisse dénouer la crise actuellement. Je ne vois pas ce qu’il y a de compliqué à comprendre là-dedans…

André Habib n’en est pas à son premier fait d’armes. Il avait très justement et durement critiqué le travail de Denis Villeneuve avec Polytechnique.

http://www.horschamp.qc.ca/MORTES-TOUS-LES-APRES-MIDIS.html

Acerbe et intelligent. Il a su repérer et mettre au jour la puanteur et l’opportunisme des manoeuvres cinématographiques de Villeneuve, je ne serais pas surpris qu’il voie juste ici aussi.

Il n’y a pas de sot métier il n’y a que de sotte gens. Le Parti libéral n’est plus que l’ombre de lui-même. Bravo M. Habib, vous exprimez bien ce que de plus en plus de monde pense.

Libérez nous des libéraux…

@ François 1
Je vous renvoies la balle. En effet, selon vous, dites-moi où se situerait le Québec sans ces facultés « molles »? Je suis bien curieuse de le savoir… Et qui êtes-vous pour dire que les VRAIS travailleurs ne sont pas pour autant les gens de ces disciplines? Vous ne devez pas connaître l’adage qui dit qu' »il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens »…

Ces personnes travaillent fort elles aussi pour construire et maintenir un Québec en santé et on les tasse du revers de la main en argumentant qu’ils sont des moins que rien. Aimeriez-vous être traiter de la même manière? Je crois que vous parlez à travers votre chapeau, puisqu’il me semble qu’avec ce faible argumentaire que vous avancez, vous ne savez strictement rien de ce qu’est la réalité de ces gens. Alors avant d’en savoir plus, abstenez-vous de juger. Parlez-leur, demandez-leur ce qu’ils font (des films, de la musique, des livres, des études, des statistiques que vous consommez, probablement) et peut-être qu’ils vous apprendront quelque chose.

Oh, et pour ce qui est de cette phrase: « parasites subventionnés à 110% par les VRAIS travailleurs de notre société », je vous rappellerai que ces étudiants, comme beaucoup d’autres, travaillent pour subvenir à leurs besoins… ne vous flattez pas trop en prenant toute la facture. À moins que vous ne la vouliez?

Pas certain monsieur Reid que ça soit les étudiants qui ont échappé le ballon…

En cette fin de régime superficiel et de l’a peu près, à l’image de John James, vous êtes, comme Duplessis en son temps, complètement déconnecté…

Au plaisir de vous voir à la retraite, très bientôt.

@Robert S.: C’est pourtant simple.

1.La GRATUITÉ scolaire est le but légitime qu’ESPÈRENT légitimement atteindre beaucoup d’étudiants.

2. Le GEL des frais est ce que les étudiants RÉCLAMENT du gouvernement en ce moment.

Il n’y a aucune contradiction. Le gel des frais, instauré en 1968 par le gouvernement de Jean Lesage, était la première étape d’un processus censé mener progressivement à la gratuité scolaire. Tous ce que les étudiants demandent, c’est que les Libéraux ne défassent pas la chose la plus intelligente que leur parti a faite dans son histoire. Moi, ça me semble très raisonnable.

De toute façon, les leaders adoptent la position que leur dicte la majorité des membres de leurs associations, pas chacun d’entre eux. Exactement comme dans le monde politique. Ce que votre député dit à l’Assemblée nationale, est-ce que ça représente exactement tout ce que vous pensez ?

En passant, la gratuité totale de la maternelle à l’université (inclusivement) coûterait entre 500 et 800 M$ par an, selon les études. Ce montant représente une fraction (entre 1/4 et 1/7) des impôts que le Québec se fait voler chaque année par l’évasion fiscale des grandes entreprises – par exemple Alcan qui reçoit d’énormes subventions (sans compter les tarifs préférentiels d’électricité), fait 1 MILLIARD de profit par an et ne paie AUCUN impôt à Québec depuis 2005 !

Cordialement, V.C.

Celles et ceux qui luttent pour la justice doivent s’attendre à être attaqués, matraqués, persécutés et traités de tous les noms.

C’est comme ça depuis l’âge des cavernes, un dominant et des dominés. Celui ou celle qui ose relever la tête prendra des coups, c’est inévitable. Ne soyez ni surpris, ni déçus, continuez car vous êtes notre seul espoir, notre seule chance de nous en sortir.

Aujourd’hui, c’est 1%-99%. Quand les 99% se seront mis d’accord pour exiger le vrai changement, un monde nouveau adviendra, inévitablement.

Un monde se meurt, un nouveau monde émerge grâce à l’implication de nos jeunes, de leurs profs, leurs parents et grands-parents qui comprennent que le nouveau monde est en train de naître à cause de leur engagement et surtout, leur très grand courage.

Les jeunes sont pressés, fort heureusement car il y a urgence. Que celles et ceux qui veulent vraiment que les choses changent appuient le mouvement étudiant de toutes les façons possibles. Ils ont besoin de notre soutien, surtout ne les laissons pas tomber.

Faisons comme monsieur Habib, protégeons ce que nous avons de plus précieux en cette vie, nous pouvons être fiers de nos enfants, eux qui nous montrent le chemin de la probité, de la justice et de l’équité. Bravo les jeunes, vous êtes inspirants!

Bonjour monsieur
J’espère que je m’adresse à monsieur Habib
Je suis totalement d’accords avec vous .
Je trouve admirable que vous préservé nos jeunes étudiants que j’admire énormément.
C’est évidents l’évolution de ses très chers personnes qui suivent des études supérieurs c’est avec dignité qu’ils conversent ils sont mieux articulées que certaines personnes qui se croit supérieur par leur titre..
Chaque jour j’écoute parfois je marche avec eux en solitaire et j’espère de tout mon coeur que le gouvernement retrouvera sa décence.
Tina Rose Bastien (artiste peintre et mère de famille)

Monsieur Habib n’a AUCUNE crédibilité en cette matière. C’est un prof a l’université qui viens d’avoir un congé payer de 13 semaines. Pourquoi pensez-vous que les profs de CEGEP et d’université supporte les « zétudiants »? Moi aussi je les supporterais si ça me donnais un congé payer.

Quelle belle lettre ! Merci Monsieur Habib ! Du fin fond de mon patelin, je suis avec espoir ce qui se passe enfin dans mon pays dont j’ai parfois désespéré au cours des années. Ces jeunes, ces jeunes me redonnent le goût de me retrousser les manches et de m’investir dans un grand nettoyage… Oui, le mépris n’aura qu’un temps. Il faut continuer.

Le mépris envers les étudiants en cinéma, littérature, philosophie et autres est triste et révoltant. Je suis physiothérapeute. Souvent, je lis des livres, je regarde des films, je m’intéresse à des ouvrages philosophiques, je vais voir des spectacles. C’est aussi ça la vie! Parfois, je repense à mes cours de français et philosophie au cégep (beaucoup plus qu’à ceux de mathématiques et chimie d’ailleurs) qui ont contribué au développement de mon sens critique. Nous n’avons pas le droit de mépriser les gens derrière tout ça!

Les étudiants en grève et les contribuables sont les mêmes gens. Les étudiants en grève seront vos collègues de travail dans 2, 5 ou 10 ans, tous champs d’études confondus. Les étudiants en grève seront les collègues qui défendront vos droits et intérêts lorsque l’injustice et les aberrations toucheront la sphère qui vous concerne. Soyez respectueux et solidaire à leur cause, car leur cause est la vôtre, maintenant ou plus tard.

Monsieur Habib,

Je suis fière d’être l’un de vos étudiants.

Robert S.- Sachez que la CLASSE prône un gel. Comprenez aussi que chaque association étudiante vote ces propres mandats. Le système est décentralisé. Comment espérer que plusieurs dizaines de millier d’étudiants aient exactement le même discours? Ce qui garde et gardera toujours les négociations plus compliquées, c’est l’intransigeance à l’égard des étudiants du Québec. Beaucoup plus que pour notre accès à l’éducation, nous nous battons pour l’accès à l’éducation de ceux qui voudrons y aller dans 5 ans, 7 ans, ou dans les générations à venir. Je prend mes études très aux sérieux. En plus d’étudier en cinéma, je fais une majeure en Sciences Politiques. Je lis tout les articles, rapports et analyses sur l’éducation. Je me renseigne sur le système politique Québécois. Je suis maintenant certain que nous assistons au déclin d’une Sociale-Démocratie que nous avons oublié de protéger.

@ André Habib,

Bravo pour cette courageuse lettre de soutien aux étudiants. Je seconde tout ce que vous avancez et vous encourage, vous et les étudiants, à persister dans cette honorable cause.

Oui, les politiciens de toute allégeance ont besoins de rappels réguliers pour garder à l’esprit les besoins essentiels de la population, et l’accés pour tous à l’éducation en est un.

N’oublions jamais que les politiciens de tous les partis ne feront que ce que les groupes populaires les plus importants et les plus actifs ne les forceront à faire.

Puissions-nous en prendre suffisamment conscience pour ne jamais l’oublier.

J’ai été, moi aussi, estomaquée par les propos de M. Reid. Estomaquée, mais finalement peu surprise, malheureusement, parce que ces propos ne sont en fait que le reflet du mépris exprimé depuis le tout début de ce mouvement par le Premier ministre et la ministre de l’éducation à l’égard des étudiants. Je peine vraiment à comprendre pourquoi, nonobstant leur position quant à la hausse des frais de scolarité, les membres du gouvernement n’ont pas eu le réflexe (l’intelligence?) de rendre hommage, avec reconnaissance, à la beauté de ce geste d’implication et de conscientisation de cette jeunesse que l’on croyait apathique et peu engagée. Il me semble, peu importe la position adoptée quant au fond du sujet, que nous devrions être rassurés, oui, rassurés, par ce réveil de ces jeunes qui, demain, seront ceux qui réféchiront sur et infléchiront les dossiers sociaux, politiques et économiques.

@ honorable

« Deuxièmement, savez-vous comment les étudiants de médecine, de sciences, de génie, de pharmacie ou de sciences infirmières réagiraient si on les accusait de “ne pas être sérieux”? »

Allez donc demander aux autre étudiants s’ils pensent qu’ils sont sérieux.

J’en connais moi des gens sciences qui, supposément scientifique travaillent très fort en labo subventionné et qui passent ce temps a bloguer sur internet supposément entre deux expériences plutôt que de travailler.

Pour votre information M. honorable les infirmières supportent les étudiants contrairement à ceux qui jaloux, ont étudié à Yale aux frais de leur parents.

André Habib à parfaitement raison.

