10 conseils d’enfer pour affronter la canicule

Des conseils judicieux du Dr Alain Vadeboncœur pour éviter bien des tracas — et permettre au corps de se refroidir un peu — lorsque le mercure avoisine les 40 degrés avec le facteur humidex.

Nous voilà plongés en pleine canicule — un contexte parfois risqué pour la santé, mais enchanteur pour ces lézards humains qui apprécient la vie seulement lorsque le facteur humidex pointe à plus de 40 ºC.
Sante_et_science

Pour tous les autres, voici tout de suite mes 10 conseils caniculaires, puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir :

1. Ne jouez pas du muscle.
2. Restez à l’ombre autant que possible.
3. Déshabillez-vous à l’ombre, jusqu’au point maximal permis par la décence.
4. Plongez dans l’eau fraîche.
5. Allumez le ventilateur ou exposez-vous au vent.
6. Utilisez un déshumidificateur.
7. Profitez de l’air climatisé.
8. Buvez des liquides frais.
9. Prenez soin des autres.
10. Appelez les secours ou rendez-vous à l’urgence au besoin.

Et pour tous ceux qui veulent comprendre, essayons de voir pourquoi ces conseils, qu’on peut lire partout, sont effectivement judicieux.

*   *   *

Des animaux à température constante

Question de survie, notre température corporelle doit se maintenir dans certaines limites. Lorsque nous avons trop chaud ou trop froid, le fonctionnement cellulaire normal s’enraye, et nous sommes à risque de complications, qui peuvent aboutir au décès.

Contrairement à ce qu’on répète à tort, nous ne sommes pas des animaux à sang chaud, mais plutôt à température constante. Dans notre cas, c’est autour de 37 ºC.

Si notre température interne se situe généralement entre 36 ºC et 38 ºC, elle doit impérativement être maintenue entre 33 ºC et 41 ºC. Quelques degrés sous la normale et nous risquons le coma hypothermique ; quelques degrés de plus et c’est l’hyperthermie, tout aussi grave.

Nous disposons de puissants mécanismes pour maintenir notre température, même s’ils ont leurs limites.

Et c’est l’hypothalamus, au cœur de notre cerveau, qui agit comme chef d’orchestre, alors que le corps répond à ses directives.

Nous pouvons aussi compter sur des comportements adaptatifs complexes qui nous permettent de survivre dans un monde où la température extérieure change beaucoup — boire, par exemple, ou nous déplacer à l’ombre, plonger dans une piscine, allumer le climatiseur, etc.

En comparaison, les reptiles — qui ne sont pas des animaux à sang froid, mais bien à température variable — vivent à la température ambiante, comptant essentiellement sur des comportements (se mettre à l’ombre ou aller dans l’eau) pour éviter les hausses mortelles de température corporelle.

Ainsi, le boa constricteur, un des champions des écarts de température, peut survivre alors que sa température corporelle varie entre 30 ºC et 46 ºC. Ce qui explique qu’on ne voit pas souvent de boa se promener en hiver sur la rue Sherbrooke, fort heureusement.

Nous sommes des fournaises sur pattes

On reparlera d’hypothermie dans quatre mois, durant la première tempête de neige. Concentrons-nous pour l’instant sur les risques d’une température corporelle trop élevée, ce qui peut aisément survenir lorsqu’il fait trop chaud.

Le principe est simple : nous sommes des fournaises et nous produisons donc constamment de l’énergie sous forme de chaleur, que nous devons ensuite dissiper. Si nous n’évacuons pas cette chaleur, notre température monte régulièrement, jusqu’à nous terrasser. Rien de bien gai, mais c’est la vérité.

Une fournaise qui marche continuellement arrive à ne pas fondre en transmettant son énergie (sa chaleur) dans toute notre maison, ce qui permet de la chauffer en hiver. C’est la même chose pour nous. Et même si vous ne pouvez pas chauffer votre maison par votre seule chaleur corporelle, rappelez-vous quand vous allez dans un théâtre mal climatisé et bondé de gens : il fait beaucoup plus chaud à la fin de la pièce, non ?

