Vous vs les PDGs canadiens

Les économistes progressistes du Centre canadien des politiques alternatives ont trouvé un moyen tout simple de vous faire comprendre le gouffre financier qui vous sépare, vous, chers internautes, de la moyenne des 100 PDGs canadiens les mieux payés.

Votre salaire, vite envolé !
Votre salaire, vite envolé !

Sur cette page, malheureusement en anglais seulement, indiquez votre salaire annuel dans la case, appuyez sur Submit, puis vous saurez à quel jour de janvier — et à quelle heure — le PDG moyen aura déjà empoché votre salaire de l’année entière ! Essayez, c’est réjouissant.

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Economistes « progressistes »! Quel adjectif aux antipodes de l’objectivité à laquelle on s’attend de la part d’un « chercheur » (selon le sit Web du CERIUM) comme M. Lisée.

Car on ne peut s’empêcher d’attacher le mot « progrès » à l’adjectif « progressiste »: c’est d’ailleurs de là que l’adjectif provient. Même si le mot est consacré par le dictionnaire, il ne faut pas en abuser, puisqu’on compte parmi les « progressistes » (ceux qui « ont des idées sociales, politiques avancées ») des gens comme Lénine, Staline, Mao Tse Toung, Pol Pot, les eugénistes, etc.

En somme, les « progressistes » ne nous mènent pas toujours au progrès; et ceux qui ont des idées sociales politiques qui ont fait leur preuve ne nous mènent pas nécessairement à la dèche.

L’adjectif « progressiste » sème donc l’ambiguité et la confusion: il introduit une fausse représentation dans l’esprit.

Il vaut toujours mieux remplacer « progressiste » par « gauchiste » ou « de gauche », ce que vous faites à l’occasion, ce qui est tout à votre honneur.

Avec l’expression « gauchiste » ou « de gauche », on admet que le progrès ne se trouve pas nécessairement uniquement dans la gauche, et que certaines idées de gauche ne mènent pas toujours à du progrès.

Nous vivons dans un système capitaliste avec lequel je suis d’accord mais les abus de capitalistes sans scupules me répugnent au plus haut point et de faire en 4 jours le salaire moyen est d’une indécence indescriptible ! Certains fanatiques du libéralisme économique poussent l’outrecuidance a nous glorifier la doctrine libertarienne qui ne fera qu’encourager les abus multiples n’ayant pas de gouvernement ou d’entrave a leur abus ….. Non jamais , ..

Mais le capitalisme sauvage finit toujours par tuer le capitalisme car il y a des limites aux vols

Les PDG canadiens auraient pu se lire les PDG tout court. Votre commentaire, M. Lisée, m’a rappelé un article lu dans Le Journal du Dimanche de Paris du 13 juin 2010 et qui donne du poids au vieil adage que plus ça change plus c’est pareil.

Cet article qui disait que « Certains mettent en danger l’équilibre économique et social du pays… »,citait Louis XI qui aurait eu l’habitude de dire: » Qui doit-on mettre en cage aujourd’hui pour sauver la France? Drôle quand même?

Salutations cordiales

Vol? Mais quelle vol. Ces messieurs viennent-ils prendre dans vos poches l’argent de leur salaire? Ou serait-ce plutôt les actionnaires de ces compagnies qui votent le salaire de ceux qui vont gérer LEUR argent. Alors, tant que vous ne serai pas actionnaires (donc leur boss), vous n’avez rien à dire sur leur revenu.

Bon bien-sûr, je vois déjà les lamenteux qui vont commencer à affirmer que l’employé travail 40 heures pour produire un bien et que son boss en retire plus. Ce n’est qu’un simple calcul, si on suppose qu’après la fabrication d’un produit, 25% de la valeur du bien vient du travail de l’employé et 1% du travail de l’employeur à superviser ses employés. Si l’employeur à 26 employés qui fabriquent un bien, chaque employé aura remporté 25%, alors que l’employeur aura remporté 26 x 1% donc plus en gagnant moins. Quelle grosse injustice!

PS: By 1:32:54 pm on Friday, January 1st, 2010 the average of the top 100 Canadian CEOs has already earned your salary for the entire year.

C’est vrai qu’en tant qu’étudiant, je ne suis pas à gros revenu, mais drôle tout de même à voir. Ils n’ont qu’à bien se tenir, car si vous voulez que ces PDG gagnent moins, il ne faut pas passer des lois, il faut les détrôner.

