Un texte qui ne parlera pas de Gaza

Rien n’engendre des commentaires plus polarisés que le conflit israélo-palestinien : tout désaccord avec un des belligérants est immanquablement pris comme un appui inconditionnel à l’autre côté. Qu’arriverait-il si toutes les prises de position recevaient le même accueil ? se demande le blogueur Mathieu Charlebois.

Pro-Israeli And Pro-Palestinian Activists Hold Dueling Rallies In Chicago
Photo : Getty Images

Un texte sur Gaza, Israël, la Palestine et les bombes qui tombent ? Moi ? Oh non. Jamais. Ce texte ne parlera pas de Gaza. Oh que non !
Politique

Du coup, c’est entendu, mon billet recevra ce genre de commentaires lorsqu’il sera partagé sur Facebook par L’actualité :

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Tant pis. Une fois de plus, je ferai partie de cette force conspirationniste qui tente de divertir les masses pour que nos dirigeants aient les mains libres (comme s’ils avaient besoin d’aide).

Bien sûr, je DEVRAIS parler de Gaza, puisque c’est mon travail de blogueur, avoir des opinions sur tout. (D’ailleurs, le chandail que vous portez en ce moment ? Pas terrible.)

Mais voulez-vous bien me dire pourquoi j’écrirais sur ce sujet casse-gueule ? Je ne suis pas le Johnny Knoxville de la chronique et ce n’est pas «Jackass, le blogue», ici. Si j’ai vraiment envie de me placer au milieu des tirs de roches et des insultes, je vais simplement attendre le 1er janvier et titrer «Un Bye bye extraordinaire !».

Rien n’engendre des commentaires plus polarisés que le conflit israélo-palestinien. Tout désaccord avec un des belligérants est immanquablement pris comme un appui inconditionnel à l’autre côté. Imaginez maintenant si toutes les prises de position recevaient le même accueil.

— Ce gâteau est beaucoup trop sucré.

— Ah, ben c’est ça, hein ? Toujours la faute du sucre ! T’es du côté du sel, comme toujours, parce que t’haïs ça, le sucre. On blâme toujours le sucre. Pourquoi on ne blâme pas la farine et les œufs, hein ? S’il y avait plus de farine et d’œufs, ton gâteau serait moins sucré. Ce n’est pas la faute du sucre, O.K. ? Le sucre, il fait juste son travail : il sucre. Tu ne peux pas être contre ça. Il a le droit.

— Mais… je suis diabétique.

— Diabétique, c’est juste un mot compliqué pour dire «antisucre».

Si ce genre de discussion insensée n’était que l’apanage des gens-sur-Internet (une classe de gens à part, d’où les traits d’union), ce serait une chose.

Or, c’est exactement ce que fait le Parti conservateur quand il affirme que le Parti libéral approuve «la violence aveugle de terroristes belliqueux», parce qu’il n’envoie pas une carte de souhaits de type «Félicitations pour vos beaux bombardements» au gouvernement israélien.

Je pourrais froncer le sourcil devant le déséquilibre dans la répartition des morts engendrées par le conflit, mais j’ai trop peur que le ministre John Baird débarque personnellement chez moi pour me le reprocher. Ce dernier est tellement du côté d’Israël qu’on ne serait pas surpris qu’il se propose pour être lancé en bas d’un avion le jour où ils vont manquer de missiles.

Je pourrais aussi écrire mon dégoût de savoir que des roquettes ont été cachées par le Hamas dans une école de Gaza, mais les gens-sur-Internet trouveraient sans doute le moyen de blâmer Israël pour ça aussi.

On ne s’en sort pas. Discuter avec un partisan dans ce conflit, c’est comme parler à un mur. Ou, comme on le dit là-bas : parler à une barrière de sécurité.

Et puis, si j’écris un long texte aujourd’hui, que me restera-t-il à dire au moment de la prochaine guerre ? Parce que personne ne se fait d’illusion : ce conflit va revenir, comme un jour de la marmotte où l’on remplacerait le rongeur qui sort de son trou par un membre du Hamas qui émerge d’un tunnel. Seules les dates changent dans les articles de journaux. La souffrance, le désespoir et la haine restent les mêmes.

