Voici les députés de l’année à Ottawa

Les parlementaires se distinguent à Ottawa.

(Photo: La Presse canadienne)
(Photo: La Presse canadienne)

Il a perdu des élections qu’il croyait pourtant pouvoir remporter et a été chassé de la direction de son parti par ses militants, mais le chef du NPD, Thomas Mulcair, a encore la cote auprès des autres députés de la Chambre des communes : il été choisi parlementaire de l’année par ses pairs, lors du sondage annuel Maclean’s-L’actualité mené auprès des 338 élus à Ottawa. Il succède au libéral Irwin Cotler, qui a quitté la politique en 2015. Un baume pour Mulcair, qui voit ainsi son talent reconnu…même s’il devra laisser sa place de leader néo-démocrate à un nouveau chef dans un an.

Dans la catégorie « étoile montante », les élus ont choisi le conservateur québécois Gérard Deltell, député de Louis-Saint-Laurent, qui s’est hissé en un an du statut de simple « recrue » à celui de porte-parole de son parti en matière de finances. Un rôle important.

Le prix Hommage, soulignant l’ensemble de la carrière d’une personnalité politique fédérale, a été remis cette année à Ed Broadbent, chef du Nouveau Parti démocratique de 1975 à 1989.

Personnage politique clé des années 1980, Ed Broadbent parvient a augmenter la représentation du NPD à 30 sièges lors de l’élection de 1984 (où Brian Mulroney est devenu premier ministre), s’approchant à 10 sièges des libéraux, en deuxième place. À l’élection suivante, en 1988, il fait encore mieux, récoltant 43 sièges, un record pour le parti, à l’époque.

Aimé et respecté par la plupart des néo-démocrates, même si son soutien à l’Accord du Lac Meech a divisé le parti, cet homme politique ontarien prend sa — première — retraite de la politique, en 1990, et devient président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique jusqu’en 1996. Il accepte ensuite l’invitation de Jack Layton, chef du NPD, de revenir en politique active pour l’élection de 2004. Il remporte son siège dans la circonscription d’Ottawa-Centre et devient porte-parole du NPD en matière de démocratie et de pauvreté infantile jusqu’à l’élection de 2006, où il prend sa deuxième retraite de la politique. En 2011, il fonde l’Institut Broadbent pour faire avancer la marque politique progressive qu’il a longtemps soutenue.

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(Photo: La Presse canadienne, Facebook et Larry Bagnell : D. R.)
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9 commentaires
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Je ne suis pas NPD, mais en tant que parlementaire, la présence de Tom Mulcair est importante au moins à la période des questions.

On écrit: « …(M. Mulcair) a été chassé de la direction de son parti par ses militants, mais le chef du NPD, Thomas Mulcair, a encore la cote auprès des autres députés de la Chambre des communes». Il faut croire que les militants du NPD n’ont pas un très bon jugement!

Cela prouve que les « bonzes » du NPD sont un peu déconnecté. Je crois que M. Mulcair a été très mal conseillé lors de la dernière campagne électorale. Les revirements idéologiques ont été fatales au parti. Sans M. Mulcair, ce parti est voué à demeurer un tierce parti. Je crois qu’il est important que M. Mulcair demeure chef de ce parti. Le changement d’idée, n’est pas signe de faiblesse.

Je crois aussi que Gérard Deltell a les talents pour atteindre les plus hauts niveaux dans le cadre de son parti et pourquoi pas la fonction de chef!,

Le beau Gérard ! Beau parleur et pas plus à mon avis!
Il était beau parleur à la CAQ, en remplacement de Dumont.
S’il avait eu l’étoffe d’un chef, il serait resté à la CAQ; mais c’est beaucoup mieux , dans un comté facile, d’aller se chercher un salaire de député fédéral.

Pour M. Mulcair, les militants du NPD se sont fourvoyés royalement .
Ce parti restera bon troisième pour longtemps !

Quoi??? Aucun bloqueux dans le tas??? Ben pour dire…

C’est dommage que Rona Ambrose ne veuille pas se présenter à la chefferie des Conservateurs. Elle aurait fait une excellente candidate contre Trudeau. Ça nous aurait donné de beaux feux d’artifice.

Angry Tom est peut-être apprécié de ses pairs mais il a complètement raté a dernière campagne électorale et totalement perdu tout le capital de sympathie que son prédécesseur avait réussi à accumuler. De plus, Trudeau, de par sa personnalité et ses prises de positions à gauche n’est pas très loin des politiques défendues par le NPD. Tant qu’à voter, aussi bien voter pour un parti qui a de véritables chances d’avoir le pouvoir.