Chantal Hébert : Boule de cristal en vue du 8 avril

«Mais non, je ne vous ferai pas de prédictions sur l’issue du vote de lundi. Voici plutôt les quatre scénarios les plus probables, conjugués avec l’avenir de chaque chef», dit Chantal Hébert. Et vous, quelle est votre prédiction ?

PolitiqueMais non, je ne vous ferai pas de prédictions sur l’issue du vote de lundi.

Voici plutôt les quatre scénarios les plus probables (tout au moins sur la foi des derniers sondages disponibles), conjugués avec l’avenir de chaque chef.

1. Un gouvernement majoritaire péquiste

Pauline Marois reste — au moins pour deux ans — avant de rejoindre Lucien Bouchard et Bernard Landry dans le club des premiers ministres péquistes pour qui «les conditions gagnantes» n’ont pas été au rendez-vous. Elle remporte néanmoins le titre de première femme à avoir dirigé un gouvernement majoritaire au Québec en plus de celui, nettement moins consensuel, de mère de la Charte des valeurs.

Philippe Couillard reste et mise sur l’alternance pour être en piste pour le pouvoir la prochaine fois, encore qu’il pourrait avoir à se chercher un autre siège en vue de se faire élire si jamais il ne passe pas dans Roberval.

Personne ne croit que François Legault aura la patience de se morfondre pendant quatre ans dans le rôle de chef de la deuxième opposition. Un vote péquiste fort lundi pourrait lui coûter son siège et faciliter son choix. Mais même s’il est réélu dans L’Assomption, le chef caquiste n’est pas susceptible de s’éterniser jusqu’à un autre scrutin dans quatre ans.

Françoise David: La co-chef de Québec solidaire n’a pas voulu dire qu’elle était partante pour un mandat de quatre ans, quelle que soit l’issue du scrutin, à commencer — peut-on croire — par l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement majoritaire.

2. Un gouvernement majoritaire libéral

Philippe Couillard reste pour un mandat complet et, jusqu’à preuve du contraire, mène de nouveau ses troupes en campagne en 2018. À part Lucien Bouchard (qui a fait un seul et unique mandat à Ottawa comme à Québec), les chefs victorieux ont tendance à se représenter aux élections suivantes.

Pauline Marois s’en va — sinon le soir même, tout au moins à relativement brève échéance. Dans tous les scénarios, la campagne à sa succession commence lundi soir.

François Legault : Dans l’hypothèse d’une victoire libérale, il est encore plus probable que le chef de la CAQ se réveille député de L’Assomption le 8 au matin que dans celle d’une victoire majoritaire péquiste. Mais il ne sera pas plus patient pour autant.

Françoise David: Si le Parti québécois mordait la poussière la semaine prochaine, cela pourrait aussi vouloir dire que QS a récolté suffisamment de votes de souverainistes ou de progressistes démobilisés par la campagne de Pauline Marois pour faire élire un (ou des) députés de plus.

Pour autant, l’intérêt de donner quatre autres années à la politique active ne serait sans doute pas davantage avivé par la perspective de faire face à un gouvernement du PLQ plutôt que du PQ.

3. Un gouvernement minoritaire péquiste

Ce ne serait pas la première fois que l’électorat se retrouve de retour à la case départ au terme d’une campagne. Au fédéral, le Canada a eu trois gouvernements minoritaires successifs entre 2004 et 2011, dont deux dirigés par Stephen Harper.

Minoritaire, Pauline Marois devrait néanmoins réfléchir à son avenir avant que des aspirants à sa succession ne le fassent à sa place. Donnée gagnante au déclenchement de la campagne, la ministre démontre un leadership qui ne se remettrait pas facilement d’un résultat moins bon qu’escompté.

Le PQ a tout misé sur une campagne hâtive. Mais, en cours de route, il a également subi toute une douche froide sur le front de ses ambitions référendaires.

En plus, personne ne peut exclure que des témoignages à la commission Charbonneau porte ombrage au parti au cours du prochain mandat.

L’expérience de Paul Martin à l’époque de la commission Gomery a démontré que c’est le genre de dynamique qui est garante de la fragilisation accélérée d’un gouvernement minoritaire. (Idem pour un gouvernement minoritaire libéral.)

Philippe Couillard resterait en poste et disposerait d’au moins 18 mois pour asseoir son autorité sur le PLQ et renouveler son parti. Dans les mêmes chaussures à Ottawa, Stephen Harper a fini par y trouver son compte.

