Une larme (oui !) pour feu le SPQ libre

Ne me comptez pas parmi ceux qui applaudissent la disparition du SPQ libre — Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre. Les militants péquistes rassemblés de week-end à Lévis ont décidé de mettre fin à l’expérience du club de la gauche syndicale et de recommander l’abolition des « clubs » au sein du PQ, lors du prochain congrès du Parti, en 2011.

J’avais au contraire applaudi la constitution de ce club, lors de sa création en 2005. Le pari de Bernard Landry était, à l’époque, double. Conjoncturel : il voulait retenir au PQ un certain nombre de militants tentés par la nouvelle aventure de Québec Solidaire. Structurel : il souhaitait ouvrir des espaces de débat au sein du parti, en permettant la naissance de plusieurs clubs autorisés.

L’échec du système

Or l’échec de ce système n’est pas celui du SPQ libre, encore fort de 400 militants. C’est l’échec du système des clubs. Pour qu’il fonctionne, il aurait fallu un club écologiste, un club des souverainistes-lucides à la Facal, un club de la laïcité, un club des anglos indépendantistes, etc., etc.

Cette diversité au sein de la coalition qu’est le parti indépendantiste aurait permis à la fois aux militants qui ont une sensibilité politique forte d’avoir un lieu de convergence et de débat, ouvert sur la partie de la population qui partage cette sensibilité. Bref, d’être à la fois incubateur et vitrine. Face au chef, le système des clubs donne une marge de manœuvre aux tendances au sein du parti. Leur existence est la preuve que la discussion et la dissidence est permise, pendant toutes les étapes du débat. Lorsque le parti a tranché, et a fortiori pendant les campagnes électorales et référendaires, tous poussent cependant dans la même direction.

Le face-à-face

Le système ne peut cependant fonctionner que si les clubs — au pluriel — offrent une diversité de vues qui, grosso modo, s’équilibrent au sein du parti. Dans la mesure où le SPQ Libre est seul à avoir fait son travail — exister — une dynamique de face-à-face s’est développée entre lui et la direction du parti.

Le seul club existant est devenu le seul juge, genre d’opposition interne, aux propositions de la direction.

Les porte-parole du SPQ-Libre promettent de convaincre les militants de maintenir le système des clubs lors du congrès de 2011. Paradoxalement, la meilleure façon d’y parvenir serait de convaincre leurs collègues de centre-droit de former leur propre club et de présenter une revendication conjointe aux congressistes.

***

Note : le billet a été modifié pour préciser que le SPQ Libre n’était déjà plus renouvelé, en date de ce week-end.

Laisser un commentaire

Pour y parvenir vraiment le Parti Québecois devrait garantir une représentation électorale de chaque tendance politique et non pas seulement ce genre de clubs sans réelles représentations .
Et ceci autant dans le Parti que dans la présence du Parti Québecois à l’Assemblée nationale
Suite à une telle politique le Parti Québecois redeviendait une véritable coalition des trois tendances de gauche, des trois tendances de centre et des trois tendance de droite.

Je ne suis pas d’accord. Plusieurs clubs opposants pourraient parvenir à des dérapages, des menaces ou des coalitions des clubs contre autres clubs au sein du parti. Tout cela n’est pas bon pour l’unité et la gouvernance du parti.

Un club de centre-gauche et un autre de centre-droit qui respectent la civilité, les débats et l’autorité finale du ou de la chef pourraient cohabiter dans un parti. Le SPQ-Libre, par contre, n’est pas de centre-gauche et n’est pas respectueux de diverses opinions. Il est d’extrême-gauche et est militant. Pour ces raisons, il devait partir. La lutte qu’il a menée contre André Boisclair durant la campagne électorale de 2007 est inexcusable. Bravo à Pauline Marois pour cette décision audacieuse.

Votre analyse est fort juste, comme d’habitude, mais soyez sur que vous ne serez pas plus deux ou trois à pleurer l’abolition de ce repaire de dinosaures qui en faisaient plus pour décrédibiliser l’option que pour la faire avancer

Le SPQ c’est la grenouille qui se prend pour le bœuf. Nul besoin de s’étonner qu’il n’y avait plus de place pour d’autres groupes au risque de mettre le Diable aux vaches.