Le problème c’est que la gauche s’obstine à comparer d’individu à individu. Pourquoi ne pas faire un étude sur le poids du salaire des PDG par rapport au salaire totaux de l’entreprise? Parce que ça serait minime et que personne ne se sentirait floué! Si le CCPA fait une étude et que le PDG s’accapare 10% des salaires totaux, là il faudrait commencer à ce poser des questions.

Dès le jour de l’an, en avant-midi, en plus !! Les joies de travailler au salaire minimum à temps partiel pour quelqu’un qui fait mon salaire annuel en une nuit !! 9je sais que le PDG de la compagnie où je travaille fait partie des 100 mieux payés)

Prenons un petit 5 minutes pour démolir les conclusion marxistes des économistes progressistes du Centre canadien des politiques alternatives.

En fait, cette « étude » semble avoir oublié un fait élémentaire: si n’importe quel PDG est capable de faire le travail d’un ouvrier sur une chaîne de montage, ce n’est pas n’importe quel ouvrier sur une chaîne de montage qui est capable de faire le travail d’un PDG. Les lois de l’offre et de la demande s’appliquent aussi au marché du travail.

M’enfin, pour les besoins de la cause, adoptons le point de vue marxiste et supposons que le gouvernement décide de prendre des mesures extrêmes en confisquant la totalité des revenus des cents PDG les mieux rémunérés pour ensuite redistribuer cet argent au 20% de la population la plus pauvre. Avec cette mesure, le gouvernement pourrait mettre la main sur 660 millions de dollars pour ensuite envoyer des chèques de 97$ aux plus pauvres. En bref, en détruisant tout un pan de l’économie canadienne, on pourrait augmenter pendant un an le salaire des plus pauvres de… 0,67% !

Sur une note plus sérieuse, il est toujours bon de rappeler aux gens que le concept d’écart de richesse a été inventé par les socialistes pour des fins de propagande. Dans les faits, l’augmentation des écarts de richesses n’est pas incompatible avec une amélioration du niveau de vie des pauvres.

Comparons la situation au Québec et en Ontario de 1976 à 2008 (en dollars constants).

Québec
Revenu des pauvres: 13 000$ à 13 100$ (+0,8%)
Revenu des Riches: 100 100$ à 107 300$ (+7,2%)
Évolution des écarts de richesses: +6,4%

Ontario
Revenu des pauvres: 13 000$ à 15 300$ (+17,7%)
Revenu des Riches: 108 500$ à 142 300$ (+31,2%)
Évolution des écarts de richesses: +11,4%

C’est au Québec que l’écart entre les riches et les pauvres c’est le moins accru et c’est aussi au Québec que la situation des pauvres c’est le moins améliorée. En Ontario, si l’augmentation des écarts de richesses a été beaucoup plus importante qu’au Québec, on peut néanmoins constater que les pauvres ontariens se sont plus enrichis que les pauvres québécois.

Mais ce n’est pas tout, il y a encore pire dans le cas du Centre canadien des politiques socialistes.

Dans leur étude on montre que les cents PDG les mieux payés du Canada ont eu un revenu 155 fois plus élevé que le salaire moyen des Canadiens pour l’année 2009. Cette étude a pour titre: RECESSION-PROOF Canada’s 100 best paid CEOs, ce qui sous-entend que les PGD canadiens ont été à l’abri de la récession.

Vraiment ?

Ce qui est bien avec le Centre Canadien de Politiques Alternatives, c’est qu’une étude de ce type a aussi été publiée pour l’année 2007, ce qui permet de mesurer l’évolution des salaires avant et après la récession. Voici ce qu’on obtient:

Salaire moyen des travailleurs
2007 (avant la récession): 41 424$
2009 (après la récession): 42 988
Croissance: +3,78

Salaire moyen des top 100 PDG
2007 (avant la récession): 10 714 994$
2009 (après la récession): 6 643 895$
Croissance: +37,99

La récession n’a eu aucun impact négatif sur les travailleurs, leurs salaires ayant légèrement augmenté. Par contre du côté des PDG, la récession s’est fait durement sentir avec une baisse importante du salaire. Notez que le différentiel a aussi été revu à la baisse.

Donc, en utilisant les données du Centre Canadien de Politiques Alternatives, on se rend compte que ce ne sont pas les PDG qui sont recession-proof, mais les travailleurs. Côté salaire, ce sont les PDG qui ont fait les frais de la récession.

