Washington : la montée des éteignoirs

Lorsque l’électorat américain a réélu George W. Bush, en novembre 2004, contre le vœu de la majorité de l’opinion mondiale, l’intellectuel français Zaki Laïdi a intitulé son commentaire : « les lumières s’éteignent en Amérique ». Les lumières ? Il voulait dire la raison et le progrès, battus en brèche par l’incantation, la démagogie, le refus de la science, la montée du religieux.

L'affiche est déjà prête...
L'affiche est déjà prête...

Ce cocktail puissant avait alors réuni 62 millions d’électeurs, un record, autour du born-again, va-t-en-guerre Bush (contre 59 pour le candidat démocrate). Il s’agissait d’un réel mouvement populaire, mis au service d’intérêts économiques et financiers sans scrupules, conduisant l’Amérique et le monde à une crise économique profonde et, on le sent maintenant, durable.

Les Québécois, dont un sondage montrait en 2004 qu’ils auraient voté contre Bush dans une proportion plus grande encore que toutes les autres nations occidentales, les Français les suivant de près, l’avaient mal pris. Au point de montrer d’inquiétants signes d’anti-américanisme primaire.

Puis, en novembre 2008, le dégoût s’est mué en admiration. Lorsqu’un nouveau record de 69,5 millions d’Américains (contre 60) ont choisi le premier président noir, l’homme du changement, la lune de miel fut de retour. Et avec elle la lumière. Le respect pour la science. La reconnaissance de l’existence du changement climatique. Un investissement massif dans les économies d’énergie. Une proposition sensée pour donner une couverture d’assurance-maladie à 18% des Américains qui, jusque alors, en étaient cruellement dépourvus. La lumière, dans la reconnaissance de la complexité des enjeux. Dans les nuances et la générosité affichées dans de grands discours au monde musulman.

Deux ans ont passé. Et le balancier des éteignoirs revient, plus puissant que jamais. Le 2 novembre prochain, les lumières vont être mises en veilleuse, à Washington. Pas parce qu’un grand nombre de Républicains seront élus, ravissant probablement à Obama le contrôle de la moitié ou de la totalité de l’appareil législatif. Les Républicains ont longtemps représenté leurs propre version des lumières, de Lincoln à Teddy Roosevelt et jusqu’à Eisenhower qui eut notamment la lucidité d’identifier le danger représenté par le complexe militaro-industriel. On s’ennuie même ferme aujourd’hui de la politique intérieure équilibrée de Richard Nixon comme des conseillers éclairés de Ronald Reagan, puis de George Bush le père.

Les Républicains, victimes

Le Parti républicain est aujourd’hui la victime des éteignoirs. Déjà à la convention de 2008 qui avait vu l’apparition de Sarah Palin, devenue objet de culte, aucun républicain modéré n’était monté à la tribune. Le parti appartient désormais à sa frange lunatique. Elle a pour façade le Tea Party, pour médium le réseau Fox, pour trésoriers des familles milliardaires investies dans l’extrême droite depuis Franklin Roosevelt, pour idéologie une haine de l’État, de la complexité, de l’ouverture au monde, doublée d’une volonté de retour à l’Amérique blanche et chrétienne des années 1950, en y abolissant de surcroît les progrès sociaux du New Deal.

Cette idéologie est présente dans le paysage politique américain depuis un siècle. Comment expliquer qu’elle obtienne aujourd’hui un succès inégalé depuis la crise des années 30 ? Réponse : la crise actuelle. Le fertile terreau de la droite folle est la misère économique de millions d’Américains, jetés à la rue, perdant emploi et logis à cause de politique insensées de laisser-faire financier mises de l’avant… par l’idéologie conservatrice même qui anime aujourd’hui le populisme de droite.

A la mi-août à Atlanta, 30 000 personnes ont fait la queue pour avoir la possibilité de voir leurs noms mis sur la… liste d’attente pour 600 logements sociaux dont aucun ne sera libre avant au moins six mois. Six millions sont sans emploi depuis plus de six mois, un record depuis le retour des GI de la seconde guerre. Plus de 40 millions d’Américains reçoivent des «food stamps», ces coupons échangeables contre des denrées. Du jamais vu. Le taux de pauvreté atteint 14,3%, 21% chez les enfants — et cela avec le calcul de pauvreté américain très restrictif.

Obama et son administration avaient tablé sur une reprise économique, modérée au printemps, puis plus solide à l’été. Elle ne s’est pas manifestée. Les experts savent que la situation serait pire sans le plan de relance massif, mais manifestement insuffisant, qu’Obama a fait voter de peine et de misère en 2009. Mais les Américains désillusionnés ne veulent pas entendre que cela pourrait être pire. Ils sont en colère et cherchent vengeance.

La mise au pas des modérés

J’aimerais pouvoir vous dire que j’exagère. Mais les lumières s’éteignent d’abord dans ce qui a constitué jusqu’à récemment les usines-à-idées conservatrices. L’American Enterprise Institute et le Cato Institute, hier lieux de débats entre plusieurs courants de droite, sont maintenant réorientés vers la seule apologie des thèmes du Tea Party.

