Une élection aux résultats imprévisibles

 

Les cinéphiles me pardonneront l’analogie, mais cette élection rappelle de plus en plus la fameuse réplique du film Forrest Gump.

Cette élection, donc, c’est comme une boîte de chocolats – on ne sait pas sur quoi on va tomber.

Ma seule prédiction: il nous sera impossible de prédire les résultats du 4 septembre…

En ce 10e jour de la campagne, deux sondages le confirment – un Léger Marketing/Le Devoir et un CROP/La Presse. Deux sondages aux métholologies différentes.

Le CROP a été fait par téléphone, il est probabiliste et comporte une margre d’erreur. Le Léger Marketing a été réalisé par internet, est non probabiliste et donc, sans marge d’erreur.

Pour ce qui est du PQ et du PLQ, les deux maisons de sondage tracent un portrait similaire quant aux intentions de vote.

Chez CROP, le PQ est à 32%, le PLQ à 29%. Pour Léger, le PQ est à 32% et le PLQ à 31%. Chez les francophones, par contre, le PQ est en avance avec 39% (Léger) et 38% (CROP); le PLQ, quant à lui, n’est qu’à 18% (Léger) et 22% (CROP).

Premier constat: pour les deux grands partis, la première semaine de la campagne ne semble avoir eu que très peu d’impact sur les intentions de vote. Chez les francophones – lesquels décident de la majorité des comtés – le PQ maintient son avance des derniers mois tandis que le PLQ continue de récolter l’appui d’à peine un francophone sur cinq.

Avec un taux d’insatisfaction qui s’entête à flotter autour des 70%, le gouvernement sortant demeure aussi irrévocablement impopulaire.

Côté CAQ, Léger Marketing la place à 27% au Québec et à 31% chez les francophones. Chez CROP, la CAQ récolte nettement moins d’appuis avec 21% pour le Québec et 25% des francophones.

Second constat: que ce soit chez CROP ou Léger Marketing, les résultats indiquent que la CAQ est pour le moment un joueur important dans la campagne. Chez les francophones, elle est en deuxième position et devance le PLQ.

CROP et Léger présentant des résultats différents pour la CAQ, il est difficile de mesurer l’impact de la candidature surprise de l’ancien patron de l’Unité anticollusion, Jacques Duchesneau, sur les intentions de vote.

Par contre, il a de toute évidence eu un impact majeur quant à la thématique dominante qui s’est imposée dans cette première semaine: la corruption.

Ce qui est une mauvaise nouvelle pour des libéraux affublés d’allégations de corruption et de copinage depuis plus de trois ans déjà.

À preuve: dans le CROP, 37% des répondants disent rechercher l’intégrité comme première qualité d’un prochain gouvernement. Alors que seulement 20% privilégient la stabilité économique (le thème central de la campagne libérale), et à peine 19% recherchent le «changement» (le premier thème de la CAQ, quoique l’intégrité s’y soit ajoutée depuis l’arrivée de M. Duchesneau).

Troisième constat: la candidature de M. Duchesneau a placé la lutte à la corruption au centre de la campagne.

 

***

Cela étant, nous ne sommes qu’au 10e jour de la campagne.

Les débats des chefs – car il y en aura quatre cette fois-ci -,ne sont prévus que pour les 19, 20, 21 et 22 août. Leur impact pourrait être important.

Les projecteurs étant de plus en plus braqués sur la CAQ, il faut aussi s’attendre à ce qu’ils se tournent bientôt vers son programme. Ce qui pourrait s’avérer plus risqué pour ce nouveau parti aux idées qui rappellent plusieurs de celles de la défunte ADQ.

Bref, c’est probablement dans la seconde moitié de la campagne que les intentions de vote commenceront à donner des indices plus sérieux de ce qui pourrait se passer le 4 septembre.

Une seule chose semble se dessiner. Encore une fois, pour le moment.

Soit qu’avec la CAQ; l’incapacité du PLQ de séduire le vote francophone; l’incapacité de la CAQ de séduire le vote non-francophone; la division marquée du vote francophone; la performance imprévisible de Québec solidaire dans certains comtés-clé pour le PQ; un nouveau parti Option nationale dont on ne sait s’il réussira ou non à attirer des souverainistes déçus du programme du PQ sur cette question; l’impact des publicités et des équipes; la performance des chefs; les réseaux sociaux, le vote des 18-34 ans; l’influence des sondages – et tant d’autres variables -, les Québécois pourraient fort bien se donner un gouvernement minoritaire.

