Vite: nommez les « sociétés qui nous entourent »

Vous direz que je suis achalant avec ça — à l’heure où 82% des Québécois suggèrent à Pauline Marois de ne pas parler de souveraineté — mais je vois partout des signes de la décanadianisation du Québec. Une tendance lourde qui, à terme, pourrait nous faire perdre notre droit de propriété sur les rocheuses.

Le document aurait pu s'appeler, au hasard?, "Parlons Qc"!

Dernière pièce à conviction au dossier: le document de consultation diffusé ce lundi par la Commission jeunesse d’un parti politique québécois, où on trouve la citation suivante:

 

Notre génération n’a pas le même regard que celles qui l’ont précédée sur ce qui distingue le Québec du reste du monde et sur ce qui lie le Québec aux sociétés qui nous entourent.

Voyez l’utilisation du mot « sociétés » pour désigner nos voisins. Ce sont pourtant, d’une part, les États-Unis, d’autre part, des provinces canadiennes. Ou encore « le reste du Canada ».

Tout le document est à l’avenant. Les Québécois sont supers, ils ont plein de talents, il faut « mettre au premier plan notre Québécitude », il y a même un « ADN québécois », propre à nous faire relever pleins de défis, et les jeunes Québécois voient les choses autrement, etc, etc.

Lorsque le document parle de se projeter vers l’extérieur, le mot Canada apparaît:

Comment faire de nos succès économiques un déterminant de l’identité québécoise ? Quel est l’avantage des Québécois au plan de l’innovation ? Comment mieux l’affirmer au Québec ? Au Canada ? Dans le reste du monde ?

 

Un document en phase avec l'identité des jeunes québécois

Nulle part le document n’identifie les Québécois comme des Canadiens. Nulle part ils n’offrent la moindre trace d’identité canadienne.

Il y a bien un moment où surgit, comme de nulle part, la suggestion que le Québec fait partie d’un ensemble politique plus grand, dans l’avant-dernière question du document de consultation:

Quel rôle l’État québécois peut-il jouer pour assurer la vitalité et la prospérité des autres communautés francophones du Canada?

Jusque là, un lecteur bulgare n’aurait pas su que le Québec dont il est question est lié à « d’autres » communautés dans ce qui s’appelle le Canada.

Puis, dans la toute dernière question, comme si quelqu’un, parmi les adultes à la direction du Parti avait insisté, on voit finalement émerger la fédération, mais dans quel état !

Comment la fierté d’être Québécois peut-elle être complémentaire à l’idée fédérale ? Comment réaffirmer le rôle du Québec comme acteur incontournable au sein de la fédération canadienne ?

Bon, assez de suspense. Il s’agit du document En Lys pour se démarquer (pdf), de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec.  Et même les libellés de ces dernières questions me font craindre pour mes rocheuses.

D’abord, d’un point de vue fédéraliste, la « fierté d’être Québécois » n’a pas à être « complémentaire » à « l’idée fédérale » (et je souligne au passage que l’utilisation de l’expression « idée fédérale », se détachant de la réalité canadienne, est au fédéralisme ce que la souveraineté est à la séparation).

La fierté québécoise ne doit-elle doit être partie prenante, non de la pâlotte idée fédérale, mais de la grande nation canadienne ? Et après 144 ans de vie au Canada, comment se fait-il que cette question se pose encore ?

Ensuite, demander, huit ans après l’élection de Jean Charest et de la création, grâce à son génie politique, du Conseil de la fédération, comment oser demander comment le Québec peut « réaffirmer » son rôle — plutôt que de « continuer à assumer son rôle » ? N’est-ce pas une façon de dire qu’il ne le fait pas ? N’est-ce pas un camouflet au chef ?

Il est vrai que son nom n’apparaît pas, non plus, dans le document.

Bref, depuis le Rapport Allaire, jamais le PLQ, ou son aile jeunesse, n’a produit de document aussi décanadianisé.

Il est vrai que, compte tenu de la forte décanadianisation de l’identité des jeunes québécois (voir ici) auxquels la commission jeunesse s’adresse, le document est, tout simplement, en phase avec son public cible.

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M. Lisée,
Quelle proportion de jeunes Québécois ont-ils des parents nés dans un de pays suivants: Roumanie, Albanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Liban, Vietnam, Haiti. Les Québécois dont les parents sont nés ici ont sérieusement négligé deux prérequis cruciaux et essentiels à la construction et l’émergence d’une « nation »: la procréation, et la préservation de leur langue. C’est évident que si leurs parents sont nés sur un autre continent, les jeunes Québécois se sentiront encore moins « canadianisés » que leurs compatriotes, surtout ceux nourris à la mamelle du complexe d’infériorité souverainiste.