François Legault  pourrait, s’il restait, être un joueur important à l’Assemblée nationale. À moins que la CAQ n’ait progressé en termes de sièges, cela ne le retiendra pas nécessairement en politique, mais son successeur hériterait d’un rôle plus actif que dans un scénario majoritaire.

On imagine mal M. Legault acceptant un rôle de soutien dans un gouvernement de coalition PQ/CAQ. Il a déjà joué dans ce film-là comme ministre péquiste.

Françoise David: Le meilleur scénario pour QS lundi prochain serait de se retrouver avec la balance du pouvoir face à un gouvernement minoritaire. À noter que QS a déjà rejeté l’hypothèse de participer à un gouvernement de coalition avec le PQ.

4. Un gouvernement minoritaire libéral

Philippe Couillard : Une victoire du PLQ — même partielle — serait un gain important pour Philippe Couillard, qui aurait réussi à ramener le parti au pouvoir du premier coup.

Mais il aurait tout un casse-tête à gérer pour assurer une cohabitation à quatre partis viable pour son gouvernement à l’Assemblée nationale, surtout si seulement quelques sièges le séparaient du PQ.

D’autre part, il y la commission Charbonneau qui pourrait faire passer un mauvais quart d’heure au PLQ. Pour un chef néophyte dont l’instinct politique a été, jusqu’à présent, à géométrie variable, la commande serait grosse.

Pauline Marois verrait son avenir défiler derrière elle, quelle que soit la marge de la défaite de son parti. Même avec seulement quelques sièges de moins que le PLQ, on imagine mal Mme Marois réussir à s’entendre avec la CAQ ou QS pour s’installer au pouvoir à la place des libéraux.

Pour le PQ, la priorité serait sans doute de s’assurer qu’un successeur soit en selle à temps pour une élection qui pourrait avoir lieu à brève échéance.

Si le résultat était serré, François Legault accepterait-il un rôle dans un gouvernement dirigé par Philippe Couillard, histoire de stabiliser l’Assemblée nationale pendant quelques années ?

À l’époque de la fondation de la CAQ, il avait tenté — en vain — de convaincre le chef actuel du PLQ de se joindre à sa nouvelle formation. Certains de ses députés de premier plan sont foncièrement fédéralistes.

Pour autant, le chef de la CAQ a dit beaucoup de choses sur l’intégrité du PLQ ces dernières années, et cette intégrité deviendrait son problème s’il coalisait son parti avec le PLQ. Enfin, le partenaire junior d’une coalition fait généralement les frais de l’opération aux élections suivantes.

Françoise David ne conclura jamais de pacte de non-agression ou de collaboration avec un gouvernement libéral. Mais comme dans le scénario minoritaire péquiste, QS trouverait évidemment son compte à disposer de la balance du pouvoir.

* * *

À propos de Chantal Hébert

Chantal Hébert est chroniqueuse politique au Toronto Star depuis 1999. Elle signe également une chronique dans le magazine L’actualité et commente la politique à la radio (C’est pas trop tôt sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première) et à la télévision (Les coulisses du pouvoir à RDI / ICI Radio-Canada Télé et At Issue à CBC). On peut la suivre sur Twitter : @ChantalHbert.

Laisser un commentaire

Adrien Pouliot va remplacer Legault à la tête d’une nouvelle CAQ plus à droite
Mais qui va remplacer Pauline?
Je vois juste Gilles en attente de la république.
On tourne en rond.
Les Péquistes auront trouvé le moyen de tuer le rêve.

Qui remplacerait Marois? Lisée, Drainville, Duchesne et PKP ne demandent que ça. Évidemment, dans le cas de PKP, je crois qu’il s’attendait plutôt à le faire dans deux ans quand Marois tirerait sa révérence après l’avoir installé comme dauphin. S’il doit se battre dans une course à la chefferie, sans racines dans le parti et entouré d’adversaires aguerris, il va assurément perdre.

De toute façon, ceux qui, à l’instar de Bock-Côté ou Landry, voyaient en PKP le libérateur national tout désigné, le messie de l’indépendance, ont dû déchanter en constatant l’effet PKP en temps réel, sur le terrain. Sans compter que le gars n’est pas soluble dans la politique; il pourrait apprendre, mais je doute qu’il en ait ni l’envie ni la patience; on lui avait probablement vendu une sorte de scénario express clef en main. Se retrouver critique en matière de transport ou d’agriculture ne lui chante sans doute guère. Aussi, une gaffe ou une déclaration déplacée le forcerait probablement à démissionner plus tôt que tard.