Devant ce véritable hommage à ce que l’humain peut faire de pire, pour ensuite ne rien régler et recommencer encore et encore, je préfère retenir mon opinion et écrire à propos d’autre chose.

Alors, qu’y a-t-il dans l’actualité qui ferait un bon billet de blogue ? Que dites-vous : un débat sur la place du franglais dans les chansons de Dead Obies ?

Oh…

Et un billet sur Gaza, ça vous dirait ?

* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue maintenant sur la politique avec un regard humoristique. Il est aussi chroniqueur musique pour le magazine L’actualité depuis 2011 et collabore au webmagazine culturel Ma mère était hipster, en plus d’avoir participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut le suivre sur Twitter : @OursMathieu.

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Oui, ça me plairait, mais en autant que vous ayez quelque chose de sérieux à dire. Comme par exemple:

Israel doit faire ce qu’il faut pour protéger ses citoyens, que ça demande clôtures, check-points ou ripostes ciblées. Certains critiquent Israel sans jamais rien proposer de concret, sauf des mesures qui augmentent le nombre de mortalités israéliennes. S’il faut mourir pour attirer leur sympathie, je ne crois pas 1 seconde qu’Israel veuille de leur sympathie. Israel ne va pas abattre ses clôtures, détruire ses bunkers et liquider son aviation pour se rendre plus sympathiques à leurs yeux. Je regrette que « la civilisation de l’image détruise l’intelligence de la guerre » (Alain Finkielkraut), sinon l’Intelligence tout court.

Certains trouvent ‘ »disproportionnée » la réponse d’Israel aux attaques terroristes. Si Israel ripostait de manière « proportionnée », en laminant Gaza de roquettes et d’obus de mortiers, le nombre de morts palestiniens dépasserait probablement le 20 000. C’est ce que ces critiques veulent? Je préfère donc la riposte dite « disproportionnée » par ceux dont la civilisation de l’image semble obscurcir l’intelligence.

Tsahal ne bombarde JAMAIS des zones situées à moins de 100m d’un soldat israélien. Conclusion pratique: un combattant du Hamas qui se positionne à moins de 100 m de civils les met CONSCIEMMENT en danger. Quand il se positionne à moins de 50 m de civils, il fait vraiment EXPRÈS pour qu’ils meurent.

Les Forces de Défense Israéliennes visent les terroristes, mais chaque tir comporte des dangers très réels pour quiconque se trouve à 50m ou moins du terroriste. On devrait tous comprendre que tirer un obus ou bombarder à partir d’un avion à 10 km d’altitude n’est pas de la chirurgie plastique.

La cassette de l’humiliation a fait long feu. RIEN n’empêche Gaza de devenir indépendant demain et de se nommer « Palestine libre » si ça lui tente, avec l’argument qu’il vaut mieux libérer la Palestine région par région plutôt que tout d’un coup. Une bande de Gaza indépendante serait un excellent laboratoire du savoir-faire et du savoir-faire-la-paix palestinien.

wow!
Je suis très impressionné honorable!
« Certains critiquent Israel sans jamais rien proposer de concret, sauf des mesures qui augmentent le nombre de mortalités israéliennes. »
1- des propositions concrètes, il y en a et en a eu, mais ça demande entre autres de cesser l’occupation des territoires par Israël et son développement sur des terres qui ne lui appartiennent pas; donc vous lisez ce que vous voulez…et retenez ce qui vous convient
2- « mortalités israéliennes »: lesquelles? Combien de milliers? Combien de centaines? Combien de dizaines? Combien? Où sont-ils donc?

Exactement comme les supporters des Palestiniens, Honorable se laisse aveugler par la partisanerie, et surtout se fait de la nature humaine la conception naïve de celui qui a grandi pendant la fin de la Guerre Froide en voyant trop de films américains et soviétiques et trop peu de comédies à l’italienne.