Le Canada est sorti de la tête des Québécois : on ne se reconnaît plus dans ce pays bancal. Le Canada aux deux peuples fondateurs est mort, grâce à l’intransigeance du Canada anglais envers les francophones depuis l’Acte d’Union, le million de Métis anglicisés de force, le règlement 17 en Ontario, et l’hypocrisie actuelle du bilinguisme de façade. Et le souffle congelant de la droite Harpeurienne

Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

Deux langues, deux mentalités, deux pays.

Vive le Québec francophone et souverain!

JF merci de nous signaler cela, c’est très intéressant.

Il faudrait même traduire votre texte pour le diffuser en anglais. Le ferez-vous?

Je vous admire (sans vous envier) de lire de pareils documents aussi insignifiants que soporifiques. Vous êtes fait fort ou payé très cher…

Très intéressant. Pourquoi ne pas passer de la parole aux actes?

Certains diront pourquoi seulement la gouvernance souverainiste au PQ actuel?

Pourquoi un tel engagement pour le statu quo chez les libéraux provinciaux, l’ADQ, le camp legault voire QS et son axe premier à gauche voire peut être le PQ de Marois accusé d’être de l’affirmation nationale?

Ce sont les réponses qu’en tout respect, M.Lisée vous devriez tenter de répondre. Une de vos réponses est l’insécurité économique face à un pays du Québec. C’est seulement cela?

Je pose des questions sur l’énigme d’une nation indécise perdu dans un Canada qui idéalement l’ignore. Quoique les Québécois ignorent également les Canadiens, il y a une réciprocité de la distance qui n’est pas de la haine. La réalité de deux solitudes.

Que penser de cette question pour les députés NPD du Québec. Vous vous définissez d’abord comme Canadiens ou Québécois? Leurs réponses hypothétiques pourraient se révéler tout de même palpitantes.

Le NOUVEAU PREMIER parti fédéraliste au Québec n’est plus le PLQ c’est le NPD c’est plutôt fascinant. Voir le NPD défendre l’identité canadienne au Québec obligation majeure de Toronto fera voir aux Québécois si la souveraineté doit se faire à gauche ou à droite. Après l’expérience PLC, celle du NPD.

Les illusions au service de la désillusion.

L’illusion profonde confondre un état national québécois vécu comme québécois avec un cadre constitutionnel canadien. Confondre les immigrants qui nous croient canadiens lorsque Québécois.

Nous ne pouvons indéfiniment être affectivement Québécois et légalement Canadiens. C’est
pourquoi le vote du 2 mai reste une énigme.

En espérant que M.Liseé nous lis, car nous tentons de réfléchir sérieusement sur ses textes occasionnellement.

À Jean François Lisée,

À force de persister à faire SANS CESSE ET SANS RÉPIT la promotion de l’indépendance du Québec, vous allez décourager un bon nombre de vos lecteurs et les emmener, parce que plus capable d’entendre parler d’indépendance, à ne plus visiter votre blogue;

parce que, vous savez, les nombreux non-indépendantistes comme moi qui aiment le Québec et qui lisent vos billets, et parfois les commentent, aimeraient bien que vous parliez surtout de gouvernance plutôt que d’indépendance;

parce que vu qu’un État indépendant doit lui aussi s’efforcer de bien gouverner, aussi bien vous y exercer dès maintenant avec vos lecteurs et commentateurs. Non ? Pourquoi pas ?

Et la gouvernance, qui doit s’exercer en permanence, est diablement plus intéressante que l’indépendance qui n’est, AU-DELÀ DES ILLUSIONS,
qu’un événement unique et qu’un changement de forme de gouvernance.

Soit dit en passant, le statut d’État fédéré n’est pas un statut d’État en tutelle, l’État fédéré EST AUTONOME, c’est-à-dire indépendant DANS SES CHAMPS DE COMPÉTENCE; et ils sont nombreux et drôlement importants ses champs de compétence dans le Canada, au point que ce statut d’État fédéré canadien est nettement préférable à l’indépendance de ses États composants, parce que beaucoup plus avantageux; contrairement à ce que plusieurs veulent se faire croire et tentent de faire croire à leurs concitoyens.

Merci JFL de faire contre-poids à toute la propagande anti Québec et très fédéraliste de plusieurs médias au Québec . Vous êtes précieux. Et tous ceux qui vous trouves trop pro-Québec n’ont qu’à lire la Presse de Desmarais !

claude pelletier :
juin 13, 2011 à 20:16
À Jean François Lisée

«Et la gouvernance, qui doit s’exercer en permanence, est diablement plus intéressante que l’indépendance qui n’est, AU-DELÀ DES ILLUSIONS,
qu’un événement unique et qu’un changement de forme de gouvernance.»

