Vidéo: le français, une langue facile… et drolatique !

Puisqu’on parle d’enseignement du français dans les écoles — passerelles, normales ou collégiales — il faut prendre un instant pour considérer la difficulté réelle, pour les locuteurs anglophones, d’engager la conversation avec les rudiments de français qu’on leur apprend dans leurs premiers cours. Au Québec, on le sait, la difficulté vient du fait que les francophones passent à l’anglais dès qu’ils entendent l’accent étranger de l’apprenti-francophone. Ce qui lui ravit une occasion de s’entraîner.

Mais voici, pour les internautes bilingues, un sketch de l’humoriste/travelo britannique Eddie Izzard, sur la difficulté qu’il a à placer les phrases de français apprises à l’école dans des conversations en France. Le démarrage est un peu lent, mais ça s’améliore ensuite:

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Il aurait fallu entendre le responsable Français lui répondre s’il désire un lit Kingsize ou Single? Et lui dire que le coût de la chambre était de deux cents heuros. (Pour éviter la difficulté, ils me semble que les Français, en majorité mettent un H à euro. Car ils ne savent pas qu’il faut faire la liaison entre deux cents et euro, et prononcer normalement, deuxcentszeuros. Ils n’avaient pas à le faire quand ils utilisaient le franc. Ils ne l’on pas appris depuis).
Et je ne parlerai pas, bien sûr de la quantité innombrable et grandissante de mots et d’expressions anglaises que l’on utilise maintenant partout. Du Tour operator à la ligne aérienne Low cost, en passant pas les Traders en finance et les Masters en éducation ou les patineurs de vitesse sur Short Track.

Amusant !
Dans tout ce marasme linguistique, de belles initiatives existent tout-de-même. Comme cette compétition sur internet organisée par Télé-Québec, dans le but de promouvoir l’excellence du français dans les médias. Cela s’adresse à la relève en journalisme du Québec, et il s’agit pour eux, en équipes, de s’illustrer par le biais de reportages écrits, audio et vidéo, sur des thématiques reliées à la langue française. Les jurys devront évaluer les concurrents en particulier sur la qualité du français dans leurs reportages. Les jurys seront présidés par Paule Beaugrand-Champagne et Danièle Bombardier, deux femmes de renom au français impeccable ! Ça s’appelle le Triathlon du français, et espérons que ça va être un succès. Il y a si peu de ce genre d’initiatives AU Québec !

Voilà que je trouve ce lien qui traite de la disparition des langages et du pourquoi l’anglais est devenu la langue dominante. Je crois que tous ceux qui s’intéressent à la survie du français au Québec devraient approfondir…

http://www.obit-mag.com/articles/dead-languages-lost-in-translation

On apprend qu’une langue disparaît à tous les dix jours au profit de l’anglais. Et que cela s’explique par l’extraordinaire capacité de cette langue d’absorber d’autres langues tout au long de son histoire.

La mort d’une langue peut être vue comme la forme extrême de changement de cette langue. La conclusion de l’article laisse un espoir…

Suppose the worst is true, that all of our currently endangered dialects will indeed die out, that what makes them unique will be lost in translation and that globalization will whitewash the world’s dazzling potpourri of traditions within the next few decades.

We can at least rest assured that wherever there are communities there is culture, and there will be forms of expression with enough strangeness and novelty to distinguish one group from another.

Already, “Globish” has spawned an eclectic variety of linguistic zygotes, such as “Englasian,” a blend of mostly English vocabulary and Chinese and Hindi syntax, “Jafaikan,” an urban patois spoken by Jamaican teens in downtown London, and “Konglish,” an English/Korean creole, to name just a few. Idiosyncrasy, after all, will find a way.