C’est comme avec nos séparatistes et nos fédéralistes au lendemain de 1995, mais en pire: seul un idiot peut faire confiance à l’un ou l’autre des deux camps.

Palestiniens comme Israéliens n’ont jamais voulu la paix: ils n’ont toujours voulu que la victoire. Sinon depuis toujours, en tout cas depuis l’assassinat de Sadate puis Rabin, la participation des uns et des autres à de soi-disant «pourparlers de paix» n’a été qu’une ruse de guerre des Israéliens et des Palestiniens pour berner la « communauté internationale », un processus où toute l’astuce consiste à saper toute possibilité de paix tout en s’ingéniant à faire porter sur « ces gens-là » (sic) l’odieux de l’échec des pourparlers.

La revendication palestinienne du « droit au retour » d’une part, la manipulation de fanatiques religieux pour l’établissement de soi-disant « colonies » d’autre part, partent exactement du même mobile: être sûr que la guerre se poursuive. Le fameux « droit au retour » est une menace de marée humaine qu’Israël ne saurait bien entendu accepter, ce qui rend impossible tout traité quel qu’il soit, et bien entendu c’est justement ça le but de la manœuvre ; de même, les « colonies » procurent aux Israéliens une patrie dont les frontières bougent tout le temps, ce qui, pareillement, rend impossible tout traité, même le plus minimal, et bien entendu c’est justement ça le but de la manœuvre.

À force de vivre pendant des décennies dans une situation où la distinction entre guerre et paix est abolie (ou « état de guerre non effective », comme l’appelait le comte Sforza en 1930), « ces gens-là », comme ils aiment à s’appeler mutuellement, ont développé une mentalité où la guerre est devenue, comme dans le futurisme italien, «la seule hygiène du monde».

Qu’est-ce qui fait la popularité du Hamas dans les territoires palestiniens ? Les meurtres de Juifs. Qu’est-ce qui fait la popularité de Netanyahou en Israël ? Les meurtres d’Arabes. Voilà ce que veulent, à des rarissimes et louables exceptions près de part et d’autre, ces deux peuples de bellicistes assoiffés de sang, ces hypocrites qui refusent d’admettre que la haine des Juifs, la haine des Arabes est leur ultime et plus profonde motivation.

Le mot « civil » dans la bouche d’un dirigeant palestinien ou israélien, le mot « paix » dans la bouche d’un dirigeant israélien ou palestinien, est une fraude, une intox, un répugnant mensonge.

Les deux vulgates sont foncièrement la même: « ces gens-là » ne sont pas censés être là, ils ne sont pas censés exister. C’est donc le fait même d’être Israélien qui est le crime. C’est donc le fait même d’être Palestinien qui est le crime. C’est pour cela que de part et d’autre, on tue des civils, et depuis longtemps, avec une si répugnante désinvolture: car ces soi-disant civils sont en fait « ces gens-là », qui ne sont pas censés être là. C’est « rejeter Israël à la mer », d’une part ; et c’est « les soi-disant Palestiniens », inventés par la propagande anti-israélienne, d’autre part. Ces gens-là ne sont pas censés exister et on doit le leur faire savoir.

Je suis pour une solution « à deux États », comme on dit, ce qui ne réinvente pas la roue. Mais je me targue, cela dit, d’une touche d’originalité. les deux États en question étant infestés de va-t-en-guerre finis, de gens qui s’assoient dans des chaises de jardins pour prendre leur pied dans la boucherie quand Gaza ou Tel-Aviv sont bombardées (cf. photos dans l’article en contrebas) les deux États en question ne sauraient être voisins.

Entre les deux patries, en effet, est établie une longue et étroite bande de territoire, aussi rectiligne que possible malgré les hauts cris de part et d’autre, où une force d’interposition multinationale surentraînée et armée jusqu’aux dents s’installe à demeure, pour des décennies, pour plus d’un siècle, avec l’ordre de tirer à vue sur quiconque fait mine de rompre le cessez-le-feu. Leurs armes sont également pointées en permanence vers les Israéliens et les Palestiniens. Le mot d’ordre est de tirer à vue, sans sommation bien sûr, sur quiconque fait mine de rompre le cessez-le-feu, et de déloger sans merci tout ce qui s’appelle snipers, lance-roquettes, fanatiques religieux du Hamas en extase judéocide, généraux à moitié fous de Tsahal en extase arabocide, sympathique vieille dame s’apprêtant à lancer ne serait-ce qu’un minuscule caillou en direction de « ces gens-là ».