Resteront en piste les trois ministres qui se comportent comme des pré-ados sur Twiitter: Drainville, Lisée et Duchesne. Tenteront peut-être aussi leur chance quelques figurants conscients de n’en avoir aucune, histoire de prendre du galon, de créer des dettes et de récolter des faveurs et des limos. Le parti pourrait éventuellement imploser et se scinder entre purs et durs et accros au pouvoir.

Un autre détail quant à PKP: la donne a changé depuis les premiers appels du pied du PQ au messie pressenti il y a quelques années.

On comptait alors aussi sur l’effet Snyder, lequel n’est plus forcément disponible depuis la rupture (qui est sans doute plus réelle qu’une mise en scène d’Yves Desgagnés, mais sait-on jamais?) et c’est sans nul doute une grosse perte pour son pouvoir d’attraction.

J’étais de l’entourage de PKP lors de sa tournée provinciale à titre de président du CA de la Fondation de l’Entrepreneurship et j’ai vu des gens faire la file (longue file) après ses conférences pour lui remettre des cadeaux ou des messages pour Julie. Lui-même disait à la blague qu’on le connaissait mieux sous le nom de M. Snyder.

C’est moins anecdotique qu’il n’y paraît.
Elle lui injectait par procuration une dose d’humanité dont il profitait clairement dans l’opinion publique.

Lisée? Trop hautain
Drainville? Trop faible
Duchesne? Pas assez connu
Je vois juste Gilles, par défaut. Pour un mandat du moins
Ca va être dur pour le PQ
La dichotomie gauche-droite (QS-CAQ), qui va chercher plus de 25% des voix est là pour rester. Avec les Libéraux, anti-séparation qui font presque 40% accrochés à la vie à la mort aux Rocheuses et à la péréquation, il ne reste plus grand espace au PQ pour aller chercher une majorité.
L’Union des souverainistes? La seule solution mais impossible puisque ca tirerait trop sur la gauche, ce qu’on gagnerait à gauche on le perdrait au centre
Avec le retour au pouvoir du parti le plus corrompu au Québec, on va vraiment nulle part
A matin, je vous le dis, je file pas bien.
Pour la premiere fois de ma vie peut-être, j’ai un vrai ras-le-bol politique. Une méchante nausée

Je vais vous donner le conseil que vous et vos semblables nous lancent continuellement, « vous pouvez déménager dans un endroit plus hospitalier pour vos aspirations… »

Totalement en accord avec vous. Gilles est mûr pour une momification et Jack2 pour un Gravol

Etant relativement néophyte sur les bloques, je me rends compte que le discours des journalistes ( j’hésite de plus en plus à utiliser cette dénomination) tient beaucoup plus de l’OPINION rigide, favorable ou non, que de l’information.

Que les blogueurs donnent une opinion, parfait… c’est ce que l’on nous demande pour prendre le poul d’une portion des citoyens. Mais pour le chroniqueur… pourrait-il se contenter de livrer, à l’aide de son expérience sur le sujet abordé, un portrait dépouillé de BIAIS de la stratégie de tel ou tel politicien ou les effets appréhendés de telle ou telle action.

Sinon, si le but est volontairement de livrer une opinion… Ce qui est beaucoup plus important ce serait de connaitre les raisons profondes et les fondements personnels d’une telle opinion, pour la valider et la faire comprendre…. L’opinion tient selon moi, autant, des perceptions, des sentiments et des émotions que des faits et des connaissances.

Mon sentiment qui découle de la lecture de votre analyse, aujourd’hui, c’est que vous souhaiteriez voir Mme. Marois quitter la Politique…. Pourquoi ? Pas d’explications… Vous n’aimez pas le Parti Québécois… Pourquoi? Pas d’explications… Vous n’aimez pas la « bouille » de Mme Marois? ( C’est vrai que les photos choisies ne l’avantagent pas souvent…( 😉 Queee voulez-vouuuus.. ?

Je persévère à vous considérer intègre, me basant sur la qualité antérieur de vos écrits sur la version papier de L’Actualité. Sur la version blogue, je me questionne: Est-ce du clientèlisme? Est-ce une polarisation de votre idéal politique? Est-ce du carrièrisme alimentaire ? Est-ce une plus grande rigueur pour la politique fédérale? Désolé, je manque d’informations !!!