Le remède pour réduire les écart de richesses: les récessions. Est-ce que les socialistes veulent nous plonger en récession perpétuelle au nom de l’égalité et de la lutte des classe?

Ils font mon salaire en moins de 5 jours et disent ensuite que l’on est pas assez productif.
Je crois bien que leurs propres productivités, ils le font sur le dos des autres!

@honorable
le débat droite/gauche en est un entre faire confiance au système ou à l’homme.

La différence est qu’un système qui progresse ne progresse pas nécessairement pour l’ensemble des hommes. Par contre, quand les hommes progressent, c’est tout le système qui progresse.

La gauche s’obstine peut-être a comparer des individus a des individus mais contrairement a vous, elle ne compare pas des pommes avec des tomates!

Pour l’impact positif des travailleurs, parlez s’en a ceux qui ont perdus leur travail!

@ David

Merci pour l’analyse. Nous avons compris qu’il s’agit de -37.99%

@ autres

L’univers des PDG est comme l’univers des sportifs professionnels. Je ne sais pas qu’elle est la moyenne des salaires des 100 sportifs les mieux payés mais cela devrait se situer dans le même « ball park ».

Chercher à associer les revenus d’un PDG au salaire d’un travailleur est de la connerie. La job d’un PDG n’a rien à voir avec la job d’un salarié. 99.9% des salariées n’ont pas la moindre idée de ce qu’apporte un PDG dans une entreprise. Comment peut-il comparer son salaire avec les revenus d’un PDG?

Il nous faudrait un bidule pour comparer nos salaires aux revenus des meilleurs sportifs. Là au moins la population salariée a une meilleure idée de ce qu’apporte un joueur de talent à son organisation.

A JFL, vous dites : »Essayez, c’est réjouissant » Pas plus que si j’avais comparé mon salaire avec la moyenne des joueurs professionnels ou si j’avais passé la journée à comparer des pommes et des oranges.

@David
les PDG ne sont pas choisis par les actionnaires
directement mais par le conseil d’administration,
qui choisi le PDG parmi une petite clique d’amis et de connaissanceset fait ensuite approuvé ce
choix par les actionnaires ordinaires lors de l’assemblée annuelle.Au Canada les actionnaires ont 2 choix être pour ou s’abstenir,n os voisins du sud peuvent êtte contre eux ,les chanceux.

Je ne sais pas si c’est juste moi.

Il me semble que le ton de ce blogue a changé significativement depuis quelques temps. Plusieurs sujets commencent a ressembler à ceux de Patrick Lagacé. On dirait que votre but avec ce blogue s’est modifié. Un peu comme si d’être le blogue francophone le plus achalandé était devenu plus important que la qualité du contenu.

Je ne suis pas certain que ceux qui vous suivent soit ici pour s’amuser comme pour échanger sur des sujets qui sont plutôt sérieux et significatifs pour l’évolution de notre société.

Et comme le mentionne Honorable, on s’attend à une honnêteté intellectuelle qu’on ne retrouve pas ailleurs.

Le pdg mérite d’être payé loyalement pour ses services. Il est responsable de faire fructifier les ventes dans son entreprise, c’est grace à ses orientations que l’entreprise offre un meilleurs service à la clientèle à meilleurs coût, c’est aussi grace à lui que les ingénieurs fabriquent des produits renouvelables pour rentabiliser les investissements. Les stratégies et orientations des pdg méritent d’être rémunérés en fonction des profits qu’elle apportent à l’entreprise indépendamment des autres salariés de l’entreprise. Si vous en doutez, c’est que vous mettez en perspective l’apport important des autres travailleurs de l’entreprise et des effets sur d’autres enjeux économiques, sociaux, politique ect.

Comparer directement les salaires du Québec et de l’Ontario ne sert à rien car la vie en Ontario coûte plus cher qu’au Québec

Prenons un petit 5 minutes pour démolir la démolition de David…

David « prouve » que les salariés moyens se sont mieux sortis de la crise puisque leurs revenus d’emplois moyens, comparés à ceux des PDG, sont meilleurs en 2007 qu’en 2009.