HI hi hi hi hi
« Voici un beau ramassis de facultés “molles” bourrées à ras bord de gauchistes qui seront de futurs indécrottables parasites subventionnés à 110% par les VRAIS travailleurs de notre société. Ceux qui produisent de la RICHESSE. »

Quand on parle d’esprit manipulé par le système…. je rajoute à cela que ça prend toute sorte d’individus qui produisent aussi la SANITÉ, la SANTÉ, la SÉRÉNITÉ, etc… Tout ne découle pas que de la science et de la technologie et des métiers qui y sont reliés, surtout quand celle-ci est utilisée abusivement pour ne produire que de la richesse. L’activité cérébrale n’est pas la même dans tous les domaines d’étude mais je ne vois pas comment on peut affirmer qu’un domaine demande plus d’exigences ou plus de sérieux qu’un autre. Moi j’estime que la formation en petite enfance est très sérieuse et très exigeante et pourtant pendant des années on l’a ignorée parce que d’une part elle n’était réservée qu’aux femmes, et d’autre part elle ne créait pas de richesse et pourtant….Il y aurait très certainement une étude à faire, par exemple, sur la façon dont les enfants sont traités dans les écoles aujourd’hui, « produit ou décroche ». Cette attitude de « rentabilité » on la voit malheureusement partout et même dès la maternelle…. Les problèmes de violence et d’intimidation dans les écoles ne semblent pas cadrer avec la « rentabilité » alors on fait semblant qu’il n’y en a pas et on traite « en cachette » les victimes sans se préoccuper réellement du mandat qu’ont les écoles de socialiser les jeunes. Bof qu’est-ce que la vie d’un enfant à côté du « succès » et de la « rentabilité » d’une école. Monsieur Reid a dû naître avec un cigare dans la bouche c’est comme de rien… Vive tous les étudiants et j’espère que cette grève leur sera à tous très profitable, médecin, chercheur, éducateur, professeur, technicien, ingénieur, etc….
vous avez tous besoin les uns des autres même si certains personnes essaient de vous faire croire que ce n’est que de « richesse » dont vous avez besoin et vive une économie équitable ou les talents de chacun ont leur place dans une saine compétition basée sur la qualité et non le profit. Bravo pour les étudiants qui sont en train de se créer un monde meilleur quelque soit votre domaine d’étude ou de spécialisation.

Bonsoir!

Je suis tellement heureuse! de vous lire ,réplique à M.reid.
Vous avez exprimé ma pensée et vous en remercie!

Mme Cormier

@mediamaniaque:

Merci pour votre long commentaire. Je me demandais aussi si on n’essayait pas de convertir une économie du savoir en bête producteur de richesses naturelles. Étant moi-même du domaine de l’informatique, cette migration me semblait aberrante. Je suis maintenant doublement inquiet, surtout quand je lis des propos carrément obscurantistes qui remettent en question la pertinence des études supérieures. Et comme vous, je redoute le côté éphémère d’une telle métamorphose de notre économie.

Malheureusement, la vision à long terme est ce qui fait défaut aux gouvernements en général, le gouvernement Charest ayant un horizon plus court que les autres…

Je suis de tout coeur avec les étudiants et étudiantes du Québec qui n’ont pas froid aux yeux et qui luttent vraiment contre l’ignorance et qui veulent faire taire l’écho de ce roucoulement de vieux pigeons qui siègent à l’Assemblée nationale. (Tous sauf un, son nom commence par K). Étudiant(e)s! Lâchez pas les patates du Parlement! Merci Mme Legault de nous informer sur la situation. Vous nous laissez toute la place pour en faire notre propre opinion.
Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark… et ça commence par un C.

M. Robert S.

La classe prone non seulement le gel, mais le retour au prix de 2007 et la gratuité d’ici 5 ans.

La FEUQ prone le gel et la gratuité, la FECQ aussi.

Il a toujours été question de la gratuité scolaire, sauf que depuis le début, on n’indique pas que c’est en criant ciseau au coin d’une table que ca va arriver, mais que ce n’est certainement pas en haussant que ca va le devenir.

Aucun discour de contradiction. Son groupe prone la gratuité. Il ne faut pas lire les choses qu’ils ne sont pas dites. Est-ce que le groupe prone la gratuité pour cette automne? Je ne crois pas. Son groupe serait tres satisfait si une entente était fait avec le gouvernement qui amene la gratuité d’ici 5 ou meme 10 ans. Le but est de l’atteindre, pas que le geler. La greve actuel n’a jamais été d’un simple gel

À Robert S. :
Vous avez tout à fait raison, la CLASSE ne revendique pas la gratuité scolaire. Elle revendique le gel des frais de scolarité dans une perspective de gratuité scolaire.
Chaque faculté étudiante procède à des votes en assemblée générale. Les étudiants du cégep du vieux-montréal (AECVM), tout comme les membres de l’AFESH (sciences humaines à l’uqam, dont je fais partie), ont voté en assemblée afin de positionner notre association pour la gratuité scolaire.
Il n’y a donc aucun malentendu. Chaque association étudiante revendique quelque chose et ce ne sont pas toutes ces revendications qui sont adoptées par la CLASSE.
Alors tout le monde s’entend, ce n’est surement pas ce qui empêche le gouvernement de négocier 🙂

Du recyclé, pré digéré, bref, on apprends rien de nouveau dans ce ramassi de mensonges.
Le VRAI problème au Québec est en réalité du au fait que trop de gens influencables adhèrent a ce genre de discours de gauche. Je ne m’étonnerais pas que ce « cher » Habib ait déambulé nu lors d’une des dernieres manifs.
Utiliser sa « notoriété » de professeur pour faire passer un tas de vidanges est odieux. Comme les anglais disent si bien( avez vous réaliser que nos chers confreres anglophones, eux, auront terminé leur session a temps et, de par leur travail, vont probablement finir par torcher toutes les dégeulasseries laissées derriere par les loques humaines au carrés rouge) »polish a turd, its still a turd ». Polissez un étron, ca reste un étron.

Bravo M. Habi, superbe texte!

J’ai connu M. Reid alors qu’il était recteur de l’Université de Sherbrooke où j’étudiais à l’époque. Ce petit despote a fait passer, durant son mandat, les frais afférents de 60$ à 300$ puis 500$ pour la maîtrise et le doctorat. Et pas par année, par SESSION svp!

Interrogé par le journal LaTribune de Sherbrooke sur les effets possibles sur l’accessibilité aux études, il a seulement répondu, en toute candeur que c’était un faux débat, vu qu’il est bien connu que les jeunes issus de milieux moyens ne vont guère à l’Université.

Méprisant vous dites?

Robert S. , on se tue à vosu expliquer le fonctionnement du mouvement étudiant, mais ça ne semble pas rentrer.

L’Association générale étudiante du CÉGEP du Vieux-Montréal (AGECVM), lors d’assemblée générales équivalentes à l’Assemblée nationale, mais en mieux, votent des mandats que les délégués de l’AGECVM représenteront lors du Congrès de la CLASSE.

La CLASSE est une superstructure qui fonctionne comme notre association étudiante : eux aussi, ils votent des mandats que la CLASSE va devoir défendre à son tour sur la place publique.

Si les mandats de la CLASSE et de l’AGECVM diffèrent, c’est simplement parce que les positions de l’AGECVM n’ont pas été gagnantes lors des votes de la CLASSE. La CLASSE représente l’opinion de la majorité de ses associatons-membres, et l’AGECVM représente l’opinion de la majorité de ses membres, les étudiants du CVM.

Quant aux autres super-associations étudiantes (FECQ, FEUQ, TaCEQ, etc.), ils fonctionnent différemment, et peuvent prendre des positions différentes s’ils le veulent, en fonction de ce que leurs assos membres décident.

Il est donc normal et correct que les mandats diffèrent. On ne dit pas une chose en faisant le contraire : on respecte la démocratie directe et si notre avis n’est pas majoritaire au sein de la CLASSE, ben la CLASSE ne représentera pas cet avis.

En parlant d’ex-bourgeois recteur devenus député, il y en a un que nous ne voyons et n’entendons pas, c’est le député de Charlesbourg, Michel Pigeon, qui a reçu 3 000$ par semaine par l’Université Laval, alors qu’il faisait sa campagne pour se faire élire dans Charlesbourg.
C’est là que va l’argent des étudiants, dans les poches des Libéraux.

J’observe Mathilde, ma fille de 24 ans qui s’est complétement éveillée à l’importance de la politique depuis 14 semaines, je vois son intérêt grandir, je la vois faire une heure d’allée d’autobus et une heure de retour à chaque semaine pour aller participer à toutes les réunions de vote de son CÉGEP. Je constate qu’elle étudie pour ne pas tout perdre, qu’elle travaille au cas où elle ne pourrait gagner son précieux pécule amassé habituellement l’été pour boucler un déjà si petit budget. Ses temps libres, elle les passe le yeux rivés sur RDI à suivre ce qui est dit et médit sur le sujet. Je suis à la fois fière et inquiète pour elle. Quand je lui demande, comment elle fait pour tenir le coup, elle me répond : « je pourrai dire à mes enfants, si tu es capable d’étudier, c’est parce que j’étais dans la rue pour toi en 2012 !

cher Honorable

. Les sciences molles comme vous dites, développent par essence le niveau de conscience chez les êtres humains pour les amener à mieux saisir l’environnement dans lequel ils s’inscrivent. Ils sont en mesure de remettre en question le monde dans lequel ils sont nés et de vouloir l’améliorer. Ça ne passe pas nécessairement par l’atteinte d’une plus grande richesse matérielle ,rôle réducteur que vous voulez donner aux sciences exactes ou dures selon votre vocabulaire . On ne doit pas opposer ces sciences , elles sont complémentsires et nécessaires à l’avancement de notre monde . L’une n’est pas supérieure à l’autre. Mais l’évolution des civilisations humaines ne peut se faire sans l’évolution des consciences , objet d’etude par essence des sciences humaines . Ce n’est donc pas surprenant ,si vous pouviez le comprendre mais j’en doute , que se soient en majorité ce type d’étudiant plus conscient que l’on voit dans la rue , c’est normal . C’est la dynamique de tout peuple depuis le début de l’humanité pour évoluer. Il faut d’abord prendre conscience de notre état pour souhaiter un changement pour un mieux être. Je suis surtout de science dure.