Bien oui, un club des sportifs de salon; un des gais fiers de l’être; un club d’élus municipaux; un club des amateurs de pétanque; un club d’andicapés; un club de québécois colorés etc. Sky is the limit, M. Landry aussi suggère l’idée.

Monsieur Lisée, votre « patante à gosse », si elle avait fonctionnée, n’aurait donné comme résultat qu’une immense cacophonie qui aurait profité à nos adversaires.

Maintenant, avec ce virage, on a une chance de voir revenir au bercail ceux qui se sont laissé séduire par l’ADQ et qui n’ont pas été voter aux dernières élections.

Vous savez, ici en région les idées de Québec Solidaire ne passent tout simplement pas. Le monde veut plus de liberté, pas plus de taxes.

Il est surprenant de constater un tel ressentiment des Québécois face au SPQ-Libre.

Il y a pourtant de la matière intéressante dans l’argumentaire du SPQ-Libre. Peut-être aurait-il fallu des porte-paroles plus jeunes, ou à tout le moins avec une présentation différente.

Pour être moi-même membre du SPQ-Libre (au passé maintenant), je peux vous affirmer que Marc Laviolette et Pierre Dubuc sont des êtres nuancés, posés et réfléchis; très loin de la perception que le grand public peut en avoir.

Nous sommes dans un moment où les souverainistes recherchent l’unité du message, l’unité du mouvement. C’est très compréhensible. Même salvateur.

Pourtant la voix « sociale-progressiste » devra continuer à être entendue dans le futur proche et éloigné. Elle est un des fondements de ce parti magnifique qu’est le Parti Québécois.

C’est la direction du Parti Québécois qui a refusé la création d’autres club politique. Le défunt Mouvement pour une élection sur la souveraineté (MES) avait remplis tous les conditions pour être admissible avant d’être refusé arbitrairement par la direction du parti.

Je suis un ancien militant syndical très impliqué et je considère que le SPQ Libre n’a pas fait ce qu’il fallait pour continuer à sévir. Il y a plus de 1 million de syndiqués au Québec alors facilement le SPQ libre pour être considéré comme une région selon les statuts du PQ aurait dû avoir plus de 5000 membres en règle et amasser facilement 50 K$ par année pour le financement. Pour être considéré comme une circonscription avec les droit de parole d’une circonscription d’avoir 500 membres en règles et amasser plus de 10 K$ de fonds.
Mais dans les fait , il y avait moins de 100 membres actifs en règle et le financement annuel on n’a jamais pu savoir… On a vu un mini groupe de décideurs du club , une dizaine de fidèles autour de Dubuc et Laviolette décider sur un coin de table de contester et rejeter une proposition supporter par une région et une majorité de circonscriptions par un long processus statutaires obligeant la majorité, représentant plusieurs milliers de membres ayant collectés laborieusement des centaines de K$ être buldozé par une sortie démagogique doctrinaire de Laviolette et de l’autr’ journal. Les statuts seront refaits en 2011, s’il y a des clubs politiques il y aura des encadrements précis à suivre sinon les délégués seront des indépendants indépendantistes…

J’étais à Lévis en fin de semaine et je crois que c’est une très bonne chose que le PQ se « limite » aux instances de comtés et aux jeunes.

L’argument organisationnel est un leurre certes, mais n’empêche que le SPQ-Libre est un regroupement quasi-extrémiste qui prenait beaucoup trop de place pour ce qu’il apportait au débat.

Le PQ se veut avant tout souverainiste et ensuite progressiste. Ceux qui pensent encore que toutes les solutions peuvent venir ou de la gauche, ou de la droite, sont complètement dans l’erreur. Il faut simplement avoir le courage de choisir la meilleure solution, peu importe d’où elle vient.