Deux choses:
– d’abord bien des entreprises ont répondu à la récession en mettant à pied alors qu’elles n’ont pas aboli le poste de PDG. Les revenus d’emploi des nouveaux chômeurs sont tombés de disons 42000 à 0. Les comparaisons de revenus d’emploi excluent les nouveaux chômeurs. Survivor bias.

– ensuite, à ces niveaux, le salaire au sens strict ne représente qu’une partie du revenu d’emploi (ou compensation), qui est ce que l’étude compare. Une fraction importante des revenus des PDG de l’étude vient de l’octroi d’options d’achat d’actions (dans ce cas ci, je crois autour du tiers du revenu mais allant jusqu’à + de 90%). Or il se trouve qu’entre 2007 et 2009, la bourse a planté. Ce qui veut dire que 1) certains octrois peuvent être à ce moment sans valeur mais aussi 2) chacun décidant de quand il exerce ses actions, les PDG préfèrent attendre un meilleur moment pour exercer leurs options (l’étude parle de 1,3 milliards qui dort dans des options, soit 13 millions par PDG). Comme la bourse s’est replacée depuis 2009, on peut s’attendre à ce que la prochaine étude montre que les PDG auront fait un bond prodigieux dans leurs revenus… alors que ceux des gens ordinaires stagneront.

» Ou serait-ce plutôt les actionnaires de ces compagnies qui votent le salaire de ceux qui vont gérer LEUR argent. »

Sa ne sait même pas comment fonctionne la structure d’une entreprise et sa nous fait des grand discourt sur l’économie et la finance.

« Le taux de chômage qui est à 9,8 % est pratiquement à ce niveau depuis l’été 2009. Selon Ben Bernanke, il pourrait s’écouler des années avant que le chômage ne redescende de façon significative.

Il s’est de plus dit préoccupé par les inégalités des travailleurs sur le marché de l’emploi, qui évoluent de façon très négative. Aux États-Unis, le taux de chômage chez les universitaires atteint 5 % et chez les autres le taux de chômage est de plus de 10 %.

C’est une très grande différence. Cela nous mène à une société inégale et à une société qui n’a pas la cohésion que nous voudrions. » ( Ben Bernanke à Rad Can)

correction de mon message précédent: « meilleurs en 2007 qu’en 2009 »
vous aurez compris meilleurs en 2009 qu’en 2007.

Je me sens poussé à préciser mon point de vue.

Commençons par une évidence, qu’il est clair qu’un PDG mérite d’être payé plus que le travailleur moyen. D’après mon expérience, les PDG sont éduqués, compétents et travaillent très fort. Je ne connais personne qui croit que leurs salaires devraient être égaux. Personne. Ce n’est pas le sujet de la discussion

Ce qui me frappe quand je regarde l’évolution de l’économie ces dernières décennies, c’est comment elle est devenue un casino comparativement aux années d’après-guerre, 45-75. À cette époque-là, les revenus croissaient mais de façon relativement uniforme à travers tous les niveaux de revenus. Depuis, certains gagnent beaucoup, mais alors là beaucoup, mais pour la majorité des gens, le progrès est extrèmement lent. Les revenus d’emploi pour la plupart ne semblent pas suivre pas la croissance de l’économie. Je trouve frappant que les gens parlent spontanément de vedettes du sport pour parler des revenus des PDG parce que c’est exactement ce qui me chicote: de nos jours les gains semblent aller principalement aux plus hauts dirigeants des entreprises, et à certaines vedettes du divertissement (sport, musique etc), accessoirement à une minorité de spécialistes, et les autres se contentent de miettes.

Comparons l’évolution des revenus des PDG à celle de leurs employés au fil du temps (aux ÉU j’ai trouvé ceci: http://www.epi.org/economic_snapshots/entry/webfeatures_snapshots_20060621). Dans les années 60, les PDG faisaient 25 fois le revenu moyen de leurs employés. Dans les années 70, c’était passé à 50. Dans les années 90, à 100. Et maintenant, on en est à 250.

Le PDG moyen gagne plus que son employé moyen. Normal, ça a toujours été comme ça. Mais est-il non seulement 250 fois « meilleur » que son employé moyen, mais 10 fois meilleur que son prédécesseur des années 60? GM et IBM sont ils 10 fois mieux gérés aujourd’hui qu’en 1965? Idem pour le hockey. Travis Moen fait probablement plus d’argent que n’en a jamais fait Guy Lafleur. Plus productif, vraiment?

