14 conseils pour survivre à l’hiver

Vagues de froid et redoux ont toujours animé les hivers du Québec. Mais avec El Niño et le Blob, mieux vaut parfaire sa préparation! 

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Illustration: Pishier pour L’actualité

Chaque année, 80 personnes meurent de froid au Canada. Les sans-abris, les personnes âgées, à mobilité réduite ou souffrant de troubles psychiatriques, les cardiaques et les asthmatiques sont particulièrement vulnérables, tout comme les ados et les sportifs imprudents.

Pendant une vague de froid…

1. S’habiller en fonction des prévisions météo. Même si cela semble évident, des enquêtes ont montré que bien des gens ne se couvrent pas plus quand on annonce un grand froid. Superposer les couches, éviter les chaussettes en coton et les bottes serrées.

2. Surveiller le refroidissement éolien. Lorsqu’il fait chuter la température ressentie à – 39 °C, la peau exposée peut geler en 10 minutes, en 5 minutes lorsqu’on atteint – 47 °C. Ne pas frotter la peau blanchie ni l’exposer à une chaleur élevée pour la réchauffer. Si elle reste blanche, consulter un médecin : une engelure mal soignée peut parfois entraîner une amputation !

3. L’hypothermie peut rapidement devenir dangereuse si on ne se réchauffe pas quand on a froid. En cas de difficulté à respirer ou de confusion, aller aux urgences ! Quand la température du corps descend à 32 °C, des soins intensifs sont souvent nécessaires pour rester en vie. Gare aussi à l’alcool et aux médicaments qui augmentent la sensibilité au froid.

4. Éviter les activités extérieures en solitaire, et se préparer afin de pouvoir affronter une panne de voiture. Pour les longs trajets, vérifier le niveau d’essence et de lave-glace, prendre un téléphone avec soi et garder une couverture dans le coffre. En cas de panne, attendre les secours dans sa voiture plutôt que d’aller chercher de l’aide.

5. Au volant, prendre garde aux piétons, car vent glacé et capuchons limitent leur visibilité.

Verglas ou redoux en vue ?

6. Restreindre ses déplacements au minimum lorsque trottoirs et routes sont glissants. Le verglas est à l’origine à lui seul de 6 % des fractures de la hanche, et cause de nombreux carambolages. Si possible, faire du télétravail.

7. Les redoux peuvent alourdir la neige sur les toits au point de les endommager. À surveiller, sans pour autant multiplier les déneigements : les chutes à partir des toits font bien plus de victimes que les effondrements !

8. Les bris de conduites d’eau sont fréquents quand le thermomètre joue au yoyo. Les inondations qu’ils peuvent provoquer sont souvent couvertes par les assureurs, mais mieux vaut ne pas garder ses biens les plus précieux au sous-sol…

9. Les redoux accroissent les risques d’érosion sur les côtes et fragilisent les surfaces gelées. En motoneige, emprunter les sentiers balisés et ouverts.

Zut, une panne de courant !

10. Suivre les informations (la bonne vieille radio à piles reste le moyen le plus sûr…).

11. Baisser les thermostats et débrancher les appareils électriques et électroniques, pour les protéger d’une surtension au redémarrage.

12. Si la panne se prolonge et qu’il gèle dehors, laisser couler un filet d’eau pour protéger les tuyaux du gel.

13. Ne pas attendre que la température intérieure soit trop basse avant d’utiliser un chauffage auxiliaire. Ne jamais se servir d’appareils conçus pour l’extérieur (barbecue, poêle au propane), à cause des risques d’intoxication au monoxyde de carbone, un gaz incolore et inodore. Suivre les instructions du fabricant avant d’utiliser une génératrice.

14. Vérifier que tout va bien pour les personnes âgées et les malades de votre entourage.

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4 commentaires
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Se munir de couvre-chaussures à crampons ne coûte pas cher et évite bien des maux causés par une chute sur la glace.
Une chaufferette au kérosène faite pour l’intérieur ne coûte pas cher comparativement aux dommages causés par le gel et est par le fait même une belle source de chaleur autour de laquelle on reste assemblés quand l’électricité manque pour assez longtemps. Avec ça, un détecteur de monoxyde de carbone est recommandé pour détecter les défectuosités possible de ce genre de chauffage.
Maintenant, si l’hiver peut finir par finir. On souhaiterait quasiment un réchauffement climatique…(joke) :)-

Plus nous sortons souvent dehors, plus nous finissons par accepter et aimer l’hiver. Il y a des gens de 70, 80 ans et plus qui font du ski alpin de façon régulière. Quand il fait trop froid, ils troquent cette activité pour le ski de fond ou la raquette, les arbres les protégeant du vent du nord. Et quand le printemps arrive, ils disent: « pas déjà! ». De plus ces activités leur créent un club social car ils se rencontrent en fin de d’après-midi pour partager un breuvage chaud ou un « p’tit remontant ». Ils en oublient même leur rhumatismes. Le secret, c’est de profiter de ce que nous apporte la nature à chaque saison. On ne vit qu’une fois et on va être mort(e) longtemps. Allez! Dehors!

On vient de manquer de courant pendant 8 heures, aucune information à la radio, c’est comme ça en Abitibi ils se fouent complètement des gens, aucun message ni dhydro Québec ni de notre municipalité c’est le tiers monde dommage !