Excellent cette lettre, l’incompréhension de ces hommes politiques, le manque d’ouverture est là .nous le voyons dans différents domaines. Ces jeunes sont tellement créatifs, il y a de l’espoir de vivre des changements, le gouvernement est sclérosé dans ces vieilles habitudes. Des idées de pouvoir, de contrôle, d’argent, des gens qui ne sont pas à leurs places. Je ne comprends pas…Pourquoi ces personnes prennent-ils un chemin qui nous amènera systématiquement dans un mur ? Le capitalisme va faire son temps, nous ne pouvons pas continuer de vivre dans ce modèle, il va avoir une fin. Tout est cyclique (comme l’Empire romain :o)) ).Mais pourquoi ne pas faire de la prévention? Pourquoi ne cherchons-nous pas des solutions innovatrices ? Je le vois dans la gestion de l’enseignement, dans la gestion des hôpitaux, etc.. Ils ne font pas collaborer la population, demander des avis concernant des sujets importants par des experts. Ils aiment faire l’autruche. Pourquoi, la politique est toujours basée sur le tiraillement de plusieurs parties ? Droite, Gauche, socialiste, capitaliste… Comment faire évoluer une société vers quelque chose de meilleur, si nous avons une bande d’enfants à l’Assemblée nationale. Je pense que nous sommes tous écœurés de voir des pantins gesticuler sans qu’ils fassent des changements positifs pour le Québec.

À Robert, sans dire que je suis pour la grève étudiante je comprend néanmoins le principe de négociation: tu n’arrives pas à la table de négociation avec le minimum que tu veux avoir. Tu en mets plus puis une fois qu’une offre devient acceptable, dans la fourchette de ce que le groupe croit bien, on signe un accord.

Si tu arrives en négociant pour le gel, tu n’obtiendras jamais le gel.

Au sujet des grévistes… il y a une majorité de sciences humaines mais je remarque qu’il y a aussi des sciences pures, ce qui contredit les potins primitifs habituels.

Une petite liste (qui ne tient compte que des facultés universitaires i.e. les moins « paresseuses »):

Association des Étudiants Chercheurs en Biologie de l’Université de Montréal

Association des étudiants du Département d’informatique et de recherche opérationnelle de l’Université de Montréal

Association étudiante de bioinformatique cycles supérieurs

Association des étudiant-e-s en biochimie

Association des étudiant-e-s en biochimie, cycles supérieurs – Université de Montréal

Association des étudiants et étudiantes en physique à l’Université de Montréal

Association des étudiants et étudiantes en physique à l’Université de Montréal

Regroupement des Étudiants-Chercheurs en Sciences de l’Université de Sherbrooke

Association des étudiant-e-s en physique

Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures

Biologie UQAC

Association facultaire étudiante du secteur des sciences

Juste pour savoir… honorable était chercheur dans quel département? pas biochimie, j’espère! D’un coup qu’après tous ces coups de semonce contre les facultés soi-disant molles (curieux qualificatif pour des facultés qui se tiennent debout), on découvre que la sienne est en grève…

http://www.bloquonslahausse.com/2012/01/liste-des-mandats-de-greve-generale-illimitee-pour-lhiver-2012/

Le fait de savoir que ce Habib enseigne (endoctrine!) à nos enfants me donne froid dans le dos…

J’ai rarement lu une collection d’inepties comparables dans toute ma vie.

Et en plus, ça enseigne… Brrrr!

Très bonne réplique de M André Habib et qui par ailleurs à soulever ma curiosité. Je ne me souvenais pas ou prou que Pierre Reid ait été un court laps de temps Ministre de l’éducation, ni par ailleurs qu’il fut recteur de l’Université de Sherbrooke, alors j’ai navigué sur le net, lu a peu près tout les commentaires des journeaux de l’époque et ses propres interventions soit sur ses propres vidéos et autres plate-formes de complaisances. J’ai pu constater en écoutant un de ses vidéos d’auto-promotion, était-ce pour l’édification d’un hôpital, d’une patinoire, d’un pont que les mots de » JUSTE PART » furent utilisés (le Nomos). Et c’est là que j’ai compris que M Reid à une conception purement instrumentale de l’éducation, de la vie en société et que lui-même ne fait que dans la représentation et que la notion de progrès social se calcule en ponts, en routes, en hôpitaux, en aréna, mais au-delà de cela un grand vide, est-ce le prix que les générations futures devront payer pour le Plan Nord ? Former des esprits pour les entreprises ?

@honorable

T qui Toi pour dire d affaires de mm …
PS. Revoyez donc, en premier lieu, la définition de Q.E.D. Elle est supposée DÉMONTRER.

Le pseudo « honorable » nous fait le coup de la division. Il divise le monde en deux, les « sérieux » et les autres, pourquoi donc ? Sinon pour régner… Il prend la peine ici d’intervenir pour tenter de diviser en prétendant que s’objecter prouve que ce à quoi l’on s’objecte touche une part de vérité, sinon, on ne prendrait pas la peine de s’objecter. Donc… selon sa propre logique, ce contre quoi il s’objecte, contient une part de vérité. Le fait de diviser en deux le monde est une tentative fallacieuse partisane, inventée pour tromper, sa propre protestation le démontre, selon lui.

À vrai dire, ce qui est vrai, c’est que la tentative gouvernementale qui se fait bâton des lucides tente de forcer la privatisation de l’éducation nationale après s’être cassée les dents sur la privatisation forcée de la santé, de l’eau, et de nos ressources naturelles.

À vrai dire, ce qui devait passer comme une lettre à la poste sur seule démonisation des étudiant,es ne passe pas… que les porte-parole étudiants aient échappé le ballon ne compte pas puisque les étudiant,es l’ont rattrapé… un jeu d’équipe fort déstabilisant qui a permis de déjouer les plans partisans des lucides… qui ont échappé le ballon. Tous les « honorables » du Québec auront beau envahir les forums citoyens, ça n’y changera rien… Ce peuple ne veut pas de la privatisation forcée de l’eau, de la santé, des ses ressources naturelles, pourquoi donc voudrait-il de la privatisation forcée de l’éducation nationale… ?

Là où l’on voit que M. Reid n’est, en fait, qu’un petit revanchard rancunier, (comme son chef, en fait)frustré d’avoir été évincé de son poste de ministre de l’éducation. Il est vrai que les libéraux, en faisant porter l’odieux de la situation aux étudiants, détourne ainsi l’attention des médias et des électeurs de ses amis de la construction, du plan nord, où, encore une fois, seuls les généreux contracteurs donnateurs au plq furent invités. Je dis bravo aux étudiants, continuez votre combat. J’aime mieux que l’argent de mes taxes et impôts servent à votre éducation qu’aux seuls amis du parti…Il est vrai qu’au Québec, le petit peuple que nous sommes n’est pas habitué à cette solidarité, qu’il n’a pas souvent été confronté à ce genrs de détermination. Quand je pense à la FRance, à l’industrie du camionnage, lorsqu’il y a mot d’ordre, les camionneurs empêchent l’exportation et c’est ce qui fait mal au gouvernement… Gens du Québec, supportez ces étudiants, ils seront un jour notre élite dirigeante. Et j’espère que ce jour-là, ils ne commettront pas l’erreur de tomber dans le piège auquel nos dirigants sont enlisés jusqu’au cou…

Pour un ancien recteur d’université la sortie de M. Reid est tout à fait pitoyable. Est-e ainsi qu’il considérait les étudiants de l’université de Sherbrooke dont il a dirigé la destinée pendant deux mandats ? Probablement… Pitoyable Pierre Reid.

Très beau texte!

Je peux comprendre qu’il est parfois difficile de négocier avec un tel mouvement, quand les leaders suivent ce qu’ils représentent et non l’inverse, comme le gouvernement libéral a l’habitude de faire. Je crois que M. Reid et l’ensemble de son parti sont dérouté par la forme de démocratie employée par les étudiants, une forme de démocratie beaucoup plus près de sa définition que la démocratie auquel la scène politique québécois est habituée. Et tout changement fait peur. C’est un manque de sagesse et d’hypocrisie de la part de M.Reid et du PLQ de chercher à discréditer un mouvement simplement par peur…J’espère que votre texte ouvrera les yeux. Merci!

Je précise, pauvre petit Monsieur Paul Robert. Vous vous ennuyez sûrement de Gilles Proulx.

Ces associations étudiantes sont commercialement immatures et commercialement incompétentes pour monter, mener et conclure une opération de telle envergure.
Oui, il faut les admirer, mais il est futile de tenter de nous convaincre qu’ils sont plus que médiocre dans leurs démarches.
Comme preuve, allez négocier avec le gouvernement de votre choix ou l’entreprise de votre choix de cette façon et la rencontre durera moins d’une heure avant qu’il vous sacre dehors et qu’il passe au prochain concurrent.
Un échec sur toute la ligne.
Nous connaissons tous la réplique: « Oui mais l’autre bord est déloyale. » Disons que c’est vrai. C’est bienvenue au monde des vivants; c’est ça la vraie vie.
Dring-dring, la cadran sonne et c’est le temps de s’habiller et de passer au reste de votre vie.

Vous n’êtes pas sérieux, M. Habib. Il se peut que des assemblées à n’en plus finir et des manifestations soient une sorte de laboratoires ou de travaux pratiques pour les gens en communications, en cinéma, en sociologie, en anthropologie ou en sciences politique, mais pas pour les autres.

De plus, on constate que vous n’avez pas la finesse de pouvoir distinguer entre une grève et un boycott. Même si les 2 mots peuvent être employés pour décrire ce boycott étudiant, le mot approprié demeure boycott, afin de clarifier que les associations étudiantes n’ont pas le pouvoir (et ne l’ont jamais eu) d’empêcher un étudiant d’assister à ses cours.

Votre mot « grève », que vous lancez au visage du ministre, ne serait plus valable que boycott QUE SI les associations avaient ce pouvoir de coercition. Mais elles ne l’ont pas. J’ai l’impression que je vous l’apprends d’ailleurs, ce qui est en soit une preuve de votre manque de sérieux.

Le mépris encore affiché de cet honorable à l’endroit des sciences sociales ! Illustration d’une imcompréhension de l’épistémologie. Et de sa méconnaissance point.

Pauvre petite réduction de la science dans un esprit faible.

… Je vous réfute le droit de dire que tous les
professeurs sont en accord avec ce boycottage , M. Habib . Vous fait trop vite un amalgame de vos réflexions , de vos visions et de celles des autres . La tempérance a bien meilleur goût …
vous avez tout mon respect , en considérant , cependant , que le sujet mérite débat .

