USA 2012: Pub et pastiche, à voir absolument

Vous connaissez le républicain Tim Pawlenty ? Il n’est pas (encore) candidat pour la prochaine présidentielle américaine.

Épileptiques s'abstenir...
Épileptiques s'abstenir...

Pourtant, il vient de produire une sensationnelle publicité vantant ses propres mérites.

Jeudi, Stephen Colbert a présenté cette publicité, puis un pastiche hilarant, qui valent le détour.

Le lien est ici, et vous pouvez (après avoir subi la pub de CTV) aller à 3’58 » pour le début des festivités.

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Tim Pawlenty m’apparaît tout simplement comme un produit de consommation. Les bailleurs de fonds lancent une campagne de marketing en faveur d’un produit, si les gens achètent, ils ont un candidat potentiel.

Stephen Colbert est drôle, passionné et intelligent. Il fait ressortir le côté opportuniste et tricheur (ça vous dit quelque chose le mot tricheur, M. Lisée?) de certains candidats qui font carrière dans les corridors du pouvoir politique. Je le trouve crédible et utile.

Salutations cordiales

Francois1 j’aimerais tu m’explique un truc…

Tu dit que le Quebec pourrais être pogne comme au Wisconsin…ok

a t’entendre les syndicats sont la cause de tout les maux…ok

Comment t’explique qu’un prof d’école avec un salaire de 60,000$ u.s par année va foutre l’économie a terre et pendant ce temps les corporations et les mieux nantis ont jamais autant peu paye d’impots?

@ Stephane.G (# 3):

Je ne suis pas certain si vous parlez du Québec ou des USA ici…

Selon moi, faire payer des impôts à une société est parfaitement ridicule.

Une société n’est pas une personne physique; elle n’utilise pas les écoles, les hôpitaux, etc. Seuls les humains le font. Elle ne devrait payer AUCUN impôt. Seuls les actionnaires (des personnes humaines) devraient le faire mais comme les gauchistes-interventionistes tiennent mordicus à ce que les sociétés paient de l’impôt, sachez que le coût de cet impôt est AJOUTÉ à leurs prix; donc, au final, TOUS les consommateurs, les pauvres comme les riches le paient (ex.: lorsque les gouvernements augmentent la taxe sur l’essemce, les prix montent!) mais il y a pire, cet impôt fait en sorte qu’elles ne peuvent concurrencer avec leurs rivales d’ailleurs dans le monde d’où les généreuses subventions que NOUS devons leur verser en retour pour qu’elles s’installent ou qu’elles demeurent au Québec!!!

Du vrai niaisage payé bien sûr par les contribuables où les seuls gagnants sont les fonctionnaires syndiqués qui gèrent les programmes et leurs grosses centrales syndicales.

Pour ce qui est des riches québécois, seulement 3% de lapopulation gagne plus de $100,000.00 ici mais ce 3% paie près de 20% des impôts. Squeezez-les un peu plus et ils fouteront le camp ailleurs car ils représentent la tranche la plus scolarisée et la plus mobile des cochons payeurs de taxes. Par contre, au Québec gauchiste, PLUS DE 40% de la population est trop pauvre pour payer des impôts…

Bravo pour la « so-so-solidatité sôôôciale » gauchiste!!!

Ce n’est pas dans un journal qu’on a pu trouver l’éditorial le plus mémorable des années Bush. C’est dans un discours de Stephen Colbert lors du dîner des correspondants de presse de la Maison Blanche en 2006, où il a donné une volée de bois vert au gratin de la presse politique et à l’Administration, à leur face même.

Un moment qui à lui seul ferait une carrière d’humoriste.

« Parkant des républicains…et si le Québec était le Wisconsin? »

Au Winsconsin, le gouverneur a, il y a quelques moins, donné de très généreuses baisses d’impôts aux très très riches et aux grosses corporations. Puis, après cette très sérieuse baisse de revenu, il a constaté un déficit important de son budget. Il a alors exigé de lours sacrifices à sa fonction publique (incluant profs). Tout en affirmant qu’il était certain que les syndicats n’accepteraient jamais ces « concessions », donc qu’il devait leur enlever le droit de négocier en commun (« bargaining rights »). Or, les syndicats ont tout accepté, sauf la perte de leur droit de négociation. Il est quand même aller de l’avant, malgré le résistance des démocrates (et en prenant des moyens qui ne respectent pas la procédure légale en changeant l’ordre du jour parlementaire, sans préavis, pour faire adopter sa loi en deux heures).

