Chantal Hébert : un référendum sur le référendum

Depuis dimanche, le Québec est, à toutes fins pratiques, plongé dans un référendum sur le référendum. À quel parti profitera ce détournement de campagne ? La réponse est moins évidente qu’il n’y paraît, dit Chantal Hébert.

PolitiqueCeux qui craignaient que la question de la tenue, par le Parti québécois, d’un référendum sur l’avenir du Québec dans l’horizon d’un prochain mandat soit escamotée pendant la campagne électorale doivent être rassurés.

La principale manifestation de l’effet Péladeau aura été de mettre le sujet au premier plan du débat électoral.

Depuis dimanche, le Québec est, à toutes fins pratiques, plongé dans un référendum sur le référendum.

À qui profitera ce détournement de campagne ? La réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.

Avantage PQ ?

Oui, une forte majorité de Québécois voient d’un mauvais œil la reprise des hostilités référendaires. Depuis 1995, l’idée a eu un effet repoussoir sur l’électorat.

Mais cette cohorte est loin d’être composée exclusivement de fédéralistes purs et durs. Ses rangs sont gonflés par des partisans de la souveraineté qui veulent éviter un référendum parce qu’ils sont convaincus que le Oui va perdre.

Bien des électeurs ne veulent pas que le prochain gouvernement s’investisse dans une partie perdue d’avance.

L’arrivée dans l’arène de Pierre Karl Péladeau est susceptible de rassurer un certain nombre de ces souverainistes inquiets/découragés et de les rendre plus amènes à l’idée d’un troisième référendum et d’un vote pour le PQ le 7 avril.

D’autre part, à l’heure où la participation électorale est en déclin, la terre (ou, à tout au moins, la victoire) appartient souvent au parti qui réussit le mieux à mobiliser son électorat.

L’ajout de PKP à l’équipe Marois est susceptible d’avoir un tel effet sur le vote du PQ dans les régions où la CAQ a raflé des sièges ou fait la différence entre un siège PQ ou PLQ en 2012.

La frange progressiste du Parti québécois ne se reconnaît peut-être pas dans le candidat-vedette de Mme Marois, mais les nationalistes qui ont voté pour la CAQ et qui sont généralement conservateurs ne devraient pas avoir trop de difficulté à s’identifier à PKP.

Avantage PLQ ?

Il y a de bonnes raisons pour lesquelles le PQ fait habituellement des détours pour ne pas placer son projet référendaire au centre de ses argumentaires électoraux.

Même en pleine crise constitutionnelle en 1994, au terme d’un second mandat libéral ponctué par l’échec de Meech, la crise d’Oka, la maladie de Robert Bourassa et une économie en mauvais état, Jacques Parizeau avait battu seulement de peine et de misère le PLQ de Daniel Johnson dans le vote populaire.

À l’époque, l’engagement de M. Parizeau de tenir un référendum sur la souveraineté pendant la première année de son mandat avait contribué à ralentir l’élan électoral que la tendance à l’alternance aurait dû donner au PQ.

En accréditant la thèse d’un référendum au cours du prochain mandat, l’arrivée dans le portrait de la campagne en cours de PKP vient consolider l’argumentaire du PLQ et de Philippe Couillard à ce sujet. Elle est susceptible de faciliter la mobilisation de l’électorat fédéraliste derrière le PLQ.

Avantage Québec solidaire ?

Le parti de gauche de Françoise David pourrait constituer une valeur-refuge pour souverainistes progressistes incapables de se boucher le nez pour voter pour un PQ qui met PKP en vedette.

Mais dans la foulée du recentrage du Parti québécois vers la droite, on peut se demander si les électeurs progressistes qui allaient quitter la formation de Mme Marois pour ce genre de raisons n’étaient pas nombreux à l’avoir déjà fait.

Dans la mesure où la souveraineté s’installe au centre du radar électoral, Québec solidaire risque de se faire prendre au piège de la polarisation entre souverainistes et fédéralistes.

L’appui à QS à l’extérieur de Montréal est trop diffus pour qu’on puisse déceler une tendance — tout au moins jusqu’à ce qu’elle soit trop lourde pour passer inaperçue.

Désavantage Coalition Avenir Québec ?

Sous toutes ses coutures, l’effet Péladeau n’augure rien de bon pour la CAQ, à qui le clivage sur l’avenir politique du Québec ne réserve jamais autre chose que de mauvaises surprises.