Dommage que ce club jurassique ait disparu du P.Q. Il rendait la tâche des fédéralistes beaucoup plus facile…

Il reste cependant une question: la dissidence sera-t-elle tolérée au sein de ce nouveau Parti québécois de droite? Qui sera le gardien de l’orthodoxie de la gauche-progressiste? Les révolutionnaires de la gauche ne se sentiront-ils pas un peu orphelins?

Je crois personnellement que ça annonce la fin inéluctable du P.Q. comme parti progressiste et indépendantiste comme Lucien Bouchard l’avait si lucidement affirmé hier encore. Les séparatistes de la go-goche ont maintenant beaucoup plus en commun avec Québec solitaire qu’avec le P.Q. et ça n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne s’en rendent compte et ne quittent les rangs péquistes pour ceux de Françoise et d’Amir.

L’avenir du P.Q. est « written on the wall… »!

Les clubs: bonne idée pour régler un problème à très court terme. Pas fou l’ami Landry.

Avec l’expérience, on voit bien que cela ne tient pas la route. En tant que Chef d’un parti a multiples tendances, Mme Marois a pris la seul décision possible. Pas folle n’ont plus la Dame.

Un parti dans un parti, c’est pas réaliste. M Lisée, je pense que dans ce cas-ci, votre penchant pour les Clubs est une erreur.

Si, sur le plan philosophique les Clubs semblent innovateur et une démarche élégante, sur le plan pratique, qu’il y en ait plusieurs, serait encore plus dommageable au PQ.

L’image qui me vient ce sont les gangs de rue qui se partagent un territoire. Chaque gang a son secteur même si elles font partie de la même Fraternité. À chaque gang, sa chapelle. S’il y a un problème inter-chapelle, on s’en remet à la Fraternité pour trancher.

Compte tenu de l’évolution du PQ, M. Landry aurait été un visionnaire s’il avait laissé les 400 se joindre à Québec Solidaire tout simplement.

Donner une structure à un sous-groupe tel le SPQ(ou plusieurs sous-groupes) dans un parti comme le PQ me semble suicidaire. Ce n’est pas une bonne façon d’intégrer les différentes tendances. C’est, par contre, une bonne façon de créer une Tour de Babel.

Excellente analyse M, Lisée.

Toutefois, je ne verserai aucune larme.

Dans le faits, j’ignorais que le SPQ Libre avait tant de privilèges au sein du PQ.

Incroyable !!!!

En ce qui me concerne, après la dissolution effective du SPQ libre par le PQ, il ne reste qu’aux 400 membres du SPQ Libre d’aller
“pelleter des nuages” chez Québec Solidaire.

Et je ne suis pas contre les syndicats.

J’ai même été délégué syndical et membre de l’exécutif de mon syndicat pendant ma carrière profesionnelle.

Par contre, le syndicalisme idéologique des années 70 n’a plus sa place au Québec et encore moins comme club privilégié dans quelque parti politique que ce soit.

Une excellente décision de la part de Mme Marois, au moment même ou tout le monde syndical québecois est éclaboussé par les “gros bras / têtes vides mafieux” de la FTQ Construction.

Guy LeVasseur
Rimouski

Je partage largement l’analyse. Comment un parti qui se qualifie de coalition arc-en-ciel autour d’un projet de souveraineté territoriale pourra-t-il tenir la route sans couleur et étant de moins en moins à l’aise avec son projet d’indépendance.

Virage au centre-gauche ! On est encore loin du croit ou meurt libéral qui pourtant leur donne toute la cohésion nécessaire pour jouer la « game politique » avec les conditions nécessaires à la domination.

En politique, le débat d’idées est signe d’intégrité et d’ouverture à la base. Aussi, le PQ est-il un parti de débats depuis ses origines. Ce n’est pas la disparition du Club qui va changer cette tendance culturelle.

Ce qui va changer, c’est la direction du parti qui aura dorénavant les deux mains…

Et si Pauline Marois n’était pas capable de rallier un parti ni un Québec qui ne serait pas prêt… à se voir diriger par une femme ?