Sérieusement, si vous connaissez le PQ un tant soit peu, il est clair que seul un gouvernement majoritaire pourrait la retenir là. Et si vous connaissez PKP un tant soit peu, vous comprenez que Marois ne l’a pas recruté pour qu’il piaffe dans le vestibule du pouvoir ultime pendant 4 ans. Le gars se voit en partant comme le 1er président de la république et les conflits d’intérêts potentiels ne lui donnent guère plus que le Tourisme et l’Agriculture comme ministères comme débouchés en tant que second violon. Bref, il se voit comme le grand timonier, le négociateur national, l’accoucheur du pays. Recruter PKP, c’est avouer tacitement et candidement qu’on le voit nous remplacer à plus ou moins brève échéance; le gars n’a jamais été subordonné à personne.et n’a aucune envie d’apprendre l’ABC de la soumission et de la solidarité ministérielle s’il n’est pas le chef de la meute.

Si c’est les manques d’objectivité avec lequel vous avez des problèmes, vous ne devez sûrement pas lire Michel David ou Manon Cornellier!

Si vous doutez de l’intégrité de Chantal Hébert vous devriez changer votre pseudo pour Défecteur…si vous savez ce que ça veut dire

Effectivement, je ne me souvenais pas du mot « défecteur » dont « transfuge » pourrait être un synonyme…je crois. Par contre je n’ai pas saisi le sens de votre intervention. Après réflexion, je vois trop de directions, trop d’angles possibles à l’interprétation de votre commentaire….

N’y voyez pas là un refus de comprendre une critique positive ou non, car je suis de ceux qui croient en la possibilité d’améliorer notre vision du monde par le dialoque et le débat….

Ce qui ressort entre autre de ces propos, c’est que les jours de madame Marois en politique active sont — quoiqu’il en soit — comptés. Cela a toujours été mon opinion depuis le jour 1 de cette campagne. Si elle l’emporte, bien-sûr elle va rester plus longtemps et lorsqu’elle partirait, ce serait auréolée d’un très grand prestige.

Une feuille de route considérable, première Première ministre du Québec, alors deux élections consécutives gagnées, ce serait une véritable consécration.

On comprend que tous scénarios confondus à moins d’une débâcle des libéraux et d’un échec à Roberval, monsieur Couillard devrait certainement rester, lorsque le temps plaide plutôt en sa faveur. J’ai toujours pensé que c’est un homme qui gagne à être connu. Je peux me tromper, si ce n’est que je lui crois de vraies valeurs humaines, ce que je trouve important pour un politicien.

L’avenir de monsieur Legault est plus à risque du moins sur le long terme. Déjà la bataille de l’Assomption risque d’être âpre, d’autre part monsieur Legault n’a pas profité de l’effet de surprise plutôt positif dont il avait bénéficié en 2012. Je ne le considère pas entièrement pour vaincu, mais il gagnerait s’il entend rester en politique active à retravailler son programme et sa mise-en-marché ; recruter encore des personnes qui soient prêtes à s’engager dans son mouvement pour longtemps.

J’ai bien hâte de connaître les résultats de madame David et de son parti. La logique voudrait selon moi, qu’elle renforce ses positions lorsque l’élection d’un ou deux députés supplémentaires me semble à portée de main. Reste bien sûr à savoir si ce sera la logique qui l’emporte sur la déraison.

— Pour conclure :
Mon sentiment est qu’on doit s’attendre dans les prochaines années à un changement de garde. Tous partis confondus. Certains « vieux routiers » avaient quitté le vaisseau en 2012, d’autres ne se représentent pas et d’autres encore ne seront pas automatiquement réélus. Ce mouvement ne peut selon moi que se poursuivre.

Les générations d’électeurs changent aussi. Les « baby-boomers » croient qu’ils tiennent encore le haut du pavée, la démogaphie étant ce qu’elle est, leur poids politique, économique et social ne peut que s’estomper. Aussi je vois ces élections 2013 comme celles d’un tournant. Lorsqu’on ignore encore à quoi devrait ressembler la route.

Je suis dans Sainte-Marie-Saint-Jacques et, à l’encontre mes convictions profondes, j’entends voter QS, histoire de priver le PQ d’un siège. J’imagine que je ne suis pas le seul à raisonner ainsi. C’est un chemin un peu tordu mais potentiellement efficace. Ce type de vote stratégique ne sert pas QS partout, mais dans SMSJ, c’est une stratégie évidente pour qui veut sortir Breton et gifler Marois. Breton incarne parfaitement le virage à 180 degrés des péquistes sur les enjeux environnementaux et sociaux; il serait un bouc-émissaire parfait pour qui veut punir le PQ de son recalibrage électoraliste à droite.