« Hypnotisés par les manifestations du Tea Party, plusieurs républicains se sont convertis sur le chemin de Wasilla», la ville dont Sarah Palin fut la mairesse, écrit David Frum, l’ex-conseiller de George W Bush aujourd’hui condamné pour sa modération. «Ils portent une nouvelle et audacieuse rhétorique selon laquelle des programmes gouvernementaux établis de longue date constitue une ‘tyrannie’ et ils rejettent toute sensibilité envers les pauvres et les chômeurs comme du ‘socialisme’. » Les conservateurs britanniques, note Frum avec une jalousie non contenue, prennent le chemin exactement inverse.

Cette semaine, un sondage Politico montre qu’en cas d’affrontement présidentiel Obama/Palin en 2012, 51% voteraient Obama, 42% Palin — c’est ÉNORME et ÇA MONTE ! — et 8% sont indécis (Comment peut-on être indécis!!!). John McCain, naguère le candidat de l’indépendance d’esprit au sein de la droite au point d’avoir été approché pour être candidat à la vice-présidence démocrate en 2004, il a du virer toutes ses vestes idéologiques pour se maintenir candidat à la propre succession dans son propre État d’Arizona. Un présidentiable de droite, Newt Gingrich, a lui revêtu de tous nouveaux habits religieux et il décrit aujourd’hui les démocrates comme une «machine socialiste et laïcisante». Dans les Etats-Unis de 2010, le second terme est encore plus insultant que le premier.

Il est aujourd’hui politiquement suicidaire de défendre publiquement la notion de séparation de l’église et de l’État au pays de Jefferson (un athée). Même Obama ne s’y risque pas.

C’est bien simple, disait au New York Times cet été le sénateur républicain modéré Lindsay Graham, « même Ronald Reagan ne pourrait pas être élu comme candidat républicain » tant le parti est devenu jusqu’au-boutiste.

L’autre candidat républicain potentiel, Mitt Romney, fait figure de modéré dans ce groupe d’excités. Mais ce mormon, détesté par les évangélistes pour déviance théologique, doit piétiner ses principes pour survivre politiquement. Il a par exemple dénoncé le projet de Centre culturel musulman non loin du lieu de l’attentat du 11 septembre. Mais il l’a critiqué trop tardivement et trop timidement pour les purs et durs.

Ce projet de Mosquée est un cadeau de dieu (d’Allah?) pour la droite dure. Elle leur permet depuis l’été de mettre en avant, sous un fond d’islamophobie englobante et galopante, leur rejet symbolique de « l’autre ». Et cet autre est Barack Hussein Obama. Lui dont la campagne présidentielle fut mise en péril à cause des frasques de son pasteur protestant Jeremiah Wright, est aujourd’hui sérieusement considéré comme un non-chrétien et un non-américain.

Le tiers des Américains croient le mensonge selon lequel il serait né au Kenya, plutôt qu’à Hawaï (où le registraire public a pourtant mis en ligne son certificat de naissance). Quelque 18%  des électeurs pensent que leur président est musulman. Il y a pire : 43% disent qu’ils ne savent pas s’il est musulman ou chrétien.

Sa réforme de la santé, presque totalement appuyée sur le secteur privé, est dénoncée comme «canadienne». Ses politiques environnementales et économiques ont le défaut d’être «européennes».

Lorsque 200 000 personnes se retrouvent, comme le 28 août, devant le Memorial de Lincoln à écouter Sarah Palin et la vedette de la droite Glenn Beck les appelant à «reprendre les États-Unis», tout le monde comprend qu’il faut le reprendre à l’autre, à l’étranger, à l’imposteur occupant la Maison Blanche.

Les dérapages violents ne sont pas impossibles, dans ce contexte. On en a eu la bande-annonce au printemps, après l’adoption de la réforme sur la santé. Une douzaine de bureaux et résidences de représentants et sénateurs démocrates furent vandalisés, certains recevant insultes et crachats. L’appel au calme de Sarah Palin à ses partisans sur son fil twitter : «Don’t retreat, reload» (ne reculez pas, rechargez !).

Quel programme ?

Que ferait concrètement au pouvoir ce parti, ayant maintenant quitté le monde de la raison ? Ils nous en ont donné un avant-goût. En 2004, des Républicains avaient déposé au Sénat et à la Chambre le Constitution Restoration Act. Il voulait interdire aux tribunaux de citer à l’appui de leurs conclusions quelque source, traité, loi, ou jugement étranger quel qu’il soit. Il voulait interdire les recours contre les élus et les agents publics qui affirment appliquer les préceptes divins dans leurs fonctions. Il voulait mettre à la porte tout juge qui enfreindrait ces dispositions. Les Sénateurs et représentants défendant ces mesures inconstitutionnelles étaient minoritaires en 2004. Aujourd’hui, ils sont au centre de gravité politique du parti.

Obama sera encore président pour deux ans, le soir du 2 novembre. Et il ne signera jamais une telle loi. Quelque soit la majorité républicaine au Congrès, elle ne suffira pas à renverser la réforme de la santé. Mais elle va immobiliser tout progrès supplémentaire sur l’environnement, l’énergie. Il y aura une épreuve de force majeure sur le budget, visant à maintenir les avantages fiscaux scandaleux des plus riches américains. Et il sera impossible de voter de nouveaux prolongements de prestation de chômage, le Congrès souhaitant au contraire sabrer dans le filet social.