Il y a même des gens sérieux qui travaillent sur des technologies destinées à permettre, peut-être un jour, de récupérer cette énergie «perdue» du corps humain. Notre plus grosse articulation (la hanche) pourrait ainsi transformer son activité en électricité, ce qui nous permettrait de recharger nos cellulaires. Comme quoi on n’arrête pas le progrès.

Et de la chaleur, nous en produisons beaucoup, notamment par deux mécanismes. D’abord, par notre métabolisme de base, soit l’activité normale des cellules ; ensuite, par l’activité musculaire, qui est d’ailleurs plutôt inefficace. Surtout conçus pour engendrer du mouvement, nos muscles perdent 75 % de l’énergie utilisée sous forme de… chaleur.

D’où mon conseil no 1 : une canicule n’est pas le moment idéal pour jouer du muscle, malgré l’habitude que nous avons de déménager nos réfrigérateurs le 1er juillet (incidemment, un réfrigérateur fonctionne en évacuant la chaleur des aliments).

En dehors du 1er juillet, notre vrai problème est que le métabolisme de base — contrairement à celui du boa constricteur, par exemple, qui varie selon la température — dépense une quantité relativement fixe d’énergie, de l’ordre de 60 % de la dépense calorique quotidienne, et dégage en conséquence une quantité proportionnelle de chaleur.

Même la nuit, en dormant, nous dépensons beaucoup d’énergie et produisons donc beaucoup de chaleur à disperser, ce à quoi s’ajoutent par ailleurs le mouvement, la digestion, l’activité du cerveau, le stress, etc.

Or, il n’y a qu’une stratégie générale pour évacuer toute cette chaleur du corps humain afin d’éviter la hausse de notre température interne : il faut la disperser dans l’environnement. Mais comment ?

Pour y arriver, quatre mécanismes agissent de concert : la radiation, la convection, la conduction et l’évaporation.

Irradier sa chaleur interne

Toute matière émet un certain rayonnement (1). Dans notre cas (comme dans celui d’un calorifère ou d’un moteur de voiture), ce rayonnement se présente surtout sous forme d’infrarouges — ce qui permet de créer des images très amusantes, comme celles-ci, prises par un appareil sensible aux infrarouges, puisque chaque zone du corps en émet une certaine quantité.

La bonne nouvelle, c’est que ce rayonnement permet d’évacuer la majorité de la chaleur produite par notre corps, sans même que nous ayons à lever le petit doigt.

La mauvaise, c’est que nous absorbons aussi des infrarouges de l’environnement. C’est donc la différence nette entre ce que nous émettons et ce que nous recevons qui produit un bilan négatif (perte de chaleur : nous nous refroidissons) ou positif (gain de chaleur : nous nous réchauffons).

Sur Terre, le soleil reste la principale source de rayonnement infrarouge. D’où notre grand bonheur lorsqu’il nous apparaît en hiver, puisque s’exposer au soleil permet de se réchauffer (mais n’oubliez pas d’appliquer de la crème solaire !). En été, par contre, le rayonnement est absorbé par notre peau, ce qui produit une balance positive néfaste en cas de canicule.

Alors, voici mon conseil no 2 : restez à l’ombre autant que possible. Oui, bon, je comprends que ce n’est pas une grande nouvelle pour vous.

Une stratégie différente est assez répandue dans les pays plus chauds : s’habiller de vêtements qui couvrent le corps, ce qui empêche le rayonnement solaire de frapper directement la peau — une manière de disposer d’une ombre portative, finalement.

Mieux vaut alors s’habiller en blanc, puisque les couleurs foncées — surtout le noir — absorbent la lumière (qui contient aussi de l’énergie) et le rayonnement infrarouge plutôt que de les réfléchir, comme le blanc.

Si vous n’êtes pas directement exposé au soleil, vous pouvez tout de suite appliquer mon conseil no 3 : déshabillez-vous jusqu’au point maximal permis par la décence, puisque la peau pourra dès lors irradier davantage.