Si Breton est battu, il risque de se retrouver encore à avoir des difficultés pour payer son loyer 🙂

Par certain !
Il pourra toujours travailler pour l’environnement.
En continuant à accumuler les bouteilles de vins, il pourra économiser l’environnement.
Mais en faisant les alentours pour ramasser les bouteilles et les canettes, en les retournant, il pourra économiser pour payer son loyer ou s’acheter d’autres bouteilles de vin, mais pleines !

Vous n’avez pas honte Serge Drouginsky, de m’inspirer des railleries sur le dos d’un homme malade de l’alcoolisme ?
N’eut été de la porte que vous avez ouverte, jamais je n’aurais déblatéré ainsi.

@ Sir Descelles,

J’ignorais que monsieur Breton souffrait d’un problème d’alcoolisme et c’est vous qui me l’apprenez. Si ce que vous dites et vrai et si ce n’est pas vous-même qui faites des calomnies, je tiens à adresser toutes mes excuses à monsieur Breton, car mes propos relevaient de la note satyrique et ne cherchaient en rien à discréditer ce monsieur.

M Drouginsky, sincèrement j’ai poussé un peu fort sur la blague qui peut être aussi qualifiée de douteuse.
Je suis surpris que vous ne connaissiez pas les deux.
Car lors de reportages à l’époque, alors que l’on nous apprenait ses difficultés à payer son loyer et de sa dette envers son propriétaire une fois devenu ministre, on nous montrait aussi le grands nombre de bouteilles de vin vides que contenaient les armoires dans la cuisine et qu’il avait laissé derrière lui.
Tant qu’à son présumé problème d’alcoolisme, il me semble que je l’avais entendu par la suite, comme explications, et qu’il y travaillait…ce qui avait expliqué son absence prolongée de l’assemblée nationale…tout cela, sous toutes réserves…de me tromper.
Évidemment peu importe votre porte ouverte, je suis le seul responsable d’avoir élaboré ainsi. Ça se voulait une boutade, peut-être malheureuse…après coup.
Je m’en excuse auprès de Monsieur Breton.

Sco100 vous devriez vous concentrez ce ce que vous aimez…
Mme Hébert, je vous estime beaucoup, votre pensée intelligente me semble l’être davantage lorsqu’il est moins teinté de partisanerie. Votre chronique d’aujourd’hui en est la preuve. Bravo!

En fait, l’erreur qu’on fait souvent avec le vote stratégique, c’est de se culpabiliser parce qu’on ne vote pas pour le parti qui nous ressemble le plus. Or, si on voit plutôt le vote comme une façon d’établir les conditions qu’on juge le plus favorables, le parti pour lequel on vote afin d’arriver à nos fins devient en soi moins pertinent. Je souhaite me débarrasser de l’incertitude référendaire et des enfantillages identitaires ou linguistiques; je souhaite plus de pouvoirs pour Montréal et une meilleure intégration du marché commun canadien. Ça veut dire sortir le PQ et permettre à Couillard de rentrer. Dans mon contexte précis, ça signifie voter Québec solidaire.

Je crois que vos différents scénarios pour le 7 avril ont bien de l’allure. Moi, je souhaiterai un gouvernement minoritaire avec une forte opposition. Le parti n’importe peu car la campagne électorale ne nous a appris grande chose. Le PQ et le PLQ c’est du pareil au même. On a passé le temps a se chicaner sur le référendum, sur l’éthique et sur la fameuse charte des valeurs pendant ce temps-là, on a omis de parler de développement durable, d’environnement, des hausses de l’électricité, d’emploi chez les jeunes, des vrais enjeux quoi… si le gouvernement est minoritaire, il va rester à l’écoute
des autres et de la population. Sinon, on va se heurter à un mur de béton…

je suis d’accord Mme Hébert de l’analyse que vous apportez je vois la même chose dans ma boule de cristal

Mme Hébert,

Ces différents scénarios auraient des conséquenses sérieuses et différentes pour le Québec et sa polulation.

Et vous tout ce que vous avez à dire là dessus c’est qui reste et qui part, autrement dit qui sera dans nos écrans télé après l’élection.

Du téléroman quoi, et à peu près aussi pertinent et utile…

Chantale Hébert fait comme toujours une analyse objective de la situation. Certains journalistes laissent trop paraître leur penchant pour telle option politique : le plus bel exemple J. Jacques Samson dans le journal de Québec. Il est rafraichissant de lire les chroniques de Madame Hébert qui nous aident à cheminer dans nos réflexions.