Quand on dit les étudiants des sciences (génie, médecine, pharmacie, nursing, etc) sont davantage sérieux dans leurs études et laisseraient passer des citations comme celles de M. Reid et que, par ailleurs, ceux des sciences humaines et des arts le sont plus ou moins, cela me met en rage!!!et pas à peu près!!! Dire que, ceux qui ne sont pas à leurs cours mais dans la rue sont moins sérieux et que, en levant le nez sur eux, dire d’eux qu’ils sont moins utiles à la société, c’est vraiment faire les coins très ronds et très grossiers, pour ne pas dire GROTESQUE!… GROTESQUE!
D’abord il faut mentionner, advenant certains gains majeurs du côté étudiant, que ceux qui sont dans la rue actuellement travaillent aussi pour ceux qui ne le sont pas, ces derniers aussi bénéficieront des mêmes avancées que les grévistes. À mon sens c’est l’opposition – vision à long terme et vision à court terme- que l’on a en face de nous dans la rue. À mon avis, c’est une erreur cruciale que de ne miser que dans les sciences pures et dures (j’en suis, j’ai enseigné toute ma carrière en sciences au collégial); les gens des arts et humanities sont sans nul doute, ceux qui mettent les balises pour le futur et qui orientent le développement de la société à long terme. Ils sont dans la réflexion pour un monde nouveau! S’ils font un peu de vague (n’est-ce pas le propre des jeunes!!!), c’est qu’ils veulent participer à la définition de cette société qui sera la leur demain. Ils veulent en quelque sorte être metteurs en scène de leur vie!!! les gens d’un certain âge sont dans l’instant présent, les jeunes pensent au futur, du moins les grévistes actuels. Quels intérêts auraient-ils à vouloir tous les jours être dans la rue!! Réfléchissons quelque peu et nous constaterons qu’il y en a plusieurs artistes, philosophes et politiciens? qui ont apporté beaucoup à la société en terme de richesse: les artistes du cirque du Soleil n’en sont-il pas un exemple éloquent?!!! D’autres encore du côté du chant ou du cinéma.

Moi aussi je suis en accord avec les remarques de monsieur Habib au sujet du dérapage du député Reed. Mais il faudrait aussi rappeler haut et fort, sur toutes les tribunes, que c’est ce même ex-ministre de l’éducation qui avait piloté une réforme visant à faire disparaître les cégeps. Cette réforme absurde avait été rejetée par l’ensemble de la population du Québec.
Pourquoi les médias n’en parlent pas ? Pouvez-vous le rappeler monsieur Lisée ? Cela nous aiderait à comprendre pourquoi le gouvernement actuel place les institutions collégiales, déjà affectées par des compressions, dans une situation impossible en méprisant la démocratie étudiante.

@Youlle (#69): le plus gros département de sciences infirmièrs du Québec (celui de l’UdeM) n’est pas en boycott. Ni celui de McGill. Ni probablement ceux de Laval et de Sherbrooke. De nouveau, il me semble que vous dites n’importe quoi, un peu comme M. Habib et beaucoup d’étudiants de son monde de référence (histoire de l’art cinéma, littérature, philosophie, sociologie, et anthropologie).

Je vous demande de me nommer UN département universitaire de sciences infirmières qui est présentement en boycott.

Beaucoup de sciences humaines/sociales bashing ici. D’abord, c’est un mythe de croire que les sciences pures demandent nécessairement plus de travail que les sciences humaines. Mais évidemment, ça ne sert à rien d’argumenter là-dessus avec du monde qui visiblement, ne connaissent les sciences humaines que par leur réputation et répètent des préjugés qui servent à leur argumentation facile.

Vive la logique économique simpliste selon laquelle la valeur d’une chose correspond à sa valeur strictement financière. Pourtant, les aptitudes que l’on développe en sciences humaines – l’esprit critique et d’analyse – ne sont-ils pas nécessaires à notre société, notamment pour nos futurs politiciens?

Et puis, tant mieux pour vous si vous pensez que ce qui fait la richesse de la nation québécoise, ce sont ses banques, ses usines et ses barrages. Moi je pense que sans son architecture, son histoire, son art, sa culture, le Québec n’intéresserait pas vraiment les touristes. Quand vous allez en France, est-ce que c’est la bourse que vous allez visiter? C’est ça qui vous attire? La culture, en plus d’être une richesse non économique pour une nation, est aussi rentable, même si sa rentabilité est plus difficile à évaluer. Voir là-dessus un petit vidéo qui explique assez bien la rentabilité des investissements en culture: http://www.youtube.com/watch?v=0E4awMcrLEk

Ça fait tellement de bien de voir des jeunes brillants se tenir debout et tenir tête à une bande de corrompus.

La démocratie, c’est un vote secret fait rarement et rapidement, sans l’imposition d’une réunion préalable. Rarement et rapidement, parce que c’est la seule manière d’obtenir une large majorité qui vote.

La démocratie, ce n’est pas un vote hebdomadaire fait à main levée après avoir enduré une réunion de 3, 4 ou 5 heures. Cette fausse démocratie encourage une minorité militante et fanatique à voter, mais décourage l’immense majorité de le faire. C’est exactement ce qui se produit.

Comme disait Pierre Reid, ancien recteur de l’université de Sherbrooke: cela donne des leaders non crédibles parce qu’élus par des étudiants non sérieux. Il n’y a personne de sérieux qui va aller voter sur le même sujet à chaque semaine après s’être tapé 3, 4 ou 5 heures d’interventions de la part de fanatiques ni sérieux ni crédibles.

Dans l’excellent livre “Why nations fail”, on voit que tout repose sur la nature des institustions d’un pays. Les associations étudiantes sont entièrement à refaire au Québec, car elles mènent à la misère de nombreux étudiants.

cuba?? ,l’urss de l,amérique du nord??,tabarn…. j’avais pas entendu ce genre d’arguments depuis la fin des années 60 et dans la bouche de vieux réactionnaires de l,époque,lachez-moi avec vos délires ou bien augmentez vos doses de médicament mais svp wow ont est en 2012 ,j’dis ça comme ça ,a titre informatif.

honorable

Je me permet de reproduire le texte de Christian Braën (no39) qui vous répond de façon magistrale :

«J’enseigne moi-même la littérature dans un cégep en grève. Comme mes cours relèvent de la formation générale, j’ai la chance de côtoyer des étudiants provenant de tous les horizons. Parmi mes anciens élèves, il y a donc des avocats, des médecins, des comédiens, des ingénieurs, des éducateurs en garderie, des infirmières, des musiciens, des profs, etc. Or, il me semble être très bien placé pour confirmer sans réserve les propos si justes de M. Habib: parmi les milliers de jeunes gens qui ont fréquenté mes classes au fil du temps, les plus brillants, les plus allumés, ceux dont les notes étaient les meilleures (toutes disciplines confondues) se sont presque tous dirigés vers des études universitaires en littérature, philosophie, cinéma ou l’une de ces «sciences molles» qui suscitent présentement un mépris grandissant. Mépris dont il faut de toute urgence s’inquiéter.»

Simple. Je suis un étudiant en sciences pures et je puis vous émettre ce constat: si mes consoeurs et mes confrères ne votent pas pour la grève c’est tout simplement parce qu’ils ne comprennent pas les enjeux sociaux. Ils ne les étudient pas et ils ne s’en préoccupent pas. Peu de mes collègues, en fait, suivent l’actualité avec assiduité. Alors, pourquoi les ingénieurs, médecins, biologistes, infirmiers et tralala ne sont pas en grève? C’est qu’ils n’en ont rien à foutre!

(le masculin est utilisé à titre indicatif seulement)

Les étudiants qui animent actuellement un mouvement social d’envergure seront très certainement des travailleurs et travailleuses dynamiques et créateurs, en plus d’être des citoyens éclairés. M. Reid, qui a déjà eu son tour de piste, aurait gagné à se taire, ce qu’il fera sans doute, à moins qu’il tienne absolument à nous imposer encore sa sottise.

@xmy556a,@honorable,
On assiste ici à du délire pur et simple: Des arguments aussi vides que « Ces associations étudiantes sont commercialement immatures et commercialement incompétentes. » et l’appel à un boycott pouvant justifier de rejeter la démocratie étudiante du revers de la main permettent d’évacuer complètement la gestion déplorable du conflit par le gouvernement le plus corrompu de l’histoire du Québec. Et tout ces beaux mots sont courageusement partagés sous le couvert de l’anonymat. Vraiment, bravo.

@99honorable
Les étudiants qui ne sont pas en grève n’appuient pas tous la hausse pour autant. Moi non plus je n’aurais pas voté pour la grève à leur place, parce que j’aurais trop de craintes, parce qu’une grève, cela n’a rien d’amusant. Ce ne serait pas un appui à la hausse.

Monsieur Habib,

Merci 1000 fois. Cette lettre est parfaite et elle reflète ce que nous pensons tous.

Excellente lettre M. Habib. Ce texte est de loin l’un des mieux articulé que tous ce que j’ai pu lire dans le discours contraire.

aux François 1, Jackwood, honorable et autres pseudonymes du même acabit; Je vous ferai remarquer que si vous pensez qu’une société peut se passer de toutes les sciences dites «molles», l’on devrait également faire disparaître tous les programmes d’économies de nos institutions d’études supérieures, car c’est la plus molle de toutes ces sciences non exactes.

Les économistes sont les liseuses de bonne aventure du XXIe siècle et leurs prédictions rivalisent avec les plus nuls des astrologues…

J’ai fait mon bac en musique, et ce furent trois années merveilleusement riches (autant humainement qu’intellectuellement). D’ailleurs juste pour rire, je mettrais au défi les détracteurs des matières « molles » de réussir le moindre exercice de contrepoint, d’harmonie, de dictée harmonique ou de solfège rythmique d’un tel curriculum. À tous ces Nézet-Séguin en herbe, je dis bonne chance!

Du gouvernement, et des partis d’opposition, j’attends qu’ils expriment une vision complète, humaine et généreuse. Que le pôle de la gratuité fasse partie des idées discutées. Qu’au lieu d’éviter le sujet, on se prononce clairement, courageusement sur les raisons d’être contre (ex. valeur du sacrifice personnel? nécessité d’un élément modérateur? vision ouvertement et résolument marchande?). Qu’on ne se cache pas derrière des concepts creux comme ces idées d’excellence et de classe mondiale. Qu’on exprime les choses complètement, courageusement. Qu’on affirme le regret sincère de ne pas pouvoir atteindre l’idéal de gratuité, le cas échéant – car il s’agit bien d’un idéal, et ceux qui mettraient cette idée en doute auraient à s’expliquer. J’attends que l’orientation actuelle (la recherche au détriment de l’enseignement), souvent décriée par des professeurs qui regrettent de ne pas pouvoir enseigner en paix, soit sérieusement débattue. En somme, j’attends que les politiciens réfléchissent et gouvernent. J’en attends beaucoup, trop, je le sais bien…

Quant aux étudiants, les entendre dire qu’ils apprécient le soutien de la société, et que leur mouvement est également un engagement à participer eux-mêmes à titre de futurs payeurs d’impôts, les entendre dire ça un peu plus rendrait leur message encore plus sympathique à mes oreilles.