Il est plus facile d’identifier le parti de François Legault comme le perdant probable de l’entrée en scène de PKP que de quantifier à l’avance les profits et les pertes qu’elle réserve aux trois autres formations.

* * *

À propos de Chantal Hébert

Chantal Hébert est chroniqueuse politique au Toronto Star depuis 1999. Elle signe également une chronique dans le magazine L’actualité et commente la politique à la radio (C’est pas trop tôt sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première) et à la télévision (Les coulisses du pouvoir à RDI / ICI Radio-Canada Télé et At Issue à CBC). On peut la suivre sur Twitter : @ChantalHbert.

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Analyse de qualité, Mme. Hébert, C’est mon opinion et tout le monde a droit à MON opinion (sourire)

Pour ma part, je crois que nous sommes loin, très loin de la tenue d’un référendum. Je ne doute pas des capacités intellectuelles de M. Péladeau pour évaluer, tout comme Vous, la situation actuelle. Stratégiquement, il devait, selon moi, insister sur son engagement souverainiste pour faire passer une pilule un peu rugueuse, venant du monde des finances .

Comprenez-moi bien, je ne doute pas de sa sincérité souverainiste, mais pour devenir sympathique au plus grand nombre, il peut y avoir des chemins parsemés d’embûche. BIEN SÛR, que les médias de tout acabit vont vampiriser le sujet à leur profit. Faut vendre, n’est-ce pas? C’est ok…

Les ÉPOUVANTAILS aussi vont continuer à essayer de prédire des apocalypses; La voie qui semble la plus façile doit attirer toujours les plus petits (restons polis)…

Je continue d’espérer que les citoyens sont rendu ailleurs, s’informent et évolus

Depuis dimanche, j’écoute et je lis concernant la venue de ce messie si proverbial aux yeux de Madame Marois au point où elle traîne son trophée avec elle pour faire le plein d’appuis. Mais ceci est un couteau à double tranchant, puisque le discours de PKP ressemble plus à celui d’un chef de parti qu’à un simple candidat qui souhaite faire le saut en politique après une carrière prospère. Madame Marois se voit dans l’obligation de parler souveraineté et référendum puisque PKP si élu, n’attendra pas les calendes grecques pour bouger, lu quelque part que la date est déjà retenue en 2015. L’avenir nous dira si cela avantagera plus le PLQ au détriment du PQ. Car là aussi, on n’a pas entendu les Lisée, Drainville et cie, on laisse toute la glace au dauphin de Madame Marois.

« Cent thalers réels ne contiennent rien de plus que cent thalers possibles. (…) Mais je suis plus riche avec cent thalers réels qu’avec leur simple concept » — Emmanuel Kant (Critique de la raison pure)

En d’autres termes, mesdames et messieurs faites vos jeux, la roue tourne, rien ne va plus et vous saurez exactement comment les jeux se sont faits seulement le 7 avril.

Mes avis que dans l’entre deux, il devrait y en voir quelques-uns qui pourraient s’énerver. Lorsque la mauvaise foi pourrait alors régner en seigneur et maître.

Je suis pris cependant d’une petite crise existentielle : Et si le prochain gouvernement n’était pas majoritaire ? Et si Péladeau mordait la poussière à Saint-Jérôme ? Et si Couillard se mordait les doigts de s’être présenté à Saint-Félicien ? Et si Legault en mangeait toute une à L’Assomption ? Et si en prime il y avait le 7 avril une grosse tempête de neige ou mieux une simple une tempête de verglas ou mieux encore un mélange de tout ?

Alors si le ciel c’est Dieu on pourrait dire alors que vox populi est bel et bien vox dei. Et que dans ce cas, y’en aura pas de facile et qu’en bout de course tout risquerait bien d’être comme toujours à recommencer.

— Cette dernière référence — comme tous les lecteurs de ce blogue l’auront bien évidemment deviné -, est une allusion directe à Sisyphe ce héros malheureux de la mythologie grecque.

