Vite, aux urnes ! Le conseil du quotidien Le Monde à Charest

Dans un éditorial publié en première page, intitulé « Les risques du pourrissement »,  l’influent quotidien Le Monde n’est pas tendre envers le premier ministre Jean Charest et sa gestion de la crise étudiante.

Évoquant l’ampleur de la mobilisation engendrée par une loi spéciale dont les « mesures semblent sévères par rapport à l’enjeu », le quotidien diagnostique en plus de l’usure du pouvoir libéral et de son niveau d’impopularité, la présence au Québec d’une sensibilité distincte:

Seule province canadienne dont le français est l’unique langue officielle, le Québec forme une société distincte par sa culture au sein du Canada. Son particularisme deviendra-t-il aussi idéologique ? Les questions de justice sociale, de respect des libertés et aussi de l’écologie y sont ressenties de façon plus épidermique que dans le reste du Canada.

Le quotidien avait préalablement publié des lettres ouvertes entre autres de M. Charest, de Gabriel Nadeau-Dubois, de Richard Desjardins, de Normand Baillargeon, de François Ricard et de Louise Beaudoin. Un portrait de Martine Desjardins, de la FEUQ, sera publié sous peu. En édito, l’auguste journal donne un conseil au Premier ministre québécois: déclencher des élections.

Le chef du gouvernement fédéral, le très conservateur Stephen Harper, fait peu de cas de ces thèmes. Son homologue provincial Jean Charest – ex-conservateur à Ottawa, devenu libéral à Québec – s’inspire du même néocapitalisme, porté jusqu’à l’Arctique, à travers un ambitieux plan de développement du Grand Nord québécois. Au-delà des frais de scolarité, les étudiants québécois abordent en filigrane un choix de société. En démocratie, mieux vaut le trancher par la tenue d’élections anticipées que par la prolongation d’une répression qui ne saurait être la solution.

 


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Les urnes françaises, présidentielles et législatives, sont à faire actuellement le ménage en France. En voie de se débarrasser de la gangrène idéologique néolibérale sarkosiste à la solde du pouvoir financier corrupteur, il est à souhaiter que les Québécois suivront cet exemple lors des élections générales à venir parce qu’il y va de la préservation d’une paix sociale déjà trop perturbée par l’association de gangsters gouvernant notre État depuis 9 ans.

Dans une démocratie de façade léguée par un occupant anglo-saxon cherchant à garder un certains ascendant sur une ancienne colonie dont tous les rouages se retrouvent entre les mains d’un seul homme; même le vote dit démocratique est malheureusement un risque.

Élections anticipées?

Laissez-moi rire!

Les fenêtres ne cessent de se fermer au fur et à mesure qu’elles s’entrouvrent…

Je pense sincèrement que dans l’état actuel du conflit étudiant, même des élections générales ne règleront rien. L’amertume et la colère continuent de motiver de nombreux manifestants.

Si le gouvernement de Jean Charest est réélu en septembre, minoritaire qui plus est, Montréal continuera d’être la scène de manifestations quotidiennes.

Selon moi, seule une sortie de crise négociée, honorable pour chacune des parties impliquées, pourra rétablir, tranquillement pas vite, la paix sociale.

Ça prend des politiciens pour croire que tout sera réglé par des élections, dans une société où les manifestants se recrutent chez ceux qui délaissent le système électoral…

On n’est pas sortis du bois.

J’abonde dans le sens de l’éditorialiste du quotidien Le Monde. À l’instar de nos cousins de l’Hexagone, le moment est venu pour nous d’accuser une fin de non recevoir à la corruption, à la répression policière et aux politiques conservatrices rétrogrades de notre Sarko national.

Mais qui sera notre François Hollande?

Vas-y Charest! Déclenche-les tes élections! NOUS SOMMES PRÊTS!

Charest n’écoutera évidemment pas. Sa seule chance pour éviter de parler du bilan de son gouvernement incompétent, impopulaire et corrompu est de créer une diversion avec le conflit étudiant et d’en exacerber les positions.

L’élection est donc prévue pour septembre après une rentrée qui ne saurait être que complètement chaotique.