À l’exception des pays musulmans d’une part et des États-Unis et du Canada d’autre part, les uns et les autres étant trop de parti-pris, plusieurs patries de bonne volonté – le Japon? le Danemark? l’Inde? l’Italie? le Brésil? la Tchéquie? l’Afrique du Sud? la Corée du Sud? la Bulgarie? – doivent, d’une façon ou d’une autre sous l’égide d’une ONU ayant enfin tiré les conclusions de ses erreurs rwandaises et ex-yougoslaves, tout reprendre da capo, en étant conscient que ce qu’on appelle naïvement «le processus de paix» a toujours été sapé par d’habiles manœuvres israéliennes et palestiniennes destinées à multiplier méandres et atermoiements afin que la boucherie se poursuive.

C’est une sorte de variante du mur de Berlin récemment reconstitué par Israël, mais que ni les Israéliens ni les Palestiniens ne contrôlent. Personne ne passe. Quiconque, Palestinien ou Israélien, lance ne serait-ce qu’un trognon de pomme au-dessus de ce no-mans-land est de facto en guerre avec toutes les patries qui – avec le courage indomptable que ça prend pour être voisin des Palestiniens, des Israéliens – constituent ladite force d’interposition multinationale. Alors ça fait des morts aussi, surtout au début, mais nettement moins parmi les enfants et nettement plus parmi la racaille militariste de part et d’autre.

Les vœux pieux à la sauce gnangnan-Walt-Disney («Pourquoi vous voulez pas être des n’amis ?» «Vous savez pas que c’est pas beau la violence?»), voilà la mentalité même qui a envoyé en ex-Yougoslavie et au Rwanda des forces de paix eunuques qui ont assisté en spectatrices aux ravages génocidaires d’une nouvelle variante du fascisme biologique à la cervelle déconstruite. Cette mentalité nulle et non avenue doit céder la place à une opération internationale anti-guerre, menée toutefois dans un esprit plus antifasciste que pacifiste (mais alors l’antifascisme véritable, bien sûr, celui de la génération du 8 septembre 1943, et non l’ignare antifascisme en peau de lapin de la génération mai 68 ou de la Montreal Gazette).

Pendant ce temps – ces années, ces décennies – les VRAIES négociations ont lieu. Il s’agit alors de rentrer dans la gorge des deux patries, des deux peuples fanatisés et militarisés, ivres de sang, rongés par la haine des Juifs / des Arabes, une paix véritable et non la soi-disant « paix » d’opérette avec laquelle leurs diplomates escroquent la « communauté internationale » depuis des décennies.

Principal maître d’œuvre pour le côté italien du Traité de Rapallo (1920) entre l’Italie et la Yougoslavie, qui solutionnait un contentieux frontalier extrêmement enchevêtré, le comte Sforza fut pris à partie au Parlement italien par les nationalistes de Corradini (qui voyaient dans la Yougoslavie une proie) et il rétorqua:

«Je me suis simplement efforcé que les motifs d’insatisfaction soient également répartis de part et d’autre.»

De même, il faut que les motifs d’insatisfaction – non aux colonies ! non au droit au retour ! et plusieurs autres encore ! – soient rentrés à demeure dans la gorge des belligérants, qui tous les deux DOIVENT SE RENDRE.

Difficile en effet d’émettre une opinion, fut-elle nuancée, dans un conflit polarisé à l’extrême. Cela ne vient-il pas confirmer ce que disait le philosophe
Cioran il y a quatre décennies?

«Le fanatisme est la mort de la conversation. On ne bavarde pas avec un candidat au martyre. Que dire à quelqu’un qui refuse de pénétrer vos raisons et qui, du moment que l’on ne s’incline pas devant les siennes, aimerait mieux périr que céder.» (Emil Cioran in «De l’inconvénient d’être né» Gallimard, Collection Folio. 1973.)