J’ai hâte de connaitre la formation des casseurs du métro ce matin. Formation en cinéma, histoire, sciences politiques, Littérature, Philosophie, de Sociologie, Anthropologie? Ou formation en génie, en médecine, en sciences, en pharmacie, en sciences infirmières?

Rappelons les propos de M. Habib: « ces étudiants qui, depuis le 20 février, sont dans les rues tous les jours, font preuve d’une inventivité, (…) d’une créativité inouïe. » On en a probablement vu un exemple dans le métro ce matin. Qui sait si le brûlôt de M. Habib n’est pas un peu responsable de cette poussée d’inventivité et de créativité….

Dès que Charest nomme un ministre, il l’amène à Louis-H. pour une lobotomie… libérale!

Comme la pub: Nico et moi, on est du genre prudent, pas vrai, Nico?

-Oui

-Quand on finit le lavage, on ferme les robinets, pas vrai Nico?

– Oui

– Quand on a acheté la maison, c’est grâce à son garde-robe, pas vrai, Nico

-…heh…Oui

Classer les disciplines par ordre d’importance… comme s’entête à le faire notre honorable… voilà la démonstration évidente d’une vision instrumentalisée des études supérieures.

Paul Dussault Ph.D.

Bravo Pr. Habib.
Précision pour les détracteurs qui accusent les étudiants d’être des d’idéologues bornés, sans soucis de la réalité économique.

Le marché, dans sa forme capitaliste ne pourra plus jamais offrir la richesse des années 50-60. Le marché, basé essentiellement sur la concurrence, vise, avant tout, à réduire le travail humain contenu dans la marchandise en le remplaçant par la technologie (ex.robots). Or, l’intégration de l’individu dans la société par son travail court vers un cul-de-sac. Il y a de moins en moins de travail humain dans chaque produit consommé. En conséquence, de plus en plus de gens sont sans travail, et leur nombre continuera d’augmenter.

Penser l’université comme une marchandise revient à remettre la valeur de la connaissance sous le guide divin de la «main invisible du marché». Or, cette main que certains croient un dieu se trouvera être la boîte de Pandore.
La connaissance doit servir l’humanité et non le marché. Soyons pour une université gratuite pour tous!!! Plus nous serons éduqué(e)s plus nous pourrons nous adapter harmonieusement à ce monde en changement.

N’y a-t-il pas, derrière toutes ces condamnations de la grève étudiante, un mépris caché pour ces sciences dites « molles » (anthropologie, sociologie, littérature, etc.) dont les bénéfices ne se mesurent pas en espèces sonnantes et trébuchantes.  Précisément parce qu’elles n’abreuvent pas le moulin de la rentabilité néo-libérale, ces disciplines sont susceptibles d’interpeller les citoyens à de plus larges questions, à de plus hautes ambitions que de payer ses comptes en gagnant des sous.  Si René Lévesque avait souhaité gouverner des citoyens qui réfléchissent, tout porte à croire que nos présents gouvernement ne veulent que des citoyens qui paient.

@ honorable #99

« @Youlle (#69): le plus gros département de sciences infirmièrs du Québec (celui de l’UdeM) n’est pas en boycott. Ni celui de McGill. Ni probablement… »

Vous avez toujours les même problèmes de lecture de puis le début de ce conflit, même avec le mot boycott.

J’ai écrit:

« Pour votre information M. honorable les infirmières supportent les étudiants contrairement à ceux qui jaloux, ont étudié à Yale aux frais de leur parents. »

Alors M. honrable la plus grande partie des infirmières travaillent dans les hôpitaux et non pas à l’université Laval. Et puisqu’il faut vous mettre les barres sur les T, évidemment il y en a qui travaillent dans d’autres institutions et dans des cliniques etc.

Pour dire n’importe quoi il me semble que vous ne donnez pas votre place.

Des cous de lectures seraient peut être utiles pour vous et les cours aux adultes sont complètement gratuits. Si vous en voulez au privé et si vous en avez les moyens, j’ai de bonnes relations dignes de l’académie française.

++++++++

« La démocratie, c’est un vote secret fait rarement et rapidement, sans l’imposition d’une réunion préalable. » (honorable)

Faux et foutaise. C’est votre interprétation personnelle et rien nulle part ne la décrit comme vous le dites. Votre interprétation tient plus de l’oligarchie que de la démocratie.

De tels propos nous permettent de comprendre pourquoi ce pauvre m. reid a été depuis son entrée en politique rétrogradé, rétrogradé, puis encore rétrogradé. Ça doit être frustrant de se voir ainsi dévalorisé tout en ayant acquis, si mes renseignements sont bons, une formation en sciences humaines, car oui l’administration est une science humaine, quoi qu’on dise …
Et pour ceux qui considèrent qu’il s’agit là de sciences peu sérieuses (vaut-il la peine de leur répondre … en tout cas), ça pourrait expliquer pourquoi ça va mal, car beaucoup de nos dirigeants actuels ont une formation en sciences humaines comme le droit (Jean Charest, Jean-Marc Fournier, Yolande James, Monique Gagnon Tremblay, Pierre Moreau), la sociologie et l’urbanisme (Michèle Courchesne), la psychologie (Line Beauchamp), la communication (Dominique Vien et Marguerite Blais (+musique … pas très sérieux ça)), l’éducation physique (Robert Dutil), la pédagogie et la psychologie(Yvon Valières), l’économie (Alain Paquet), la science politique !!!!(Jacques Chagnon) et cela c’est sans compter ceux ou celles qui ne semblent pas selon leur biographie de l’Assemblée nationle avoir peu de formation sinon sur le tas. Oui ça va mal. On devrait tous les remplacer par des gens qui ont des formations beaucoup plus sérieuses !!!!!!!

@dupe -on ne peut ignorer certains faits concernant les disciplines : il est beaucoup plus facile de trouver un emploi en tant que gradué d’une faculté de médecine qu’en tant qu’archéologue; beaucoup plus facile de travailler en tant que comptable agréé qu’en tant que sociologue, sans parler des salaires.

L’univers est fait de choses inégales.

Bla bla bla « je veux pas payer » bla bla bla « pourquoi c’était gelé et que ca dégèle pendant que JE suis aux études » bla bla bla on est la future élite bla bla bla voilà ce que j’entends quand je tends l’oreille.

Je paries toutes mes possessions que si les élèves qui votent pour le gel et / ou la gratuité n’étaient pas aux études en ce moment (si ils auraient déja leur diplôme en poche), ils s’en contre-fouteraient éperdumment de la hausse.

À honorable,

» Quiconque a des enfants dans les 2 types de domaines voit tout de suite qu’un type d’études est plus sérieux et plus exigeant que l’autre. Qu’on me nomme des exceptions ne change rien au constat général. »

Eh bien vous avez tort. Sciences ou pas, le travail/l’étude/le temps sont les mêmes pour tous. Ce ne sont que les notions qui diffèrent. On choisit un programme d’étude selon ses forces et faiblesses, ainsi que ses intérêts et non parce qu’un domaine est moins exigeant qu’un autre. Sérieusement, une fin de session de nursing ou une fin de session de communication, c’est du pareil au même. C’est long, dur et chiant. Point barre.

Vous parlez vraiment à travers votre chapeau. Dire qu’un étudiant en art se pogne le beigne…je trouve ça révoltant. Sincèrement je vous met au défi de réaliser un projet artistique, un reportage vidéo, un portefolio, un journal, un travail de 50 pages sur un philosophe, selon certaines contraintes et durant un certain laps de temps. On va voir, si vous allez vous pogner le beigne.

@Fred Payette
Si vous lisiez un peu les nouvelles vous sauriez que ceux qui font la grève le font pour la prochaine génération et non pour eux-même. C’est ceux qui dans 7 ans et plus, vont être à l’université qui vont le plus souffrir de cet hausse.

@Fred Payette :
« Je paries toutes mes possessions que si les élèves qui votent pour le gel et / ou la gratuité n’étaient pas aux études en ce moment (si ils auraient déja leur diplôme en poche), ils s’en contre-fouteraient éperdumment de la hausse. »

Monsieur Payette, vous allez vous ruiner avec de pareils paris! JE (pour reprendre vos majuscules) ne suis plus aux études, J’ai mon diplôme en poche et non, JE ne m’en contre-fous pas, au contraire! Je n’ai même pas d’enfants, donc je ne parle même pas dans l’intérêt de ne pas avoir à payer leurs études.

Mais je suis contre la hausse des frais de scolarité dans le contexte actuel de corruption et de gaspillage au gouvernement. Et je le suis dans l’intérêt de la société dans laquelle je vis.

Si je le pouvais, je ferais la grève de mon emploi pour appuyer la cause des étudiants qui est, à mon avis, la cause de tous les Québécois. Mais je suis enseignante au primaire et si je fais la grève dans ces circonstances, je vais perdre mon travail. Or, je pense que je suis plus utile encore à la société lorsque j’enseigne et que j’éduque la nouvelle génération que si je perds mon emploi et c’est la seule raison qui fait que je ne suis pas dans la rue actuellement.

Alors de grâce, faites attention à vos paris, car vous venez de le perdre.

Fred Payette, tu as dit (dans un moment d’égarement, sans nul doute): « Je paries toutes mes possessions que si les élèves qui votent pour le gel et / ou la gratuité n’étaient pas aux études en ce moment (si ils auraient déja leur diplôme en poche), ils s’en contre-fouteraient éperdumment de la hausse. »

D’après toi, ça prend combien de temps repayer un prêt étudiant? En général, cela se fait sur 10 ans. Qui plus est, les ex-étudiants sont déjà dans une classe (ha) à part, puisque depuis déjà plusieurs années ils n’ont plus le droit de faire faillite (ce sont pratiquement les seuls à qui on impose cette mesure) pour éviter de payer leurs prêts – ce qui veut dire que, depuis déjà quelques années, les étudiants ont *déjà* commencer à payer davantage que leur prédécesseurs en moyenne.

Disons les choses comme elles sont: les libéraux préfèrent faire payer ceux qui ont le moins de poids politique, et qui contribuent le moins à la caisse du parti. Pendant ce temps-là des grandes entreprises prospères et stables financièrement ne paie que peu ou pas du tout d’impôt.

Tu as peut-être raison, et que bon nombre de ces étudiants seraient moins militants s’ils avaient déjà leur diplôme en poche (même s’ils vont continuer à le payer pendant une décennie, capital et intérêts), mais cela n’a aucune incidence sur le bien-fondé de leur combat.