Votre analyse est d’un réalisme désolant mais la population s’étant prononcé, il faudra faire avec… Peu importe le scénario, le 8 avril au matin, après leur premier café, les québécois retourneront à leurs activités en se disant que ce sera mieux la prochaine fois. Dans 2 ans, dans 4 ans? Encore plusieurs millions pour revoir ces numéros de cirques? J’envies parfois les « républiques de bananes », au moins le peuple n’a pas à participer à l’election d’une imitation de simili gouvernement… Vite, un café!

Une des premières erreurs de Madame Marois est d’avoir déclenché des élections sous un faux prétexte, le futur renversement par l’opposition et un fort appui à la Charte. Deuxio, d’avoir mené une charge à fond sur le PLQ et d’avoir entraîné avec elle des ministres à se comporter comme des ados en quête d’un moment de gloire. Ces derniers affirmaient sur toutes les ondes de ne pouvoir concevoir que des gens puissent considérer voter pour le PLQ. Tertio, d’avoir claironné que dans aucun cas être comparé au PLQ, un parti si corrompu. Courir après sa perte pour un parti qui était assuré de sabrer le champagne de la majorité le 7 avril prochain. La course à la chefferie sera féroce encore une fois au sein de cette formation politique qui n’en finit plus de se redéfinir pour tenter de conserver ses acquis. Que peuvent-ils faire de plus? Je me le demande. J’aimerais bien voir le 7 avril un PLQ majoritaire avec une première opposition en la CAQ et relégué aux oubliettes de 2e opposition le PQ. Une coalition PLQ-CAQ serait idéal et nous reposerait du climat malsain que l’indépendance peut engendrer.

D`accord avec vous Mistinguette, je pense que de voir aller la campagne et la totale indifférence face à un référendum, l`allure imprévue du lancage grossier de chefs de partis, de l`intégrité qui laisse croire que tous les partis ont utilisé des scénarios de financement pas trop ÉTHIQUES ! Je pense qu`il y a 2 scénarios qui ne sont pas plausibles ou qui à tout le moins surprendraient tout le monde et ce serait de voir le 7 avril prochain un gouvernement majoritaire ou minoritaire péquiste! Voilà ma conclusion car on peut sentir dans la population ; le désarroi , l`incohérence, la manipulation et le manque flagrant de leagership du parti quévecois car on est loin de Renée Lévesque!!

J’avais un chat comme ça qui s’imaginait qu’on ne le voyait quand il se mettait la tête sous le lit. Il se croyait drôlement bien caché et tombait des nues, les yeux tout ronds, quand on lui signifiait qu’on l’avait trouvé. Il est mort à 16 ans sans jamais avoir compris qu’on voyait dans son jeu.

Les bonzes du PQ me font la même impression (Marois, Lisée et Drainville surtout, en fait): ils profèrent mensonges et énormités tout en collectionnant les voltes-faces, l’air de croire qu’on ne soupçonne absolument pas leurs ruses mal gérées ou qu’on a tout oublié de leur opinion contraire d’il y a six mois. La tête sous le lit, ils sont absolument certains de nous berner d’aplomb alors que leur jupon nous saute aux yeux.

Je rêve d`un gouvernement minoritaire ou tous les partis (qui se fendent en quatre pour nous faire croire qu`ils veulent notre bien),pourrait la main dans la main mettre toute leur matière grise en commun pour la bonne gérance de nos grandes richesses en surveillant les pilleurs qui remplissent leurs poches a nos dépends , ainsi on pourrait être fier de nos dirigeants et fier de notre province, ça démontrerait un peu de MATURITÉ et de bon JUGEMENT et sûrement comme résultat d`être moins étouffé par les taxes.

Et pourquoi ça n’arrivera pas ?
Pourquoi donc, par exemple le docteur Barette, quitte-t-il un poste de radiologiste à $550,000. par an + le salaire de plusieurs centaines de milles dollars par année pour subir toutes les humiliations possibles, vivre l’inconnu d’une victoire incertaine pour espérer en bout de ligne qu’un salaire de ministre qui sera au tiers des revenus qu’il percevait ?
Par altruisme ?
Pour servir les Québécois ?
S’il y a des naïfs qui le croient, tant pis pour eux, je n’ai pas l’âme du missionnaire … même pas la position !