Et puis… David dénigre le travailleur de la grande entreprise d’ajourd’hui quand il dit que n’importe quel PDG pourrait faire la job de ses employés. Le temps des chaines de montage où un quidam boulonnait 8 heures par jour, je ne crois pas que ça existe encore où que ce soit. Les employés, ce sont des gens qualifiés, des graphistes, des ingénieurs, des techniciens en radiologie, des comptables, des mécaniciens de machinerie industrielle, des informaticiens. Dans bien des cas, le PDG serait incapable de faire leur job.

S’il est vrai que l’écart des salaires entre les riches et les pauvres n’est pas incompatible avec l’augmentation du niveau de vie des pauvres. Il faudrait être en mesure de démontrer de façon empirique que généralement et constamment c’est le cas pour intégrer cette façon de faire comme justifiation. Il est très possible dans notre système d’arriver à cet équilibre de façon temporaire en analysant la valeur de l’argent sans tenir compte de la valeur future de nos actifs. Les actifs représentant la valeur de la force de travail et la valeur potentielle de la propriété des entreprises pour ce qui est de leur impact sur les orientations futures sont en quelques sortes évalués de manière à satisfaire l’équation engendrée par la valeur que l’on accorde à l’argent. Si la valeur de l’argent peut satisfaire une équation au moment voulu, on peut en déduire qu’il est un bien mauvais indicateur dans certain cas pour prendre des décisions.

Donc quand on vend nos actifs, on ne reçoit pas qu’une somme d’argent qui peut être réallouée à d’autres dépenses mais on accepte une perte d’autonomie et de contrôle sur des orientations futures car si on ne s’entend pas sur ce qui est éthique et préférable pour l’ensemble de la collectivité sur le long terme, on fait en sorte qu’il sera de moins en moins possible de juger des politiques et de voir aux intérêts de l’ensemble des citoyens. Si vous doutez que l’argent est le meilleurs indicateur des décisions concernant les grandes manoeuvres, vous remettez en perspective la valeur de l’argent et intégrer la notion de pouvoir dans votre équation. L’information nécessaire aux décisions réfléchies doit prendre en considérations d’autres indicateurs. Quelle valeur accordez-vous au pouvoir de gérer vos actifs en fonction de l’information que vous aurez dans le futur ? Si pour vous le pouvoir représente une valeur secondaire, bien, il serait donc avantageux de vendre un peu de tout et de vous en remettre au jugement des autres car ils sont les experts et vous serez soulagé de devoir prendre en main une partie trop grande de votre destinée et de celle de vos descendants ! Les crises économiques peuvent aider à faire avaler la vente de nos actifs pour supposément combler l’écart des avantages entre les riches et les pauvres, elles n’arrivent pas toujours par hasard !

Notre évaluation des individus est basée sur de fuasses prémisses. La valur d’un êtte humain se détermine par sa capacité à faire rentrer le cash.C’est pourquoi les PDG et ls joueurs de hockey sont si gassement payés.

Mais ce n’est pas toujours vrai parce que même des PDG qui ont amené leur enreprise à la faillite ont obtenu de gros bonis.

système de rémunéraion n’est pas basé sur la compétence mais a rapport beaucoup avec les contacts avec les banquiers.

Il y a des gens cependant beaucoup plus essentiels avec des connaissances très pointues, comme les neurochirgiens, les chirurgiwens cardiaques,les physiciens qui font avancer la science, les astronautes, etc qui ont une beaucoup plus grande valeur que ces PDG,…

Il faut donc en conclure que les salaires des PDG sont disproportionnés et exagérés par rapport a leurs connaisances et ce qu’ils apportent à la communaute humaine.
Quant à moi, ce sont des profiteurs de la société du système capitaliste,dont l’utilité n’est pas basée sur la qualité de l’individu mais sur sa connaissance d’un système à produire du cash.
S’ils étaient moins gloutons ils descendraient de leur piedestal et commenceraient à faire partir de la race humaine.

Cet exercice pratique accompagne très bien la lecture d’un excellent livre de vulgarisation critique des théories actuelles « 23 Things they don’t tell you about capitalism » par Ha-Joon Chang.