Cela prépare sans doute un autre retour de balancier, à la présidentielle de 2012. Les lumières vont être ténues, vacillantes, pendant deux ans, en Amérique. Mais la flamme ne s’éteint pas. Pas encore ?

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Excellente analyse, malheureusement, Monsieur Lisée. Le mouvement social ayant réussi à faire élire un Président d’avant-garde le fit lorsque le balancier était fou. Maintenant qu’il se trouve dans la fin d’une nouvelle trajectoire temporelle et historique, il redescend et entraîne avec lui l’inertie.

Ou : Le déclin de l’Empire Américain annoncé va s’accélérer dorénavant, puisque les forces vives du changement sont devenues elles-mêmes critiques de la modernité.

Les USA en implosion ? Les Tours jumelles étaient bien peu de choses à côté de ce qui attendrait l’Oncle Sam ?

Les Américains et la religion. Voici une enquête fascinante:

http://www.cyberpresse.ca/international/ailleurs-sur-le-web/201009/28/01-4327294-les-americains-des-cancres-de-la-religion.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_ailleurs-sur-le-web_33084_accueil_POS1

Paradoxe aux États-Unis: même si le pays de l’oncle Sam est l’un des pays développés les plus religieux du globe, ses habitants, eux, connaissent à peine les grands fondements des religions. Même de celle qu’ils pratiquent.
La majorité des 3400 Américains sondés par le Pew Forum on Religion & Public Life ont échoué un test de 32 questions sur la Bible, les grands courants religieux et la place de la religion dans la Constitution américaine. Près de la moitié des catholiques ignorent que, lors de la communion, l’hostie et le vin symbolisent le corps et le sang de Jésus. Les Américains sont presque aussi nombreux à penser que la Bible se veut une transcription exacte de la parole de Dieu que le contraire.

«Les Américains sont peu familiers avec plusieurs aspects de la religion», résume l’un des principaux auteurs de la recherche, Greg Smith.

Autre surprise: ce ne sont ni les évangélistes, ni les catholiques qui ont obtenu les meilleurs résultats mais les athées et les agnostiques. En fait, le degré de connaissance de la religion serait surtout lié au niveau d’instruction en général

« Le taux de chômage atteint 14,5%, 20% chez les enfants — et cela avec le calcul de pauvreté américain très restrictif. »… Ah oui, les enfants chôment à ce point?

Pauvre Obama. Héritier d’un fouilli innommbale et d’une catastrophe inévitable. Je n’écarte même pas une vraie dérive sous forme d’assassinat avant la fin de son premier mandat.

Lorsque tout va mal, bien des gens veulent savoir à qui la faute. Il est plus simple de pointer les gens, les gouvernement qu’un système. Il y a quelque chose d’arbitraire dans un système, les gens ont besoins d’autres choses… de plus consistant….

Le néo libéralisme, avec une discours simple et directe, donne cette consistance. Évidemment, ce sont des mauvais cibles, mais elle ont l’avantage d’être très visible…

C’est pour cela que j’ai toujours dit: je ne comprendrai véritablement jamais les Américains. Ils sont capables du pire comme du meilleur. Mais malheureusement, leur pire est trop souvent vu à l’oeuvre.

Comment se prémunir ici au Québec contre cette folie hystérique américaine ? Comment éviter que ce déclin de l’empire américain nous emportent avec lui ?

Mon commentaire sera sûrement supprimé par M. Lisée, mais laissez-moi vous donner mon impression de votre texte.

Quel tissu d’âneries, de mensonges, de démagogie et d’illettrisme économique. Un texte tendancieux, partisan, malhonnête intellectuellement, remplis de mépris et d’intolérance pour tout ce qui ose s’égarer des convictions de l’auteur. Honte à l’actualité pour avoir publié ce texte grossier. D’ailleurs, c’est pas Carole Beaulieu – la rédactrice en chef – qui vient d’accuser Maclean’s d’utiliser le «Don’t let the facts get in the way of a good story?»…

Vous êtes un grand manipulateur de l’opinion publique, M. Lisée. Mais là, vous dépassez les bornes.

C’est toujours nous la lumière, le modéré et le réfléchi n’est-ce pas! Je suis sûr que ça fait plaisir à vos partisans habituels, mais vous n’apportez absolument rien de nouveau.

Un texte magistral qui m’a beaucoup aidée à comprendre ce qui se passe actuellement aux USA.
Grand merci, monsieur Lisée.

Comment peut-on occulter tout ces faits et de croire à une manipulation de l’opinion quand les vraies valeurs humaines qui sont ici exposées par l’auteur de ce texte prévalent dans toutes les grandes démocraties du monde,sauf les ÉU, qui sont malheureusement divisés entre individus de type humain avec un sens du partage et empathie de l’autre et ceux qui exercent le culte du dollar et xénophobie à la sauce chrétienne ,pour qui , moins de gouvernement est le motus vivendi, c’est à dire une sorte d’anarchie financière et sociale, l’argent perçu par l’état sert à créer un équilibre entre pauvres et riches, soyez donc reconnaissant de ce que la société peut vous donner et partagez cette richesse, voilà de vraies valeurs chrétiennes. Visiblement le modèle américain de droite n’a rien démontré de très humain ou chrétien jusqu’à aujourd’hui,et malheureusement l’avenir n’est guère plus reluisant.