Une image de l'auteur de ce blogue, saisie (l'image, pas l'auteur) par son épouse, alors qu'il respectait à peine les limites de la décence dans son coin lecture au jardin.
Une image de l’auteur de ce billet, saisie (l’image, pas l’auteur) par son épouse, alors qu’il respectait à peine les limites de la décence dans son coin de lecture ombragé, au jardin. Notez l’utilisation du tuyau d’arrosage, sur laquelle nous reviendrons plus loin.

Conduire sa chaleur

Contrairement à ce rayonnement infrarouge, qui se propage dans l’«espace», la conduction fonctionne plutôt grâce au contact direct. La transmission de chaleur — ou d’énergie, c’est la même chose — s’effectue ici d’un solide (ou d’un liquide) à un autre, au moment où ils sont placés en contact.

Normalement, ce mécanisme est assez peu actif : il ne représente qu’environ 3 % de la perte de chaleur du corps humain. Mais on peut en multiplier les effets, et vous savez comment.

Alors, pas besoin de vous faire un dessin pour mon conseil no 4 : plongez dans l’eau fraîche, que ce soit celle d’un lac, d’une piscine ou même d’un bain, ou encore prenez une douche froide ou servez-vous d’un tuyau d’arrosage. Voilà tous des remèdes souverains en cas de canicule.

Image de l'auteur maintenant sa température constante, saisie par sa charmante épouse, alors qu'il est littéralement plongé dans la lecture passionnante d'un livre portant sur les crise d'adolescence.
Image de l’auteur abaissant sa température corporelle tandis qu’il est littéralement plongé dans la lecture passionnante d’un livre portant sur les crises d’adolescence.

Le contact direct d’une grande surface de peau contre un liquide plus froid que le corps humain permet à celui-ci de rapidement transmettre au liquide beaucoup de chaleur. Malheureusement, cette solution est souvent inaccessible, ou encore impossible, pour les malades et les personnes âgées. Mais attention à l’eau trop froide : en raison des effets violents de contraste, elle pourrait causer certains problèmes !

Une douche sera moins efficace, mais mieux vaut ça que rien, surtout si vous répétez le geste. Alors, si vous le pouvez, un tour à la piscine municipale vous fera le plus grand bien… ce qui ne vous apprend rien non plus. Mais vous saurez dorénavant que c’est par les vertus de la conduction que la piscine vous aide. C’est déjà ça de pris.

Jouer au convecteur

Une autre manière de se refroidir consiste à transférer à l’air ambiant (et non à l’eau) la chaleur du corps, même si c’est un peu moins efficace.

Le premier problème avec l’air, c’est qu’il est beaucoup moins dense que l’eau et qu’il accepte en conséquence assez peu de transfert de chaleur. L’autre problème, c’est qu’il est souvent immobile s’il ne vente pas et que, dans ce cas, il est aussitôt «saturé» par votre chaleur et agit ensuite comme un «isolant».

D’où le grand intérêt des manteaux d’hiver ou de la laine isolante dans votre maison : c’est l’air emprisonné dans les fibres qui vous «isole» de l’air froid, ce qui empêche votre corps de perdre sa chaleur.

Que faire, alors ? Ayez recours à la convection — un terme qu’on associe surtout à l’air, mais qui pourrait aussi s’appliquer aux liquides. Parce que si l’air n’est pas nécessairement votre allié, vous pourrez obtenir de meilleurs résultats en le remplaçant le plus souvent possible, par convection. Comment ? Pour simplifier, on appelle ça un courant d’air, ou encore du vent.

Lorsque le vent caresse la peau, l’air en contact avec celle-ci est continuellement remplacé par de l’«air neuf», qui accepte chaque fois une petite quantité supplémentaire de chaleur et n’agit donc pas comme un «isolant».

Plus le changement d’air est rapide, plus le transfert de chaleur est important, d’où le fait que cette brise charmante en juillet devient intolérable en hiver.

Vous voulez profiter au maximum de la convection ? Alors, c’est simple : appliquez mon conseil no 5 et allumez le ventilateur, ou exposez-vous au vent ! Après ça, vous ne pourrez pas dire que vous n’en découvrez pas, des trucs utiles, ici.