Attention, je ne dit pas qu’il n’y en a pas qui se présente en politique pour changer des choses dans le but d’améliorer l’évolution des choses au profit de la population ! Mais je crois qu’ils sont rares. Et je crois aussi que la majorité ne restent pas longtemps.
Par exemple je crois sincèrement qu’Amir Kadir n’est pas en politique pour son profit personnel, ni pour des considérations pour un groupe qui attend de lui des retours profitables… qu’ils pourront par la suite « légalement » exclure de l’imposition contrairement à tous les québécois qui doivent le faire, en les transférant dans des paradis fiscaux.

Et c’est pour les mêmes qu’il y n’y a aucun politicien libéral et péquiste et caquiste qui parlent de légiférer sur ses questions. Et c’est pour cela aussi que de nombreuses compagnies utilisent ses stratagèmes, y compris nos plus grands fleurons québécois tout en profitant en même temps de toutes sortes de subventions… même lorsqu’ils n’en n’ont pas besoin pour rester en « affaires ».
Au plus grand profit de qui ?
Pas de tout les Québécois, mais au profit des actionnaires qui eux aussi ne se gênent pas pour utiliser les mêmes stratagèmes d’évasions fiscales.
Madame Marois j’en conviens prétend faire déjà la lutte à l’évasion fiscale et être plus en mesure de continuer à le faire que les libéraux. Et je la crois.
Mais c’est très insuffisant que de se contenter d’en faire la lutte. Il faut rendre ses pratiques illégales, avec des peines de prison en bout de ligne.
En plus et en même temps, elle justifie les compagnies d’utiliser ses stratagèmes parce que les autres le font.

Désolé si je vous ai volé le bouchon du réservoir d’essence de votre auto, mais j’ai constaté ce matin, en prenant mon 4 x 4 que je n’utilise qu’en ville, que le mien avait été volé durant la nuit !!! Et voilà !
Ben c’est correct, je vais regarder dans les alentours pour en voler un à mon tour !
En passant, votre 4 x 4 vous coûte cher de gaz ?
Ne trouvez-vous pas que les compagnies d’essence en profitent trop en jouant aux montagnes russes avec les prix ?
Non pas du tout, mais les taxes sur l’essence sont exorbitantes au Québec. (Pauvre con !)

La seule chose que j’ai de la difficulté à comprendre est le fait qu’il y a encore des égarés qui votent pour le PQ.

Il y a deux (2) autres partis politiques qui, EUX, prônent CLAIREMENT la souveraineté: QS et ON et en plus, ils sont de GAUCHE.

Le PQ, LUI, niaise avec le puck, fait du moonwalk, et n’arrive pas à se décider de façon limpide sur le PREMIER ARTICLE de son programme.

Expliquez-moi quelqu’un parce que moi, je…

D`accord avec toi François 1 , le P.Q devra faire un sérieux virage et se demander si l`option indépendandiste appartient à ses chauds partisans et/ ou aux québecois en général! Il devra se demandé aussi si la charte faite sur mesure pour l`identitaire recherché pour des votes au P.Q et non un excercice réfléchi et bien pensé pour tous les québecois sans exception et sans partisanerie!

Je pense que le québecois moyen a eu plus de jugement que le promoteur et fabulateur Drainville qui n`a pas laissé les gens de l`opposition s`exprimer et qui n`a pas non plus laissé le temps aux contribuables de bien saisir l`importance de cette charte. Lorsque la première ministre hausse le ton et nous dit que c`est pas grave si la charte ne passe pas le test de notre propre charte québecoise des droits et liberté , elle va tout de suite se servir de la clause nonobsant pour régler cette affaire là!! C`est un manque flagrant de respect envers tous ses ses contribuables car sa priorité est sa vision des choses et ceux qui ne pensent pas comme elle ou sa gang elle s`en fou éperdument!!

beauty02 je vous lis et habituellement je passe au suivant.
Mais une pomme est un pomme et non une orange. Alors quand vous voulez manger une pomme, qui comme une orange est un fruit, eh bien vous ne demandez pas une orange.
Dans le même sens, si vous parlez du PQ parti politique, il ne pas pas faire autrement que de tenir compte de son article 1 et ceci concerne des Québécois partisans du PQ et de cette option. Ceux qui n’aiment pas cette option n’ont qu’à changer de parti. Ce n’est pas au parti à ne pas tenir compte de la souveraineté. Ça pourrait être la pomme de mon deuxième paragraphe.
Tout comme la pomme et l’orange sont des fruits, l’autre fruit pourrait être le PQ qui peut-être ou lorsqu’il est le parti qui a pris le pouvoir et qui est donc le gouvernement. Et dans ce cas, tout en restant un parti souverainiste, lorsqu’il agit en tant que gouvernement il doit tenir compte de la population du Québec…et pas seulement de ses partisans.