Comment peut-on en arriver à instaurer la paix car, le Hamas veut tout simplement éliminer Israel. Pour eux Israel n’a pas le droit d’exister..De cette façon, il n’y aura malheureusement jamais d’entente et toujours des morts…

Les guerres de religions – car c’en est une – sont les plus insolubles et difficiles à gérer car chacune des parties se bat au nom de son dieu. Dieu est un concept absolu qui ne laisse place à peu sinon aucun compromis et on se souviendra bien du « crois ou meurs » dans l’histoire. Dieu trouve sa place même dans notre constitution et dans celle des ÉU, qui se veulent des démocraties laïques et, dans ce contexte, on peut comprendre l’approche idéologique et fanatique du gouvernement Harper. Faut croire que tuer au nom de la religion est plus tolérable que les autres types de meurtres!

Oui, la question Palestinienne est dramatique et seuls, les juifs et les arabes détiennent la réponse. Cette question est très complexe à décortiquer et de plus en plus difficile à résoudre, pour les juifs autant que pour les palestiniens. Henry Laurens (La question palestinienne, tomes I, II, III, IV… chez Fayard) citait un collègue spécialiste qui affirmait que si quelqu’un prétendait comprendre la question palestinienne, c’est qu’on la lui avait mal expliquée! Il est donc présomptueux en effet, pour nous québécois bien assis dans nos fauteuil, les yeux rivés sur le petit écran, même en HD, de trancher la question en deux temps, trois mouvements. Il vaudrait mieux tendre l’oreille et appuyer sans réticence toutes les initiatives susceptibles de rapprocher ces peuples. Répéter les slogans des boutefeux d’origines diverses ne fait que soutenir les discours « commandités » par les uns et par les autres. La belle affaire.

La question palestinienne est très facile à comprendre, mais elle est difficile à résoudre en l’absence de désir de compromis de la part des Palestiniens. Tout ce que les Palestiniens ont à faire, c’est accepter de construire un pays pacifique sur 100 % de la bande de Gaza et 90 % de la Judée-Samarie,et le tour est joué.

J’avais arrêté de commenter quoi que ce soit.
Même de lire les commentaires pour ne pas me laisser tenter.
Sur ce sujet comme sur plusieurs autres, le piège qui semble bien incontournable, c’est de prendre pour un parti ou à parti une position ou l’autre sans distinction, en condamnant à tout crin celui-ci et en justifiant tout à l’autre, même si plusieurs actions de part et d’autres sont assez semblables.
-Ainsi dans le sujet abordé le Hamas est-il qu’une bande de terroristes ou une armée mal organisée, avec peu de moyens, qui voudrait défendre les territoires occupés en essayant de faire mal à l’occupant, ne pouvant rien faire d’autres de concret à leurs yeux?
Il y a tellement à dire, à redire et à prendre en compte.
Évidemment que trop d’écrivains improvisés généralisent et simplifient tout à outrance au point que ça deviennent aussi facile qu’une équation de la deuxième année du primaire, comme 2 + 2 font 4. Mais peu d’évènements, peu de gens ne sont aussi simples.

Une chose est certaine à mes yeux, les morts et la destruction ne sont pas du côté de l’armée Israélienne ni d’Israël, à peine plus chez le Hamas, mais du côté des Palestiniens, de leurs territoires, de leurs maisons, de leur quotidien, pire du côté surtout de leurs civils, femmes et enfants.
Est-il possible d’imaginer, qu’en majorité, les enfants de 2014 des familles Palestiniennes, vivant dans cet enfer, avant de mourir préfèreront la paix à une quelconque vengeance? Et qu’une minorité de ceux-ci, ne chercheront pas à tout prix, même en sachant le peu de succès possible, faire le plus de mal à des israéliens peu importe qui? Eh bien ceux qui sont du Hamas aujourd’hui sont les enfants et les enfants des enfants qui ont vécus une sorte de copier/coller de ce que les enfants Palestiniens vivent en ce moment.