Tout ce qu’on peut souhaiter est que la population se réveille et que sa minable stratégie de petit politicien malhonnête et machiavélique lui pète au visage.

Si jamais il est réélu on en a pour des années de troubles sociaux car la majorité francophone du Québec n’acceptera pas d’être bafouée encore pendant des années par un gouvernement corrompu où les mafieux ont plus de droits que nos étudiants et où nos richesses naturelles seraient dilapidés au profit de ceux pour qui travaille ce minus.

Comment expliquer qu’un journal de France y voit plus clair que tous les pseudo-chroniqueurs du Journal de Montréal ou de TVA? En tout cas, les résultats prévisibles des deux élections dans des châteaux forts libéraux en ce lundi vont très certainement servir à tenter de convaincre la population du haut taux de satisfaction des Québécois à l’égard de ce gouvernement Charest corrompu et inféodé aux crapules du monde financier. Ce sera une analyse malhonnête, comme bien d’autres analyses télécommandées des médias de droite, mais j’ai confiance que les Québécois ne se laisseront pas leurrer…

Le Monde n’est malheureusement plus le grand journal de référence qu’il a été. La propagande des idées de gauche est maintenant totalement assumée par la rédaction. Pendant la campagne présidentielle en France, Le Monde attaquait jour après jour Sarkozy, sans même faire semblant d’être impartial, dans le but de répondre aux médias français de droite tout aussi biaisés (notamment Le Figaro). On est très, mais extrèmement très loin, de l’impartialité que l’on voit dans les médias québécois, britanniques ou même américains (excluons FOX News).

Il ne faut donc pas voir la couverture du Monde comme étant celle des cousins français; c’est plutôt celle d’une certaine France membre du Parti socialiste, grande amie de Louise Beaudoin et du Parti Québécois.

Peux-ton avoir le lien de cet éditorial? J’ai beau rechercher « Les risques du pourrissement » sur le site du quotidien Le Monde, je ne trouve pas l’article! Merci

C’est bien. Mais il faudrait peut-être leur dire que le grand nord québécois, ce n’est pas encore l’Arctique. 🙂

Une étude faite sur la répartition de la richesse dans les pays membres de l’OCDE révèle que le Canada affiche un des pires résultats. Quelle meilleure démonstration du “plus meilleur pays du monde” devenu paria dans le combat contre la pauvreté et l’écart toujours croissant des revenus entre les 10% des détenteurs de 85% des actifs de la richesse globale et les 90% de la population se partageant les 15% de la richesse restante.

C’est ce à quoi se vouent John James, ses laquais et tous les larbins du Québec. http://www.legrandsoir.info/Le-syndrome-du-larbin.html

Addendum:
La répartition de la richesse. D. Froment
Journal Les Affaires. 09-06-2012
Au Canada, la richesse est-elle aussi bien répartie qu’on le dit ? Pour le savoir, nous avons calculé le pourcentage que représente le revenu des 20 % de ménages les plus pauvres par rapport à celui des 20 % de ménages les plus riches.

Selon le plus récent rapport Better Life de l’OCDE, le Canada arrive au 22e rang sur 35 pays, avec un revenu des plus pauvres représentant 18,7 % de celui des plus riches. Aux États-Unis, où le revenu des ménages les plus pauvres ne représente que 12,9 % de celui des plus riches. Il reste que dans 21 pays, l’écart entre les plus pauvres et les plus riches est plus faible qu’au Canada. Le champion est la Slovénie, petit pays de l’Europe centrale où le revenu des plus pauvres représente 29,2 % de celui des plus aisés. D. Froment

Un gouvernement libéral qui espère aller en élection entre le (annonce) 17 août et le 17 septembre.

Et dans l’idée de jouer sur l’oubli d’un bilan à travers la tentative de faire des étudiants des têtes de turcs en alimentant le fossé des générations et celui des étudiants par rapport aux travailleurs. C’est aussi simple que ça. Les libéraux veulent capitaliser sur l’entretien de la crise en instrumentalisant les étudiants et en surfant sur la division de l’opposition et de la division surtout de l’électorat francophone.