C’est bien ramassé monsieur Lisée,
je trouve que votre tour d’horizon de la situation américaine est très juste et clairement précisé.

Tels des vautours de la pire espèce, les républicains s’apprêtent à bientôt faire main basse sur la richesse collective résiduelle (du moins, du peu qui en reste), propriété de l’ensemble des citoyens des États-Unis, soit dit en passant, et vont profiter effrontément, et fort probablement, selon les caractéristiques du présent vent précurseur qui se lève, à la façon des anciens esclavagistes du sud, de la force de travail des moins bien nantis et des plus pauvres de tout le pays, qui se verront privés, pour un très grand nombre (soit la masse des 40 millions ET POSSIBLEMENT BEAUCOUP PLUS dans un proche avenir de chômeurs actuels et futurs), d’un strict minimum de qualité de vie par l’avidité insatiable, sans pitié et sans la moindre compassion humaine, de ces exploitants-profiteurs envers ces travailleurs à leur merci, qui tenteront fort probablement alors de justifier leur comportement d’une injustice sociale innommable par leurs croyances religieuses d’extrême droite et/ou intellectuelles libertariennes d’extrême droite qui leurs dictent de bâtir ainsi leur richesse individuelle, en acceptant, sans le moindre remords, de laisser pour compte les sacrifiés inévitables (combien seront-ils, quels seront-ils et que feront-ils alors?) de ce type de système politique, économique et social.

Ce faisant, les républicains évangélistes et malheureusement de nombreux démocrates, présentement fort déçus par la non-réalisation de leurs attentes économiques totalement irréalistes, qui seront vraisemblablement bientôt recrutés par le Tea Party, si ce n’est déjà fait,

finiront par mettre les États-Unis, notre pays voisin et pour un certain temps encore, notre principal marché extérieur, à genoux à l’intérieur du pays et sur la scène internationale pour longtemps, (ce qui ne manquera pas de nous affecter de façon importante),

en détruisant ce qui reste de cette ex-puissance économique, financière et militaire et pire, en détruisant la fibre morale de ses citoyens, qui ne pourront absolument plus croire désormais dans l’illusion qu’a depuis longtemps fait miroiter le mensonger (faux) rêve américain, qui ne s’est réalisé et n’était d’ailleurs réalisable, que par à peine, de façon décroissante, 1 à 5% de la population, à même le travail de production de richesse et de consommation de biens et services des 95% restants de la population.

Un autre p’tit café ou autre breuvage de votre choix avec ça ?

Claude Pelletier
Montréal-Rosemont, QC
http://www.google.com/profiles/claudepell

@ DonFlamenco

Vous accusé Monsieur Lisée de demagogue, de menteur, «d’illettrisme économique» et j’en passe.

Laissez moi vous dire que votre réponse n’est certainement pas un contre-argument clair et qui réussira a convaincre qui que ce soit. Ayez au moins la l’intelligence de formulé un argument autre qu’une simple attaque personnel et expliquez calmement votre point…
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Personnellement, j’aime beaucoup cette analyse et je la trouve très intéressant. On pourrait tisser beaucoup de liens entre les gains de la droite populiste anti-étatique et celui des partis communiste et fasciste des années 20 et 30.

Certains croyais que la crise de 2008 allait permettre un retour de l’extrême gauche et du socialisme, mais il semble qu’elle ait plus profité à la droite et à l’extrême droite. Soyons attentif et ne baissons pas la garde, la démocratie est en danger. J’attends déjà DonFlamenco et les libertariens me traiter de tous les noms. C’est triste comme il n’est plus possible d’avoir de vrais débats de font respectueux sur internet…

@ DonFlamenco – Mon commentaire sera sûrement supprimé par M. Lisée, mais laissez-moi allez au fond des choses et vous demander d’éclairer votre texte. Donnez-nous de l’espoir pour l’avenir, Dieu n’étant pas manipulateur, devons-nous devenir Créationniste ? Born Again ? (la tentation est trop forte, Bornés again ?)

@DonFlamenco
Sur quoi basez-vous vos remarques qui sont plus des insultes hystériques que des critiques réfléchies ?

@DonFlamenco
L’émotivité vient de parler… une série d’épithètes, aucune argumentation!

Vous confirmez ce que M. Lisée affirme, il n’y a pas de place à la nuance et la modération….

Je suis la plolitique américaine depuis l’élection de John F.Kennedy en 1960. J’ai vu la droite déraper souvent. J’ai vu la religion, lire ici chrétiens, influencer le choix d’un président, mais rien de comparable à ce que l’on constate présentement. C’est fou raide. Glen Beck et cie, des malades mentaux, racistes, xenophobes, ignorants et j’en passe. Leur problème? Leur Président est noir. Tout commence là.