Votre analyse me laisse assez froid.
Il est encore bien tôt pour prévoir les retombées d’un tel évènement.
Tous ceux qui ne l’attendaient pas sont encore sous le choc de la surprise.
Quels sont ceux qui l’avaient prévu ? Combien sont-ils ?
Sous l’effet de choc, peu de gens sont rationnels. Ils sont imprévisibles. Alors essayer de cerner la situation et d’en faire une analyse conventionnelle est passablement hasardeux.
On ne peut à ce stade-ci que faire des constats.
1- C’est tout un coup d’éclat qui nous a été présenté. Le Canada tout entier est en mode panique. C’est tout juste si je ne sens pas l’odeur du diesel des autocars de l’amour aux frontières du Québec. Les insignifiants ont déjà commencé à nous servir les plats réchauffés à la sauce des rocheuses ou à la nouvelle vinaigrette des Nordiques. Les opposants du PQ: QS, la CAQ et le PLQ se sont trouvés tout à coup, instantanément et pour cause une cible commune. Mais ils sont tous comme le reste des Québécois, comme des poules sans tête qui se garrochent d’un bord et de l’autre.
2- Les péquistes et les séparatistes de tout acabit ne savent pas trop s’ils doivent applaudir ou vomir. Plusieurs sont encore à faire l’un ou l’autre, l’un et l’autre à tour de rôle ne sachant pas encore s’il faut en rire ou en pleurer.
3- Attendons donc une dizaine de jours au total, alors que les plus forts, les plus rationnels, les vrais leaders choisiront et consolideront leurs positions entraînant avec eux leurs adeptes. Les insignifiants eux resteront insignifiants et continueront à brandir leurs épouvantails.

Et alors, alors seulement on pourra risquer analyser l’effet PKP et faire ressortir des tendances tout de même fortement teintées par ses croyances et ses préférences.
Attendez encore un peu avant d’essayer d’influencer le vote ou présentez-vous donc dans la mêlée, il n’est pas trop tard !

Sage propos, Sir. C’est lorsque la poussière retombe … Je vous épargne le reste ( 🙂

Avis aux intéressés: la grosse possibilité (et rumeur que plusieurs tiennent de « sources sûres »…!) pour l’instant est que si le PQ est majoritaire, le prochain référendum se tiendra le 22 juin 2015 soit exactement 25 ans après la célèbre déclaration de Robert Bourassa.

Donc, si vous voulez d’un référendum sur l’indépendance qui divisera le Québec et entraînera des « perturbations économiques » majeures (dixit Pauline Marois…) et une perte incroyable d’argent et d’énergie, votez PQ.

Sinon, votez stratégique, soit pour le Parti Libéral du Québec!

@ odettebernier,

L’argument qui est ici présenté par François 1, repose entre autre sur un texte écrit hier par Joanne Marcotte sur son blogue, dont vous pourrez lire l’intégralité du texte à l’adresse suivante :
http://jomarcotte.wordpress.com/2014/03/11/prochain-referendum-22-juin-2015/

— Extrait : « Hier soir, je reçois un courriel d’un proche d’un très très proche du Parti québécois. La date du référendum aurait déjà été fixée et encerclée au calendrier. Le 22 juin 2015. »

Je vous laisse le soin d’apprécier s’il y a un fonds de vérité ou bien pas.

Ouin ! Joanne Marcotte, Éric Duhaime…le bonhomme carnaval, le capitaine Bonhomme ?
Faites votre choix.
Moi je prends le capitaine Bonhomme.
Il est plus crédible. Ben je sais toujours qu’il raconte des histoires !
Ouin ben enfin de compte, à bien y penser, les deux premiers aussi.
Oui, mais le capitaine Bonhomme est souvent plus drôle !
Bon point.
Je reste avec le capiatine Bonhomme ! 🙂

Exact. J’avais oublié de citer ma source contrairement à mes habitudes.

Merci de l’avoir précisé.

Toujours d’une grande clarté et d’une grande clairvoyance, les analyses de Chantal Hébert. En plus, j’apprécie grandement son professionnalisme qui fait que ses propres préférences politiques ne sont jamais mises de l’avant.

À Sir Decelles,
Qui sont VOS « insignifiants et poules sans tête? Et pourquoi affubler d’un tel qualificatif méprisant ceux et celles qui ne sont pas parmi VOS plus forts VOS rationnels, VOS leaders?
Madame Hébert pense à voix haute comme vous. Elle analyse comme vous. Et je n’y vois aucune stratégie pour INFLUENCER les votes.
Mais quand vous commentez comme elle, vous analysez comme elle, vous exprimez comme elle votre vision de la campagne, vous le faites de façon irrévérencieuse et irrespectueuse envers certains de vos concitoyens.
Il n’est absolument pas nécessaire de qualifier les gens. Vous montrez de cette façon que votre « intelligence » n’est pas au service d’une cause mais bien au service d’une « caste » de la société, ceux que vous qualifiez de « forts, rationnels, leaders ». Après tout, peut-être bien que ces gens forts, rationnels, leaders ne sont pas ceux que vous pensez!!!
Il reste encore beaucoup de temps avant les élections et toute analyse, d’autant qu’elle soit honnête, doit nous aider dans notre choix d’un Parti.
Tous les Partis, en ce qui me concerne, ont quelque chose d’intéressant à apporter. J’ai hâte qu’on cesse de mettre de l’avant les personnes et qu’on parle des programmes qui sont les vrais enjeux d’un élection pour une Société.