Et donc, à moins d’éliminer au lance flamme toutes âmes qui vivent dans les territoires Palestiniens, et encore, comment quiconque doté d’un intelligence moyenne, devrait savoir que la paix ne sera jamais possible de la manière actuelle… Manière qui n’est qu’une répétition d’une répétition, qui on peut facilement le constater n’a jamais donnée autre chose qu’une détérioration de pire en pire de la situation. Sauf qu’à entendre Benyamin Netanyahou, c’est à se demander si ce n’est pas la prochaine étape.

Comme il est triste qu’on prévoit une expédition martienne sous peu, mais que malgré tout les organismes de « contrôles » mondiaux, certaines parties de notre bonne vieille terre, vivent encore comme il y a deux milles ans.

Une intervention internationale au plus vite est nécessaire dans la région. Une intervention prenant tout les moyens nécessaires, le temps qu’il faudra, ce qui veut dire plusieurs dizaines d’années sans aucun doute, pour imposer une certaine paix et qui seront les seuls intervenants officiels et autorisés dans tout les territoires. Israéliens y compris son armée, Palestiniens y compris le Hamas confinés exclusivement à leurs territoires.
Négociations imposées le temps qu’il faudra pour la création d’un territoire, un pays Palestinien.
Restitution des territoires occupés et construits par Israël en le morcelant comme un casse-tête à dessein.
Compensation par Israël sur une partie des dommages causés.
Ainsi un jour peut-être, une paix durable pourrait peut-être s’installer. Si une majorité finit par accepter de vivre le temps (de l’époque) présent et cesse de chercher à tout prix ce qui a été…et pour certains ce qui était il y a deux milles ans!
Il y aura du boulot d’ici là!

La question palestinienne est très facile à comprendre, mais elle est difficile à résoudre en l’absence de désir de compromis de la part des Palestiniens. Tout ce que les Palestiniens ont à faire, c’est accepter de construire un pays pacifique sur 100 % de la bande de Gaza et 90 % de la Judée-Samarie, et le tour est joué.

Je vois que le temps n’arrange rien a l’affaire et qu’Honorable écrit encore des sottises. J’en rirais bien puisqu’il fait une excellente démonstration du propos du chroniqueur mais je n’ai pas trop le goût de rire.

La riposte israélienne à Gaza MINIMISE les mortalités. Toute autre manière de riposter tout en éliminant le même nombe de combattants serait plus couteuses en morts.

La réplique israélienne contre les attaques incessantes du Hamas de Gaza fait des morts. C’est normal: son but est d’éliminer la menace terroriste, et donc de détruire ses armes et ses combattants.

Le décompte combattants/non combattants est difficile à faire parce que les sources palestiniennes ne sont nullement fiables. Comme 50 % de la population de Gaza a moins de 18 ans et vu le décompte qu’on nous fait des « enfants morts », il semble clair que, contrairement aux prétensions l’ONU de Gaza, qui est noyautée par le Hamas (la moitié des employés de l’ONU à Gaza sont des sympathisants du Hamas), 50 % des morts sont des combattants.

En somme, le bilan au début du 31 juillet est de 1328 Palestiniens tués, dont environ 664 combattans islamiques, et de 59 Israéliens tués dont environ 55 soldats. Un total de 1387 morts. Un décompte par sexe des Palestiniens morts montre une grande prépondérance de mâles: cela nous donne également une bonne idée de la proportion de combattants. (Bizarrement, Radio-Canada et les journalistes francophones s’intéressent peu au décompte par sexe des mortalités palestiniennens. Vous devriez vous demander pourquoi.)

Israel pourrait répliquer de manière à réduire à environ 20 % la proportion de non combattants palestiniens tués. Ça nous amènerait à 265 non combattants palestiniens tués; donc 399 vies APPAREMMENT sauvées. Pour ce faire, Israel devrait utiliser l’infanterie et la méthode du porte-à-porte à l’arme légère. Or, toute personne douée d’un peu d’intelligence sait que le porte-à-porte en zone densémenent urbaine représent un carnage pour l’infanterie, qui est alors menacée de tous les angles, ainsi qu’en hauteur, par des combattants protégés par des murs et profitant des nombreuses ouvertures que sont les fenêtres et les ruelles. Les 399 vies sauvées seraient complètement annulées par plus de 1000 soldats israéliens tués.