– – – – – – – – – – – –

Allez dire aux États-Unis ce que vous pensez de leur indépendance. Et dire aussi à tous les pays indépendants du monde qu’ils sont bêtes avec cet «événement unique». Le Canada comme les autres.

Demandez leur, en retour du service que vous venez de leur rendre, pourquoi ils ne veulent pas revenir à leur état de dépendance.

Et revenez nous l’expliquer.

Bonsoir,
Bravo pour cette belle initiative des jeunes Libéraux qui ont décidé de façon électoraliste de jouer low profile. Belle stratégie de communication face au nationalisme agonisant du Québec. En évitant de jeter de l’huile sur le feu qui peut être couve encore dans certains coeurs meurtris ! De toute façon, tout et chacun le sait bien au Québec que le vieux proverbe qui dit que la foi déplace les montagnes ne s’applique pas dans le cas des nationalistes québécois. Car, même au plus fort de l’excitation nationale, au cours de la période où nos amis les péquistes avaient la foi du charbonnier et ne se chicanaient pas trop, nous les Canadiens savions bien que même tous unis ensemble, la gang de péquistes ne réussiraient jamais à déplacer les Rocky’s d’un seul cran dans le coeur de la majorité des québécois qui se savent Canadiens mais l’affichent discrètement par peur de heurter des susceptibilités nationalistes à fleur de peau. Bien à vous, John Bull.

Le Canada est de facto sorti de la tête de presque tous les Québécois francophones ce qui est en soi une évolution remarquable.

Malheureusement,il reste « un détail juridique » à régler i.e. déclarer l’indépendance et à cet égard il manque un chef politique pédagogue, rassembleur et déterminé pour parachever le tout.

Monsieur Lisée, j’espère que vous y pensez…

Si le Québec devenait indépendant de votre vivant, monsieur Lisée, vous seriez cuit, vous ne pourriez plus parler d’indépendance et seriez alors forcé de parler de gouvernance, et que de gouvernance.

Et vu que la pratique rend de plus en plus performant, pourquoi ne pas s’y exercer dès aujourd’hui ?

@claude pelletier

Je suis incapable de comprendre les raisons qui poussent des citoyens d’une nation à refuser d’exercer tous les pouvoirs normaux d’une nation. Je comprends que pour un tanguy, le fait de squatter ses parents lui donne un avantage économique d’un côté et lui enlève de plus des responsabilités qu’il devrait assumer s’il s’émancipait. Il gagne sur les deux tableaux.

Mais pour vous M. Pelletier qui payez des impôts et des taxes à Ottawa et qui devez également assumer les responsabilités que le Canada n’assume pas, où est votre motivation à rester dépendant d’un pays qui vous a été imposé ?

Il y a 50 ou 60 ans et plus, on arguait que le Québec n’avait ni les ressources ni les compétences pour gérer un pays. L’histoire récente montre le contraire dans tous les domaines de notre vie.

Alors de quoi avez-vous peur M. Pelletier ? Craignez-vous de vous retrouver seul dans un grande chambre noire. Sont-ce vos peurs enfantines refoulées qui vous empêchent d’envisager la possibilité de devenir autonome, souverain ? Avez-vous peur d’ouvrir une porte où se terraient des squelettes et des fantômes prêts à vous dévorer vivant ?

Il y a là un mystère que vous seul pouvez résoudre. Commencez par observer que malgré vos menaces de ne plus visiter ce blogue, vous y revenez comme quand on ne peut s’empêcher de se remémorer un mauvais rêve.

Fascinant!

«Il y a les esprits forts et les victimes : on mène ou on est mené.»
[Paul Auster]

À claude pelletier

« Si le Québec devenait indépendant de votre vivant, monsieur Lisée, vous seriez cuit, vous ne pourriez plus parler d’indépendance et seriez alors forcé de parler de gouvernance, et que de gouvernance. »

Ben oui Jean François Lisée serait obligé de parler à la comme s’est mené.

Avouez que c’est ce que, comme fédéraliste à la mamelle d’Ottawa, vous avez peur d’entendre prochainement.

Ça va comme c’est mené. Hein?