D’autant que dans le CROP, pas moins de 44% des répondants se disent aptes à possiblement changer d’avis d’ici l’élection. C’est beaucoup et ça confirme l’extrême volatilité du vote.

Sans oublier la donnée «étudiante». Y aura-t-il ou non une poursuite importante de la grève? Y aura-t-il ou non des confrontations à la rentrée de la mi-août? Si oui, avec quelle force les policiers appliqueraient-ils la «loi spéciale» du gouvernement?

En d’autres termes, Jean Charest aura-t-il ou non la «chance» de se faire les muscles politiques face aux étudiants? Une grande inconnue pour le moment.

Tout, ou presque, est possible…

Dans un tel contexte, tout, ou presque, est possible.

Incluant – avec la division du vote francophone et des résultats impossibles à prévoir si la lutte à trois se confirme -, un gouvernement libéral minoritaire.

À moins qu’à l’instar de la campagne fédérale de 2011 au Québec, l’électorat francophone ne se mette à bouger plus massivement dans les derniers moments de la campagne, soit vers le PQ, soit vers la CAQ.

Bref, une seule chose est certaine: l’enjeu principal de cette élection, selon même la chef péquiste, est le choix d’un gouvernement. Et non, un vote pour un référendum ou contre un référendum. Je reviendrai en détails sur cette question plus tard dans la campagne…

Résumé:

Les résultats du 4 septembre demeurent totalement imprévisibles.

Le PQ reste en avance chez les francophones.

Le PLQ y demeure à plus ou moins 20% d’appuis.

Le taux d’insatisfaction envers le gouvernement sortant continue de frôler les 70%.

Pour le moment, la CAQ est un joueur, un vrai. Soit important, soit majeur, c’est selon la maison de sondages…

Au point où autant Pauline Marois que Jean Charest ont fait de François Legault et de la CAQ leur cible privilégiée. Les attaques fusent.

M. Charest traitant M.Legault de «gauchiste» (ce qui prend tout de même une solide dose d’imagination…). Mme Marois, quant à elle, le traite de «girouette», recyclant ainsi l’invective préférée de Jean Charest contre Mario Dumont lorsqu’il était chef de l’ADQ.

Si c’est ça, faire de la politique «autrement»…

Vous avais-je dit que la campagne serait dure, très dure?

***

Pour ceux et celles qui s’intéressent à la question des différentes méthodologies des maisons de sondage, je ne saurais trop recommander la lecture de cet article.

 

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Bonjour
Rarement a t-on vu un politicien renié ses principes avec autant de facilité et de mépris envers ceux et celles qui l’ont élu dans le passé pour ces conviction souverainistes. Il ne faut pas oublier que François Legault a occuppé plusieurs postes névralgiques au sein du P.Q. en plus d’être ministre en éducation, santé, innovation technologique. Comme vire-capot, avouez que c’est dur à battre. Nous sommes en droit de nous demander: Quel est le vrai François Legault? L’ancien ou le nouveau?

Selon les commentaires entendues ce matin, il semble que le sondeur Léger aurait tenu compte de l’impact de la nomination de Duchesneau, ce qui donnerait un +7 en faveur de la CAQ.

Bien évident que les coûteaux voleront bas et qu’on parle d’une véritable guerre de tranchés.

Le défi de la CAQ sera de donner une cohérence aux annonces déjà faites. M.Legault devra travailler son image pour qu’il puisse se donner un peu plus de prestance, se dégager de la lutte et des procès d’intentions. Il devra expliquer et faire preuve de rigueur afin de se donner une image de PM. S’il continu à imposer le rythme, il faudra le considérer sérieusement.

Pour Mme Marois, elle devra sortir de la campagne et venir se frotter un peu avec le vrai monde. Elle devra se montrer entouré de ses meilleurs éléments et faire preuve de leadership. On doit voir son côté combatif. Elle doit aussi expliquer qu’avec le PQ la gestion des affaires de l’état fait partie de l’ADN du parti et elle doit donner des exemples de défi qu’un gouvernement du PQ a déjà relevé.Elle ne doit pas oublier que la question nationale est vitale et qu’elle doit l’aborder afin de faire sortir le vote souverainiste.