Le troisième chapitre : « Most people in rich countries are paid more then they should be » explique en quoi nos salaires sont meilleurs en vertu d’un encadrement du marché par l’État dans les pays riches (le titre est ironique). C’est d’autant plus vrai que le deuxième chapitre » companies should NOT be run in the interest of their owners explique à son tour que les actionnaires des entreprises peuvent se débarrasser facilement de leurs titre lorsque celle-ci va mal, contrairement aux travailleurs et aux fournisseurs qui ont investis énormément pour se spécialiser afin de rendre ladite entreprise plus performante. La santé à long terme d’une entreprise et sa compétitivité sont impliquent des stratégies différentes que ce qui peut simplement faire monter ses actions.

Par ailleurs, de nombreuses entreprises consacrent une part importante de leurs profits dans le rachat de titres, augmentant ainsi le rendement des actionnaires (créant artificiellement de la rareté), ce faisant elles minent leur aptitude à rester compétitive à long terme tout satisfaisant les actionnaires.

Ne nous leurrons pas, les PDG sont là pour faire plaisir aux actionnaires et ce qui est bon pour l’actionnaire ne l’est pas pour l’entreprise, le riche investisseur est peut-être le participant le moins fidèle à la santé véritable d’une entreprise, ce faisant, il est tout à fait légitime de critiquer la rémunération des PDG.

Enfin, les excellents PDG qui s’inquiètent véritablement des entreprises, par exemple les japonais sont ceux qui sont le plus capable de faire participer les travailleurs à la bonne marche de l’entreprise et d’intégrer leurs suggestion. La performance d’un PDG repose donc ultimement sur les travailleurs alors ceux ici qui supposent qu’il est normal qu’un PDG gagne 145 fois ce qu’un travailleur gagne en invoquant la différence qualitative entre ce qu’apporte un travailleur de ce qu’apporte un PDG à l’entreprise devraient reconsidérer leur jugement à l’aune de tout le dommage que peut faire un PDG « véritablement soucieux du rendement des actionnaires »…

Monsieur Léon Blanc-sec, vous avez raison de penser que la portion qui est versée au pdg a augmenté versus l’ensemble de la rémunération des travailleurs. Quand les salaires sont gelés ou ne suivent pas le coût de la vie, il est facile de conclure que le gâteau est de plus en plus mal partagé. Remettre en question les gros salaire est aussi remettre en question les façons de faire. Les actionnaires seuls ne pourraient demander à être satisfaits par magie si des règles plus strictes étaient appliquées. La qualité des produits et leur durée de vie, la protection des entreprises et des travailleurs, la création d’entreprises concurencant les monopoles doit être revue par de grandes orientations plutot que de suivre la valeur de l’argent. Le pouvoir est bien plus important que le cash. Le cash il est émis par la banque et ce n’est pas la banque ni les actionnaires qui doivent dicter les orientations d’un état. À chaque fois qu’on perd une entreprise, on perd plus que le cash qu’elle génère, on perd le pouvoir de gérer la richesse collective que cette entreprise génère et les choix qu’on peut faire dans l’avenir. Ces choix font partie de notre pouvoir collectif. S’il faut vendre un actif. il faut gagner un pouvoir supérieur au cash qu’il génère à long terme et penser à tout ce qu’on a investi dedans incluant l’énergie qu’on a pris a le bâtir. Ce n’est pas uniquement le salaire du pdg qui est en cause mais les limites des choix qu’il peut faire pour conserver et faire prospérer nos pouvoirs collectifs.

Pour les jaloux d’entre vous… Ça n’enlève rien à personne que quelqu’un fasse plus d’argent que lui.

S’il ne mérite pas son salaire, c’est la compagnie et ses actionnaires qui sont les pires… Sauf dans un système où les compagnies non-performantes sont aidées/sauvées par des gouvernements de gauche.

A ceux qui se scandalisent chaque fois qu’un PDG gagne plus qu’ $ 1 million: ayez au moins la décence et la logique de ne rien investir dans toute compagnie dont le PDG gagne plus qu’ $ 1 million.

Le faites-vous? Si non, pourquoi?

J’utilise INTÉGRALEMENT les statistiques et la méthodologie du Centre canadien des politiques alternatives. Si tu n’est pas d’accord avec leurs chiffres ou leur méthodologie, alors tu dois rejeter leurs conclusionss.

Avant la récession (2007), le top 100 des PDG faisait 259 fois le salaire d’un travailleurs.

Après la récession (2009), le top 100 des PDG faisait 155 fois le salaire d’un travailleurs.

Donc la récession a rendu la société plus égalitaire. Que les gauchistes qui pensent que la récession a été bonne pour la classe moyenne et les plus pauvres lèvent la mains.