Mince consolation: le fait qu’une grande partie de la population soit mal informée par les médias de Québécor (ou l’indépendance journalistique n’est plus qu’un lointain souvenir) appuie le gouvernment dans sa position face aux étudiants ne semblent pas se traduire en beaucoup plus de votes (probablement parce que François Legault essaie de récupérer la grogne populaire). On peut donc espérer être enfin débarrassé de ces arrivistes corrompus et usés par le pouvoir que sont devenus les libéraux provinciaux.

M. Fred Payette: Plusieurs diplômés militent contre la hausse des frais de scolarité parce qu’ils sont aux faits des conséquences d’une telle hausse sur l’ensemble de la société, tout comme le sont les étudiant en grève!

Et bien Fred, vous pouvez dire adieux à toutes vos possessions il me semble…
On est la future élite? Vous êtes en désaccord?
Donnez moi votre définition d’élite alors s’il-vous-plait.
*Pourquoi c’était gelé et que ça dégel pendant que je suis aux études*
Et bien, avec l’entende, le dégel serait dans encore 1 ans.
Donc les étudiants auraient 2 ans..
Donc, si je suis une logique qui me semble raisonnable, même ceux qui ne viennent que de commencer l’université ne serait toucher que 2 ans d’une petit hausse…
Par contre ceux qui sont présentement au secondaire, eux, en souffrirait. Peut-être, simplement peut-être, on se bât plus pour eux que pour nous, vous ne croyez pas?

@ honorable,
par quel géni avez vous su (trouvé ou plutôt inventé) que les casseurs sont des étudiants (militants)???
Vos propos ne sont que polémique et sert, tel que ce qui c’est passé ce matin, à discréditer le mouvement étudiant. Or, je doute fort que les « casseurs » représentes c’est millier de grévistes qui espères et rêves de vivres dans un pays représentant leurs valeurs.
Mais, comme je le dis « Je doute », car je n’ai pas, contrairement à vous, l’envi de jeté le blâme sur quiconque sans certitude. Car je ne souhaite porté préjudice à quiconque possiblement innocent.

Votre mère ne vous à jamais appris qu’il était impolis de montrer du doigt? Votre nation n’est elle pas une nation qui respecte les droits de l’homme? La présomption d’innocence? Surtout à travers un tel conflit historique..

Alors s’il vous plait, mesurez vos propos et respectez votre pays en respectant les autres et vous même par la même occasion…

Félicitations pour cette lettre à un vieux politicien défraîchi.
Vous avez fait l’effort de donner UNE piste de solution à nos politiciens soit de taxer à juste part un des dilemnes du Québec: Power Corporation(ami du pouvoir)58 millions en impôts éludés, et bien j’apporte en tant que citoyen ma contribution Taxer à sa juste part un autre GRAND ami du pouvoir TONY ACCURSO un autre 45 millions minimum en impôts esquivés..On est rendu a plus de 100 millions juste à nous deux. Je crois que tous les citoyens du Québec doivent se lever et marcher vers Québec, Vers Charlevoix ( Power Corporation Desmarais) et Vers les Accurso de ce monde. ASSEZ C’EST ASSEZ!

En tant que parent d’une jeune femme qui manifeste depuis le début de désir de voir un gouvernement honnête s’assoir devant son association, en tant que papa d’une jeune femme allumée, généreuse, responsable, je dis c’est assez!!!

Monsieur le premier ministre, je vous conjure de reprendre raison!

Toute l’attitude de votre gouvernement est ignoble et dangereuse.

Vous activez dans l’opinion des réflexes de revanches injustifiées qui sont dangereux pour nos propres enfants.

Il y a dans les commentaires de certaines gens une haine viscérale envers sa jeunesse qui me donne mal au coeur et froid dans le dos.

Et vous, et votre ministre doucereuse en êtes les premiers responsables!!

Non je ne veux pas vivre dans une société injuste, et semi-fasciste!

Non et non!!

Honte à tes ces commentateurs de lignes ouvertes et de pages de commentaires.

Honte à tous ceux qui crachent, insultent, rêvent de battre et d’enfermer nos enfants qui pensaient vivre dans une société juste.

Honte aussi à tous ceux qui préfèrent fermer leur gueule devant tout ça!

Honte!! Honte!! Honte!!

pour la gratuité scolaire, retraitée de l’Éducation, auteure de 5 livres : google : Alice Couture coffret, sociale et démocrate, quq « Robin des bois » aille fouiller dans les poches des multi-milliardaires qui s’enfuient avec leurs $$$$$$$$ sans payer d’impôt au Québec dans des paradis fiscaus « » »fiasco » à l’étranger, privant ainsi les étudiants, les personnes âgées, l’Éducation, la Santé, L’Agriculture, les Transports, etc. de sommes $$$$ importantes à redistibuer. L’Éducation, notre cheval de bataille et une priorité nationale (2006)……… pour la relève et la culture québécoise. Alice Couture.

Bravo à la réplique de Pierre Reid. Combien de politiciens ou d’ex vont s’amuser à vouloir salir les étudiants afin de faire baisser leur côte auprès de nous tous. Ceci est une tac tic qui va leur exploser dans la face…j’en suis certaine.
Bravo à la réplique et bravo aux étudiants qui ont le courage de leurs opinions, quitte à leur coûter une cession. On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs.

@Jeffrey, commentaire 63
« Monsieur Habib n’a AUCUNE crédibilité en cette matière. C’est un prof a l’université qui viens d’avoir un congé payer de 13 semaines. Pourquoi pensez-vous que les profs de CEGEP et d’université supporte les “zétudiants”? Moi aussi je les supporterais si ça me donnais un congé payer. »

Tu démontres que tu as la même mentalité que les gens qui supportent la hausse, la mentalité des ministres libéraux: On s’en fout du moment que ça me touche pas…

J’ai 78 ans et j’approuve que notre élite de demain se lève debout et se tienne debout. C’est leur monde futur qu’ils défendent face à un PM imbue de lui-même. ILs sont là pour façonner un monde nouveau et ça commence justement par dénoncer les abus financiers et problèmes politiques de toutes sortes. Ils pensent aussi à la génération qui les suit ce qui n’est pas du tout le cas de nos dirigeants actuels. M. Charest vous auriez dû les écouter au lieu de les « baffouer » Nous n’en serions pas rendus là.

@Fred payette

Je paries toutes mes possessions que si les élèves qui votent pour le gel et/ou la gratuité n’étaient pas aux études en ce moment (si ils auraient déja leur diplôme en poche), ils s’en contre-fouteraient éperdumment de ce vous pensez d’eux!

Au sujet des différentes CLASSEs étudiantes et leur importance dans une société équilibrée:

J’ai toujours cru que:
1- Les étudiant(e)s en sciences pures et appliquées construisaient la Société,
2- Les étudiant(e)s en sciences de la santé maintenaient le niveau de vie de la Société,
3- Les étudiants en sciences sociales facilitaient l’évolution de la Société.

Maintenant je crois en plus que:
4- Les envieux, jaloux, peureux, chialeux et autres frustrés souhaitent la perte de la Société civilisée… pour la remplacer par quelque chose qui ressemble à JJCharest ($$$, corruption, copinage)

Vos propos en ce sens, journaliers et répétitifs, en sont une preuve flagrante. C’est certain que voir des jeunes qui ont des rêves et des ambitions collectives, c’est dur dur dur sur votre rhétorique partisane.

Merci M Habib pour votre témoignage,
Merci aux étudiants de vous impliquer
Mais,SVP faites le sans vous blesser!!!

Lange, 57 ans et père de 4 enfants dans des domaines différents

Merci Catherine Douesnard. Vous traduisez exactement ma pensée …

« Mais je suis contre la hausse des frais de scolarité dans le contexte actuel de corruption et de gaspillage au gouvernement. Et je le suis dans l’intérêt de la société dans laquelle je vis. »

Pierre Reid devrait avoir le devoir de renoncer a sa prime de départ comme recteur et sa pension et de la versée dans un fonds d’étude. On devrait abolir les pensions simultanée que les personnes comme Lucien bouchard recoivent. Ce sont eux les enfants gâté qui profite du système Ils démontrerait une responsabilité sociale et on en serait pas encore à demander a des jeunes d’en fournir encore plus.

Je suis très impressionnée par la lettre de ce professeur de cinéma. Ça me rassure de lire la pensée d’une personne avec autant d’aplomb. Deux bonnes nouvelles aujourd’hui, en ce qui me concerne.1er cette lettre de ce professeur.2ieme l’interview de M.Robert Michaud à RDI concernant le carré blanc.

Très bonne répartie.
Une réponse lumineuse qui contraste incroyablement avec le niveau pathétique des déclarations du parti libérale.
à lire que vous soyez pour ou contre la hausse.

Je me demande combien de temps il faudra pour que la masse réalise que ce débat est beaucoup global et qu’il a dépassé celui de la hausse pour les frais scolaires.

Un Gouvernement doit gouverner par l’exemple.
Il doit être représentatif.
Transparent.

maintenant, parlez nous du plan Nord, des gaz de Schiste, du nucléaire, des coupures, du manque de vision lorsque l’exploitation de nos ressources est en jeux, des enveloppes brunes, de L’UPAQ, des promesses non tenues, des financements électoraux illégaux, de l’arrogance………..
La liste est encore longue.
Avez-vous déjà, de votre vivant au Québec, vu un parti aussi corrompu et irresponsable? Un parti engagé à dilapider notre patrimoine? Un parti insensible aux souffrances de son peuple?
Moi, jamais!!!

Il faut réclamer une meilleure représentation des partis. Le système est biaisé et ne sert que les gros partis déjà corrompu et vulnérables aux lobbys.
Il faut une plus grande transparence des finances publiques.
Les politiciens doivent s’engager à livrer la marchandise ou se faire montrer la porte rapidement. Sinon: On vit dans une démocratie qui dure un jour à tous les quatre ans!
Il faut nous réapproprier nos richesses!
Hydro Québec est un fleuron mondial.
Continuons à développer notre expertise et notre fierté dans ce sens.
Soyons créatifs et à l’écoute.
Montrons la porte au gouvernement Charest et à tous les autres qui voudront l’imiter!!!!

Bravo à P. Cyr et à Catherine Douesnard. Tout comme vous, je crois qu’il est bon de ne pas uniquement penser à ses propres intérêts, de ne pas regarder seulement son petit nombril. Il s’agit de choix de société. Arrêtons de toujours calculer par rapport à soi. Surtout pour les chanceux qui ont des moyens. Vive les grévistes, nous sommes avec vous!

