Yves-François Blanchet tenté par la chefferie du Bloc québécois

L’ancien député du Parti québécois et commentateur politique Yves-François Blanchet réfléchit à la possibilité de briguer la tête du Bloc québécois. Il compte faire part de sa décision dans les prochains jours.

Photo : Ici Première

L’ancien député du Parti québécois et commentateur politique Yves-François Blanchet réfléchit à la possibilité de briguer la tête du Bloc québécois.

Celui qui participe à l’émission quotidienne Les Ex, à RDI, qui intervient dans plusieurs stations de radio au Québec et qui tient une chronique le samedi dans les journaux du Groupe Capitale Médias, a annoncé mardi après-midi à ses employeurs et à ses collègues des Ex qu’il se retirait de l’espace public, le temps de réfléchir à son avenir politique. Il prendra quelques jours loin des micros pour faire le point.

Selon les informations obtenues par L’actualité, Yves-François Blanchet est sollicité depuis plusieurs semaines par des membres et des députés du Bloc québécois, qui souhaitent le voir devenir chef à l’issue de la course à la direction, qui se mettra en branle le 14 décembre prochain et qui connaîtra son dénouement en février 2019.

L’ex-ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Pauline Marois a commencé à recevoir des appels dès le départ de Martine Ouellet, le printemps dernier. À l’époque, les sept députés dissidents du Bloc québécois n’étaient toutefois pas encore rentrés au bercail. Mario Beaulieu et Gilles Duceppe ont agi comme médiateurs pour les inciter à revenir au parti, sachant qu’il serait plus simple de recruter des candidatures à la direction intéressantes avec un caucus uni.

Une récente rencontre avec Pauline Marois aurait convaincu Yves-François Blanchet de reconsidérer la possibilité de se porter candidat pour devenir chef du Bloc. L’ancien chef, Gilles Duceppe, aurait également été consulté, tout comme Mario Beaulieu, le chef par intérim. Advenant son entrée dans la course à la direction, plusieurs députés se rangeraient dans son camp, a-t-on appris.

Yves-François Blanchet n’accorde aucune entrevue pour l’instant. Il compte faire part de sa décision dans les prochains jours.

Certaines personnes dans son entourage souhaitent qu’il n’y ait pas de course à la direction au Bloc, un parti dont les finances sont déjà précaires, et que M. Blanchet soit couronné chef. Deux sources affirment qu’il souhaitait une course à la direction éclair de quelques semaines à peine, et que les modalités annoncées par le parti la semaine dernière lui conviennent.

Il pourrait toutefois y avoir de la concurrence, puisque le député de Terrebonne, Michel Boudrias, n’exclut pas de se présenter à la chefferie, tout comme l’ancien candidat du PQ dans Portneuf battu le 1er octobre dernier, l’agriculteur Christian Hébert, selon un article paru dans Le Soleil.

Les candidats intéressés devront amasser 500 signatures de membres en règle dans 20 circonscriptions différentes, et payer 15 000 dollars en deux versements pour pouvoir participer à la course.

Si Yves-François Blanchet en arrive à la conclusion qu’il souhaite se lancer dans la course à la chefferie et qu’il l’emporte, quelques circonscriptions fédérales sont susceptibles de l’accueillir. Voyons plus en détails.

La plus récente projection électorale du Bloc québécois au Québec

La situation n’est pas rose au Québec pour le Bloc depuis la démission de Martine Ouellet. En considérant les sondages des derniers mois, nous constatons que les libéraux de Justin Trudeau trônent loin en tête des intentions de vote des Québécois. Conservateurs, néo-démocrates et bloquistes sont loin derrière. Considérez cette projection du vote populaire fédéral pour le Québec :

Pire encore, la projection de sièges actuelle pour le Bloc québécois place ce parti au bord de l’abysse, avec au plus une poignée de sièges. Avec les chiffres actuels, environ le tiers des 100 000 simulations de la projection n’accordent aucun siège au Bloc. Évidemment, comme ce parti est sans chef depuis l’été, ce manque d’exposition médiatique pourrait y être pour quelque chose. Un nouveau chef pourrait potentiellement changer la donne.

Quelle circonscription pour le prochain chef du Bloc ?