DonFlamenco @

Quel commentaire incroyable! Autrement dit: c’est pas vrai.

Et pourquoi?

Ho! Le cerveau entend la question mais est incapable d’y répondre.

Voici bien la droite et ses arguments d’enfant rustre qui fait la loi dans la cours d’école.

Obama est un Arabe donc terroriste. Il veut tuer nos grand-mère… Que des niaiseries, jamais d’analyse, jamais d’argument. Que de la démagogie proférée par les imbéciles à l’endroit des imbéciles.

Pendant ce temps là, Sarah Palin voit la Russie des fenêtre. Vivement l’Apocalypse!

@Julien David

Est-ce que DonFlamenco a laissé entendre quoi que ce soit en rapport à ses convictions personelles? Non. Ce n’est pas parce qu’il y a quelques rednecks au sud des États-Unis qui sont évangéliques et contre un gros gouvernement qu’il faut pour autant généraliser à tout le monde. C’est spécialement ridicule au Québec où le mouvement est plus à tendance libertarienne.

Quand c’est pas la religion, on traite la droite qui veut de libérer du gouvernement de facisme? Ensuite ça traite les autres d’ignorants.

Vous dites d’argumenter. Mais argumenter contre quoi? Tout ce que le texte dit c’est: la gauche est intelligente, le droite c’est une gang d’épais en quelques pages.

Par contre il avait raison sur un point: « Au point de montrer d’inquiétants signes d’anti-américanisme primaire. »

L’élection d’Obama fut une erreur du système en changement avec le développement du pouvoir médiatiques vers le WEB en plus d’être une histoire de race et de minorités ethniques non blanches.
Mais la garde des blanchisseurs d’extrème droite sectaires protestants est en marche et ce serait surprenant que survienne une nouvelle élection pro Obama.
Aux USA ce sont les mafias régionales et internationales des multinationales qui mènent la Nation de ce pays sans NOM et comme les élections sont permanentes et à plusieurs niveaux seuls les milliardaires peuvent avoir de l’impact sur ces series sans fin de votes manipulés.
Le véritable pouvoir aux USA n’appartient pas aux voteurs mais appartient entièrement aux commerçants et à leurs commandités . Ils contrôlent tout et tous par l’économie, la propagande médiatique et cinématographique , par le sectarisme ( Plus de 10,000 sectes) par le militarisme et le nationalisme impérialiste à outrance et surtout par leurs marchands de canons et leur première industrie : L’Incarcération régionale nationale et internationale .
Pour ce qui est des français : leurs médias sont tous pro américanistes et donnent que des exemples anglosaxons à suivre et cette propagande est mur à mur et relève de leur maladie du grand rêve impérialiste dépassé

@ Benton

Les individus ! Surtout pas l’État car si nos libertés viennent de l’État, alors nous vivons tous dans une dictature en sourcil. Ce que l’État donne, l’État peut le reprendre.

Comme c’était le cas avec Franklin Roosevelt, un véritable ordure qui est adulée, je ne sais pas trop pour quelle raison (même chose pour Woodrow Wilson).

Roosevelt enfermer des AMÉRICAINS dans des camps de concentration à cause de la couleur de leur peau, il a prolonger la dépression de 7 ans avec le New Deal, il a voulu dissoudre la cour suprême pour imposer son agenda totalitaire (la cour suprême avait déclaré de large pan de son New Deal comme anti-constitutionnel).

Être contre les « Tea Party » (et supporter l’idéologie progressiste qui est fondamentalement totalitaire) c’est affirmer la chose suivante:

« Les gens sont stupides, ils ont donc besoin d’être contrôlé par une petite élite tout puissante ».

Désolé mais la flamme aux USA va se rallumer quand le cancer progressiste, incarné par Obama, sera remplacer par un président qui respectera la constitution.

Il me fait bien rire JF Lisée avec son « Constitution Restoration Act ». Interdire aux tribunaux de baser ses jugement sur des lois d’autres pays, c’est le gros bon sens. Comment peut-on être contre ça. Comment un SOUVERAINISTE peut être contre ça !!! Depuis quand les lois votés par la législature italienne devraient aussi s’appliquer aux USA. C’est aux législateurs américains de voter les loi américaines.

Il faut comprendre que la poussée du Tea Party est financé, entre autre, par les deux frères Koch, 10e pollueur en CO2 aux EU, qui valent collectivement $70 milliards.

Suite au jugement de la cour suprême américaine qui alloue à la personne morale le même droit de parole qu’à la personne physique (first amendment right), nous allons voir de plus en plus le corporatisme déverser des sommes faramineuses dans l’échiquier politique américain pour protéger leurs acquis.

Les gros acteurs économiques de la nation, les intérêts pétroliers, pharmacologiques, alimentaires, financiers, militaires… opèreront des concours politiques de marketing qui mettront en avant-scène des figurines vêtues à la mode des derniers sondages. C’est ce que nous retrouvons avec Mme Palin.