Le problème avec le Québec d’aujourd’hui est que nous n’avons plus de modèle d’indépendance, de persévérance, d’assurance, sans parler d’intégrité et de ferveur. Seulement des québécois, pour ne pas dire des canadiens français, que se chicanent sur la place publique pour la virgule et le tréma. L’éducation ne sait pas lire, la santé est malade, la construction est contaminée, nos finances sont endettées. Sommes nous matures pour quitter le maison (j’avais écrit foyer mais je n’y crois pas plus, un simple réflexe de protection, un sentiment de cocon) ? En qui pouvons nous faire confiance ? Sauter pour mieux tomber ou rester tel quel et au moins avoir le nez hors de l’eau ? J’ai été militante des premières heures. Mais l’avidité politique m’en a détournée, je ne crois simplement pas en ce qu’ils disent, de toutes façons, ils sont experts à planter un couteau dans le dos de leurs « alliés » … Quel peuple se bat avant même de pouvoir prétendre à être un peuple ? Je crois que nous sommes les seuls. Ils ne pensent qu’à démolir au lieu de construire … Dépenser notre argent pour gagner leurs votes nécessaires ? On parle encore de politique ici, et non pas d’avenir d’un peuple.

À Denis Drouin, votre commentaire # 13,

Même si j’aime le Québec comme les habitants des autres provinces aiment sûrement la leur, je n’aimerais pas du tout vivre dans un Québec souverain pour de nombreuses raisons, sur lesquelles je ne m’étendrai pas ici, ce serait beaucoup beaucoup trop long.

J’ai, depuis longtemps, des rapports soutenus avec de nombreux franco-canadiens, anglo-canadiens et canadiens de divers groupes ethniques du Québec et de quelques autres provinces canadiennes, pour ne parler que des canadiens.

J’aime beaucoup ces personnes avec lesquelles j’échange de façon régulière en français ou en anglais.

J’aime, INDIVIDUELLEMENT, plusieurs québécois francophones, anglophones et d’autres origines linguistiques et culturelles, MAIS JE N’AI JAMAIS AIMÉ LES TRIBUS POLITIQUES, tout à fait artificielles, QUE VOUS APPELEZ NATIONS, incluant la nation québécoise qui n’est qu’un concept politique développé surtout dans la mouvance de la révolution tranquille et qui sert à embrigader des êtres libres et indépendants dans un nouveau groupe ethno-politique, que vous appelez NOUS et qui oeuvre à servir ses fins de groupe exclusif au détriment des libertés individuelles DES AUTRES, les non-québécois francophones de souche et surtout de vieille souche.

Le NOUS, selon moi, doit être civique et inclusif et non ethnique et exclusif comme le NOUS de notre ex-premier ministre Jacques Pariseau qui n’a de cesse,comme vous, Jean François Lisée et d’autres, de promouvoir l’indépendance du Québec comme solution à tous les maux de chacun et chacune.

J’aime le Canada, le pays et sa constitution.

Quant à la gouvernance du Canada, ça dépend des politiques qui sont mises de l’avant par chaque parti au pouvoir. C’est à traiter à la pièce.

En passant, la peur sous toutes ses formes n’a jamais fait partie de ma vie depuis ma naissance, il y aura dans quelques mois 70 ans, et elle n’en fait pas plus partie maintenant.

Ce n’est pas parce que vous ne comprenez pas mon choix du Québec dans le Canada que ce n’est pas un bon choix. C’est simplement un choix différent du vôtre soutenu par plein de bonnes raisons.

Vous avez votre point de vue et j’ai le mien, restons-en là.

Si vous ressentez un besoin incompressible d’évangéliser les infidèles, ne vous adressez pas à moi, vous perdriez votre temps et vous risqueriez de vous y casser les dents.

P.S.: J’aimerais beaucoup mieux que nous parlions de gouvernance plutôt que d’indépendance, ce serait diablement plus intéressant pour tous et plus profitable à tous, à court, moyen et long terme.

On peut être très nationaliste et décanadianisé, mais penser que le maintien d’une fédération canadienne unie soit souhaitable.

Le Québec serait un pays viable et prospère, mais quelle serait la conséquence sur le plan géopolitique? Quels seraient les conséquences à long terme sur la viabilité de la fédération canadienne, qui perdrait son unité géographique et le fondement de son identité multiculturelle et bilingue?

Si, à terme, les provinces canadiennes deviennent de simples États américains, serons nous vraiment plus libres et souverains, littéralement encerclés par les États-Unis?

Le Canada anglais a un long chemin à faire avant de vraiment comprendre les Québécois. Cependant, le bilinguisme de façade du fédéral et de certaines provinces agit, selon moi, comme un tampon protecteur entre le Québec, état francophone, et la mer anglophone qui nous entoure.

Un Québec bilingue de facto, entouré par un Canada unilingue anglais, dans lequel les francophones perdraient sans doute toute protection… Est-ce vraiment ça qu’on veut?!