Une élection oui à la condition que les partis d’opposition montrent de la crédibilité. Ce qui est désespéré pour la CAQ-ADQ tandis que le purisme de QS face au PQ n’est pas de bonne augure pour se débarrasser des libéraux. Quant au PQ son ouverture à la notion d’une Équipe Marois pleine et entière est la condition pour que le leadership Marois passe mieux à travers l’affirmation du programme du parti. Une équipe Marois qui pourrait s’ouvrir à la collaboration d’un Gilles Duceppe sans qu’il soit automatiquement un candidat.

Une élection en septembre c’est encore pour les libéraux une manière de profiter de vacanciers qui ne savent pas tous qu’il y a moyen de voter par correspondance si demande faite au Bureau de directeur des élections lorsque le voyageur quitte avant le vote par anticipation une semaine avant le scrutin. Les libéraux veulent une élection en septembre de par la Commission Charbonneau, de par l’assoupissement de fin de l’été.

Le journal Le Monde fait plaisir aux libéraux en demandant des élections, ils en feront l’annonce selon la rumeur entre le 16 et le 21 août!

http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/vote/vote-pour-les-electeurs-hors-du-quebec.php

Bravo au Monde, il ne restera plus qu’aux Québécois à réaliser cette union si nécessaire à l’avenir du Québec. Sous le signe de l’indépendance. M. Lisée, ne pourriez-vous demander à M. Legault de retrouver ses esprits et de focaliser(Foca »Lisée ») dans la bonne direction? Merci

Le problème c’est que le conflit étudiant peut mener à la réélection du PLQ. La stratégie du PLQ de marteler « carré rouge=intimidation et violence »=Pauline Marois….pourrait conduire à une victoire libérale.

Les gens en ont marre des manifs et de Gabriel Nadeau-Dubois..

Pour dire la vérité, ça m’inquiète!

Oui, vite aux urnes! Tous nous le souhaitons, même les Libs qui ont maintenant un os.
Au Québec, parle, parle, parle de démocratie, parle, parle, jase ad nauseam des enjeux, mais, tant qu’il y aura cette verrue, À MONTRÉAL, du vote ethnique et anglo privilégié, j’en viens à cette conclusion que jamais le peuple québécois ne pourra prendre en main sa destinée. On ne peut plus permettre à cette minorité le contrôle de notre destinée. Le vote proportionnel est la seule solution. Si le peuple panaméen a pu reprendre le contrôle de sa destinée, après 100 ans de colonialisme américain, aurons-nous la fierté de nous lever!!! pour commencer à vivre notre québécitude avec tous les aléas qu’elle représente. Le bonheur et la réussite représenteront toujours un risque.
Ce qui est étrange aux yeux du reste du monde, c’est comment et pourquoi nous sommes toujours une colonie!!! Dans tous les sens du mot!
Devrions-nous dire « Aux armes citoyens » de manière figurative il va sans dire.

Défaite dans Argenteuil
Diminution de l’avance dans Lafontaine
Perte des votes Libéraux au profit de la CAQ…
Jean Charest ne cherchera pas à faire d’élection cet été.

Le Monde…c’est comme Le Devoir mais en pire et en France.

Pas surpris du tout…

Il y a beaucoup de monde qui croit que Charest déclenchera des élections cet automne. Parce que J.J. Charest espère que sa résistance aux demandes des étudiants lui sera profitable électoralement.

Moi, je crois que les étudiants et la population ont à poursuivre coûte que coûte les manifs pendant tout l’été. L’électorat prolibéral se fatiguera de la mauvaise gérance de cette crise qui n’en finit plus. Nous verrons alors fondre comme neige au soleil les intentions de vote envers les libéraux. J.J. Charest n’aura d’autre choix que de s’entendre avec les étudiants s’il veut déclencher des élections cet automne.

S’il s’entête quand même, mais je ne le crois pas, car on la vue faire avec la commission Charbonneau avec son virage à 180 degrés. Il devra attendre à l’hiver prochain ou au plus tard au printemps pour déclencher des élections. Il devra alors faire face au rapport de la juge Charbonneau. Dans n’importe lequel de ces trois scénarios, c’est soit exit les libéraux ou au pire un gvt minoritaire.