Il faut dire qu’un Lévesque même faisait l’objet de contestation au sein du PQ. C’est dire.

Il est à souhaiter que les espéquistes-libres demeureront fidèles à la Reine…

Un parti politique c’est un groupe de gens qui adhère à certains objectifs communs. Pourquoi créer des sous-sous-sous groupes dans des groupes de groupes?

De là à verser une larme, non, mais jusqu’à ne plus voter pour le PQ, oui. Avec la Marois, le PQ pourne radicalement à droite. Un Québec de droite, c’est un Québec déshumanisé dans lequel je ne saurais vivre.

Un virage à droite pour séduire les adéquistes déçus du départ de Mario Dumont.
Faut-il rappeler que le SPQ-Libre n’avait aucun pouvoir au sein du PQ, sauf celui de faire valoir ses opinions sociales-démocrates. Ce que Madame Marois n’acceptait plus c’est que par ses opinions le SPQ réussissait à attirer son parti vers le centre gauche alors qu’elle veut l’amener encore plus à droite afin de séduire les adéquistes orphelins. L’objectif LE POUVOIR.

C’était la chose a faire et ce fut fait et bien fait ! On ne peut qu’applaudir !

Le temps fait son oeuvre. Improductif. Lorsque le temps nous rattrape et même après avoir fait oeuvre utile, on ne doit pas attendre d’être effacer.

Suffit de savoir quand se retirer. Mais on peut écrire ses souvenirs. Comme expliquer comment 60 millions de dollars ont été dépens (enfin c’est ce la ) qu’a couté la saga de trouver l’endroit où bâtir le CHUM, dont Laviolette a fait parti du comité.

1 .la création de tous ces groupuscules mène inévitablement à l’enculage de mouches.
2 . Des Etats à l’intérieur d’un Etat.
3 . La démocratie poussée à l’extrême
4. La meilleure approche pour retarder des prises de décision.

« …un certain nombre de militants tentés par la nouvelle aventure de Québec Solidaire. »

Sauf que si ce genre de fusion s’opère, ce sera pour que le tout éventuel internationalisme de Québec Suicidaire s’englue encore plus dans la poutine nationaliste… Ce serait un bien mauvais move de la part des solidaristes d’intégrer la gaugauche bleu poudre et frappe-à-bord que le PQ vient de flusher… Je ne suis pas pour… Déjà que le PQ tasse à droite, c’est pas pour que QS en fasse autant en se gorgeant de l’ambivalence centre-gaucharde Lavioletteuse…

Attention, Monsieur Khadir…

Paul Laurendeau
http://www.blogueparade.com/detail/blogue-2942.html

…et ça veut faire un pays! Même pas fichus de contrôler une poignée d’hurluberlus au sein même de leur propre parti.

En toute logique et franchise, on n’attend maintenant rien de moins qu’une DÉMISSION fracassante des autres dinausaures de la gauche péquiste tels que Pierre Curzi, Monique Richard et Louise Beaudoin. S’ils restent, ils seront clairement identifiés aux « béni-oui-oui », selon leur Laviolette. Allez! Du courage mesdames et monsieur; quittez le radeau de droite péquiste et allez militer au sein d’un VRAI parti progressiste: Québec solitaire!

On attend toujours la réaction de la belle-mère attitrée du Parti québécois: Jean-Bernard Landry!

Et vous, Monsieur Lisée…toujours associé aux péquistes?

m.lisée, à mon avis, vous avez tort: le pq serait devenu un parti politique sans autre idée rassemblante que la souveraineté; tous ces clubs d’idée divergentes dans un seul parti! toutes ces idées, comment auraient-elles été le fondement d’un programme électorale?
non le pq serait devenu le lieu de débats perpétuels (et il y en a déjà beaucoup) sans autre idée centrale que la souverainté.
or la souveraineté depuis l. bouchard est passé bien lopin derrière la volonté (l’obsession) de prendre le pouvoir et le pouvoir impossible dans cette multitude d’idées divergentes.
le débat démocratique n’a plus sa place en politique…