Pour Jean Charest, il ne lui reste que sa meilleure arme et certainement la plus redoutable: son arrogance et sa verve devant ce défi qui semble assez difficile à relever.

Ce défi d’images impliquant les chefs relèguera les autres partis à l’arrière scène.

Cela fait du bien d’entendre parler de d’autres choses que les méchants séparatistes qui veulent détruire l’économie et des fédéralistes qui ne tiennent pas compte de la particularité du Québec.

La seule donne dont nous pouvons être certains des résultats du scrutin du 4 septembre prochain est l’appui à John James de plus de 80% des anglo-rocanadians; ces résidents de la “très chère beloved provincial colony of Kwibek” qui depuis 150 ans ne veulent pas céder ne serait-ce qu’un iota de la domination politique du Rocanada sur le peuple québécois, et ce même dans le contexte où les Liberulls ont formé un gouvernement des plus corrompus et incompétents de l’histoire du Québec. Le vote monolithique anglo anti franco sera chose du passé que lorsque le toujours trop plein d’Elvis Bob Gratton au Québec sera à jamais enterré.

Merci pour cet article Mme Legault, très intéressant comme toujours!

Il n’y a qu’un seul petit détail sur lequel j’ai accroché :

Le fait d’affirmer que les sondages par internet sont « sans marge d’erreur » pourrait laisser croire que ceux-ci sont plus fiable que ceux fait au téléphone, ce qui n’est pas nécessairement le cas.

Les sondages non-probablisites ont aussi une marge d’erreur, on ne peut juste pas la déterminer mathématiquement.

Je me demande jusqu’où le PLQ va descendre. Si la CAQ gruge plus le vote libéral que le vote péquiste la dégringolade sera brutale. Le PLQ risque même de perdre l’opposition officielle…

La « game » se jouera entre le PQ et la CAQ.
Le débat à TVA entre Mme Marois et M. Legault aura la plus forte cote d’écoute et sera décisif. Les autres débats n’auront aucun effet majeur.

Bonjour chez-vous!

Beaucoup de comptables comme François Legault sont des spécialistes de la comptabilité dite créative. Donnez-leur un paquet de factures et un paquet de bordereaux et ils vous sortiront, selon les besoins de très beaux profits ou encore une excellente perte qui fera payer moins d’impôt.

Alors quand il dit qu’avec lui ça va balancer, j’en doute pas une minute. Mais ses livres traduiront-ils la vérité ? Ça c’est une autre question.

François Legault est un opportuniste frustré. Incapable de se faire la place qu’il croyait lui revenir au PQ, il a décidé de lui-même partir à la conquête du pouvoir, pas pour le plus grand bien des citoyens, mais pour répondre à ses propres ambitions personnelles.

On n’a pas fini de le voir louvoyer, toutefois si Duchesneau et Barrette veulent bien le lui permettre.

«L’esclave n’a qu’un maître ; l’ambitieux en a autant qu’il y a de gens utiles à sa fortune.»
[Jean de La Bruyère]

Bonjour madame Legault,
Avec la promesse d’ouvrir les écoles de 9 à 5 qui coûteraient aux alentours de 280 millions de dollars, François Legault commence à faire connaître un peu plus la cible vers laquelle il (et le cofondateur Charles Sirois) a lancé la CAQ.
De plus en plus la CAQ a des ressemblances avec le PLQ avec en moins la corruption mais…
La demande de monsieur Libman fait aux anglophones de voter pour la CAQ aura des répercussions sur le vote francophone
de la CAQ et du PLQ.
La campagne électorale est encore jeune et je ne suis pas sûr que TOUTES les nouvelles vedettes vont faire du bon travail pour leur parti respectif. « On verra »
D’autre part j’aime la façon dont madame Marois entreprend cette élection. Elle semble adopter la course à relais plutôt que le 100 mètres où l’on peut s’essouffler très rapidement ou glisser sur une fatale pelure de banane.

La CAQ a placer la corruption au centre de la campagne.

Le PLQ qui avait remonté temporairement chez les franco avec la manipulation de la grève étudiante (20 % à 27 % a reperdu tous ses points au profit de la CAQ, qui promet le grand ménage.

Si le PLQ ne se relève pas, ce qui serait surprenant. Alors sur la fin de la campagne la question qui se posera sera : Qui est le plus crédible pour faire le grand ménage mais surtout gérer l’État du Québec : CAQ ou PQ ?