PS: le $ 50 070 est pour le poste de premier ministre. Le salaire brut de M. Netanyahu (en tenant compte du cumul de tous les postes) serait de $ 146 872, ce qui correspond plus à ce à quoi on s’attendait.

David,

Si c’est à moi que tu réponds, je ne conteste ni les chiffres ni la méthodologie du Centre. Je rejette les conclusions que TU (et non le Centre) en tires que les PDG sont les vraies victimes de la récession.

TU cherches à appliquer ces chiffres pour mesurer des choses pour lesquelles ils n’ont pas été conçus. Le dommage économique réel et majeur qu’une récession fait, c’est de créer des chômeurs. Même ceux qui ne sont pas mis à pied en ressentent l’angoisse, et s’ils échappent au couperet doivent « faire plus avec moins ». Rien de cela dans les chiffres du Centre, irréprochables que j’en sache, qui en particulier excluent les nouveaux chômeurs (cf http://en.wikipedia.org/wiki/Survivorship_bias).

TON appel à un vote à main levée comme quoi quelqu’un (qui?) aurait dit que la récession aurait été bonne pour la classe moyenne ou pauvre est absurde puisque personne n’a défendu cette proposition. La proposition que TU as amenée et à laquelle je répondais est que les PDG des grandes entreprises sont ceux qui sont le plus à plaindre lors d’une récession. Pour te citer « La récession n’a eu aucun impact négatif sur les travailleurs, leurs salaires ayant légèrement augmenté. Par contre du côté des PDG, la récession s’est fait durement sentir avec une baisse importante du salaire »

Levez la main ceux qui y croient.

Je dis aussi que la chute de revenu des PDG n’est pas tant dû à la récession qu’à la chute de la bourse. Récession et cours boursiers sont corrélés mais pas identiques (en 1987 la bourse a chuté de 25% sans que le PNB ne soit affecté mais bon). Bref la bourse peut fluctuer fortement sur une brève période (deux ans) affectant grandement les revenus des PDG mais que ça se replace à moyen terme.

Et à plus long terme, la stagnation des salaires comparés aux revenus de la strate des très riches me semble établi depuis maintenant une génération. Si tu peux me montrer le contraire, je t’en serais reconnaissant.

@ Léon Blanc-Sec

Pour tirer mes conclusions, j’utilise exactement la même méthodologie que le Centre canadien des politiques alternatives.

C’est avec eu que tu as un problème, pas avec moi.

Je ne fais que reproduire leur raisonnement.

Nulle part le centre ne mentionne le taux de chômage dans son analyse.

Mais je suis content que tu en parles. Parce que le Centre canadien des politiques alternatives a prouvé que la récession a diminué les écarts de richesses. On a aussi eu une explosion du taux de chômage.

Ce qui prouve que l’égalité tant chéri par la gauche c’est l’égalité dans la misère.

Les chiffres et la méthodologie du Centre sont appropriés pour ce qu’ils font: comparer les rémunérations entre deux groupes. Ils ne le sont pas pour l’usage que TU as décidé d’en faire: en faire la seule mesure de qui souffre dans une récession. Essayer de le faire, comme le Centre ne le fais pas, mais comme TU as décidé de faire, ne mène qu’à des aberrations, qui te sont personnelles (“La récession n’a eu aucun impact négatif sur les travailleurs »).

Quand on te fait remarquer l’absurdité de la chose, tu répliques que ce sont les conclusions du Centre – faux.

Je t’ai tendu une perche pour poursuivre sur une voie plus constructive mais tu préfères terminer en disant que tu as fait la preuve que ceux qui ne pensent pas comme toi (« gauche ») veulent que tout le monde soit miséreux. Je te trouve bien timide, tu aurais pu rajouter que ce sont des cannibales zombis islamofascistes.

Aussi bien arrêter là. Prochaine chicane!

Monsieur Lisée,

Peut-être préféreriez-vous que nous payions nos meilleurs PDG de la même façon que nous rémunérons nos politiciens?

Voyez les résultats…

Vous voulez baisser leur rémunération?

Ils iront ailleurs dans le monde et nous laisserons croupir dans notre médiocrité. Ils font partie de la couche de la population la PLUS mobile et vous le savez très bien: bigrement éduqués, polyglottes, reconnus par leurs pairs, etc…

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