C’est vrai que les Québécois ont occulté la nation canadienne de leur vocabulaire et de leur pensée et parler de dé-canadiation est exact ….

Claude pelletier

Dans un article rédigé pour le Globe&Mail André Pratte déclare au r.o.c que les jeunes Québécois ne sont pas intéressés par le Canada.

Que leurs intérêts dans la vie tel les études,les voyages,leurs futures carrières se font en dehors du Canada.

Pratte écrit qu’il n’existe pas de discours passionné et intelligent en faveur du Canada qui s’adresse aux jeunes Québécois.

La jeunesse libérale se cherche c’est évident. Comment peut-on être jeune vouloir changer et faire évoluer la société en militant pour la succursale d’un parti en faillite à Ottawa pour cause de manque d’éthique, de favoritisme et de corruption dans la gouvernance de l’état?

Ces jeunes se rendent bien compte que les mêmes causes produiront le même effet pour le parti libéral provincial aux prochaines élections.

Au lieu de s’attaquer de front au problème, d’initier et d’exiger de réels changements dans leur parti, ils noient le poisson avec ce genre d’essai pavé de bonnes intentions mais voué à l’échec.

Tant que ce parti gouvernera le Québec à la faveur des profiteurs de toutes sorte qui garnissent sa caisse électorale en attendant les retours d’ascenseur, il n’aura pas de réelle vision porteuse d’espoir pour l’ensemble de la société québécoise.

Pendant qu’on devient la 4e juridiction la plus endettée au monde, pendant que nos infrastructures tombent en ruines, pendant que nous produisons 33% de décrocheurs, pendant que le système de santé est en train de sÉcrouler, d’autres parlent encore d’un projet que les électeurs ont rejetté 2 fois.

Chacun ses priorités.

@claude pelletier

Parler de gouvernance? Parler du Sommet de Toronto? 1,300,000,000$ pour 3 jours alors qu’on avait dépensé que 20 millions à Pittsburg l’année d’avant? Et 28 millions à Deauville cette année?

Parler de l’argent dépenser dans le comté de Clement? Parler du lac artificiel?

Vous voulez parler de la guerre en Afghanistan? 1,5 milliard par année! Pour rien. Sans parler des morts.

Vous voulez parler du milliard pour la sécurité des JO de Vancouver? Des jeux volés à Québec.

Vous voulez parler de la monarchie? De la pension de 130k indexée à vie pour le p’tite Michaelle?

Vous voulez parler de la visite de Kate et William? De la croisière sur le St-Laurent payée par les contribuables, une croisière que 99% des québécois en feront jamais dans leur vie

Attachés au mépris et au protectionnisme (illusoire) paternaliste, les jeunes Libéraux même, n’en veuleut plus. C’est dire.

Si tu rencontres Buddah, tue-le…

Remplacer Buddah ici par Harper ou La bitte à Tibi !

Ce qui unit le Québec au reste du monde m’intéresse beaucoup plus, et est beaucoup plus substantiel, que ce qui distingue le Québec du reste du monde. Cela est encore plus vrai quand on compare le Québec aux « sociétés qui nous entourent ».

De tout temps,les pays ont à l’intérieur,des éteignoirs,nous avons au Québec nos Québécois de service du genre à M.Pelletier qui préfère rester un petit poisson dans un gros bocal,plutôt que de s’affranchir de ce que René Lévesque appelait une maison de fou.
Il ne faut pas se faire d’illusion,il và toujours rester des dépendantistes colonisés qui qui vont toujours résister à l’idéal de créer un vrai pays normal qui s’appelerait Québec.

@claude pelletier : si j’étais vous, monsieur, je ne m’en ferais pas trop pour Jean-François Lisée. Je le soupçonne d’être capable de parler de n’importe quoi –y compris de gouvernance–et ad nauseam, si vous y tenez.
« En lys pour se démarquer » –quel joli titre! Je l’ai lu dans Le Devoir, ce matin, et j’aurais souhaité qu’il fût écrit par d’autres jeunes qui se démarquent plus, justement.

À F. Brosseau, votre commentaire # 17,

Je trouve votre commentaire excellent et fort réaliste.

Je savais qu’en écrivant ce que j’ai écris je soulèverais un tollé parmi les indépendantistes.

Mais ça réoriente le débat et ça force les indépendantistes à sérieusement requestionner leur option, et dans de nombreux cas, leur fixation.

Merci de mettre un peu de bon sens et d’air frais dans ces débats vraiment trop pactés par l’air de plus en plus irrespirable du repli sur soi-même.

Nous vivons en société que diable, pas en circuit fermé.