Par contre, il demeure quelques lueurs d’espoir chez des candidats comme Ron Paul, qui, du côté républicain, a soulevé, en 2008, une passion populaire auprès des jeunes américains par son message directe, anti-corruption, anti-impérialiste. Malgré le baillon qu’on a tenté de lui imposer, à la chefferie républicaine, ce type de discours rejoint une plus grande part de l’électorat américain que ne le laissent entendre les majorettes de la droite religieuse. Le flambeau du bon sens sera repris et quand la caravane repassera les chiens continueront d’aboyer.

@Eric
Pour ce qui est du manichéisme, M. Lisée est plutôt un enfant d’école par rapport aux républicains qui, eux-même, sont des enfants d’école par rapport aux membres du Tea party….

Donc si je comprends bien, du côté de la droite, on essaie de terroriser la population à l’idée qu’un gouvernement démocrate continue à gouverner. Et du côté de la gauche, on essaie de terroriser la population… blablabla…

SVP M. Lisée, arrêter d’utiliser cette manipulation insidieuse.

Vive l’intelligence populaire, aussi présente en ce monde que Dieu ou les extra-terrestres. L’un des commentateurs qualifie cet article de manichéen et un autre critique l’absence d’arguments en prétendant qu’il ne fait qu’affirmer l’intelligence de la gauce et la bêtise de la droite.

Pourtant, ce texte n’est ni manichéen, ni une ode à la gauche et encore moins un texte argumentatif. Ceux qui ont réussi leurs cours de philosophie savent reconnître ce genre de texte. Ici nous sommes en présence d’un constat qui trace le portrait de ce qui arrive à une certaine frange de la population état-unienne.

Il y aura toujours des gens pour ne pas s’effrayer des absolutismes de leur idéologie, mais ce sont ceux qui, généralement, dénoncent le plus vigoureusement celui des autres.

On peut toujours critiquer ceux qui tentent de nous mettre en garde contre les dérives qui peuvent survenir dans la gestion politique, mais si on prenait le temps de réfléchir on pourrait peut-être éviter de fâcheuses répétition historique. Hitler n’est pas arriver au pouvoir par erreur, ceux qui ont tenté de s’y opposer se sont fait museler ou éliminer.

De toute manière il y en a toujours qui refuseront de voir que la principale difficulté des êtres humains est de concilier les intérêts personnels et les intérêts communs.

Un renouveau d’irrationalisme -cet à dire, d’obscurantisme- en USA. Quand est-ce qu’ils vont apprendre les leçons!!

Il est simplement terrifiant de voir a quel point un des représentants de la gauche Montréalaise les plus intéressant comme M. Lisée peut succomber au délire Anti-Américain.

Sur Fox Radio littéralement des centaines d’auditeurs viennent dire à quel point la politique des républicains les a décus et ne réclament que moins d’ingérence de l’état dans leur vie..c’est tout, pas plus ni moins.

L’Amérique est non seulement pour nous du Québec, un grand partenaire et grand allié mais ce pays a été à l’avant guarde de la stabilité du monde occidentale depuis un siècle.

Cracher sur eux ou cracher sur ce qui correspond à la moitié de leur électorat (la droite dans toute ces variantes) c’est cracher sur l’idéale de démocratie et de Liberté qu’il représente à peu près partout à travers le monde.

Si ce n’était que de la formidable puissance de feux médiatique des socialiste de Montréal on ne pourrait qu’en rire

Mais voilà, en vous lisant on ne peut qu’être terrifier

Comme tout bon progressiste, M. Lisée utilise toujours le même «argument» contre ceux qui ne pensent pas comme lui, qui doivent être ignorants et stupides. Tant qu’Obama sera Président (janvier 2013, pas novembre 2012), on peut ajouter «raciste» parce que c’est ce que ça prend pour s’opposer aux politiques socialistes d’un homme née d’une mère blanche.

Au moins 60% des américains s’opposent à l’établissement d’une mosquée sur le site du WTC. Ça fait beaucoup de racistes! Sont-ils tous des durs de la droite?

@David

Donc si je comprends bien, chaque individu est garant de sa liberté.
Si mon voisin de 6’4″ décide que qu’il peut mettre sa musique à tue-tête en plein nuit, c’est sa liberté et que si sa liberté empêtre sur la mienne, comme je suis garant de ma liberté, c’est à moi de défendre ma liberté contre le 6’4″ !!!!

Mon chère, la liberté individuelle est une utopie.
L’humain étant l’humain, dans un tel contexte, on retombe au Far-west, c’est un euphémisme pour ne pas dire la loi de la jungle!

On vie non seulement en société mais aussi en démocratie et en démocratie, le gouvernement, c’est nous!

@Éric Michaud, ce qui est dangereux, ce n’est pas la droit, ni la gauche, mais les extrêmes. Présentement, on dérive vers un extrême. Ça, ça fait peur.
Ce que l’on prône, c’est la pondération en tout chose, le gros bon sens. Ça prends pas la tête a Papineau pour voir que le gros bon sens fout le camp.
On peut ou non ne pas être d’accord avec M. Lisée et argumenter mais de dire que la pensée de M. Lisée est du même acabit que le néo-libéralisme démontre une absence de nuance, tout au moins que l’émotivité prends le dessus sur le raisonnement.
C’est ça qui est dangereux….