Si nous supposons qu’aucun des 10 députés actuels du Bloc ne cédera sa place au nouveau chef à temps pour l’élection fédérale du 21 octobre 2019, quelle circonscription pourrait être favorable au prochain chef du Bloc, qu’il s’agisse ou non de M. Blanchet ?

Actuellement, les 10 circonscriptions bloquistes sont :

En prenant en compte les données de la plus récente projection fédérale Qc125, voici les circonscriptions les plus potentiellement favorables :

5. Belœil-Chambly

Le NPD a remporté les deux dernières élections fédérales dans Belœil-Chambly, mais celle de 2015 était particulièrement serrée. Le député néo-démocrate Matthew Dubé ne l’a emporté qu’avec 31 % des suffrages, soit moins de deux points devant le PLC et quatre points devant le Bloc. Voici la projection actuelle dans Belœil-Chambly :



4. Longueuil–Saint-Hubert

Sur la Rive-sud, près de Montréal, Longueuil–Saint-Hubert est une autre circonscription néo-démocrate potentiellement prenable pour le Bloc. En 2015, le député Pierre Nantel n’avait obtenu que 31 % des suffrages lui aussi. Une partie de cette circonscription fédérale contient du territoire de la circonscription provinciale péquiste de Marie-Victorin. Le Bloc y avait obtenu 27 % des suffrages en 2015.


3. Salaberry-Suroît

Le Bloc n’était qu’à deux points de remporter Salaberry-Suroît en 2015 dans une course à trois endiablée qui avait été finalement remportée par la députée néo-démocrate Anne Minh-Thu Quach. Une campagne locale efficace pourrait faire que cette circonscription revienne au Bloc québécois l’automne prochain, mais les libéraux sont présentement favoris.

2. Laurentides-Labelle

Historiquement, le PLC n’a pas eu beaucoup de succès dans la grande région des Laurentides, mais une division du vote favorable aux libéraux avait permis à David de Burgh Graham de prendre Laurentides-Labelle au NPD en 2015. Le Bloc avait bien fait avec presque 30 % des voix. Si le NPD chute davantage au profit du Bloc, les libéraux auront du mal à conserver cette circonscription.

1. Hochelaga

Bloquiste de 1993 à 2011, la circonscription montréalaise d’Hochelaga devrait être la prochaine cible du Bloc québécois. Non seulement il s’agit d’une circonscription urbaine francophone qu’il a détenue pendant longtemps, mais il n’était qu’à trois points de la ravir à la députée néo-démocrate Marjolaine Boutin-Sweet en 2015. L’historique électoral et la démographie d’Hochelaga en font la circonscription la plus probable pour retourner au sein du Bloc si le nouveau chef parvient à faire grimper ses intentions de vote.

Dans la même catégorie
18 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Le NPD va s’effondrer au Québec: zéro comté.
Le PCC va se limiter à la grande région de Québec
Montréal évidemment va voter rouge
Reste une quarantaine de comtés qui sont prenables pour le Bloc. S’agit de remonter la coté sur la base de l’alternative à Trudeau et à son multiculturalisme.

Je suis en accord avec ces énoncés. M. Blanchet s’est fait bien connaître aux Ex, de loin le meilleur de l’équipe. Une belle alternative pour les Québécois.

Mon idole, Bock-Coté, reprend ce matin mon idée: nationalisme et procès de Trudeau qui n’a rien foutu en 4 ans à part produire des déficits, pleurer pour les opprimés de la planète et légaliser le pot pour couper l’herbe sous le pied du crime organisé mais sans assez de pot pour le faire!!!
https://www.journaldemontreal.com/2018/11/22/le-bloc-a-t-il-un-avenir
Disons les choses clairement : il devra occuper le créneau de l’anti-trudeauisme décomplexé. Le Bloc devra se débarrasser du nationalisme mollasson auquel nous a habitués le souverainisme officiel depuis longtemps. Il devra assumer un nationalisme vigoureux, faisant un procès sans concessions du multiculturalisme fédéral tout en remettant en cause l’immigration massive à la canadienne, en rappelant qu’elle contribue inéluctablement à la dissolution de l’identité québécoise dans le cadre fédéral. Le Bloc devrait aussi assumer sa rupture avec le politiquement correct, qui domine la vie politique canadienne, et dont Justin Trudeau est l’incarnation caricaturale. Le procès de l’incompétence clownesque de Justin Trudeau devrait être à l’ordre du jour