Donc le nombre total de morts ne serait plus 1387 (1328 Palestiniens + 59 Israéliens) mais au moins 1988 (929 Palestiniens + au moins 1059 Israéliens).

Entre 1387 morts et 1988 morts pour le même résultat (éliminer 664 combattans islamistes), quel nombre préférez-vous? Si pour vous toute vie humaine compte, sans discrimination de nationalité ou de religion, vous allez préférer les 1387 morts.

Si vous êtes raciste, antisémite ou antisioniste, vous allez préférer les 1988 morts parce que pour vous une vie israélienne n’a aucune importance.

A vous de choisir dans quel camp vous appartenez.

Ouf honorable!
Je devrais pas perdre mon temps à vous répliquer, mais vous êtes trop…trop tout pour moi…
Dans les faits je vous tiens pour responsable d’inspirer mes doigts à bouger sur mon clavier pour écrire encore quelques mots.
Je lutte pour me retenir.
Êtes-vous médium?
Je ne sais pas toutes les études qui vous emmenez quels diplômes, mais je suis certain que peu d’actuaires de ce monde qui vous liraient ici, arriveraient à suivre vos imposants calculs et leurs conclusions.
Et si vous nous disiez ce que vous prenez qui vous rende ainsi?

Pour quelques phrases je vais faire un espèce de honorable 1.
Ici que quoi que la situation soit fort compliqué, au fond elle est assez simple à régler.
D’ailleurs des changements par un des intervenants et la paix comme par enchantement reviendra pour l’éternité.
J’ai deux scénarios conduisant au mêmes résultats.
1- a) On proclame tout les territoires terre d’Israël. b) On élimine tout les Palestiniens mâles et déclare qu’à partir de ce jour les femmes et les filles que l’on prendra soin de stérilisées qui restent de nationalité Israélienne. Et puis ils deviennent toutes des domestiques aux services de ceux qui voudront bien leurs donner une chance. Ainsi la vie se chargera d’éliminer les plus faibles et ceux qui ne sont pas des combattants sans effusions de sang…inutiles ou sans nécessité.
ou
2- Israël cesse immédiatement ses attaques. Israël rentre chez lui dans tout les sens du mot. Il cesse de se développer en dehors de son territoire. Il démantèle toutes ses installations hors d’Israël ou les donne en bon état aux Palestinien au choix de ces derniers. Israël s’entend pour donner des compensation aux Palestiniens pour les dommages causés hors de son pays. Les deux, Palestiniens et Israéliens s’entendent pour la création d’un pays reconnu pour le premier. Chacun déclare et s’engage par des traités de prendre toutes les mesures nécessaires pour que toutes les agressions contre l’autre l’autre et de poursuivre les contrevenants dans leur pays respectif!

Honorable dites-moi:
-quel scénario préférez-vous?
-L’un ou l’autre a-t-il des chances de réussir?

Honorable nous demande de choisir son camps…

S’il faut choisir un camps, la plupart des gens savent lequel choisir: le moins meurtrier des deux. Honorable tentera alors de travestir la réalité afin de nous dire que le plus meurtrier des deux n’est pas l’état juif (auto proclamé) et ce malgré les 17 avis donnés par l’UNRWA sur le statut de l’école de Jabaliya et le bombardement du marche de Chajaya. Les gens ne sont pas dupes et savent identifier quel est le camps des meurtriers. C’est d’ailleurs pourquoi Andre Pratte ce matin dans un éditorial intitule « Le Hamas gagne » écrit ceci: « La situation est telle qu’Israel se retrouve de plus en plus isole… Une fois l’opération Bordure protectrice terminée, la résolution du conflit sera encore plus improbable. Le Hamas aura gagné ».