Quels sont donc fortes ces forces obscurs qui arrivent à nous diviser, à bloquer toutes nos prises de décision!!! Depuis les mesures de guerre de la crise d’octobre 1970, depuis le changement du mot biculturel pour multiculturel dans la charte canadienne des droits et liberté, tous ces difficultés n’ont pu réunir les forces Québécoises sous une même banière d’autonomie, de maître chez-nous, de souverain… J’espère que la jeunesse pourra percevoir toute l’importance de s’autogérer et mettre en action les balises collectives d’une prise en charge responsable de notre destin de peuple distinct…

Il y a déjà un bon moment que les sorties du SPQ libre rendaient très inconfortables une majorité de péquistes, même de gauche. La décision de Bernard Landry d’acheter la paix en permettant la création de clubs fut une erreur et une démonstration de courte vue car, parlant de paix, cette décision de permettre l’existence de ce groupe a-t-elle contribué à la paix recherchée? Vous conviendrez que non.

Cette décision prise en fin de semaine par une énorme majorité de délégués de tous les comtés du Québec illustre bien le malaise dont je parlais au début.

Cependant, de là à croire que cette décision mettra fin aux débats qui ont toujours eu cours au PQ serait une illusion. Et c’est très bien comme cela. la discussion, les débats d’idées qui débouchent sur des choix d’orientations politiques font toujours partie des façons de faire au PQ, ce qui n’exclut nullement de devoir trancher. Cette façon de faire me semble plus démocratique que le «drive by shooting» de certains qui se croient tout permis, sans devoir rendre des comptes un bon matin.

C’est une bonne chose. Les ex-membres du SPQ Libre pourront continuer à militer et à s’exprimer au sein du parti mais pas en tant que groupe, en tant qu’individus et d’une manière un peu plus modérée. Ce sera plus agréable pour tout le monde, je crois. Les décisions seront plus efficaces aussi. La démocratie, c’est aussi, dans une certaine mesure, ne pas retarder les options politiques allant dans le sens de l’opinion de la masse pour un groupuscule qui poserait trop d’embûches à faire avancer les choses. Un équilibre entre l’oreille attentive de tous et le leadership nécessaire pour pouvoir avancer. Mme Marois a pris la bonne décision. Il serait raffraîchissant d’avoir une femme à la tête du Québec. La femme à la tête de l’Allemagne a su surprendre par sa capacité à gérer une coalition de manière plutôt harmonieuse, entre écoute et leadership.

Le parti quebecois est compose d’une bande de perdus. Moi ca me fait rire.

Et pendant ce temps, les Conservateurs plongent au Québec et dans la région de Québec, pendant que le Bloc attire 45%.

Jean Charest plonge aussi, en même temps que Pauline Marois est vue comme meilleure premier ministre que l’as du volant.

Alors les « visionnaires » droitistes qui jouent à Madame Minou en annonçant à chaque mois, depuis 15 ans, la disparition de la force souverainiste au Québec vont continuer à siffler dans le noir…

« J’avais au contraire applaudi la constitution de ce club, lors de sa création en 2005. »

Ça montre bien à quel point votre jugement est mauvais…

Le problème venait de l’incapacité chronique des gens du SPQ libre de comprendre que lorsque l’on fait dissidence dans les médias ça ne sers que très rarement nos propos. En fait, les journalistes ont une forte tendance à préférer couvrir le phénomène de la dissidence que le sujet de la dissidence. Pendant ce temps, ni le message du PQ, ni le message du SPQ ne passe vraiment, on se concentre sur la chicane.

Le débat est important certes, mais accepter d’être bon joueur et se rallier (au moins publiquement) lorsque l’on perd le débat et que les membres se prononcent, est aussi nécéssaire.

Avec le SPQ libre c’était toujours « my way or the highway » et s’il faut saboter une campagne électoral pour le faire tant pis.

La réponse de Marois : It’s the Highway then!

Je suis pourtant à gauche mais j’applaudis !