Au fait, il faut savoir qu’un ventilateur ne refroidit pas du tout l’air et qu’au contraire, il dégage lui-même de la chaleur en fonctionnant. Ne laissez donc pas un ventilateur allumé dans une pièce vide, surtout fermée : c’est vraiment contre-productif en pleine canicule.

Par ailleurs, si vous portez des vêtements pâles pour vous protéger du soleil, assurez-vous de «flotter» dedans, même si cela n’avantage pas trop votre ligne : l’air pourra alors circuler sur votre peau, ce qui améliorera du coup l’effet de convection.

Notez que de maximiser la convection est une autre bonne raison de viser la quasi-nudité en cas de canicule — sauf, bien sûr, si vous devez absolument vous exposer au soleil ou si vous êtes au bureau.

Évaporer son eau

Cela nous amène au dernier mécanisme d’évacuation de la chaleur corporelle, c’est-à-dire l’évaporation. Elle fonctionne de deux manières : soit par la respiration, soit par la sudation.

Pour ce qui est de l’évaporation respiratoire, elle se fait automatiquement, alors vous n’y pensez même pas. Pour les chiens et les chats, il s’agit d’ailleurs d’un mécanisme important… que vous utiliseriez vous aussi davantage si vous étiez habillé d’un manteau de fourrure à l’année.

Mais le mécanisme le plus évident, le plus apparent aussi, pour ne pas dire le plus dégoûtant (vous devriez me voir quand je rentre d’une séance de jogging à 30 ºC — même la palette de ma casquette est imbibée), c’est la sudation !

C’est bien simple : vous avez des glandes sudoripares un peu partout sur le corps, notamment aux aisselles, comme vous le savez. Elles sécrètent de la sueur au besoin, c’est-à-dire essentiellement lorsque la température interne s’élève.

Pourquoi la sueur abaisse-t-elle la température du corps ? Parce que l’eau — c’est principalement ce dont il s’agit quand on parle de sueur — consomme beaucoup d’énergie en s’évaporant. Un changement physique équivalent à celui de la faire bouillir dans une casserole.

Et d’où vient cette énergie utilisée? En partie de la chaleur de votre corps, ce qui explique l’abaissement de votre température. Ainsi, vous venez subitement de prendre conscience que vous êtes non seulement une fournaise, mais également une cuisinière électrique.

Si vous comptez parmi les non-croyants qui ne jurent que par la «température du thermomètre» et qui pensent que le facteur humidex ne sert qu’à faire peur aux gens et à vendre des journaux, détrompez-vous : c’est un facteur important lié aux effets de la chaleur ambiante sur le corps, et ce, pour au moins deux raisons.

D’abord, vous avez sûrement remarqué ce fait scientifiquement validé : lorsqu’il fait chaud et humide, on dégouline de partout. Mais quel est le problème ? L’air étant alors chargé d’eau (d’humidité), il est plus difficile d’y évaporer notre propre sueur, laquelle s’accumule et nous empêche par le fait même de bien dissiper notre chaleur, ce qui augmente du coup la sudation. La seconde raison, c’est qu’il est aussi plus difficile pour les poumons de participer à l’évaporation quand l’air est déjà saturé d’humidité.

Comment régler cela ? Mon conseil no 6 pourrait être d’utiliser un déshumidificateur, qui vous aidera en abaissant le taux d’humidité ambiant. Portez aussi des vêtements qui laissent facilement s’évaporer l’eau accumulée, fabriqués avec des tissus qui «respirent» (en fait, qui s’assèchent facilement).

D’autres points essentiels

La meilleure stratégie consiste toutefois à éviter la canicule ambiante, d’où mon conseil no 7 : profitez de l’air climatisé, un des bonheurs de l’été.