Bonne nouvelle ! Excellent communicateur avec des positions claires, monsieur Blanchet pourrait être un atout important pour rassembler à nouveau les indépendantistes à Ottawa. Toutefois je me questionne encore (surtout depuis l’élection du NPD avec Jack Layton) sur la pertinence d’un parti indépendantiste à Ottawa. Est-ce que la présence du Bloc n’entretient pas l’ambivalence des québécois, un faux sentiment de sécurité en demandant de veiller aux intérêts du Québec ? Un « NON au provincial » et un « OUI au fédéral » ? Pour ma part, pour la première fois de ma vie j’avais l’intention de « voter blanc » en 2019, une façon de signifier que la politique fédérale ne m’intéresse aucunement.

Moi aussi je comptais voter blanc en 2019. Je ne me sens pas d’atomes crochus philosophiques avec les 3 partis fédéralistes et aucun ne porte les intérêts économiques de la petite classe moyenne à laquelle j’appartiens. Le Bloc ne m’enthousiasme guère (compte tenu de ses difficultés) mais si M. Blanchet se présente dans Hochelaga (que j’habite) il est fort possible que je vote pour lui.

Le bloc pourrait puiser chez le parti québécois des candidats d’expérience. Il faudrait peut être penser une alliance avec le npd (40 députés npd + 40 députés du bloc = parti au pouvoir)

dans le but de confondre les beaux parleurs, le bloc devrait devenir un parti d’expérience, de résultats et de développement.
bonne course à la chefferie.

Que de verbillage pour placer des députés sans réel pouvoir à Ottawa. Vaut mieux être dans l’oppoesiton dans un parti fort qui pourra défendre les intérêts du Québec, que d’être député provincial qui ne fera que faire reculer les revendications de tous les autres canadiens.

Chef du Bloc québécois… Misère…

Y’en a qui ont du temps à perdre!

Pour une fois François 1 je suis en accord avec toi, belle division des force et des énergies, courons une chance que les tisons vont s`éteindre pour de bon pour le BLOC.

Les futures projections du vote fédéral devront inclure le nouveau Parti populaire de Maxime Bernier. Ce parti pourrait bien enlever des votes aux conservateurs ainsi qu’aux bloquistes et favoriser ainsi l’élection des libéraux..

Un autre qui se cherche une pension fédéral à vie. Juste six ans avec le PQ ça te donne pas droit à une pension à vie je crois que ça prends deux termes complets. Mais vingt ans à Ottawa, comme le fils de Monsieur Jean Duceppe ça c’est les deal du siècle pour un gars qui se cherche un chèque à vie ensuite. Lâche pas le critique politique, tu va être en business pour aller défendre le Québec DANS le Canada, car défendre le Québec DANS le Canada ça se passe à Ottawa. Icitte on veux du monde qui vont s’atteler à faire du Québec un pays et ça, ça jamais vraiment été ton dada comme bien d’autre dans ce parti de loser canadian.

Et je t’annonce tout de suite que comme séparatiste indépendantiste, je vais voter pour l’environnement avec le parti vert car ya rien d’autre qui peut m’intéressé de ce pays là.

Je suis nationaliste et le serai toujours. Je souligne la hardiesse de M.Blanchet s’il décide de faire le saut. Mais si j’étais lui j’y songerais 2 fois avant de le faire.
Soyons clair, le peuple Québécois ne veut rien entendre il n’en veule pas de l’indépendance, arrêtons d’y croire. Je dis cela avec de la tristesse dans l’âme. Mais que voulez vous on ne peut pas forcer un cheval à boire. Monsieur Parizeau n’avait pas tout à fait tort et pas tout à fait raison. Il avait seulement oublié une frange importante de la population, à savoir les gens de Québec, qui n’ont jamais cru à la séparation du Quebec.

1995, on nous a volé ce référendum Chrétien l’a avoué publiquement. Mais la question n’est pas là, si près du but puis nos FAUX culs dans le parti ont CANNÉ le projet pour 23 ans voir plus parce qu’on ne sait pas quand ils le ramèneraient vraiment. Que s’est-il passé depuis encore plus de ceux là que Parizeau a dénoncé en démissionnant.

Bravo les champions.

PS_ Nous ne sommes pas morts car il reste encore un 30% qui continue d’espérer et c’est la dessus qu’il faut construire avec un autre véhicule que celui des souverainistes associés du Canada comme Landry, Lévesque et compagnie.