Oui… mais essentiellement je pense que le PQ aurait du encadrer mieux les activités des clubs. Des règles claires, par exemple sur les sorties sur la place publique, auraient permis d’éviter ce gâchis.

Bonne analyse.

Je crois par ailleur que l’argument de Pauline Marois disant que ça créait deux classes de militants et que ça rendait mal à l’aise les militants dans les comtés, ça ne tient pas la route. Là on aura une classe de militants: ceux qui ne savent plus débattre. Quand depuis les dernières années avez-vous vous les militants et les militantes débattre sérieusement et avec compétence d’enjeux politiques? Les seuls qui amenaient des débats politiques étaient les gens du SPQ-libre. Ailleurs dans le parti, il n’y a pratiquement plus de lieu de réflexion. C’est dommage car ce qu’on entend ce sont des âneries comme « on n’est ni de gauche, ni de droite, on est des progressistes »! Ou encore, « avant de partager la richesse, il faut la créer ». C’est quand ça? Manana, manana!

Dommage, car de plus en plus les militants sont à 95% des faiseux de campagne de financement et ils ont presque perdus leur aptitude à débattre et à réfléchir intelligement. Ça ne me donne pas le goût de m’impliquer à nouveau.

« et ça veut faire un pays! Même pas fichus de contrôler une poignée d’hurluberlus au sein même de leur propre parti. »

SPQ libre, comme groupe n’est plus accepté dans le parti François the first. Pis en passant, le BLOC et le PQ sont en avance au Québec. Clis que tu dois te morfondre là…lol

Bonjour,
Ayant à deux reprises frappé le mur du Non dans deux référendums perdus, la coalition arc-en-ciel qui ratissait large sur l’échiquier politique du Québec par l’entremise du Parti Québécois est enfin éclaté. Nul doute que dans le moyen terme, le Parti Québécois ira au cimetière des partis nationalistes rejoindre l’Union Nationale. En essayant de recycler comme un doublon les idées autonomistes de la défunte Union Nationale afin de plaire à la droite nationaliste qui se partage avec l’Action Démocratique, le Parti Québécois dont les virages furent légendaires a toujours été perdant en tassant certains pour seulement prendre le pouvoir en faisant prendre des vessies pour des lanternes à ses militants qui restent bouche bée, muselés qu’ils sont par l’hypothétique Grand Soir qui fuit devant à chacun de leurs pas. Un autre clou dans le cercueil, en somme. Merci, John Bull.

Bonne analyse. La conclusion est quand même que sans plusieurs clubs, le SPQ ne devait pas rester. Les raisons quant à l’échec des clubs sont celles que l’on voudra, mais le constat reste le même et la bonne décision a été prise par les représentants des membres cette fin de semaine.

400 militants … je lis de mon coté 350 membres ce qui représente surement moins d’une centaine de militants ! Ne mélangeons pas tout.

@ Sylvain Sauvé : on débat très bien et avec compétence à l’intérieur des comtés, aux exécutifs, aux différents rassemblements, on n’avait pas besoin du SPQ libre pour le faire à notre place. Ces gens étaient sur-représentés.

J’approuve entièrement cette décision. Le PQ doit se garder un droit de réserve à l’égard des syndicats, comme tous autres collectifs d’ailleurs. Les syndicats, comme toutes corporations, protègent les seuls intérêts de ses membres. Or, les partis politiques se doivent de représenter tous les citoyens, les syndiqués comme les non-syndiqués.

La seule chose que je retiens de ce groupe et c’est comment je les ai connu, c’est qu’ils ont utilisé les médias pour critiquer le PQ et descendre la chef au lieu de faire ça en privé. Je n’ai jamais compris pourquoi ils agissaient de la sorte, connaissant les médias québécois tendre à l’endroit du pq…

Pour le parti et la cause, cette méthode était très maladroite et je comprends pourquoi Marois a défait les clubs dans le parti.