Magnifique photo-montage de l'auteur, illustrant également ses talents de bricoleur. En bref, l'air climatisé de la chambre nuptial évacue la chaleur dehors et l'eau dans une chaudière où est plongée une tige-pompe à jardin, elle-même activée régulièrement par une minuterie, lui permettant d'évacuer chaque jour l'eau dans un bac de récupération judicieusement placé sur la galerie.
Magnifique photomontage de l’auteur, illustrant également ses talents de bricoleur. En bref, l’air climatisé de la chambre nuptiale évacue la chaleur à l’extérieur par le gros tuyau, et l’eau par le petit tuyau, dans une chaudière où est plongée une tige-pompe à jardin. Celle-ci est régulièrement activée par une minuterie, ce qui lui permet de «garrocher» bruyamment par un autre ti-tuyau l’eau dans un bac de récupération (d’eau) judicieusement placé en contrebas… Au final, tout cela fait de jolies photos.

Pour ceux qui n’y ont pas accès (et je pense, le cœur vraiment serré, aux personnes âgées qui n’ont pas les moyens d’en profiter — par exemple si elles habitent dans des résidences qui n’en sont pas équipées, ou si elles sont hospitalisées dans l’un de nos nombreux hôpitaux sans climatisation), c’est un problème majeur. Surtout si les nuits demeurent chaudes (à plus de 20 ºC), un facteur de risque supplémentaire.

Il faut aussi appliquer mon conseil no 8 : buvez des liquides frais, surtout de l’eau, qui agit d’au moins deux manières. D’abord, elle absorbe une partie de votre chaleur par conduction (peu efficace), mais surtout, elle vous permet d’éviter la catastrophe en cas de canicule : la déshydratation, qui pourrait amener votre corps à interrompre la sudation afin de conserver l’eau pour assurer les fonctions vitales (circulation, transport des nutriments, etc.).

Image de l'auteur du présent blogue, saisie par sa charmante épouse, visant à illustrer l'importance de bien s'hydrater de même que de favoriser la convection à l'aide d'un ventilateur portable.
Photo de l’auteur, saisie par sa charmante épouse, Ginette Houde, également professeure de soins infirmiers. L’image vise à illustrer brillamment l’importance de bien s’hydrater, de même que de favoriser la convection à l’aide d’un ventilateur portable.

Notez qu’il ne faut pas attendre d’avoir soif pour boire, étant donné que la soif est un signal tardif de déshydratation. Au contraire, il faut boire régulièrement — assez, en tout cas, pour uriner souvent, suer convenablement, avoir les muqueuses bien hydratées et demeurer alerte.

Aider ceux qui ne peuvent s’adapter

Comme vous l’avez remarqué, plusieurs des mécanismes de refroidissement font donc appel à des comportements appris, comme se mettre à l’ombre, plonger dans une piscine, allumer le ventilateur, acheter un Popsicle, etc.

Or, certaines personnes sont beaucoup plus à risque de complications que la moyenne, puisqu’elles ne peuvent pas toujours appliquer ces stratégies. Pensons ici aux personnes âgées, aux gens qui souffrent de troubles cognitifs ou de problèmes de mobilité, à ceux qui vivent seuls, aux grands malades et aux jeunes enfants. D’où mon conseil no 9 : en cas de canicule, pensez aux autres !

En effet, ces personnes sont à risque d’hyperthermie, la principale complication d’une difficulté à bien évacuer sa propre chaleur. Vous devez penser à elles, vérifier régulièrement si elles vont bien en les appelant et les aider à appliquer des stratégies efficaces pour maintenir leur température corporelle constante.

Et si ça ne s’avère pas suffisant et qu’il faut vraiment agir, n’oubliez pas que l’hyperthermie peut être une urgence vitale ! Par conséquent, si une personne de votre entourage semble confuse, mal en point ou très affaiblie, appliquez mon conseil no 10 et appelez les secours ou rendez-vous à l’urgence, où les soins appropriés seront prodigués au besoin.

En attendant, bonne fin d’été, parce que c’est sûrement la dernière canicule. Pour vous consoler, pensez un peu à l’hiver, qui sera bientôt à nos portes et qui nous permettra de parler avec bonheur de la prévention de l’hypothermie, des engelures et des fractures.

*   *   *

(1) À moins d’être au zéro absolu, soit zéro kelvin, ce qui équivaut à… – 273,15 ºC ! On comprend que ce n’est pas fréquent, même à Chibougamau.