Oupsss, Vous soulevez un point important, sisimple ! : Dixit: « façon irrévérencieuse et irrespectueuse » sic. Pas façile de d’argumenter sans « montée de lait »… Tant que ce n’est pas à répétion, on peut sourire, s’amender et continuer à échanger, je pense. Tout le monde y gagne. En mathématique, ils appellent cela un Jeu à somme non-nulle.

Mais Reflecteur il n’y a eu aucune montée de lait de ma part.
Je trouve insignifiants les arguments que j’ai mentionné et les autres du genre. Je vous laisse déduire le reste.
Vous pouvez bien me demander d’avoir du respect pour un Sam Hamad par exemple. Sous la torture sans aucun doute je vous dirais que j’ai un très grand respect pour lui. Mais entre mes deux oreilles il n’y aurait rien de changé pour autant.
J’ai l’habitude tout de même de faire plus attention.
Mais depuis peu que je visite ce blogue, j’ai remarqué qu’on en laissait passé pas mal. C’est mieux que sur bien d’autres sites, mais tout de même. Je me suis donc laissé aller un peu.
Si je constate que plusieurs cessent leurs impolitesses, j’en ferai autant.

Et pourtant sisimple, c’est si simple.
Les mots sont là, aussi simples les uns que les autres. Il faut juste éviter de trop les transformer selon VOS opinions.

1- Insignifiants: ceux (qui ont une certaine notoriété: élus, politiciens: anciens comme en devenir, commentateurs, journalistes, blogueurs payés, pour ne nommer que ceux-là) qui ont déjà commencé à brandir leurs épouvantails à moineaux (perte des Rocheuses, des Nordiques, journalistes du Sun qui tiennent à préciser qu’ils ne sont pas séparatistes et qu’ils ne le seront jamais et quoi d’autre: c’est insignifiant et ridicule à mes yeux ça va de soi (il faut être assez insignifiant pour en déduire autrement)).

2- Sachez sisimple que l’importance que vous m’accordez en évaluant mon analyse au même niveau que celle de cette blogueuse célèbre, connue et reconnue bien avant d’écrire un seul mot ici d’un océan à l’autre, m’honore grandement.
Sauf que, Madame Hébert n’analyse pas comme moi. Et je n’analyse pas du tout comme elle non plus. Vous non plus. Et quiconque participe ici, non plus. Ne serait-ce quand au nombre de lecture de son opinion même qu’ici et le pourcentage de ceux-ci qui me lisent et qui vous lisent aussi.
Madame Hébert est ce qu’elle est et c’est connu !
«Chantal Hébert est chroniqueuse politique au Toronto Star depuis 1999. Elle signe également une chronique dans le magazine L’actualité et commente la politique à la radio (C’est pas trop tôt sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première) et à la télévision (Les coulisses du pouvoir à RDI / ICI Radio-Canada Télé et At Issue à CBC).Et vous, qui est-ce qui vous connaît ?»
Et moi ?
Un professionnel de la communication n’est pas comme vous et moi.
Madame Hébert comme ses consoeurs et confrères du domaine, de son domaine, influencent beaucoup plus les idées de notre société que vous et moi. Un Mario Dumont et il n’est pas le seul, prétend qu’il a plus d’influence dans l’information qu’alors qu’il était en politique.

3- Les poules sans tête: c’est probablement un grand nombre de personnes non seulement québécoises, mais canadiennes et même d’ailleurs qui voient déjà un désastre ou encore le contraire: une victoire assurée. Tous ceux qui sont déjà ou pire qui étaient déjà à conclure des scénarios positifs ou négatifs après 30 secondes de l’annonce de PKP de se lancer dans la campagne pour le PQ en précisant clairement sa position séparatiste.

4- Moi je suis de ceux qui prennent le temps de respirer par le nez, qui observe les réactions et qui ne sait pas encore si je dois en rire ou en pleurer.