@Jean-François Trottier

Vrai qu’il est inquiétant d’entendre que certains domaines d’études ne sont pas rentables. Vous même qui êtes dans le domaine informatique l’avez sûrement constaté: sans les créateurs, il n’y aurait pas grand chose à programmer, ni à tester. Une entreprise de jeux vidéo (par exemple) est l’exemple parfait de ce que je voulais illustrer: elle diversifie l’économie et dépend des ressources humaines « inutiles » que nous formons.

D’autant plus que durant une crise économique, cette industrie continue de fonctionner. Ce n’est pas le prix d’un métal qui l’affecte.

Mais le problème est plus profond: il se trouve dans l’éducation elle-même. Auparavant, on faisait encore de la recherche fondamentale. Même dans les domaines tels que la biologie, on élimine progressivement les fonctions de compréhension à la faveur d’une « technicisation » des formations.

Le résultat est que notre société est de plus en plus à la merci des innovations qui proviennent d’ailleurs et que nous devenons un comptoir en matière économique.

Cela est dangereux, parce quand l’usine ferme ou quitte, nous n’avons plus les moyens de s’ajuster.

Le budget annuel du gouvernement du Québec atteint, de mémoire, plus de 60 milliards (selon la comptabilité utilisée). La hausse ne rapportera au gouvernement que des sommes négligeables, si on la compare aux coûts appréhendés d’une baisse du nombre de diplômés.

Cela me fait penser à la mise à la retraite des infirmières. Des gains immédiats pour le fonds consolidé du gouvernement, mais des coûts salés par la suite. Toutefois, à l’époque, il fallait protéger notre côte de crédit (le service de la dette allait coûter, lui aussi, très cher). Cette contrainte n’est pas là aujourd’hui.

C’est comme économiser sur le chauffage l’hiver, pour ensuite payer pour la plomberie qui a éclaté suite au gel. Cela n’a pas de sens.

M.Habib, je suis père d’une étudiante, en accord avec chaque mot de votre lettre envoyé a M.Reid. Les étudiants ont besoin de ce genre d’appuis, ils ont besoin de quelqu’un comme vous qui se lève pour mettre a leurs place les dénigreurs de notre belle jeunesse Bravo.

Bravo aussi a vous M. Lisée pour la publication de cette lettre. Bravo et Merci

@Élyse Arcand
J’ai cherché votre adresse de courriel pour pouvoir échanger de vive voix, mais non, vous êtes anonyme.

Comme plusieurs vous confondez le débat des frais de scolarité et celui qui se règle démocratiquement par élection secrète au 4-5 ansm celui des gouvernement non-aimés ….vous savez?

Si vous avez l’âge de la majorité, vous contribuerez à changer le monde aux élections.
Dans un an, tout au plus, aux urnes citoyenne!
D’ici là en classe!

Ben à ordures, vous savez bien vous nommer… et vos propos n’ont de valeur que celle que vous transportez. Que savez-vous des congés de vos professeurs ?

Manifestement, vous véhiculez n’importe quoi. Et ça sent mauvais.

Comme la photo de ce billet est banale. Je préfère de loin la sagesse de Léon Tolstoy:

« Tout le monde pense à changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même »

« Everyone thinks of changing the world, but no one thinks of changing himself »

Et puis j’ai quand même une note de passage d’orthographe de 90% non ? Ah c’est vrai que même 10% (comme le 12% de la facture que les élèves paient) c’est un outrage selon plusieurs organisations..En conclusion je suis d’accord que tout est mal géré du côté du gouvernement, par contre la plupart de vos arguments sont étirés à l’extrême (accessibilité perdue pour 1$ par jour ? come ooooon) et la plupart des représentants d’association ont une attitude fendante qui n’aide pas vraiment à la sympathie du public

Je confirme qu’effectivement le monde vous regarde. Nous avons tous une problématique sociale,économique et éducative qui dévore nos actualités respectives. Mais je trouve plus que précieux l’analyse et le temps que vous prenez pour donner témoignage dans des temps où l’invective est plus facile et la citation des plus gratuite. L’effort est grand et ces jeunes ne doivent être moralement condamnés par ceux qui ne voient que la facilité d’une prise de position politique. Il faut dépasser cette vision pour cheminer, proposer et s’ouvrir sur une société plus ouverte et constructive. La symbolique est forte et les choix loin de toute innocence y compris chez ceux qui se cachent derrière la facile et simple réprobation.

De grâce, que les adultes se lèvent! Cela fait 40 ans que les québécois veulent tout avoir sans avoir à en payer les frais et les jeunes qui sont dans la rue actuellement sont dans cette mouvance.Ils sont les dignes fils de la génération de mai 68.Car, il ne faut oublier qu’après avoir tenu un discours révolutionnaire, les jeunes de 68 sont finalement rentrés sur le marché du travail et ils se sont créés des jobs dans la plus pure logique capitaliste-bourgeoise. C’est ce qui nous attends avec cette génération-ci.

@ honorable
Comme toujours, vous dites n’importe quoi.
Je trouve, au contraire, que cette photo est très actuelle, très parlante de la situation. C’est un excellent choix de l’Actualité, bravo, et bravo aussi au photographe qui a su la capter au moment
opportun. La jeune fille à vélo, vue de dos, qui roule vers l’avenir… c’est ça qui est ça… point à la ligne. Laissez faire Tolstoï, et arrêtez de vous regarder le nombril. Vous êtes dépassé par les évènements, lâchez votre ordinateur et essayez de comprendre un peu ce qui se passe.

Bien regarder la réalité en face, m.Habib, voilà tout un défi. Vous dites que le corps enseignant appuie les mouvements étudiants. Soit. Le problème, voyez-vous, c’est que nous avons une dette de 220 milliars de dolars et dans l’expression de votre grande sagesse d’universitaire, je ne vois pas l’ombre d’une bonne idée pour diminuer cette dette. C’est vrai que pour vous,les enseignants, l’argent n’est pas tout ce qui compte. Soit. Financer donc cette hausse voulue par le gouvernement à même votre enveloppe budgétaire. Moi, je ne veux rien payer de plus.

Chronologie de la « créativité » et de l' »inventivité » étudiante tant vantée par M. Habib:

http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/11/01-4524238-chronologie-des-coups-declat-etudiants.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_hotTopics_sujets-a-la-une_1664122_accueil_POS1

Notez que la quasi totalité de ces coups d’éclats sont des actes illégaux.

Facile d’avoir l’air « inventif » et « créatif » quand on patauge dans l’illégal.

Je suis professeur aussi et j’approuve à 100% les propos de M.Habib qui vois très clair dans ce conflit….

Je suis professeur aussi et je trouve les propos de M. Habib d’un simplisme inouï.

Un prof qui est contre la hausse est un prof qui devrait accepter de se faire amputer 20% de son salaire pour dénouer la crise.

Il est facile de dépenser l’argent des autres…..

@ honorable

Les propos de M. Habib ne sont pas simplistes mais simples face à une situation simple dans laquelle le gouvernement investit pour la rendre très complexe à des fins électorales, ce que vous supportez par vos écrits.

@honorable
« Simplisme inouï », un qualificatif qui vous va très bien. Professeur de quoi au juste? Je n’aimerais pas être un de vos élèves car le dénigrement dont vous faite preuve ne favorise aucunement l’ouverture d’esprit, ce que tout bon professeur devrait encourager. Comme j’enseigne à mes enfants, le pire ennemi de l’être humain, c’est le dogmatisme. Malheureusement, celui ci se trouve dans toutes les sphères de notre société (et pas seulement la nôtre), et dans ce cas ci, il est autant d’un côté que de l’autre, mais l’ouverture d’esprit ne semble se retrouver que d’un côté, et ce n’est pas celui du gouvernement et de ceux qui tombent dans leur propagande. Une chose que je déteste avant tout, c’est de me faire dire que si j’ai une sympathie pour une cause, comme par exemple celle dont il est question ici, que je suis aussi pourri que les plus pourris des éléments inclus de près ou de loin dans cette cause. Mais je me console en me disant que j’aime mieux cet amalgame que celui où je serais associé a ceux qui tombent dans la pensée pré mâchée qui nous est servie par le gouvernement. De deux maux, il faut choisir le moindre.
Ça me fait vraiment penser à 1984 de Georges Orwell…

Moi, je veux payer plus! Tout comme les jeunes qui réussiront leurs études universitaires paieront (déjà plus que leur part). N’ayez crainte, la limite de crédit du Québec étant bientôt atteinte, nous allons tous payer. La question est comment. Est-ce aux jeunes sur les bancs d’école ou aux diplômés et gros salariés? Je préfère la deuxième option. Surtout en tant que diplômé qui a eu la chance de profiter de coûts universitaires abordables.

@honorable

Il faut arrêté de blâmer tous les étudiants pour les acts des casseurs (qu’ils soient étudiants ou pas).

Les acts de vandalismes et le mépris du gouvernement sont tous deux inaceptables à mons avis.

Pierre Reid a d’autes valeurs que les miennes. Il n’est pas pour la répartition de la richesse.

Je crois fermemant que le PLQ est nuisible pour la société québécoise pour plusieurs raisons.

À titre d’info.
Je suis étudiant et en grève. Je suis personnellement contre la grève et contre la hausse. Malgré ce moyen de pression (la grève), je suis content que cela interpele l’électorat.

J’étudie dans le domaine du génie et je suis un premier de classe. Je suis performant, assoiffé de connaissances et déterminé. Vous le savez, l’ingénierie est un domaine payant, cela ne m’empêchera pas de vouloir répartir ma richesse.

Je partage presque en totalité les propos de M. Habib.

Honorable, vous avez une idée très fermée ce qui nuis à votre compréhension du problème. Vous mélangez les disciplines, les étudiants et les casseurs.

Désolé pour mon francais, ce n’est pas ma force. La physique et les mathématiques sont mon terrain de jeux.

@Bababaa: si vous êtes contre le boycott, alors exigez de retourner en classe. Personne n’a le droit de vous empêcher de retourner en classe.

J’écoutais les propos dde ceux qui ont pondu le carré blanc et à leur place, je serais très inquiet pour leurs enfants. Il me semble qu’ils sont de la génération passe-partout ou l’on enseignait aux enfants que les policiers étaient leurs amis et que les autobus jaunes leurs procuraient une réelle sécurité.
De fait, dites à vos jeunes qu’ils ont le droit de manifester; mais lorsque la police anti-émeute se pointe le bout du nez, partez sur-le-champs. Cette police n’a pas été créée pour jouer à la nounourse avec les tis-amis. Encore une fois, ou sont les adultes!