A remarquer que ça fait 30 ans que cette stratégie est utilisée (c’est très bien documenté par de nombreux économistes aux États-Unis et en Europe, comme les prix Nobel Stiglitz et Krugman): baisses d’impôts pour les très riches et les grosses corporations* -> baisses de revenus pour l’état -> déficit -> coupures de services, hausses de taxes et tarifs (dans les poches de la classe moyenne et des moins nantis) et sacrifices exigés de la part des employés -> retour à un relatif équilibre budgétaire -> nouvelles baisses d’impôts

La différence est que le Wisconsin, comme une demie douzaine d’états, ont décidé de faire suivre les « sacrifices » de peu après les baisses d’impôts accordés aux grosses corporations. Bref, ils ne prennent même plus la peine de se cacher.

*On peut ajouter à cela, le pillage des services publics, au profit de ceux qui, justement, bénéficient de ces baisses d’impôt:
– croissance de la bureaucratie (jamais aussi forte que quand des néo-libéraux purs et durs sont au pouvoir: le pire dans la croissance des règlements et de la taille de la bureaucratie aux États-Unis a été Bush junior)
– contrats publics accordés aux amis (et à fort prix)
– privatisations des services d’état « rentables » (toujours au profit des « amis »; ex: gestion des CHSLD donné en PPP à des compagnies à numéros apparetenant aux propriétaires du Groupe Savoie, Québécair vendue à l’époque aux propriétaires de l’ontarienne Nordair, etc.)
– « portes tournantes »: on engage des administrateurs des grosses entreprises pour gérer les services publics; ce qu’ils font comme si ceux-ci étaient des grosses entreprises: salaires faramineux pour le conseil d’administration, primes de « rendement » croissant chaque année (moyenne de 30% par an), primes de départ (même pour départ volontaire ou pour congédiment suite à une fraude ou une grossière incompétence); après avoir s’être servi dans l’argent public et géré l’entreprise d’état au profit de leurs « amis », ces administrateurs retournent chez les dits amis, avec un bon salaire pour les récompenser (comme ici avec André Caillé, ex-pdg de Gaz Métro, recruté par Bouchard pour dirigé Hydro-Québec: il a tenté de construire la centrale du Suroît, qui aurait rapporté gros à Gaz-Métro, et a vendu pour une bouchée de pain les permis d’hydrocarbures du Québec, avant d’aller travailler pour Junex (la gazière qui a le plus profité de ses largesses) et de devenir le premier président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (dont l’existence a été rendue possible grâce à ses largesses) et on peut ajouter: Philippe Couillard, Thierry Vandal (venu lui aussi de Gaz-Métro), Russell Williams, Henri-Paul Rousseau, et de nombreux autres)

« C’est connu, 40 % des contribuables québécois ne paient aucun impôt. De là à expliquer cet état de fait par le «modèle québécois», il n’y a qu’un pas… qu’il serait risqué de franchir.

En effet, une dizaine d’États américains sont dans la même situation. La pauvreté aurait un certain rôle à jouer, car il s’agit des États qui affichent le revenu médian familial parmi les plus bas du pays, selon la Tax Foundation.

À l’exception de l’Idaho, les 10 États où le pourcentage des contribuables qui ne paient pas d’impôt est le plus élevé se trouvent tous dans le sud des États-Unis.

Le record appartient au Mississippi (45 %), suivi de la Georgie et de l’Arkansas (41 %), du Nouveau-Mexique, de l’Alabama et de la Caroline du Sud (40 %), de la Louisiane, du Texas, de la Floride et de l’Idaho (39 %).

D’après la Tax Foundation, pas moins de 51 millions de contribuables américains sur 143 millions, soit 36 %, n’ont payé aucun impôt fédéral en 2008.

Source
Dominique Froment
Les Affaires
05-06-2010

Comme tu vois mon cher Francois il n’y a pas que dans l’enfer gauchiste québécois qu’un grand nombre de citoyens ne paient pas dimpôt.Même dans ton paradis politico-économique la situation est
semblable.

Alors pour ta crédibilité future voudrais-tu cesser de continuellement revenir avec ce fameux 40%.

PS.Comme tu vois la référence vient du tres gauchiste journal Les Affaires

@françois1

« Une société n’est pas une personne physique; elle n’utilise pas les écoles, les hôpitaux, etc. Seuls les humains le font. Elle ne devrait payer AUCUN impôt. »

Vous avez tout à fait raison.

Les sociétés n’utilise pas les aqueducs ni l’électricité. Les sociétés n’utilise pas nos routes. Quoi, ils ont découvert le secret de la téléportation?

Les sociétés sont aussi à l’abri des incendies, des crimes et de la maladie. Les pompiers et les policiers, ils n’en ont pas besoin. Les ambulanciers n’ont plus ainsi que les hôpitaux.

Aucune lois ont été rédigées pour les protéger, mais aussi pour les règlementer. Faire appliquer ces lois ne demandent aucun travail nécessite du financement.