Parfois le triomphalisme m’embête. En fait, pratiquement toujours.

Cette vague d’espoir infantile (les libéraux sont mal vus ailleurs, ou encore, le PQ va récolter des voix de plus, ou pire: le PLQ va retirer des gains de sa politique dure envers les étudiants.)

Soyons honnêtes: les indécis sont rares. Le plus souvent, ils s’occupent de politique entre deux bouchées, au souper.

Ce sont à eux qu’on monte des bateaux (les libéraux ont l’approbation de la population pour la loi 78; le carré rouge est symbole de violence, on va perdre l’argent des touristes). Bref, il n’y a pas de conneries impossibles devant des gens qui n’ont pas le temps, contrairement à la plupart de commentateurs de ce blogue, de réfléchir à la politique.

Mais il y a une chose que les gens semblent oublier: nous ne sommes pas des cons. Simplement parce que la politique est devenue une évidence.

La fameuse « majorité silencieuse » sait très bien ce qui se passe. Les politiciens devraient cesser de parler en son nom.

J’ai très peur que le PLQ soit réélu en surfant sur la crise étudiante. Avec la publicité que le gouvernement a acheté à la télé pour la hausse des frais de scolarité, le bon peuple va tomber dans le panneau et réélire son bon gouvernement… Oui, j’ai peur!

@F. Brosseau (no 9), qui écrit à propos du journal Le Monde :

«On est très, mais extrèmement très loin, de l’impartialité que l’on voit dans les médias québécois, britanniques ou même américains.»

Quel ton de suffisance pour décrire la soi-disant «impartialité» de «nos bons» médias nord-américains… Parlez-en à Chomsky, auteur de Fabrication du consentement…Personnellement, quand je vois Dumont à Canal V, Martineau et consorts au Journal de Montréal, Pratte et Dubuc à La Presse, quand je regarde les «analyses» biaisées de CBC, de MacClean’s ou de Sun News sur ce qui se passe au Québec, alors je me demande honnêtement sur quelle planète vous vivez M. ou Mme Brosseau…

@ »Le lien est ici, mais malheureusement, il faut un abonnement: http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi? »

Le Monde est un bel exemple d’un journal néolibéral qui utilise le concept d’utilisateur-payeur afin de limiter l’accès à l’information et ainsi garder prisonniers sous le joug néolibéral la masse mal informée et silencieuse. Révolution.

Aux péquisses qui se petent les bretelles, noubliez pas de dire merci a la caq, car en nombre le pq a moins de vote qu’en 2008, en pourcentage la meme chose quen 2008, mais la caq est allé en chercher plus chez les libéraux qu’il ne l,a fait chez le pq. Vous etes resté pareil, et avez passé parce que la caq en a enlevé plus aux libéraux qu’au pq.Il est important de noter aussi qu’ils sont très nombreux les électeurs a avoir voté en 2008 a ne pas s’être déplacé cette fois-ci. Probablement conséquence de l’écoeurantite causé par le printemps québécois et les guerre intestines qui ont lieu a la chambre continuellement, les demandes de démissions et les arrivistes qui brassent de la merde au point d’avoir réussi a faire perdre la session a de nombreux étudiants.

@francois 1er
Retournez donc au Journal de Mourial et à Richard Martineau…

Tiens pour ceux qui aiment les analyses réfléchies et qui n’ont pas l’électro-encéphalogramme à plat,je suggère l’intervention de Gérald Bouchard dans le journal Le Devoir de ce matin.

Je ne sais pas ce que ça aura l’air avec son frère Lucien dans les prochains partys de famille, mais on peut dire qu’il frappe dans le mille cette fois çi!

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/352179/au-dela-de-la-crise-retrouver-les-voies-du-quebec

Syndrome du larbin

Exact. C’est ça mais « ça se travaille ».

Je me souviens dans je ne sais quel journal avoir lu un « article » d’un investisseur plusieurs fois millionnaire qui expliquait, entre autres, que la satisfaction au travail n’avait RIEN mais strictement RIEN à voir avec le salaire.

