Une psy montréalaise présidente de l’Europe ?

Si vous avez étudié la psychologie à l’Université de Montréal entre 1965 et 1998, vous l’avez sans doute eu comme prof.  Veira Vike-Freiberga, lettone d’origine, a occupé sa retraite de l’UdeM à

 Une alliée pour le Québec ? (Photo WikiCommons)
Une alliée pour le Québec ? (Photo WikiCommons)

diriger le nouvel État letton avec un tel éclat, qu’elle est maintenant en lice pour devenir, jeudi le 19 novembre, la première personne à président le Conseil européen, bref le premier Président de l’Europe.  Elle a, disent les analystes, beaucoup plus de chances d’y arriver que Tony Blair, partant pourtant favori l’an dernier.

Son choix tomberait à pic pour le projet de Jean Charest — qui lui a d’ailleurs remis l’Ordre national du Québec en 2006, le ratoureux — de faire aboutir la négociation d’un nouvel accord de libre échange Canada/Union européenne, dont le Québec est le principal fer de lance.

Si vous voulez donner un micro-coup de pouce à cette fine psychologue, allez voter pour elle sur le site de la fondation Robert Schumann. Elle mène déjà dans ce vote indicatif à 48,5%, contre l’ex-premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Junker, 26%, et Tony Blair, 11%.

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Semble toujours que ce sont les Québécois qui veulent le libre-échange dans ce pays… Est-ce une démonstration d’ouverture ?
(en passant, en bon français, on dit plutôt « le jeudi 19 novembre »)

On sait qu’elle s’est inspiré de la Loi 101 pour imposer le letton aux 30% de Russes qui ne voulaient rien savoir.

On sait que le 30% de Russes, qui étaient là depuis « seulement » 50 ans, n’ont pas eu le droit de vote au référendum.

Mais est-ce que la Veira a voté OUI en 1995 au Québec? Pas sûr. Pas sûr.

Le nationalisme c’est bon pour les autres. C’est bon pour les Baltes, c’est bon pour les Bosniaques. C’est bon pour les Kosovars. C’est bon pour les Écossais. C’est bon pour les Tibétains. Mais jamais pour les Québécois. Nous autres, on est la race damnée du nationalisme.

Je vais aller voter, je comprend que c’est un devoir civique. Et je ne vais certainement pas votr pour Tony Blair.

Si elle devient présidente de l’Europe, au moins il y aura une femme et de pouvoir enplus qui ne peut pas ne pas comprendre ce qu’est le Québec.

Au vote!

Il est intéressant d’apprendre que sa famille, lors de la deuxième guerre mondiale, ne quitta pas la Lettonie lorsque l’armée allemande libéra le pays de l’invasion soviétique. Mais lorsque les soviets réoccupèrent la Lettonie grâce à l’aide des alliés, c’est en Allemagne nazie que sa famille se réfugia !

Moi aussi ! Mais avec une stricte réserve: si elle ne se prononce pas d’ici 7 jours ouvrables en faveur de l’indépendance du pays qui l’a si bien accueilli (semble-t-il) pendant ces 33 ans, je reporte mon vote sur Tony Blair.

J’ai déjà voté pour cette femme au grand charisme. Je suis un ancien étudiant de Madame, elle enseignait un cours sur la psychopharmacologie à U de M. Le matin du 9 nov 89, c’est elle qui apprenait à ses élèves la chute du mur de berlin. La psychopharmacologie fut mis de coté pendant 3 heures pour laisser la place à cet événement. J’amais je n’oublierai cette grande Dame et je vous prie, aller voter……

sylvain

Merci pour ce témoignage, je vais vous citer dans le prochain Courrier des internautes.
jf

On n’apprécie pas que les gens hors Québec se mêlent de la politique québécoise. Et il faudrait s’impliquer dans une élection qui concerne l’Europe ? Je ne comprends pas.

Difficile de voir quelque intérêt pour la cause des Québécois dans sa nomination.

Elle est foncièrement multiculturaliste et l’UE est essentiellement un instrument de dénationalisation des pays membres.

Après s’être réfugiée en Allemagne nazie, fin 1944, la chute de Berlin pousse la famille à s’installer ailleurs. Ce sera le Maroc sous protectorat français (colonie) où elle fera ses études en français. Puis, vers 1954, les nationalistes marocains gagnant en pouvoir et l’indépendance en vue (1956) la famille quitte pour le Canada (bien britannique à l’époque) et s’instale à Toronto où Veira débutera ses études et apprendra l’anglais. Puis plus tard elle poursuivera ses études à McGill toujours en anglais. De là elle obtiendra un poste à L’UdeM grâce à sa connaissance du français.

Tout porte à croire que la dame offrirait ses remerciements d’accueil à la couronne d’Angleterre ou au Canada multiculturel et non au Québec.

Sa tâche comme présidente de l’Europe sera d’en faire une copie de la fédération canadienne multiculturelle avec sa colonie Québec biensûr.

Elle aurait sans doute quitté le Québec advenant son indépendance comme ce fut le cas au Maroc.

Tony Blair à au moins l’avantage d’avoir admis ses erreurs de massaceur protestant saxon et anglo et de s’être converti au catholicisme,
pour ce qui est de cette femme je me méfie comme de la peste de ceux qui s’anglicisent à Mc Gill au Québec et qui n’ont pas assez d’intelligence pour venir franciser le Québec

En plus d’incarner le symbole d’une ouverture « spatiale », sa victoire symboliserait l’ouverture et l’evolution de l’Europe qui outre le fait d’avoir une femme à sa tête, y aurait une femme provenant d’un petit pays, trop souvent ignoré voir même inconnu en Europe sans parler du reste du monde.