Honorable nous dira alors que ce que pense le vrai monde ne compte pas puisque l’opinion publique est manipulée. On se demande alors pourquoi il perd son temps a essayer de nous convaincre de la justesse de son propos avec des arguments ridicules.

Six (6) FAITS sur le conflit:

Chacun a droit à sa propre opinion. Mais chacun n’a pas droit à ses propres faits. Cette maxime prévaut particulièrement lors d’enjeux aux répercussions émotives fortes, comme c’est le cas avec le conflit actuel entre Israël et le Hamas.

1 – Le Hamas ne veut pas de paix négociée avec Israël

Nous entendons souvent ici qu’il ne peut y avoir qu’une solution négociée pour sortir de l’issue actuelle. Or, selon sa propre charte, le Hamas est un groupe jihadiste dédié à la création d’un émirat théocratique sur les ruines d’Israël et implacablement opposé à toute solution négociée au conflit israélo-arabe. Comment négocier la paix avec une organisation terroriste qui n’en veut pas et nie votre droit d’exister?

2 – Le Hamas s’insère dans les populations civiles

Adepte de la guérilla urbaine le Hamas se sert d’institutions civiles et onusiennes dans sa lutte contre Israël. Les tunnels creusés à partir de résidences et de mosquées sont maintenant bien documentés. La présence du centre de commandement du Hamas sous l’Hôpital al-Shifra aussi. Porte-parole et leaders du Hamas se félicitent publiquement du recours aux boucliers humains, pratique confirmée par le haut responsable de l’ONU, John Ging, le 30 juillet dernier à la CBC, qui a reconnu que le Hamas lance ses attaques à proximité de structures civiles onusiennes. En droit international, l’utilisation de structures civiles à des fins militaires en fait des cibles militaires légitimes.

3 – Ce conflit n’est pas à propos des implantations juives

Le conflit actuel entre le Hamas et Israël n’a rien à voir avec les implantations, celles-ci ayant toutes été démantelées en 2005 lors du retrait d’Israël de Gaza.

4 – Le concept de proportionnalité a une signification légale très précise

Le concept de proportionnalité en droit international ne se mesure pas à l’aune du décompte des morts ou de l’équilibre des forces de frappe. Luis Moreno-Ocampo, alors procureur en chef de la Cour pénale internationale, a défini la proportionnalité en ces termes:

«Selon le droit humanitaire international et le Statut de Rome, les morts civils durant un conflit armé, tous graves et regrettables soient-ils, ne constituent pas un crime de guerre… même s’il est connu que des morts ou des blessés en seront la conséquence. Il y a crime s’il c’est une attaque délibérée contre des civils (principe de distinction) ou si une attaque est commise contre un objectif militaire tout en sachant que les blessures civiles qui en seront la conséquence seront clairement excessives par rapport au gain militaire recherché (principe de proportionnalité).»

En termes très terre-à-terre, le commandant israélien qui voit des missiles tirés sur Israël à partir d’un quartier résidentiel doit faire le choix suivant: dois-je tenter de détruire la rampe de lancement au risque de causer des blessures civiles palestiniennes ou dois-je laisser mes propres civils risquer de se faire blesser ou tuer?

6 – Le conflit Israël-Hamas s’inscrit dans un contexte plus large

Le Hamas est le chainon palestinien d’un vaste mouvement islamiste qui compte l’État islamique (qui contrôle une grande partie de l’Irak et de la Syrie et a expulsé les chrétiens de son territoire), Al-Shabab (actif de la Somalie au Kenya) et Boko Haram (responsable de nombreuses exactions, dont l’enlèvement de 200 de jeunes filles il y a quelques semaines au Nigéria). Bien qu’ayant chacun leurs particularités locales, tous ces groupes sont inspirés par une vision islamiste et révolutionnaire commune visant l’imposition de régimes théocratiques à travers de vastes territoires.

***

Le conflit à Gaza avive des réactions très émotives. Il n’en demeure pas moins que toute opinion doit être basée sur des faits vérifiés et vérifiables.

Source: http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201408/05/01-4789515-six-faits-sur-gaza.php