Le SPQ libre ne voulait-il pas être le seul au sein du PQ ? Il a peut-être creusé sa propre tombe à trop vouloir contrôler la dissidence. Je n’ai jamais eu l’impression qu’il défendait autre chose qu’un certain syndicalisme et qu’une certaine souveraineté et une sociale-démocrate comme moi n’y aurait pas été à sa place. Le problème du SPQ libre, c’est qu’il manquait peut-être un peu d’ouverture d’esprit, trop dogmatique, pas assez pragmatique. Pour ces gens-là, le pragmatisme est toujours synonyme de prostitution, pour moi, il équivaut à tenir compte de la réalité. C’est plus compliqué à administrer qu’une pensée dogmatique pure et dure, mais c’est aussi plus créatif et mieux en mesure de mettre au point des solutions, plutôt que de demeurer sur ses positions, dans sa tour d’ivoire en attendant un hypothétique grand soir sans contribuer à sa venue, parce que évidemment, mettre de l’eau dans son vin, c’est aussi une forme de prostitution. Trop de pureté nuit et peut même tuer.

Vous et moi n’ avons vraiment rien en commun….Le PQ vient de réparer une erreur de Voltaire Landry.
Vous allez voir avec le temps….
SPQ Libre….quelle merde!!

J’appuie madame Marois et le Parti Québécois. Être chef, c’est être capable de prendre des décisions difficiles.

J’espère vraiment que les gens du S.P.Q. libre continueront à susciter le débat, à l’intérieur du parti.

Cette fois-ci, tâchons de ne pas nous diviser, ça ferait trop plaisir à nos détracteurs. Les mois qui viennent seront déterminants, restons unis, autant que possible.

Je suggère un PPLQ libre. Lequel serait le seul partie fédéraliste de gauche au Québéc.

Et comme la majorité des Québécois sont fédéralistes et que la majorité des Québécois sont de centre gauche…. Bonjour les élections!!!

Non mais, quand aucun parti, au Québec, ne représente la majorité des Québécois! Pauvre de nous.

« ces derniers entendent bien continuer de gueuler: »

Ils ont le droit, on est toujours en démocratie.

Il me semble que tu as un peu de difficulté avec ça la démocratie, hein! François the first?

Pour ta dernière question, autant que comme les autres formations politiques.

Monsieur Lisée, Bravo pour votre franchise et votre nuance.

Je dois dire tout d’abord que je ne suis pas syndiqué mais que je suis de gauche, indépendantiste et lecteur assidu de l’aut journal. Pour ce qui est des leçons de pragmatisme (pour ne pas dire des insultes) que la majorité des intervenants expriment ici, j’aurais deux mots à dire.

Au moment où René Lévesque tergiversait sur la voix à suivre pour la langue, ce sont les « radicaux » comme Camille Laurin qui ont forcé ce dernier à se résoudre à créer la loi 101. Aujourd’hui, y’a-t-il quelq’un dans la salle qui est contre ?

Pour ce qui est du syndicalisme, vous avez bien raison toute la gagne de dire que c’est un temps révolu. La chute du communisme et l’hégémonie du fric a laissé toute la place aux requins de Wall Street pour envahir le monde entier jusque dans le cerveau malade des citoyens qui s’imaginent faire des débats alors que les dés sont pipés plus que jamais.

La création de richesse, c’est la quintessence de la bullshite pour apâter le citoyen dans la course au fric. Alors que le gouvernement Canadien vient de donner 2000 milliards aux banques, vous, vous rêvez à l’indépendance grâce à québec Inc. ? Vous voulez d’une Pauline Marois dans le style de Tony Blair ?

Moi le pelleteux de nuages, c’est plate, mais je suis sont contre canarder du musulman pour faire du fric, et je suis aussi contre permettre aux musulmans d’imposer la burka où aux sikhs d’imposer leur couteau dans la cour d’école. Aussi le pelleteux nuage que je suis n’ira pas à Québec Solidaire.Quant au PQ, bravo les pragmatistes, vous allez proposer quoi de plus emballant pour l’électeur qu’une version molle du parti des boss et du gros cash, le parti libéral? Vous pensez vraiment que vous allez convaincre les gens avec une pâle copie ?

