Santé et Science

Trouble bipolaire: chapeau à Michel Courtemanche !

En choisissant de raconter publiquement sa maladie dans un film (à voir ce soir au Canal Vie), l’humoriste Michel Courtemanche rend un grand service aux personnes atteintes de trouble bipolaire et à leurs proches.

En septembre, des chercheurs de l’université de Colombie-Britannique ont publié une étude (pdf) dans la revue Chronic Illness sur les effets de la stigmatisation dont font l’objet les personnes aux prises avec le trouble bipolaire.

Erin Michalak et ses collègues ont recueilli les témoignages de 32 adultes canadiens qui réussisent à bien gérer leur maladie.

Selon l’analyse des témoignages, l’expérience n’est pas toujours aussi traumatisante que ce que l’on pourrait penser.

De plus en plus d’études montrent que la maladie mentale ne résulte pas nécessairement en une «rupture biographique», c’est-à-dire un changement radical des habitudes de vie et des croyances, selon les chercheurs.

Plusieurs des personnes qu’ils ont interrogées ont ainsi connu une forme ou une autre de stigmatisation du fait de leur maladie dans les années qui ont suivi le diagnostic, incorporant les images négatives de la maladie que leur renvoie la société.

Comme le raconte l’une des participantes de l’étude:

I think there’s sort of cultural or media images of bipolar which totally don’t relate to my reality. Frequently I’ll be watching a TV show and usually it’s about some psychopathic murderer and they are defining him as bipolar…

Mais parmi elles, certaines ont réussi à se défaire de cette stigmatisation pour intégrer l’expérience de la maladie dans une identité sociale positive. Autrement dit, il y a moyen de vivre heureux malgré la maladie!

C’est tout le bonheur que l’on peut souhaiter à Michel Courtemanche.