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Quelle société de moumounes, il fait chaud 2 semaines par année.

Ce n’est pas une question d’être moumoune, la chaleur élevée a des conséquences sur la santé et on doit prendre ca au sérieux. Mieux vaut être avertie et agir en conséquence pour éviter les coups de chaleur.

Soyez nus autant que vous le pouvez: chez vous, au lit, dans la nature à l’ombre.
35° nue = 25° avec des vêtements.
Et puis c’est agréable, non?
Il n’y a pas qu’à la plage qu’on a le droit de se déshabiller!
(Je dis ça, parce qu’il est des gens qui même dans un lit s’interdisent la nudité et mettent un pyjama ou une nuisette!)

Ce qu’on ne voit pas dans vos exemples photos (édifiant!) c’est la présence d’un petit bassin d’eau dans lequel on se laisse tremper les pieds.
On agite tranquillement les pieds en alternance (homme grenouille). Ça permet de faire toutes les activités assises que l’on fait habituellement avec le Q.I. habituel.
Ce que ça ne fait pas c’est des photos spectaculaires.

Merci dr. Vadeboncoeur pour ces précieux conseils et pour votre humour, ça fait du bien (j’allais dire, ça ns réchauffe…)

J’évite de démarrer l’air climatisé car c’est mortel au niveau des changements climatiques.
Il y a bien assez qu’on n’ait pas le choix de se chauffer en hiver.
Mais comme on peut réduire le chauffage en s’habillant davantage, on peut facilement se refroidir en été avec des ice-packs souples glissés dans nos vêtements.
C’est un peu comme Marilyn Monroe qui mettait ses sous-vêtements au frigo dans The Seven Year Itch.
Enfin j’ai trouvé un point commun entre elle et moi!

Cher docteur,

Je viens de faire 2 heures de tennis (7h à 9h). Je me dis que tant qu’à avoir chaud et suer, autant le faire pour une bonne cause et avoir du plaisir.

Il semble qu’avec les changements climatiques (je n’emploie pas le mot réchauffement), il y aura vraisemblablement plus de températures extrêmes soit des périodes de chaleur intense l’été et de grands froids l’hiver (on l’a vu l’hiver passé). Autant donc porter attention à ces précieux conseils qui vont probablement servir dans les prochaines années.

N’est-il pas déconàseillé de faire du jogging à 30o voire à 40o (humidex)?

Ayant été déployé en mission de paix dans le désert du Sinaï (El Gorah) de mars à la fin du mois d’août il y a plusieurs années, je me suis rendu compte de la grande capacité d’adaptation du corps humain (du moins, le mien). Alors que nous faisions du conditionnement physique et du sport (jogging, tennis) dans des températures confortables au printemps, 25 à 30 degrés C, on pouvait faire de même durant l’été à des températures de 35 à 40 degrés C, sans être incommodé. La base militaire étant située à 15 km de la Méditerranée, d’où venait le vent durant le jour (sea breeze), l’humidex étant quand même relativement élevé causant même du brouillard en soirée.

Depuis cette expérience, aucune canicule ne m’empêche de faire mon jogging (une trentaine de minutes) lorsque c’est à mon programme. Je vérifie mes battements cardiaques à mi-parcours et ajuste ma vitesse en conséquence lorsque l’humidex dépasse les 40 degrés.

Bonjour!
Que penser de l’idée selon laquelle il est préférable de boire chaud pour se rafraichir afin d’activer la sudation? Personnellement, je trouve cela absurde, la sudation se déclenche d’elle-même, mais cette idée est véhiculée par bien des gens!

Transfert de chaleur corporelle à l’eau.

Requis: Une débarbouillette, un vieux tshirt, un lavabo empli d’eau frroide, mais attention pas glaciale.

1. Mouiller la serviette et la torde un peu.
2. Même chose avec le tshirt.
3. Enfiler le tshirt.
4. Placer la débarbouillette sur la tête.

-> Laisser l’eau s’évaporer du chandail et de la débarbouillette grâce à la chaleur du corps. Il chaleur sera transférée.

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