Un grand nombre de Québécois, s’identifient plus à Québécois que Canadiens, principalement les francophones, mais une majorité se disent québécois, dans le Canada, comme notre nation.

@Michel Plante

Les jeunes Québécois dont les parents sont nés sur un autre continent auraient été « nourris à la mamelle du complexe d’infériorité souverainiste » et ils se sentiraient plus québécois que les pures laines ?

Étant donné que les fédéralistes ne cessent de nous bassiner avec notre présumée pauvreté et qu’ils cultivent précieusement la mentalité de colonisé en faisant preuve d’un complet mépris pour les capacités des Québécois et qu’ils passent leur temps à dénigrer ce qui se fait au Québec, il me semble qu’ils seraient bien avisés de se regarder dans un miroir avant de parler du complexe d’infériorité des autres.

Si les jeunes Québécois issus de l’immigration en sont rendus à s’identifier comme québécois, plutôt que comme canadiens, c’est peut-être parce que le discours souverainiste leur apparaît plus conforme à leurs aspirations et plus digne d’intérêt que les platitudes que nous serinent les fédéralistes.

Le fédéralisme canadien n’a plus de contenu au Québec, il est véhiculé par des gens qui n’ont rien d’intéressant à proposer, en particulier à la jeune génération.

Ce discours fatigué et impuissant, cette mentalité d’adolescent attardé qui colle dans les jupes de maman n’a rien pour stimuler la jeunesse et ceux qui le tiennent n’ont qu’eux-mêmes à blâmer.

@claude pelletier

Pourquoi au juste doit-on considérer ceux qui veulent que le Québec devienne un pays comme voulant vivre en circuit fermé ?

Depuis 1945, il s’est créé 122 nouveaux pays sur la planète. Doit-on considérer que ces 122 sociétés désiraient vivre en circuit fermé ?

Pourquoi ravaler les aspirations de ceux qui éprouvent le même désir d’indépendance que ces 122 communautés, à n’être qu’un besoin de vivre en circuit fermé ?

Le Canada vit-il en circuit fermé ?

Les fédéralistes n’ayant que leur vieux discours soporifique à proposer, cet « argument » parfaitement ridicule et fallacieux du circuit fermé est-il le seul qui leur reste ?

Pourquoi un Québec souverain devrait-il équivaloir à vivre en circuit fermé ? Pourquoi ne pourrait-il vivre comme tous les autres pays de la planète, pourquoi ne pourrait-il améliorer les liens qu’il a déjà tissés un peu partout sur la planète ? D’où vous vient ce complexe d’infériorité qui vous contraint à être si petit et qui vous interdit de considérer le potentiel d’un Québec indépendant ?

Clin d’œil à John Bull :

Ça fait un bail que je ne vous ai point tiré la pipe.

Si nos jeunes libéraux se sont fait «low profile» dans une initiative électoraliste devant le nationalisme que vous qualifiez d’agonisant, je me demande pour quelle raison ils ne clament pas haut et fort leur appartenance à ce pays au bilinguisme de pacotille.

Où se situe donc la fierté de cette majorité de québécois qui se savent canadiens? Quand les entendons-nous vanter les mérites de cette vaste contré où le soleil brille plus pour l’une des deux entités?

Et si ce n’était par peur d’être couvert de honte de se faire rejeter par la majorité unilingue anglophone de ce pays pour une quatrième fois d’affilée en trois décennies, plutôt que pour ne pas heurter les susceptibilités à fleur de peau de la petite poignée de nationalistes toujours vivant, qui selon vos affirmations, tel les chrétiens des premières heures, en sont rendu à se terrer dans les antres du rêve perdu d’un pays avorté.

Un pays où un unilingue anglophone peut être élu à la Présidence de la Chambre des Communes ou nommé juge à la Cour Suprême et où l’inverse ne s’est jamais produit, c’est un pays où l’on considère l’autre langue officielle comme une langue de second rang et les francophones comme des citoyens de deuxième classe.

Ô Canada, tous les citoyens sont censés être libres et égaux en dignité et en droits, mais force est de constater que les unilingues anglophones sont plus égaux que les autres.

Bien des gens par le passé se sont érigés en fossoyeur du nationaliste québécois et au moment où on le croyait enseveli à tout jamais, tel un phœnix, il renaît des ses cendres par quelques gestes irréfléchis de la majorité unilingue anglophone.

Oui M. Bull, la foi peut déplacer la montagne qui nous sépare d’un État-Nation à notre image et à notre ressemblance, mais pour les rocheuses, pas plus que l’Himalaya.

Lâchez pas M. Bull, peut-être qu’à vous seul, par vos écris intempestifs, vous saurez raviver la flamme!