Il prenait l’exemple d’un agent d’entretien d’hôpital (vous savez, ce Colombien immigré payé au lance-pierres par une entreprise de sous-traitance qui passe la moppe) être colossalement heureux de nettoyer les déjections des patients parce qu’il sait que son travail est utile et est heureux de rendre service.

Admettons, juste pour le fun, son exemple si bien choisi.

Alors, comment expliquer que ceux qui dirigent s’accordent des rémunérations exorbitantes. Pourquoi ne réduisent-ils pas leur salaire puisqu’il est si agréable de rendre service?

Ce genre d’articles prolifère dans les journaux : produits par ceux qui se sont donné le mot pour répandre le Mythe du Larbin non syndiqué, non politisé, sous-payé et heureux.

Ce sont les mêmes qui présentent l’acceptation des mesures d’austérité comme un devoir moral POUR LES AUTRES. Et pointent du doigt les « privilèges des syndiqués », JAMAIS LES LEURS.

Ajoutons que personne n’a trouvé l’agent d’entretien prêt à confirmer le propos de l’investisseur-évangélisateur.

Hélas ces nouveaux évangélisateurs tous formés à HEC sont des centaines et des centaines (voir le nombre de livres de management qui répandent sur cette bouillie pour chats), et hélas encore, ces gens ont portes ouvertes dans les médias.

Ils rappellent les curés du XIXe qui prêchaient la soumission aux ouvriers surexploités. Par contre, au XIX, l’église prêchait la charité aux plus riches alors qu’aujourd’hui, on prêche aussi la charité aux plus pauvres (par téléthons interposés).

Les évangélisateurs du Marché se sont mobilisés pour la diffusion du double prêchi-prêcha.

CITATION de COLUCHE qui, au moins, sur ce point, avait bien compris comment décoder cette moraline unidirectionnelle :

« L’argent ne fait pas le bonheur … des pauvres »

Ne désespérons pas, il y a de la lumière au bout du tunnel, et ce gouvernement pourri tire à sa fin, tel qu’entendu ce matin, en référence à l’élection dans Argenteuil : «Sa chute a commencé à Lachute»…

@Robert M.

Vous mentionnez uniquement des commentateurs/analystes/éditorialistes, et non de vrais journalistes. Biensûr que nos médias penchent davantage d’un coté ou de l’autre, mais si on exclut Sun News, je pense oui que nos médias canadiens (incluant Le Devoir et le Globe and Mail) sont plus modérés, nuancés et impartiaux que les journaux français. Ainsi, même si je penche plutôt a droite, je dois reconnaitre que les articles du Devoir (et non les éditoriaux) sont la plupart du temps très factuels et exacts.

Le problème en France, c’est qu’une institution comme Le Monde soit aussi biaisée et joue le jeu du Figaro (a droite) et de Libération (a gauche). La couverture de la présidentielle était simplement ridicule, avec un parti pris dans TOUS les articles en faveur de la gauche. C’est pas Le Journal de Montréal, c’est le plus grand quotidien de France !!

La couverture de la présidentielle était simplement ridicule, avec un parti pris dans TOUS les articles en faveur de la gauche. C’est pas Le Journal de Montréal, c’est le plus grand quotidien de France !!

Il faut bien remplacer un régime qui fatigue. Sarkozy avait fait son temps … les élites, bien qu’elles eussent préféré la « stabilité » sarkozyienne (c’est-à dire la stabilité POUR ELLES, préfère favoriser une alternance qui ne comporte pas de risque majeur pour elles lorsqu’elles n’ont plus le choix.

@robert m ,a titre indicatif ,entendu cette semaine sur vermont public radio (vpr)107,9 de mtl a true american rebel ;one hour with noam chomsky,un baume pour le cerveau,vous pouvez peu être retrouver l’entrevue sur leur site web,bonne chance