@ Yves Corbeil:

Ah…le référendum « volé » qui sert d’exutoire depuis 1995 aux séparatistes frus. Ils se terrent derrière ce paravent pour ne pas avoir à faire face à la réalité.

Question: Comment se fait-il que depuis ce dit référendum « volé », que les séparatistes ont tout fait pour camoufler leur article premier qui est, ô surprise, de faire un autre référendum? Si le dernier avait été « volé » comme ils l’affirment, les Québécois seraient tous descendus vertement dans la rue pour en réclamer un autre non? Or, c’est exactement le contraire qui s’est produit. Non seulement les Québécois sont-ils tous demeurés stoïques (en fait, ils étaient soulagés!) mais en plus, l’option séparatiste ne cesse de mystérieusement reculer depuis ce « vol ».

Merci à Stéphane Dion pour la loi sur la clarté référendaire qui nous assurera de ne plus jamais avoir à faire face à un autre exercice biaisé comme les séparatistes l’avaient concocté.

Hier j’ai fais un rêve après avoir visionné ce documentaire sur la servitude volontaire basé sur l’oeuvre de Étienne de la Boétie.

https://www.youtube.com/watch?v=IR18rFt0UIE

Au élection 2022, taux de participation au vote, pratiquement nul. Les votes étaient compté par le nombre d’individus faisant parti de la famille rapproché des candidats plus quelques irréductibles qui croit encore au système, ce qui est mince comme une peau de chagrin. Mon cellulaire maudit m’a réveillé tôt et je n’ai pas vu la suite mais l’espoir d’une lumière au bout de ce tunnel que nous traversons ensemble était bien là, suffit juste d’ouvrir les yeux pour la percevoir.

Ici-bas le deuxième amendement ou paragraphe de la déclaration d’indépendance des États Unis de Thomas Jefferson.

Lorsque au cours de l’histoire humaine il devient nécessaire pour un peuple de rompre les liens politiques qui l’ont lié à un autre peuple et de réclamer, parmi les nations, la place séparée et la condition égale qui lui sont assignées par les lois de la nature et par le Dieu de l’univers, le respect des sentiments de l’humanité exige que ce peuple expose les raisons qui l’obligent à cette séparation.

Nous considérons comme absolues ces vérités:

que les hommes sont créés égaux, qu’ils sont investis par leur Créateur de certains droits inaliénables parmi lesquels figurent la vie, la liberté et l’aspiration au bonheur;

que, pour assurer ces droits, sont institués parmi les hommes des gouvernements qui tiennent leurs justes pouvoirs du consentement de ceux qu’ils gouvernent;

que, chaque fois qu’une forme de pouvoir va à l’encontre de ces fins humaines, les peuples ont le droit de changer ou d’abolir leur gouvernement, d’instituer un nouveau régime sur des bases et avec une constitution telles que leur sécurité et leur bonheur futurs semblent assurés avec le plus de probabilité.

La prudence recommande que les institutions établies depuis longtemps ne soient pas changées pour des causes de peu de gravité et passagères, d’autant plus que nous savons par expérience l’humanité plus encline à s’accommoder de maux supportables qu’à révoquer les formes de son gouvernement auxquelles elle est habituée, par une formulation brutale de ses droits.

Mais lorsqu’une longue série d’abus et d’usurpations vient confirmer la même volonté de soumettre une nation à un despotisme absolu, il est de son droit, de son devoir de renverser une telle tyrannie et de créer de nouvelles sauvegardes pour sa sécurité future.

Or telle a été la souffrance supportée patiemment par les colonies et telle est la nécessité qui les oblige à changer la forme de leur gouvernement.

On pourrait changer cela par telle est la souffrance supportée patiemment par l’humanité et telle est la nécessité qui l’oblige à changer de système.

Si le Bloc choisit Blanchet comme chef, ils vont me perdre. Un ministre de l’environnement qui avalise le pétrole de schiste le pipeline d’Enbridge et la cimenterie de la famille Beaudoin-Bombardier n’a pour moins aucune crédibilité. Une seule de ces capitulations l’aurait disqualifié. Alors après trois prises…
S’il défend le Québec comme il a défendu l’environnement, Trudeau et Scheer vont être morts de rire.