La réponse: L’équipe

En attendant, la capacité de F Legault de défendre le bien publique est gravement remise en cause quand il s’agit de tapper sur son ami co-fondateur de la CAQ, Charles Sirois, C’est ce que démontre le livre de Gilles Toupin (ex journaliste : Le mirage François Legault (ed VLB).

Je me demande si M Duchesneau en a pris connaissance; ou est-ce que sa lutte à la corruption est sélective, comme celle de Legault.

Autre personnage qui pose des problèmes d’éthique : Mario Bertrand !!!

Madame Legault.

Par pur plaisir, j’aimerais malicieusement prédire
Que le charettier de Sherbrooke de sa monture choira
Que sa bande sera clairsemée, qu’à l’automne venue
Ces neufs années passées à tromper le peuple,
À l’humilier, ne seront plus qu’un mauvais souvenir

Bonjour madame Legault ! Content de vous retrouver ici.

Concernant la présente campagne électorale et les chances des partis en liste elle semble être une des plus difficiles à en prévoir le résultat depuis des lustres. Beaucoup de choses peuvent en déterminer l’issu. D’ abord la grève étudiante et l’impact qu’elle pourrait avoir sur la population. Ensuite le style échevelé de la CAQ digne de la Ligue Nationale d’Improvisation du Québec ! Un Legault qui se transforme en vendeur « tout genre « pour exciter la population. Des promesses aux allures de parti sociale-démocrate alors que la CAQ est supposé représenter la rectitude économique de droite et un Mr. Net , Duchesneau de son nom , qui semble avoir une propension a beurrer épais et a rechercher la gloire avant d’ avoir fait le travail pour l’obtenir !

Je crois que le résultat de cette élection sera conditionnel au rendement de la CAQ qui ira chercher soit des votes nationalistes chez les francophones ou des votes fédéralistes aussi chez les francophones. La dernière option pourrait signifier l’élection d’un gouvernement péquiste majoritaire et un PLQ qui subirait le même sort que son grand frère du fédéral. Le plus beau scénario en ce qui me concerne !

Ajoutez 2 ou 3 points au PQ, gardez la CAQ à 27 points et le PQ est majoritaire. A nous la souveraineté.
Si tous les souverainistes pouvaient comprendre ca et cessaient de perdre leur temps avec ON et QS qui sont des distractions couteuses. Fort couteuses.

Aucun des trois partis principaux ne m’inspirent. Jean Charest a fait assez de dégâts comme c’est là, le PQ est le parti de la chicane éternelle et la CAQ est un ramassis hétéroclite plutôt inquiétant.

Je pense donc être obligé d’annuler mon vote en votant QS, ON ou Vert.

Au moins, j’ai ce choix là.

Le Parti Québecois va prendre le pouvoir car la CAQ et le PLQ et leur loi 78 anti démocratique et leurs projets style Plan Nord et fédéralisme à tous prix ne sont pas crédibles .
Au lieu de demander du BS péréquation ils devraient exiger d’Ottawa notre part de 22% des dépenses dans tous les ministères fédéraux ou dans certains ministères nous recevons moins de 10% Avec les fédéralistes de la CAQ et dus PLQ ces sera la continuation de la corruption à la Sirois -Sagard

MICHEL

Si des citoyens veulent avoir de bonnes raisons de ne pas voter pour Charest et reporter au pouvoir un gouvernement corrompu et incompétent,voici une liste partielle de ce que nous ne devons pas oublier ( merci à Luc Lemoine) :
«-la vente secrète des droits miniers de l’île d’Anticosti par Hydro-QC, avec Vandal
– la braderie de nos ressources naturelles dans le Nord
– le scandale des garderies
– le scandale entourant la démission de Tomassi
– le scandale du retrait de la vie politique de Nathalie Normandeau, ex-vice-
première-ministre
– le scandale entourant les élections des maires libéraux à Mascouche et à Laval,
entre autres
– les 75 000$/an donnés secrètement par le P.L.Q. au 1er ministre durant plus de 10 ans
– notre autonomie agro-alimentaire qui est passée de 75% sous les péquistes à moins
de 30% sous les libéraux +
– le scandale des gaz de schiste qui n’attendent que la réélection des libéraux pour
redémarrer !
– les dépassements dans les contrats du gouvernement avec ses amis du privé
-la taxe “santé” de 100$ en 2011, de 200$ en 2012 etc etc
– la mise sur la tablette du Rapport Bouchard-Taylor et le laisser aller dans les
accommodements
– le scandale des visites au château des Desmarais ou sur le bateau d’Acurzo
– la Commission d’Enquête Charbonneau qui a été lancée le plus tard possible et qui
n’aura rien dévoilé avant les élections, sur la corruption dans la construction et sur
les financement (sic) électoraux
– l’inutilité de la Commission sur la fédération
– ….»