Ceux qui pensent que M. Lisée a été dur envers cette cochonnerie qu’est le Tea Party, devraient lire l’article de Matt Taibbi dans le dernier magazine Rolling Stone concernant ce groupe de « crackpots ». Ce qui me renverse, c’est que des Québecquois soient d’accord avec cette manie hypocrite d’employer le mot liberté à toutes les sauces et surtout avec cette phylosophie puante de droite et d’extrême droite. Sans doute des reliquats de ce qu’il reste de l’ADQ.

« Au moins 60% des américains s’opposent à l’établissement d’une mosquée sur le site du WTC. Ça fait beaucoup de racistes! Sont-ils tous des durs de la droite? » (M. Forgues)

—-« Sont-ils tous des durs de la droite? »—-

NON!

Ils sont simplement ignorants et peu cultivés et c’est regrettable.

Environ 79% des jeunes Américains de moins de 40 ans croient au diable.

37% des Américains ne peuvent pas trouver les USA sur la « map ».

80% ne savent pas où est l’Irak.

Seulement 49% des Américains savent que les USA ont les premiers à utiliser l’arme nucléaire.

77% des Américains ignorent que George Washington a été leur premier président.

55% des Américains croient que le christianisme est la religion d’état alors que la constitution demande la séparation de l’état et de la religion.

50% des écoles veulent ignorer l’évolution biologique, ils préfèrent le créationnisme.

66 millions d’Américains croient que le soleil tourne autour de la terre.

50% des jeunes croient que Sodome et Gomorrhe sont un couple. C’est fantastique pour 79% de ces derniers qui croient au diable.

60% des Américains croient que l’arche de Noë a vraiment existé.

35 % des Américains croient aux ovnis et 31 % aux sorcières et 25 % à l’astrologie ainsi que 18% ont vu des fantômes.

Pour les connaissances scientifiques, ils sont en 24e place dans le monde TRÈS loin derrière le Canada et le Québec au 3e rang.

Les États Unis d’Amérique croulent lentement sous le poids de l’ignorance et c’est très regrettable.

@Benton

» … comme je suis garant de ma liberté, c’est à moi de défendre ma liberté contre le 6′4″ !!!! »

C’est là que la possession d’une arme à feu est pratique. D’ailleurs tu as la pleine liberté d’en posséder une… enregistrée ou pas. Il est vrai que si lui possède un semi-automatique, tu devras te mettre à la mitrailleuse ou au bazooka mais c’est un détail n’est-ce pas parce que de toute façon vous allez finir bras-dessus, bras-dessous en criant (la mousse au lèvre) liberté ! Vous allez être mort mais maudit que vous allez être fier. Comme gagnon.

@ Benton

Si la musique de ton voisin te déplais, tu as une multitude de choix: par exemple si tu vis dans un bloc d’appartement, tu peux aller en parler au propriétaire qui, s’il veut garder des client, va mettre en place des règles qui lui son propre pour satisfaire les clients.

Si tu acceptes que la liberté individuelle est une utopie, désolé mais le SEUL choix qui te reste c’est un système totalitaire i.e. accepter que des gens ont le pouvoir de te dire comment vivre.

Parce que si tu acceptes le principe que ta liberté n’est pas un droit inaliénable mais une créature de l’État, tu vas sans doute trouver la vie bien plaisante quand le parti politique que tu supportes est au pouvoir, mais quand c’est l’autre parti qui sera au pouvoir, et qui utilisera TA LOGIQUE pour brimer TA liberté, tu risqueras de trouver le temps long.

Ce qui est utopique c’est de dire qu’en démocratie le gouvernement c’est « nous », Milton Friedman a bien expliqué en quoi ce genre de raisonnement est un sophisme dangereux:

http://www.dailymotion.com/video/x5khrf_la-liberte_news

Le système que tu décris c’est la tyrannie de la majorité, s’est accepter que l’esclavage est acceptable si une majorité de la population supporte cette mesure.

Le meilleur contre-argument à ta philosophie politique a été donné par Terry Goodkind:

« People use democracy as a free-floating abstraction disconnected from reality. Democracy in and of itself is not necessarily good. Gang rape, after all, is democracy in action.

All men have the right to live their own life. Democracy must be rooted in a rational philosophy that first and foremost recognizes the right of an individual. Democracy is not a synonym for justice or for freedom. Democracy is not a sacred right sanctifying mob rule. Democracy is a principle that is subordinate to the inalienable rights of the individual. »

Malheureusement, le Tea Party est loin d’être un phénomène nouveau, mais le résultat d’une propagande ultra-libérale qui influence aussi bien des Québécois – y a qu’à lire certains intervenants sur ce blogue. Des mensonges cent fois répétés finissent par passer pour des vérités, et ces mêmes gens qui auraient à pâtir d’un système ultra-libéral où c’est le principe du « au plus fort la poche » qui prime sont ceux qui le défendent !