« Vite aux urnes1 »
Après Argenteuil, qui invite M. Charest à la sortie, le seul problème qui se pose désormais à l’individu premier ministre est de décider s’il doit le faire avant les prochaines élections générales ou après.
À son âge, le premier ministre constate qu’il lui reste du temps de labeur avant d’aboutir à une prochaine retraite et qu’il faudrait bien qu’il le fasse sur un mode honorable.
Les voies qui s’offrent sont restreintes : la Commission Charbonneau est son épée de Damoclès, son Plan Nord se teint rapidement d’improvisation, le contentieux actuel Québec-Ottawa est probablement le plus lourd que le Québec ait eu à supporter depuis l’ère Duplessis.
La tradition contemporaine veut que le premier ministre du Québec assume la défense de la position québécoise dans ce contentieux.
Pas un mot sur ce contentieux de la part de M. Charest qui, au contraire, cette semaine, outre la « crise étudiante », a abordé le seul dossier des rapports économiques Canada-Union européenne, au Forum économique de Montréal.
Le premier ministre à ce moment-ci est plus intéressé à casser du sucre sur le dos des partisans du « carré rouge » que sur le dos du gouvernement fédéral.
Le grand intérêt personnel de M. Charest à ce moment-ci est de savoir comment assurer sa carrière : retourner en politique fédérale paraissant exclus vu son bilan bancal à Québec, il lui reste la possibilité de récolter une situation de prestige à Ottawa: un poste d’ambassadeur, par exemple, ou un rôle prestigieux dans les relations économiques Canada-Union européenne.
Après des élections générales infructueuses ou après la Commission Charbonneau, les conditions d’accès à pareil rôle seraient problématiques.

Réal Pelletier
Longueuil

@ Robert M (# 25):

Tuttt…tuttt…tuttt!

Au sujet de La Presse:

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/pierre-foglia/201206/09/01-4533313-pro-domo-pour-ma-maison.php

Extrait de l’article de Foglia:

« Cela fera bientôt 45 ans que je travaille à La Presse. Combien de fois, pensez-vous, ai-je écrit ce que je viens d’écrire? Exactement ce que je viens d’écrire? Des centaines de fois.

Combien de fois, pensez-vous, en 45 ans, M. Desmarais père ou André son fils qui lui a succédé comme boss de La Presse se sont-ils manifestés pour me dire hé, le trotskyste, as-tu bientôt fini de nous pomper l’air? Pas une fois en 45 ans. Combien de fois un boss intermédiaire a-t-il laissé échapper, exprès, que M. Desmarais avait montré quelque humeur à mon endroit? Pas une fois en 45 ans. »

En voici un autre estrait plutôt savoureux:

« Je vous ai dit que j’étais de gauche. Et si ce n’était que de moi! Mais André Noël, mais Lagacé, mais Rima, mais Agnès Gruda, mais Ouimet, mais Cassivi, mais Lachapelle, mais ma boss Katia Gagnon, mais mon autre boss, Mario Girard, mais Nathalie Collard, mais François Cardinal, mais la Petrowski. Vous en voulez combien d’autres? Lussier, Alain De, Alexandre Vigneault, je continue?

Pourquoi vous me parlez toujours d’André Pratte? Il est l’éditorialiste en chef d’un journal fédéraliste. Il est fédéraliste. Revenez-en. En plus, vous tombez mal, Pratte est peut-être le collègue le plus gentil, le plus civil que j’ai côtoyé en 45 ans. Arrêtez de le gratter comme si c’était un bouton. C’est un Monsieur comme vous en connaissez très peu. Arrêtez de faire chier. C’est un journal que vous tenez dans la main, pas un complot. Un journal avec de l’information, beaucoup, beaucoup d’information ni de droite ni de gauche, avec aussi des opinions de droite et de gauche, avec un chroniqueur à part, absolument extraordinaire, non, ce n’est pas moi, c’est Yves Boisvert. »

@F. Brosseau(#9): « On est très, mais extrèmement très loin, de l’impartialité que l’on voit dans les médias québécois, britanniques ou même américains (excluons FOX News). »

Je dois l’avouer, j’aime beaucoup la France et me délecte souvent de lire les quotidiens français, mais sur ce point, vous avez raison. Il semble que dans les journaux français, il n’y ait pas de séparation claire et nette entre les dimensions « nouvelles » et « éditoriales ». C’est génial quand on lit un journal qui est compatible dans son ensemble avec nos points de vue et valeurs, mais l’objectivité en prend un sacré coup.

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