5- Je ne crois pas que mon texte présume de MES plus forts, de MES plus rationnels ou de MES leaders. Mais nettement, j’ai écrit: LES plus forts, LES plus rationnels, LES vrais leaders. Il y a une grosse différence. Vous ne la comprenez pas ? Peut-être ? Je vais vous éclairer un peu. LES plus forts, LES plus rationnels, LES vrais leaders, peu importe leurs opinions ou leurs allégeances, vont se lever un jour, certains plus rapidement que d’autres ( et d’autres plus lentement), après réflexion, vont prendre position, avec intelligence et des arguments forts et rationnels, et comme de vrais leaders vont entraîner avec eux une quantité importante de la population. Peu importe qu’ils soient fédéralistes ou souverainistes, de gauche, du centre ou de droite!

6- Tout comme vous, j’ai hâte qu’on revienne aux sujets importants et non qu’au seul et unique individu qui a annoncé sa candidature dans Saint-Jérôme il y a maintenant 3 jours. Il faudrait donc que les trois principaux partis qui sont en campagne contre le PQ lâchent le morceau un peu… car malheureusement, ils prouvent seulement ainsi qu’ils sont en mode panique. Ça prendra le temps qu’il faut. Ceux qui en seront encore et encore sur cet avènement jusqu’à la fin de la campagne prouveront simplement qu’ils n’ont rien à offrir, ou qu’ils n’ont pas les capacités pour occuper le poste de premier ministre!

Sauf qu’il y a aussi les journalistes… Les journalistes qui couvrent les campagnes des chefs orientent souvent le débat, et on le constate actuellement. En faisant fis presqu’à l’unisson, des points abordés par les candidats, voire pire, par les chefs, en ne posant aucune question sur ces points, mais à la place sur ce qui sera le plus «vendeur» pour leurs organisations: comme sur PKP, sur son influence, sur la souveraineté, sur un référendum. Par la suite, aux bulletins de nouvelles, à la une des journaux, à répétition, jour après jour, on évacuera «les vraies choses» pour ne parler que de ces sujets. Les commentateurs et leurs acolytes aborderont aussi surtout les points soulevés par ces questions. Les sondeurs construiront des sondages aussi autour d’elles alors qualifiées comme étant les plus populaires…
N’est-ce pas là: orienter le débat?
Qui mène les débats?
Ceux pourquoi ces débats existent ou ceux qui sont sensés nous les rapporter ?
Ce n’est pas une façon comme d’autres d’orienter l’opinion de la population?

Brillance, clarté et compétence…. Intelligente et efficace… la réflexion…

Tant qu’à « référendummer », voici une excellente suggestion d’un lecteur du blogue de Esther Bégin:

Richard écrit ceci :

« « Si j’étais Couillard ou Legault, « je crèverais l’abcès » une fois pour toutes concernant l’avenir du Québec. Je promettrais la tenue d’un référendum dans les premiers douze mois de mon mandat.

La question serait la suivante : Désirez-vous que le Québec reste dans le Canada ? Oui ou non. Les péquistes n’ont jamais osé et n’oseront jamais poser une question aussi simple…pourquoi ne pas leur damer le pion et fermer ce dossier une fois pour toutes ! »

Oser poser une question CLAIRE advenant un troisième référendum… Je trouve l’idée de Richard plutôt bonne! »

Fin de la citation.

Quelle excellente idée pour la transparence de notre démocratie nationale québécoise ne trouvez-vous pas?

Source:

http://blogues.journaldemontreal.com/estherbegin/politique/referendum-jai-une-question-claire-pour-vous/

Je prends une chance de vous répondre ( J’ai lu et relu… et bien non, je n’ai pas trouvé d’idiotie ( Oupss, excusez ) (sourire).

Alors, L’idée est originale, je suis d’accord… Mais je ne crois pas qu’un parti, quelqu’il soit, risquerait d’exiger un référendum aux Québécois à brève échéance. Je crois que tous connaissent l’IMPOPULARITÉ de l’idée d’un référendum, peu importe la question…