A propos des prof. Dans la semaine du 15 avril, une prof de philo. annonce dans les médias sociaux qu’elle commettrait un acte de désobéissance extrême. Cela se passe au CEGEP de LImoilou. Finalement, les médias se sont déchainés et l’enseigante avoue avoir perdu le contrôle de la situation. S’en est suivi l’arrestation d’un grand nombre de manifestants et le mea culpa de l’instigatrice. À noter dans son méa culpa: » Je pleurais parce que j’ai déclenché quelque chose d’insoupÇonné, je n’ai jamais vu autant d’irréalisme et d’irrationnalité dans notre société pour quelque chose lancé sur Facebook ».
Je ne comprends pas comment on peut être enseigant de philo. et ne pas avoir de cette faculté qui sait ce qui risque d’arriver si je dis ou fait quelque chose. Expliquez-moi S.V.P.

À tous ceux qui disent d’appuyer les étudiants et de favoriser l’accès aux études. De fait, je suis pour la gratuité scolaire. Mais, en avons-nous les moyens? Non si je regarde notre dette publique. Mais bien sûr, il y a la corruption et les avantages consents aux travailleurs? Soyons sérieux. Il ya un temps pour chasser le délinquant et un temps pour payer la facture.

@ honorable

« Facile d’avoir l’air “inventif” et “créatif” quand on patauge dans l’illégal. »

Qu’attendez-vous pour dénoncer les casseurs professionnels qui ne sont pas étudiants?

Alors qu’attendez-vous pour dénoncer les policiers qui agissent illégalement en étant provocateurs casseurs. Qu’attendez-vous pour dénoncer les corps policier qui tirent des balles de plastique dans la foule, balles qui souvent blessent gravement et à plusieurs occasion létales?
.
.

PS Facile d’avoir l’air honnête et rigoureux quand on supporte l’illégal.

Je me souviens de deux leitmotiv de mai 68: 1. à bas l’autoritarisme , la gouvernance: nous sommes capables par nous-mêmes de nous définir et de décider; 2. l’avenir est bouché, les vieux occupent l’espace et nous n’aurons pas de jobs à la fin de nos études. Que c’était beau de voir cette jeunesse remettre en question le fonctionnement de la société: c’ètait révolutionnaire. Mais qu’a fait cette si belle jeunesse au lendemain de mai 68? Ils ont envahi le marché du travail, créé des jobs sur mesure (avec les avantages bien sûr) et crée le monde actuel (en partie du moins). Que pouvons-nous espérer de notre jeunesse actuelle? Qu’elle fasse la même chose à savoir se créer un monde le plus confortable possible sans avoir à en payer le prix: après tout, cela a fonctionné pour leurs parents ou grands-parents. Personne ne veut payer la facture: c’était vrai hier,; c’est vrai aujourd’hui et ce sera probablement vrai demain.

L’alma mater de M. Lisée fait donc des vagues. La réponse à mon commentaire # 113 se précise. Je demandais:” j’ai hâte de connaitre la formation des casseurs du métro ce matin.” La réponse qui s’esquisse semble être: sociologie UQAM, sociologie UQAM, sexologie UQAM et à connaitre.

Des accusations en vertu des dispositions antiterroristes sont portées contre Roxanne Belisle (23 ans), Vanessa L’Écuyer (22 ans), étudiante en sexologie et employée de l’UQAM, François-Vivier Gagnon (22 ans), étudiant au baccalauréat en sociologie à l’UQAM, et Geneviève Vaillancourt (25 ans) secrétaire aux affaires externes et internes de l’Association des étudiants en sociologie de l’UQAM. En janvier, elle s’est fait élire sur le comité «maintien et élargissement de la grève» de la CLASSE, dont fait partie son association.

J’attends avec impatience de connaitre la formation de Roxanne Belisle. Peu de gens penchent vers sciences, génie ou médecine à McGill. C’est sans doute parce que l’élite de demain n’étudie pas là…

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201205/11/01-4524595-paralysie-du-metro-les-suspects-se-livrent-a-la-police.php?

http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/10/01-4524218-fumigenes-des-etudiants-dans-le-collimateur.php

Lu sur une pancarte dans une manif : « Si y’avait pas d’pelleteux d’nuages, y mouillerait tout le temps. »

— Bonne journée !-)

L’hypothèse du gel ou de la réduction des droits de scolarité serait bien plus défendable si elle n’était pas défendue par des étudiants si peu intéresser par les études qu’ils sont prêts à les boycotter pendant des mois.

Comment distinguer les 75 % des étudiants qui veulent étudier des 25 % qui veulent boycotter? Ce courriel d’un professeur d’une université montréalaise nous donne un bon indice:

“Something that never gets talked about, probably because it might not be ‘appropriate,’ but which anyone who has taught at the undergraduate level can relate to, is that a good chunk – let’s say 25 per cent to be conservative – of undergraduates have no clue what they’re doing there and are even less interested.
“They constitute a major drag because one can’t push a class too hard given you’d lose those guys. So, many talented and motivated students do not benefit as much as they should. I suppose some people might find this elitist, but we are talking about universities, are we not?”

Vous croyez que le 25 % dont parle le courriel s’intéresse à la qualité et à l’excellence de l’éducation reçue, et serait donc réceptif à l’idée d’une hausse des frais de scolarité afin d’augmenter cette qualité et excellence? Non bien sûr. Ils préféreront boycotter…

http://www.montrealgazette.com/news/Henry+Aubin+Fiscal+review+crucial/6609496/story.html#ixzz1uhQBXloJ

Nos jeunes sonts plus informés et conscients de notre réalité que la majorité, ils savent que le Quebec a une grosse dette, mais aussi ,ils savent que le plus gros de cet argent n’a pas été depensé dans les services, qu’il est parti dans les poches de quelques uns (LE UN POUR CENT), et que la dette on la refile au 99%. Pour avoir une idée du procesus initié avec la hausse des frais de scolarité (qui sera suivi d’un ticket modérateur dans la santé,diminution de la taille de l’état et des services,etc)vous pouvez lire LA STRATEGIE DU CHOC de NAOMI KLEIN, vous verrez que ce qui se passe, a été déjà fait au CHili, Argentine, se fait présentement en Espagne, Grece,etc. C’est vers cela qu’on s’en va ,et nos jeunes LE SAVENT.

@ plastirac

Les étudiants universitaires ont en moyenne probablement 21 ans. Vu qu’ils sont issus de parents ayant plus de 45 ans, mettons que passe partout qui s’adressait aux jeunes de 4 à 5 ans émission qui a débuté en 1977 n’a pas eu beaucoup d’influence sur eux. Ceux qui avaient 5 ans en 1980 en ont 37 aujourd’hui et ont plutôt des enfants de 8 à 14 ans maintenant et c’est sûrement moins. Donc très peu parents des d’étudiants actuels ont été influencés par passe partout.

« De fait, je suis pour la gratuité scolaire. Mais, en avons-nous les moyens? Non si je regarde notre dette publique.”

Oui nous en avons les moyens et même grandement les moyens. Et si vous me dites non, alors, nous n’avons pas le moyen de nous payer un cinéma maison, le moyen d’aller manger au restaurant, de se payer un voyage dans le sud ou au Canada, de rénover la maison, de changer de char, d’acheter de la bouffe toute préparée, d’acheter de la bière ou du vin, parce que tout cela est moins important que de payer les études aux jeunes de notre société.

C’est une question de choix. Une caisse de bière une bouteille de vin, ou les études.

Pour ce qui est de la dette c’est exactement la même chose. La capacité de payer la dette ne dépend pas du PIB ou de tous les baliverne que l’on nous sert, mais bien de notre capacité de payer, soit payer une caisse de bière ou la dette ou ne pas s’endetter. Tout cela passe avant le cinéma maison et le char.

Faisons notre choix, la caisse ou les études. Les gens qui ont 75 ans et plus ont choisis les études.

Les jeunes qui font la grève semblent choisir comme leurs grands ou arrières grands parents, c’est-à-dire les études.

@ honorable,

Vous me semblez grandement plus intéressé par trois ou quatre étudiants casseurs pour faire des potins qu’aux études des jeunes.

Vous avez probablement choisi votre camp, nous exposer la casse plutôt que de favoriser les études.

Je ne sais pas pourquoi, mais je me rappelle à la minute ces trois commères du village assise sur le perron de Mme Michelle, trois grenouilles de bénitier très conservatrices, commérant sur les passants qui veulent du changement pour dynamiser leur village.

Il y a tant de belles idées, tant de ferveur, tant de conviction dans tous ces propos. Comme enseignante pendant 20 ans, mon coeur saigne de savoir toute cette belle et forte énergie gaspillée dans d’éternelles marches et contestations. Quand on demande des droits, il va sans dire que celà implique RESPONSABILITÉ. Les études gratuites? Il n’y en a null part. Ce sont les contribuables qui assument. Trouvez-vous vraiment qu’au Québec, on ne paye pas assez d’impôts? Ayant écouté les 2 sons de cloches, je vois de part et d’autre de la mauvaise volonté et des demi-vérités. Pardonnez-moi, mais je ne sues pas encore convincue du bien fond de ces émeutes. Je sais que ces props ne seront pas bienvenus, mais il est de mon devoir d’exprimer des doutes. Réfléchissez et passez one belle soirée.

Je pense en effet que les plus chanceux dont je fais partie peuvent payer plus d’impôts. Et si le gouvernement pouvait combattre la corruption et le gaspillage aussi bien qu’il combat les étudiants, le Québec pourrait en effet même se permettre la gratuité. Je pense toutefois que le gel des frais est raisonnable. Le montant demandé à l’étudiant est énorme pour lui, mais relativement petit pour la société. Faites le calcul. Même certains journalistes économiques habituellement plus à droite ont eu l’honnêté de l’écrire.

Nous avons d’ailleurs pour notre part eu la chance de peu payer pour nos études universitaires. Il est normal de nous demander un effort de plus. Les étudiants paieront de toute façon plus que leur part dans les prochaines années. Pourquoi les endetter dès le départ au lieu d’attendre qu’ils soient diplômés et sur le marché du travail?

Monsieur Reid,

C’est avec intérêt que j’ai lue votre lettre. Vous défendez « l’intelligence » de vos élèves et c’est tout en leur honneur. Il me semble cependant que vous avez omis de dire que les nombreux étudiants en médecine, médecine dentaire, diverses spécialités, et tant d’autres, non seulement n’ont pas souscrit à la démarche des « rouges », mais nombre d’entre eux sont « POUR » la hausse des frais de scolarité.
Suggéreriez-vous que ces étudiants soient moins intelligents que les vôtres?

André DAVID, Laval

Les plus populaires