Et non le PQ ne devra pas faire un sérieux virage. Il ne peut pas le faire.
Et il n’a pas besoin de se demander non plus si l’option souverainiste appartient à ses chauds partisans. L’option appartient à ses chauds et moins chauds partisans. Ceux qui ne sont pas partisans du tout, peuvent voter pour un gouvernement péquiste, mais ne doivent pas être membres du PQ.
Et ses chauds partisans sont aussi des Québécois comme les autres. Ils font aussi parti des Québécois en général.
S’ils étaient plus de 50% ce que je crois s’il y avait un référendum fait après une campagne référendaire sans influences indésirables et illégales, dont celles de l’extérieure.

Après avoir pris connaissance de toutes les opinions jusqu’ici, je vois que certains sont fiers que leur équipe soit en bonne posture et d’autres, le contraire. Il y a aussi quelques uns, désabusés qui ne croient pas du tout dans l’utilité de la politique québécoise pour le bien collectif…

De mon côté, je suis de plus en plus inquiet pour l’avenir de notre démocratie québécoise. Je n’avais jamais vu un tel débalancement de la part des médias et de leurs collaborateurs contre un parti en particulier… Évidemment cela aurait été moins pénible, si ce favoritisme avait privilégié mon idéologie…. Mais j’espère que je l’aurais tout de même déchiffré !!!!

Personne ne mourra du résultat du 7 avril,….. J’espère seulement qu’un intérêt subsistera pour analyser le pourquoi d’une telle polarisation des Hauts-Parleurs.

Je devine que le vent du Sud-Ouest (financier et néo libéral) souffle de plus en plus fort. Je sais aussi que l’individualisme et la prédominance de la notion de LIBERTÉ INDIVIDUELLE se retrouvent au premier plan des nouvelles valeurs contemporaines.

Alors, les notions de protection de la langue et de protection d’identité commune, ayant un ancrage dans l’Histoire seraient, » passé date » ??? Peut-être…

Que la valeur d’un vote ne soit plus : 1 voix=1 vote mais qu’il devienne, en toute indifférence, 1$=1 vote… Comme au USA ( il vienne d’ailleurs d’abolir la limite de $123,000.00 si je ne me trompe, pour le montant maximum qu’un individu peut verser à un candidat politique…) ou une Personne Morale ( une compagnie ) peut aussi contribuer financièrement et sans limite au financement d’un candidat…..

La nouvelle Démocratie émerge et le peuple devient de plus en plus désabusé…et désintéressé du sort collectif…..

Quand un médecin qui est candidat dans le parti des millionnaires et que le chef trouve cela normal que ce candidat puisse avoir une prime de départ de un million deux cent mille dollars, ça en dit long sur leur manière de gouverner l`argent, on peut s`imaginer aisément comment va être géré notre système d`assurance maladie si ces gens prennent le pouvoir. Comme dirait m. Delorme, si la tendance se maintient dans quelque temps on va être gouverné par une dictature de l`argent ou les gens désabusé de la politique iront voter comme des pantins girouettes au gré des sondages et dans l`espoir de faire partis de la clique ou il y aura le plus de couillons magouilles. Heureusement il y a encore des partis minoritaires qui donnent l`heure juste et il me semble que s`ils auraient la balance du pouvoir ça serait merveilleux pour une gouverne honnête de notre province. Alors go go go moi je me donne le go (Legault)

S’il y avait une seule raison pour réélire le Parti québécois, je pense qu’elle est donnée par Valérie Borde.

«Mais tous ne privilégieraient sûrement pas les mêmes options pour encadrer tout cela. D’ailleurs, la Politique nationale de la recherche et de l’innovation (pdf) du gouvernement péquiste se distingue très nettement — et avantageusement — des stratégies de recherche que le précédent gouvernement libéral avait mises de l’avant (voyez ce billet à ce sujet).»

http://www.lactualite.com/blogues/le-blogue-sante-et-science/biologie-synthetique-climat-pourquoi-nos-politiciens-nen-parlent-pas/?utm_source=newsletter&utm_medium=email

Le sujet est plus sérieux que les paradis fiscaux et le financement des partis politiques.

Bien d’accord Claude, Voyez mon commentaire placé sur le bloque de Valérie ( le même que vous mettez en lien ). Si vous en avez le loisir…

Vraiment intéressant de re-lire en rétrospective. Merci de vos lumières Madame Hébert.