Du haut de mes 66 ans je ne me rappelle pas avoir eu connaissance d’autant de motifs sérieux de ne pas voter pour un parti politique.

«Les grands hommes appellent honte le fait de perdre et non celui de tromper pour gagner.»
[Nicolas Machiavel]

Les braconniers font les meilleurs garde-chasse, parait-il. Jean Charest qui a bâti sa carrière sur le mensonge, la duperie, le financement illicite et la tricherie en connait un bout dans le domaine. Il peut donc se faire élire comme garde-chasse au bois des-oubliés

Dans la forêt des mal-aimés

À vous mes chers mal-aimés, à vous
Qui avez rêvé de terres un peu moins brûlées, à vous
Qui êtes venus jusqu’ici, jusqu’à moi
Cueillir le fruit du regret délaissé
Dans la forêt des mal-aimés

Dans la forêt des mal-aimés
Chaque arbre est un membre oublié
Chaque feuille, une âme délaissée
Dans la forêt des mal-aimés
Comme il fait bon s’y promener

Mais pourquoi donc êtes-vous venus
Dans cette forêt aux coins perdus
Où les murs tapissés de fleurs
Ne font que rappeler le malheur?
Mais pourquoi donc êtes-vous venus
Dans cette forêt aux coins perdus?

http://www.dailymotion.com/video/x5r8ht_dans-la-foret-des-mal-aimes_music

On va juste espérer que si les ségrégationistes culturels (aka souverainistes) prennent le pouvoir 4 ans, on ne verra pas la Province entière ramper devant les syndicats.
Remarquez que ce n’est pas mieux qu’avec le PLQ mais au moins, la mafia italo-américaine à plus de classe qu’un gros bras FTQ, non ?

Surprise Madame Legault!

On a parlé ad nauséam ( la droite en a parlé) d’un débat gauche droite qui remplacerait le débat national. Ce que l’on voit pourtant c’est une division du vote qui passe entre autres choses par une variation des formes du nationalisme promu par les partis. Le parti libéral et ses fidèles clients fait la promotion du fédéralisme à tout prix teinté d’une légère touche de nationalisme québécois. La CAQ se veut la défenseur d’un natiolisme économique à la rescousse de Québec inc. ( les intérêts de Charles?), et le PQ faisant la promotion d’un nationalisme identitaire.Plusieurs des idées de la CAQ ne sont ni de la droite ni de la gauche, comme celle d’un médecin pour chaque famille ou l’abolition des commissions scolaires. Pour le débat gauche droite on repassera. Les anglos et les allophones anglicisés donnent leur vote sans condition au parti libéral, partisan d’une certaine sociale démocratie de droite, mais aussi garants de leur version de la paix sociale. Tant que la CAQ ne parviendra pas à attirer leurs votes, on restera dans l’impasse au Québec, une impasse démocratique réelle. L,enjeu de cette élection est de savoir qui récoltera le rapport de la commission. Le rapport pourrait être dévastateur pour le parti libéral, comme l’a été la commission Gomery. Pour les intérêts qui soutiennent ce parti, il faut à tout prix que le parti libéral soit au pouvoir pendant la commission Charbonneau. C’est une question cruciale. Les intérêts qui modèlent les intentions de vote des anglophones sont-ils les mêmes qui corrompent l’appareil d’état, c’est une question que plusieurs anglophones et allophones devraient se poser. Le fait qu’elle ne soit pas posée, ou exposée est un véritable problème pour l’évolution démocratique de cette «province«.

@ Claude # 18

Pour moi le seul véritable et essentiel enjeu de ces élections-ci est de s’assurer d’avoir un gouvernement honnête au Québec pendant au moins les 4 prochaines années. La seule certitude que j’ai c’est que les citoyens doivent donc se débarrasser de Charest et du PLQ.