Mais je comprends la manoeuvre… (tactique) ( 🙂

Qui donc décide tout d’un coup que le thème électoral de la présente élection au Québec est le référendum ? Les médias ? Cela signifierait qu’il suffit que des journalistes et leurs moutons ne parlent que d’un sujet pour que celui-ci s’enfle au point de devenir un enjeu électoral. Et le bon peuple ne serait pas assez intelligent pour voter pour des représentants qui ont à coeur leurs intérêts. Mais quels sont les intérêts des citoyens ? Ils sont simples : vivre en harmonie avec leurs voisins, bénéficier d’un train de vie économique assez raisonnable pour faire instruire leurs enfants et leur procurer du travail, se faire soigner, etc. Quant à l’indépendance d’une petite clique qui se gargarise de souveraineté, faites-moi rire. D’abord, avant de devenir indépendant, le Québec aura besoin de cinquante ans pour nettoyer sa maison : payer sa dette collective énorme, nettoyer au propre comme au figuré ses terrains contaminés par les sociétés minières, apprendre comment vivent ses voisins, les Canadiens anglais, lesquels ont les mêmes aspirations que le bon peuple québécois. En passant, la Voie maritime du Saint-Laurent, comme certains ponts, appartiennent au fédéral. Les Anglos ne feront pas de cadeaux aux Québécois advenait l’indépendance. Le Québec va rétrécir comme un bas de laine au lavage… Et croire que monsieur Péladeau souhaite la souveraineté par altruisme, c’est bien mal le connaître. Les Péquistes devraient déchirer leur carte de membre, sachant que la petite gauche couche avec la droite, que ces gens partagent à eux seuls plus de richesse que l’ensemble de la population. Les millionnaires n’ont pas intérêt à faire la révolution. Leur seul intérêt est de prendre le pouvoir pour se partager la grosse tarte. Avant l’élection de madame Marois, j’ai entendu des Péquistes dire que si elle était élue, ce serait à leur tour de se payer une traite. Eh bien, c’est déjà commencé… La droite n’a pas d’autre choix que de se prostituer avec les Péquistes si elle veut se gaver à son tour. Sinon, elle devra quitter la belle province.

Il y a selon moi trois types de Québécois fédéralistes : les naïfs, les résignés et les ultra-fédéralistes. Les naïfs qui croient que le peuple canadien anglais voudrait traiter d’égal à égal avec le peuple québécois (et qui attendent encore que le fruit mûrisse); les résignés qui se contentent d’un statut provincial pour le Québec; et les ultra-fédéralistes qui veulent défendre la confédération at all cost. Je crois que Cibism est du deuxième type mais je pourrais me tromper.

Donc M.Perras, la majorité des Québecois si je comprends bien votre mot est composée de naifs,de résignés et d`ultra-fédéralistes!!! Et la minorité des Québecois est composée de quoi au juste?

Sincèrement beauly02 vous le faites exprès ou votre aveuglement émotif vous a mal conseillée?
Dans le texte de Claude Perras à qui vous répliquez, à quel endroit voyez-vous le mot : majorité?
Il parle de Québécois fédéralistes!

SIR Decelles, comme par hasard j`ai pris connaissance de votre propos! Je fais référence aux 2 référendums 1980 -1995 qui ont été gagné par la majorité!! Est-ce des fédéralistes ? Et pourtant ceux qui ont perdu étaient -ils des indépendantistes? Je suis plutôt cartésien!

Scusez mais la gogogauche qui avait à quitter le PQ parce que trop à droite, a déjà quitté le parti.
Parcontre, les vrais souverainistes qui voulaient voter QS, vont rentrer au bercail maintenant que le PQ a une chance d’être majoritaire et de tenir un référendum

Maintenant si j’étais au PQ,je ramènerais vite le sujet sur la corruption (encore à matin, les enquêteurs ont rencontré Sam Hamad)
Le PQ doit s’assurer que les caquistes ne votent pas pour le parti de la corruption et la seule facon de le faire c’est de centrer le tir sur la corruption

Quelqu’un a-t-il une réponse à mon questionnement?
Je viens d’entendre Philippe Couillard en parlant de Madame Marois et du parti québécois, mentionner: « un référendum sur le référendum » en parlant de l’élection présente. Je sais que ce n’est pas la première fois.
Mon questionnement est à savoir s’il reprend les mots du sujet de ce blogue ou si c’est Chantal Hébert qui a développé le sujet à partir des phrases chocs du parti libéral ?
Dans le second cas, celà doit-il être comptabilisé aux dépenses du parti libéral?
Et toujours si c’est le cas, n’est-ce pas là une façon d’orienter la campagne, de prendre partie, un manque de neutralité?

Aie! Sir Decelles le béret! Lorsque Chantal Hébert a planté Mario Dumont à Tout le monde en parle en 2009 lors de la campagne électorale était- elle neutre ou partisane!! J`ai l`impression que pour vous avoir une autre opinion que la VÔTRE signifie l`insignifiance.