@ Claude Pelletier #28

En quoi le fait d’aspirer à se doter d’un pays, de vouloir faire partie du concert des Nations, de se donner les moyens de réaliser les aspirations d’un peuple est nécessairement un repli sur soi.

Je suis un indépendantiste dans l’âme, j’ai voyagé à travers le monde, je parle et écris français et anglais couramment, je baragouine l’allemand et l’espagnol, j’ai étudié et vécu dans plusieurs provinces canadiennes, j’ai visité le Canada sur tous les fronts.

En quoi suis-je absolument un égocentrique nombriliste?

Seulement dû au fait que par mes expériences j’ai fait le constat que le Canada est un pays dysfonctionnel et que les unilingues anglophones se sentiraient mieux dans un pays unilingue anglais à leur image et que les québécois seraient plus à l’aise dans un État francophone à leur ressemblance?

Je vous en conjure, expliquez moi…

Si l’évolution de l’identité des Québécois est telle que Lisée la pressent, voilà bien la preuve que le Canada ne nous enlève rien, ne nous limite pas, bien au contraire. Les avantages du lien fédéral surpassent les inconvénients.

Il est tout de même normal que des militants d’un parti politique provincial aient des intérêts et des préoccupations québécois. Les militants québécois du NPD fédéral pourraient être plus sensibles aux autres Canadiens.

À F. Brosseau # 17,

Je ressens le besoin de revenir sur votre commentaire # 17.

Vous y dites l’essentiel en peu de mots. Encore plus, vous touchez la coeur de la question.

Les indépendantistes qui ne peuvent, pour quelque raison, reconnaître la véracité de votre message, pourtant si clair, seront emmenés à le constater et le comprendre avec le temps.

Il ne restera que ceux dont la fixation sur leurs réponses toutes faites les empêchera de voir la lumière AU BOUT DE LEUR TUNNEL.

À F. Brosseau # 17,

Je ressens le besoin de revenir sur votre commentaire # 17, qui apporte, selon moi, une excellente réponse aux indépendantistes qui ne voient pas ou ne veulent pas voir, et ne comprennent conséquemment pas, la très nette supériorité d’une fédération canadienne unie par rapport à des états séparés, et forcément très affaiblis, dans notre contexte canadien à 83.5% anglophone et nord-américain à plus de 98.2% anglophone; eh oui, plus de 98.2% anglophone.

Sans oublier l’irrémédiable déclin démographique, de la population québécoise francophone, parallèlement à l’accroissement annuel de la population anglophone du Québec, des autres provinces canadiennes et des États-Unis.

Vous dites l’essentiel en peu de mots dans ce commentaire # 17, que j’invite chaque visiteur de ce blogue à lire et relire.

Encore plus, vous touchez dans votre commentaire la coeur de la question en termes on ne peut plus clairs.

Les indépendantistes qui ne peuvent, pour quelque raison, reconnaître encore présentement la véracité de votre message, pourtant si clair et si évident, seront, je l’espère grandement pour eux, emmenés, tôt ou tard selon chacun, à en constater l’évidence et à en reconnaître la justesse de perception avec le temps.

Il ne restera, sur le carreau, et pour leur plus grand malheur, que les irrécupérables, dont :

1) la fixation, temporairement sécurisante peut-être, sur leurs réponses toutes faites et

2) la fermeture à toute évidence qui diffère de leur présente vision,

les empêchera de voir la lumière qui est déjà là AU BOUT DE LEUR TUNNEL.

@F. Brosseau

« Un Québec bilingue de facto, entouré par un Canada unilingue anglais, dans lequel les francophones perdraient sans doute toute protection… Est-ce vraiment ça qu’on veut?! »

Mais mon cher F. Brosseau, c’est exactement ce qu’on a! Vous ne vous en êtes pas aperçu ?

À Koldo # 38,

Avec un Québec indépendant, c’est exactement ce que nous aurions. Et le Québec, sans le tampon canadien, s’angliciserait beaucoup plus rapidement, soyez-en certain.

Je ne comprends pas pourquoi les indépendantistes s’évertuent de toutes leurs forces à s’empêcher de voir dans quel milieu privilégié nous évoluons et pouvons continuer d’évoluer.

Si seulement ils mettaient leurs énergies vives à susciter et appuyer l’amélioration du cadre politico-juridique du Québec, ils constateraient qu’ils n’ont absolument pas besoin de l’indépendance pour s’émanciper.

À senscommunrugueux # 33,

Je vous invite à lire et relire l’excellent, réaliste et clair commentaire # 17 de F. Brosseau pour trouver réponse à vos questions.