Or je dois admettre qu’il m’est difficile de comprendre que pour les fédéralistes et pour les anglos québécois, il est préférable d’avoir un parti qui manigance avec le monde interlope mais qui est fédéraliste qu’un parti propre mais qui est souverainiste.

Je dois donc reconnaître la véracité de ces paroles de Winston Churchill :

«Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre.»

Doit-on comprendre que les fédéralistes et les anglophones du Québec ont une toute autre notion de l’honnêteté en politique et que l’influence mafieuse au sein des gouvernements est inéluctable ?

Si les Québécois ne se laissent pas prendre par l’électoralisme criard de la CAQ. Le PQ connaît une chance de faire élire un gouvernement.

Le critère de la cohérence sera l’un de ceux qui déterminera qui des trois partis mérite de gagner.
Aucun des partis principaux est impeccable.

Le plus crédible reste le PQ malgré un programme souverainiste marqué par les difficultés référendaires passés qui est devenu un parti nationaliste travaillant points par points pour améliorer la condition québécoise tout en restant social démocrate en gros.

Sur la cohérence, le PQ semble avoir le dessus sur une CAQ qui de la rigueur et de la débureaucratisation est passé aux promesses dépensières pendant que le PQ reste plus stable dans son programme.

Et s’il y a cohérence libérale c’est celle pour la corruption où l’autoritarisme contre les étudiants.

La cohérence en dehors d’autres aspects ce sera donc un aspect décisif.

Dans les débats, la performance des chefs et leur capacité a établir la cohérence de leurs partis déterminera le vainqueur.

La CAQ va va caquetter et craquer avant le 4 septembre . On ne fait pas un gouvernement avec une police démissionnaire et un gros docteur paranoïde . Les anciens de la gang à Dumont commence à regretter d’être sous la gouverne de Sirois

Peut être sommes nous à l’air d’établir des nouvelles règles électorales ? Notre système existe depuis de lune, on vote pour un parti et c’est le candidat de l’autre partie qui passe, c’est le candidat de votre compté qui compte, de plus à peine 60% des citoyens vont voter, que se passe t’il dans la tête des 40% qui ne vont pas voter, peut être que ces 40% serait mieux servis, si notre système électorale serait semblable à la France ? Les élus sont proportionnel au pourcentage des votes par partie ou un système mixte, un nombre de siège de base pour le parti qui obtient le plus haut pourcentage des votes et le reste des sièges proportionnel ? Le parti Québécois veut obliger les francophones à étudier aux CEGEP francophone en modifiant la lois 101, tout semble parfait, sauf qu’il y des techniques qui ne sont pas toujours disponible facilement à Montréal, en voici un exemple : Technique en Santé animale le CEGEP en français est à St-Hyacinthe et le parti Québécois veut diminuer les emprunts et les dépenses pour les études, l’étudiant aura le choix entre autre à s’installer à Sherbrooke, ou encore dans la région des Laurentides, en Mauricie, Bas St-Laurent, ou Saguenay. Le seul qui donne ce cours à Montréal, est le CEGEP anglophone Vanier, presque 50% des étudiants francophone en font partie. On veut pénaliser ces étudiants qui arrive aux CEGEP à la veille d’être adulte ( à 17 ans) l’année suivant, ils sont adulte, il serait temps de leur laisser le propre décision, ils ont quand même passé leur 11 première années en français, peut on leur les laisser décider ?

Michel vos propos sont des attaques personnelles. On peut-être péquiste sans propos d’ados.
Maintenant qui peut-être surpris des conflits d’intérêt chez les libéraux. Me Sylvain Lussier, le procureur en chef de la Commission Charbonneau, avocat chez Osler, est conseillé pour les entreprises qui veulent obtenir des contrats dans le cadre du « Plan Nord » de Jean Charest.
Jusqu’à mercredi soir le 8 août 2012, son nom figurait toujours comme membre de «l’équipe Plan Nord» sur le site d’Osler. Le nom a été retiré dès que les médias s’y sont intéressés.

http://meteopolitique.com/Plan/Fiches/finance/corruption/JosPublic/Jacques-Duchesneau/Commission-Charbonneau-et-la-campagne-electoral-au-Quebec-en-2012.htm

Félicitation pour votre venue <a l'Actualité, mais j'espère surtout que votre plume restera le plus largement accessible…