Je vous souhaite bien du courage mais moi je préfère débarquer complètement du débat.
L’autre solution pour survivre, ce sera c’est de rentrer dans l’armée.

Monsieur Lisée, Bravo pour votre franchise et votre nuance.

Je dois dire tout d’abord que je ne suis pas syndiqué mais que je suis de gauche, indépendantiste et lecteur assidu de l’aut journal. Pour ce qui est des leçons de pragmatisme (pour ne pas dire des insultes) que la majorité des intervenants expriment ici, j’aurais deux mots à dire.

Au moment où René Lévesque tergiversait sur la voix à suivre pour la langue, ce sont les « radicaux » comme Camille Laurin qui ont forcé ce dernier à se résoudre à créer la loi 101. Aujourd’hui, y’a-t-il quelq’un dans la salle qui est contre ?

Pour ce qui est du syndicalisme, vous avez bien raison toute la gagne de dire que c’est un temps révolu. La chute du communisme et l’hégémonie du fric a laissé toute la place aux requins de Wall Street pour envahir le monde entier jusque dans le cerveau malade des citoyens qui s’imaginent faire des débats alors que les dés sont pipés plus que jamais.

La création de richesse, c’est la quintessence de la bullshite pour apâter le citoyen dans la course au fric. Alors que le gouvernement Canadien vient de donner 200 milliards aux banques, vous, vous rêvez à l’indépendance grâce à québec Inc. ? Vous voulez d’une Pauline Marois dans le style de Tony Blair ?

Moi le pelleteux de nuages, c’est plate, mais je suis sont contre canarder du musulman pour faire du fric, et je suis aussi contre permettre aux musulmans d’imposer la burka où aux sikhs d’imposer leur couteau dans la cour d’école. Aussi le pelleteux nuage que je suis n’ira pas à Québec Solidaire.Quant au PQ, bravo les pragmatistes, vous allez proposer quoi de plus emballant pour l’électeur qu’une version molle du parti des boss et du gros cash, le parti libéral? Vous pensez vraiment que vous allez convaincre les gens avec une pâle copie ?

Des réflexions, avec des nuances, wow ça fait un bout que je n’en vois plus sur Internet ces derniers jours.

Juste pour vous remercier de nous offrir une analyse nuancée.

Sous la forme de multiclub, le multiculturalisme serait une bonne chose pour le PQ. Ah bon!

Le Club a été supprimé, mais aucun de ses 400 membres(allégués…) n`a été eclus ni bailonné, que je sache . Seule la stucture qui donnait à certains d`entre eux des privilèges de parole et un impact exorbitants est a été abolie . C`était devenu un véritable épouvantail.À moineaux, peut-être, mais des moineaux de bonne foi ( j`en connais +++)…et qui votent.

D`accord : si les clubs s`étaient multipliés… Mais justement, si ça ne s`est pas produit, à mon sens ( et c`est en tout cas
le mien, même si je lis assidument làut`journal auquel je suis abonné , suis de sensibilité de centre gauche, ai été président d`un fédération de médecins résidents, et vis avec une ex syndicaliste infirmière, etc…), si donc ça ne s`est pas produit, c`est que la formule club, QUI VALORISE LA » PURETÉ » ne tolère guère en son sein la dissidence alors que la ajorité des membres du PQ EST LOIN D`ÊTRE PURE ET DURE EN QUOI QUE CE SOIT ! Et cette majorité, selon moi ( qui en fais partie)abien raison car la « pureté », qu`on nous a fait croire jadis être une « vertu » ( une « force » ! ) n`est rien d`autre qu`une facilité, un VICE fondé sur un DÉLIRE.

Dans les circonstances présentes , donc : bon débarras et tant pis pôur le narcissisme du fat et vaniteux Ti-Coq Laviolette… qui pourra d`ailleurs continuer à GEULER » TOUT SON SAOUL, MAIS À SON TOUR ET COMME LE SIMPLE MWENBRE QU`IL EST REDEVENU.