L’ombre des «années Charest» plane sur les libéraux

Si l’on se fie aux informations parcellaires qui ont circulé à ce jour, le processus d’octroi des contrats provinciaux aurait été affligé des mêmes tares qu’au municipal. 

Photo: Jacques Boissinot/La presse canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Les policiers de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) se retrouvent pour ainsi dire à un battement de cœur de l’ex-premier ministre Jean Charest avec les nouvelles rondes de perquisitions menées dans les entreprises de Marc Bibeau, le président de Schokbéton.

Un consortium de médias, dont fait partie Le Devoir, rapporte ce matin que l’argentier du Parti libéral du Québec (PLQ) sous Jean Charest est ciblé dans une enquête sur un stratagème de financement illégal de la formation en échange de lucratifs contrats publics.

Les documents judiciaires obtenus par les médias font état de la tenue d’une activité de financement qui aurait rapporté à elle seule 428 000 dollars… sans aucune trace officielle.

Les mots «collusion entre entrepreneurs», «contrôle des soumissions», «financement politique» et enveloppes «à remettre ou à recevoir» aux bureaux de Schokbéton reviennent dans des documents caviardés, utilisés par les enquêteurs pour obtenir de nouveaux mandats de perquisition.

Ces perquisitions, faites en novembre dernier, ont permis aux enquêteurs de saisir les ordinateurs et les serveurs de Schokbéton, ainsi que toutes les images qui auraient pu être captées par des caméras de surveillance.

Les policiers seront en mesure de déterminer les allées et venues aux bureaux de Schokbéton avec d’autant plus de précisions qu’ils ont également obtenu l’accès à des courriels et des registres d’appels téléphoniques. Sans compter qu’ils ont obtenu l’aide de quelques informateurs bien placés, de toute évidence.

Marc Bibeau, grand argentier et stratège du PLQ sous Jean Charest, a défendu son intégrité dans un communiqué. Il est vrai que les informations contenues dans les documents ne constituent pas de la preuve. Il est aussi vrai qu’aucune accusation n’a été portée contre M. Bibeau.

Le mal est fait. La campagne s’annonce longue et difficile pour Philippe Couillard. Malgré toute sa bonne volonté, il ne pourra chasser l’ombre des «années Charest».

Si l’on se fie aux informations parcellaires qui ont circulé à ce jour, le processus d’octroi des contrats provinciaux aurait été affligé des mêmes tares qu’au municipal.

Des entrepreneurs triés sur le volet se seraient entendus entre eux pour se répartir les contrats, en prenant bien soin d’inonder le PLQ de contributions illégales. Un sujet en or pour l’UPAC et la commission Charbonneau, qui se garde le meilleur pour la fin, selon mes sources.

Assisterons-nous à la campagne des morts-vivants ? Combien de squelettes libéraux seront libérés du placard d’ici le scrutin ?

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Oui, sortez nous quelques scandales bien juteux pour la campagne. Ça va être tellement drôle de les voir les Sam Hamad, les Fournier et surtout Couillard se débattre comme des diables dans l’eau bénite 🙂

Le plus pathétique dans cette histoire, c’est que beaucoup de personnes voteront encore pour ce Parti. Je souhaite tellement que le « Doc Barrette » se fasse découdre par Mme. Houda-Pépin…

Une descente chez les Marois-Blanchet pour en savoir plus sur le « deal » entre ces derniers et la mafia syndicale serait salutaire et avantageux pour le bien de notre démocratie nationale non?

Les vraies affaires au parti libéral….Le cash $…Le cash $…Le cash $…..les magouilles, la corruption et les enveloppes brunes…jaunes et vertes.

Toujours la même cassette, tellement usée que vous allez perdre toute crédibilité . Faut pas s’en faire, s’il y avait eu le moindre doute, l’UPAC l’aurait fait la descente. La magouille, la collusion, la corruption, elles sont dans le camp du PLQ, rien de plus évident. Et c’est GROS….très GROS.

Y as tu quelqu’un de surpris,ça c’est la culture LIBÉRAL au Provincial comme au Fédéral

La proximité des syndicats avec les péquistes, le manque de leaders économiques chez le PQ, les annonces de subventions déjà normées depuis quelques semaines, le recrutement d`artistes, de journalistes et d`étudiants leaders des carrés rouge et du printemps érable,la priorité de ce soi-disant gouvernement à produire de l`électricité alors que nous avons des surplus connus et reconnus, l`absence d`une politique d`exploitations de nos ressources naturelles, la recherche continuelle de conflits avec Ottawa et l`élaboration d`un budget à la hâte avec plein de faux bonds fiscaux et d`ambiguités que même le ministre des finances ne peut expliquer à ses pairs!!! Aditionner tous les dollars qui s`arriment aux déficiences que je viens d`énumérer et mon constat à moi est simple!!! Tout se que veulent les péquistes c`est de prendre le pouvoir majoritaire !! J`ai très peur de ses gens là car ils manipulent effrontément les gens et ne sont pas de bons polititiens! Moi j`ai peur un peu que la démocratie prenne le bord.

En quoi «le recrutement d`artistes, de journalistes et d`étudiants leaders des carrés rouge et du printemps érable» peut-il être dangereux pour la démocratie?

M.Perras, relisez mon écrit dans son ensemble et non seulement la petite phrase que vous avez détachée du texte!!! Je ne voulais offensé personne, je n`ai pas mentionné tout ce que j`ai observé de dérangeant pour la démocratie mais j`ai quand même peur un peu des promesses électorales qu`on sait qu`ils ne seront pas tenues et j`ai peur aussi des agendas cachés de polititiens manipulateurs!!

Je suis d’accord avec vous concernant les promesses électorales mais il semble que ce soit le mode d’emploi suivi par les politiciens, tout parti confondu et à divers niveaux (municipal, provincial, fédéral) pour se faire élire ou réélire. Mais y-a-t’il encore des électeurs qui gobent ça? Personnellement, je préférerais que les chefs de partis exposent leur vision vers laquelle ils/elles veulent faire progresser la ville, province ou pays dont ils/elles convoitent la direction. Ils/elles doivent aussi être capables d’articuler le chemin à suivre pour rendre cette vision réalité.

Dans le cas présent concernant les deux partis qui ont la meilleure probabilité de prendre le pouvoir, je ne crois pas me tromper en disant que la vision de la chef du Parti québécois est de faire du Québec un pays souverain. Je crois comprendre que celle du chef du PLQ est de redresser l’économie de la province et de continuer à gérer le Québec comme une province. Les électeurs devraient simplement choisir la vision qui correspond à leurs aspirations (s’ils en ont) et choisir le parti en conséquence sans se préoccuper des promesses électorales.

Entièrement d`accord avec vos propos M. Perras! Maintenant que nous avons une nouvelle donne avec la venue de P.K.P et son intention de donner un pays à ses enfants nous allons pouvoir nous branché sur les vraies affaires!!! C`est à dire la polarisation des votes, à nous de choisir!