Vidéo : un débat comme on aimerait en voir

En ce jour d’élections de mi-mandat aux États-Unis, j’ai pensé vous offrir cet extrait du film Man of the year, où l’humoriste joué par Robin Williams devient candidat présidentiel.

On le voit ici débuter le débat présidentiel de façon conventionnelle, jusqu’à ce que le comédien en lui reprenne le dessus. Il faut se rendre ici pour visionner.

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Le vidéo n’est plus accessible sur YT.

Je voulais seulement souligner l’ironie de la situation. Le même très con Robin Williams a déjà tourné en ridicule le projet souverainiste québécois.

Même chose avec le très imbu de lui-même Billy Crystal.

Comme quoi, les humoristes en mènent parfois peut-être trop large, les Américains du moins…

Aah… si nos débats des chefs étaient aussi passionnants… Peu importe l’acteur et ses opinions, le fait demeure que cet extrait est rafraîchissant dans le pays de la langue de bois et des discours creux. Il est temps de poser les vrais questions et surtout, que les politiciens y répondent clairement. Ras-le-bol de tourner en rond.

J’ai finalement écouté ce clip et je suis tenté de croire que ce genre de candidat ne peut se rendre au niveau d’une course présidentielle. Ou bien ce candidat a une fortune personnelle, sauf qu’il ne pense pas comme le personnage de Robin Williams (puisque le « système » l’a favorisé, aussi comment pourrait-il seulement avoir l’idée de le réformer???), ou bien c’est un parti politique qui met de l’avant son leader et ce leader n’est pas non plus le personnage de Robin Williams pour la bonne raison qu’il ne correspondrait pas au profil recherché par les « souteneurs » financier d’un parti politique d’envergure.

Comme quoi, c’est l’impasse totale quand vient le temps de penser à un candidat authentique.

Et quand il y en a un, on a de la difficulté à le suivre jusqu’au bout (Lévesque et Parizeau).

Yours,

Inukshuk

Le personnage que Robin Williams personnifie contourne le processus dit »démocratique » de la politique américaine en rappellant avec un humour décapant la grande majorité des vices de celui-ci.

Le point positif est que ce genre de rappel, ce type de remise en perspective met enfin face à lui-même le monstre qu’est devenu la politique américaine (financement astronomique (pour ne pas dire achat) des candidats par des groupes de pressions et lobbys n’ayant que leurs intérêts à défendre pour ne nommer que celui-là). Cela donne l’illusion d’une reprise de contrôle par le peuple, le »gros bon sens », peu importe, du processus.

L’aspect négatif engendré par ce genre de vision est qu’il donne une légitimité au modèle confondant le spectacle (où l’électeur doit être divertit pour le convaincre par l’émotion) et la politique, se voulant avant tout être le processus de gestion du bien commun selon la loi du plus grand nombre, l’essence même de la démocratie.

Peut-être suis-je idéaliste, étudiant universitaire en politique qui croit au pragmatisme guidé par des idéaux, mais je crois que c’est ce mélange des genres qui donne au film »idiocracy » tout son sens…

Qu’en pensez-vous, monsieur Lisée? J’aimerais fortement vous entendre sur ce débat…