À Linda Hart # 32,

Aucun des pays qui ont acquis leur indépendance n’étaient dans le contexte ni dans la situation privilégiée qui est présentement celle du Québec et des autres provinces dans l’ensemble canadien.

Le Canada est présentement, selon moi, la plus fonctionnelle et la plus progressive fédération de territoires autogouvernés, et indépendants dans leurs nombreux champs de compétence, sur la surface de la planète.

L’Union Économique Européenne devra, je crois, parvenir, le plus tôt possible, à une formule ressemblant à la formule canadienne si elle veut survivre et s’adapter au mieux aux besoins essentiels des populations qui la compose.

Chaque État – aujourd’hui indépendant – devra, pour y parvenir, céder des pouvoirs identiques, dans les champs d’intérêts communs aux états membres, à un gouvernement fédératif central qui devra rendre des comptes à ses états membres selon la constitution qu’ils élaboreront pour la fédération qu’ils se donneront; une fédération d’avantages symétriques ou asymétriques-avec-compensation(s), à peu près sur le modèle canadien, qui est, seon moi nettement supérieur au modèle républicain américain.

Petit exercice de gouvernance pour tous les MM. Claude Pelletier et François Legault du Québec.

Faites une liste des 10 services publics dont devraient s’occuper nos gouvernements de tous les niveaux (fedéral, provincial et municipal). Classez votre liste par ordre de priorité et accordez une pondération en relation avec cet ordre. Vous vous rendrez compte que la très grande majorité de vos priorités sont du ressort provincial ou municipal à qui vous versez environ 60% de vos taxes et impôts.
Maintenant ma question: Comment pouvez vous parler de bonne gouvernance lorsque vous acceptez de verser 40% de vos taxes à des fins que vous n’avez pas jugé prioritaire? Sommes nous tellement au dessus de nos affaires pour nous permettre un tel gaspil?

@ Claude Pelletier

Un État possède tous les pouvoirs législatifs afin d’assurer la protection de sa langue, sa culture, ses us et ses coutumes.

La langue française n’est pas, à l’instar de l’araméen, une langue morte. Elle est une langue universelle parlée par plusieurs centaines de millions de personnes à travers le monde.

Se doter d’un État libre et capable d’assumer son destin et son développement ne représente pas l’apocalypse.

La lumière que vous voyez au bout du tunnel fédéraliste, c’est un train qui vous arrive en pleine figure!!!

À SensCommunRugueux # 43,

C’est votre point de vue, mais ce n’est pas du tout le mien.

Je trouve que vous manquez un peu de patience.

N’oubliez pas que parce qu’il y a toujours beaucoup de monde à rassembler autour d’une idée ou même d’une simple suggestion, l’histoire politique ne peut se faire que lentement, pas à pas. C’est comme monter un escalier dans lequel l’on ne pourrait pas sauter de marche même si on en a la force et la volonté, tout simplement parce que nous ne sommes pas seuls, en n’oubliant pas qu’il y a »à chaque pas » beaucoup de monde à entraîner »à leur rythme ».

« La lumière que vous voyez au bout du tunnel fédéraliste, c’est un train qui vous arrive en pleine figure!!!.

Évidemment les fédéralistes sont frappés en pleine face par le train d’Ottawa, mais ne se souviennent jamais de rien à cause de leur traumatisme, ce qui les rend soumis à l’éblouissement.

Je déplore que vous voyez le seul journaliste à relever tous ces faits. Si les jeunes péquistes avaient fait un texte en ignorant le nom de Mme Marois, La Presse, Québécor et tous les papiers de la famille Démarais en auraient fait leur chou gras.

C’est une injustice qu’on fait aux jeunes libéraux. Ils ont droit eux aussi à être trainé sur la place publique. Qu’on leur donne leur minute de gloire. Ils ne l’auront pas longtemps de toute façon.

À Youlle # 45,

Je vous invite à en envoyer tout plein des commentaires humoristiques comme celui-là, ça fait réaliser à tout le monde que tout ça n’est pas très sérieux.

Portez-vous bien.

À claude pelletier

« Je vous invite à en envoyer tout plein des commentaires humoristiques comme celui-là, ça fait réaliser à tout le monde que tout ça n’est pas très sérieux. »

Êtes-vous bien sûr que tous pensent comme vous?

Moi je serais un peu gêné d’affirmer ce que vous écrivez.

Bonne Fête Nationale! Ou bonne ST-Jean! C’est comme vous voulez.

@ Youlle # 47,

J’ajoute ma voix à la réponse précédente d’Un Simple Citoyen pour vous dire : continuez dans la même voie YOULLE, YOU’LL get somewhere.