Ce sont des gens de cette même classe moyenne mise à mal par les politiques économiques néo-libérales mises en place depuis les années 80 qui croient qu’ils s’en sortirait mieux s’il n’y avait pas de gouvernement pour leur soutirer leurs sous, et qui pensent qu’ils pourraient faire partie de cette élite qui s’approprie une part de plus en plus grande de la richesse. Quelle bande de naïfs…

@David
Un gouvernement démocratique est régie non seulement par l’électorat mais aussi par une constitution!
C’est une notion qui semble être hors de portée d’un économiste tel que Milton Friedman.
Je peux citer à mon tour Churchill qui disait que la démocratie est le pire des systèmes, à l’exception de tout les autres…

Pour Terry Goodkind et la démocratie, c’est comme Ron Hubbard et la démocratie… C’est une vision très simpliste de la démocratie, tout comme ses livres s’adresse à un public d’adolescent… ou de grand enfant!

@Koldo

Pour faire comme David et ses recherches sélectives sur le Net, (ainsi que sa lecture sélective, trop d’économie, pas assez de philosophie…) j’y vais d’une citation de Samuel Colt, genre argument massue:
« Le revolver rends tout homme égal! »

Vive le farwest!!

Popper, qui était pourtant un libéral, écrivait que l’État doit nécessairement limiter la liberté de l’individu. Ces limites s’imposent non par une sorte d’impératif autoritaire, mais parce que la liberté du plus fort empiète sur celle du plus faible.Sans les limitations imposées par les institutions, le plus fort impose toujours sa loi. Le plus fort est sans doute plus libre, mais le plus faible passe sous son joug. Or, le degré de liberté d’une société se mesure à celui du plus faible de ses individus, comme la force d’une chaîne dépend de son maillon le moins résistant.

Le libertarisme, qui se réclame de l’idéal de liberté, est en fait un ennemi de la liberté.

@ Benton

Bravo pour avoir dit que le gouvernement doit OBLIGATOIREMENT opérer dans les limites imposer par la constitution, ce qui disqualifie l’outrage de JF Lisée sur le Constitution Restoration Act (entre autre).

Mais de manière plus importante, tu endosses aussi la pierre angulaire du mouvement libertarien/Tea Party.

Et je vois mal comment tu peux affirmer que le respect de la constitution disqualifie Milton Friedman, parce que la constitution, c’est la mise en application de ces idées i.e. un état minimum.

En passant, les USA ne sont pas pas une démocratie, c’est une république (nuance importante).

Tu as beau dire que Terry Goodkind a une vision simpliste de la démocratie, reste que je préfère une vision simple du rôle que le gouvernement doit jouer dans nos vie à la vision complexe des système totalitaire.

La simplicité du concept de liberté c’est une force, pas une tare.

Je cite James Madison (Federalist papers):

« It will be of little avail to the people, that the laws are made by men of their own choice, if the laws be so voluminous that they cannot be read, or so incoherent that they cannot be understood; if they be repealed or revised before they are promulgated, or undergo such incessant changes that no man, who knows what the law is today, can guess what it will be tomorrow. »

En passant, la pensée libartarienne est d’abord et avant tout une philosophie. Bref, ton attaque à cet égard montre tout simplement que tu critiques des concepts que tu ne comprends pas.

«En passant, les USA ne sont pas pas une démocratie, c’est une république (nuance importante).» >>david

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démocratie [demɔkʀasi] nom féminin
étym. 1370 en parlant de l’Antiquité; repris en 1791 ◊ grec dêmokratia, de dêmos « peuple »
Famille étymologique ð peuple.

1. Doctrine politique d’après laquelle la souveraineté doit appartenir à l’ensemble des citoyens; organisation politique (souvent, la république) dans laquelle les citoyens exercent cette souveraineté.

Dict. Le Robert

@David
Essayez de faire simple avec les lois, c’est comme essayez de faire simple avec Windows!

Le Tea Party réinterprète la constitution américaine. Ils y voient même Dieu dans la constitution. En voulant faire simple, ça fait dure!

Même les pères fondateurs avaient chacune leurs visions des États-Unies d’Amérique. Tea Party a beau citer un père fondateur, un autre père fondateur a dit le contraire. On s’en sortira pas pour faire simple!

Madison avait un voeu pieux. À part la table des 10 commandements, nommez moi un pays où les lois sont simples! (Et encore, peu de gens peuvent nommer les 10 commandements!!!) Sans doute pour ça que les avocats existent dans tout les démocraties.

En passant, va dira ça à un américain que son pays n’est pas une démocratie! (Il est vrai par contre qu’il y a une nuance entre démocrate et républicain….)

En passant, la pensée libertarienne (c’est ironique de voir « pensée » et « libertarienne » ensemble) a plus a voir avec une religion qu’une philosophie… (Nuance importante pour reprendre vos mots)

@ Stéphane Thibodeau, votre commentaire # 44 :

Très juste. Quel bel exposé, clair et concis.

Merci Stéphane.

Claude Pelletier
Montréal-Rosemont, QC

@Stéphane Thibodeau

Félicitation pour vos commentaires qui ont le mérite d’être claire.

J’espère seulement que c’est compréhensif pour les davids, pardon, libertariens de ce monde qui ont une vision édulcoré de la liberté. Normal lorsqu’on est centré sur son nombril.
On vit en société et qu’on le veuille ou non, cela implique des responsabilités et un devoir les uns envers les autres… et il n’y a rien de communiste là-dedans!

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