Finalement, le gouvernement ne veille pas à ce que l’économie se développe. Le gouvernement ne met pas sur place une multitude de programmes afin de faire rouler l’économie dont elle profiteraient directement.

Vous avez bien raison François1, les sociétés ne profitent aucunement des services fournis pas l’État.

Non seulement, il faudrait arrêter des les imposer, mais il faudrait leur donner de l’argent pour être si gentilles de s’implanter chez nous.

Ah non, j’oubliais. Une société n’est pas une personne. Elle ne peut pas avoir de gentillesse.

@ polq # 8

Les comparaisons il faut les faire dans une même province, dans un même pays et dans un même état.

Ouais 40% des québécois ne payent pas d’impôts.

C’est vrai.

Mais plus de 43% des Américains ne payent pas d’impôts. Ça les libertariens et les drettistes ne le disent pas.

« Une société n’est pas une personne physique; elle n’utilise pas les écoles, les hôpitaux, etc. » (François)

Sa prend un libertarien ou un drettiste profond pour déclarer une telle chose.

Les entreprises se servent des hôpitaux quand il y a un malade industriel ou un blessé.

Les entreprises bénéficient des écoles et des universités par le biais de leurs employés formés dans ces institutions.

Les entreprises utilisent les routes payées par le contribuable et ce sont elles qui les démolissent à 80%.

Les entreprises bénéficient des subventions payées par les citoyens données aux pétrolières.

Les entreprises bénéficient des voies navigables payées par le petit peuple c’est-à-dire les citoyens.

Les entreprises bénéficient des voies ferrées payées par le peuple.

« Par contre, au Québec gauchiste, PLUS DE 40% de la population est trop pauvre pour payer des impôts… » (François n1)

Aux USA 45% de la population est trop pauvre pour payer de l’impôt.

Bravo pour la société de drettises libertariens.

Si les entreprises ne payent plus d’impôts le citoyen devra avoir une augmentation de salaire pour payer plus d’impôt et l’entreprise devra refiler cette augmentation aux importateurs.

Si le contribuable paye moins d’impôt à l’état il devra payer encore plus au privé pour la même chose.

Du vrai niaisage drettiste libertarien payé par le contribuable.

@ Kevin Charron & Youlle :

Je signe et persiste: une société n’utilise PAS de services gouvernementaux. SEULS les humains le font (i.e.: les actionnaires de ces sociétés).

Une société n’est pas une personne physique. Elle est une entité contractuelle dont la propriété est celle de ses actionnaires.

Elle ne devrait donc payer AUCUN impôt et en retour, elle ne devrait bénéficier d’aucune aide gouvernementale.

@Francois 1

Je comprend pas le besoin de persister et signer ici…

Une compagnie de transport:
Ce sont les camions de la compagnie qui utilisent nos routes. (On ne parle pas des actionnaires.)

Donc, elles utilisent un service couvert par le gouvernement.

D’autres exemples?… je crois qu’il y en avait tout plein soulevés par Kevin Charron et Youlle.

@ Elie (# 16):

Une société (ou compagnie) n’existe que parce que quelques personnes se sont associées entre elles dans un but commercial (ou autre) et les camions qui « utilisent les routes » appartiennent en fait aux actionnaires de la société et à personne d’autre.

Une société ne conduit pas les camions, ce sont des humains qui les conduisent et ils sont payés par d’autres humains à travers un contrat que lon nomme « société ».

Une société est un bout de papier et rien d’autre et un bout de papier ne devrait PAS payer d’impôt.

C’est un peu comme un « gouvernement »… Le « gouvernement » par ici; le « gouvernement » par là; le « gouvernement » devrait faire ceci ou celà!

En fait, le « gouvernement » est composé d’être humains (politiciens, ronds-de-cuir, etc…) et n’existe en fait que sur papier. Lorsque l’on exprime sa satisfaction (ou son imsatisfaction!) envers un « gouvernement », on l’exprime en fait envers les responsables du gouvernement et non envers celui-ci.

@ Francois 1

« Une société est un bout de papier et rien d’autre et un bout de papier ne devrait PAS payer d’impôt. »

J’estime cette vision comme étant inexacte et plutôt réductioniste.

Une corporation (société, compagnie, etc.) consiste en une entité qui fera figure de « personne morale » au sens de la loi.

Ça permet à ce « bout de papier » de contracter un prêt. C’est un des buts premier à savoir de limiter la liabilité entre une corporation et ses actionnaires. Cette corporation pourra générer des profits en tant qu’entité à part.

Ce « bout de papier » peut vous intenter un poursuite en justice s’il se sent lésé. On peut aussi « poursuivre » celui-ci si l’on sent qu’il nous lèse.

Ce bout de papier en devenant une personne aux yeux de la loi accède alors à des droits et des obligations comme toute personne.