2015: une mauvaise année… pour les virus et les microbes

En cette fin d’année 2015, le Dr Alain Vadeboncoeur dresse un bilan plutôt positif des nouvelles concernant les virus et les microbes, graves et moins graves.

Réjouissons-nous, parce que du côté des virus, l’année 2015 fut désastreuse… pour eux! Mais pas pour nous. Bien au contraire, plusieurs découvertes ont su redonner espoir à des millions de malades. Voyons un peu le bilan.

La plus récente bonne nouvelle de 2015, du côté viral, c’est que la grippe se tient pour l’instant assez tranquille dans nos contrées, surtout par rapport à l’année dernière, durant laquelle la combinaison d’un virus de type H3N2 agressif et d’un vaccin inefficace a causé beaucoup d’hospitalisations et de décès.

Quand on regarde les données disponibles (qui vont jusqu’au 19 décembre), on constate qu’au Québec comme au Canada l’activité grippale demeure sporadique. C’est tant mieux. Si un virus est actif, c’est plutôt le virus respiratoire syncytial, qui donne une mauvaise toux durant des semaines et dont j’avais déjà parlé l’an dernier.

Source: https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/flashGrippe/FlashGrippe_vol6_no2.pdf.
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Le seul bémol, c’est qu’une vague de grippe tardive n’est jamais exclue. Croisons les doigts, d’autant plus qu’il est encore difficile de trouver des données décrivant l’efficacité du vaccin cette année.

Mais il y a eu beaucoup d’autres bonnes nouvelles, à propos de différents microbes bien plus dangereux que celui de la grippe.

Un vaccin efficace contre l’Ebola

L’épidémie d’Ebola, qui a meurtri l’Afrique et donné la frousse au monde entier, est à peu près maîtrisée, bien qu’on vient de découvrir que les survivants souffrent de plusieurs séquelles majeures.

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La bonne nouvelle, c’est la découverte d’un vaccin, de souche canadienne de surcroît, qui pourrait être efficace dans près de 100 % des cas, selon une étude publiée dans le prestigieux journal The Lancet.

L’étude portait sur la vaccination de 7 651 personnes à risque: la moitié a été vaccinée en début d’étude, l’autre moitié 21 jours plus tard. Or, on n’a retrouvé aucun cas d’Ebola dans le premier groupe vacciné, contre 16 dans le second. Il s’agissait d’adultes, et il reste à voir pour les enfants et les adolescents, mais c’est déjà une excellente nouvelle, quand on connaît le haut taux de contagiosité et qu’on sait que des centaines de soignants en sont aussi décédés.

Petit bémol, il s’agissait toutefois d’une occasion ratée pour le Canada, puisqu’il semble qu’une société pharmaceutique américaine, à qui le brevet a été vendu, profitera de l’essentiel des retombées de cette découverte canadienne, comme le soulignait Ariane Kroll dans La Presse:

«Il faut saluer la vision du Laboratoire national de microbiologie de l’agence canadienne, qui a mis au point ce vaccin au début des années 2000. Il en fallait pour investir dans cette maladie. Bref, les perspectives de profit étaient quasi inexistantes. Les grandes pharmaceutiques ne se bousculaient pas pour trouver un vaccin. Est-ce pour cela qu’une petite biotech de l’Iowa a pu avoir la licence de commercialisation pour une bouchée de pain? L’entreprise Bioprotection Systems l’a payée environ 205 000 $ en 2010. Sa société mère, NewLink Genetics, a ainsi pu vendre une licence exclusive au géant Merck pour 50 millions l’automne dernier.»

Un traitement efficace contre l’hépatite C

Alors que l’OMS propose de renforcer la lutte contre les hépatites, les patients souffrant d’hépatite C chronique ont vu leur espoir de guérison s’améliorer grandement avec l’émergence d’un traitement disponible pour certains malades et remboursé par la Régie de l’assurance maladie à partir de l’été 2015.

La durée de cette infection virale varie, étant parfois limitée à quelques semaines, jusqu’à une hépatite chronique grave qui persiste pour la vie. On compte dans le monde autour de 140 millions de porteurs chroniques de l’hépatite C, qui conduit souvent à la cirrhose ou au cancer du foie. De ces personnes, environ 500 000 meurent chaque année.

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Au Québec, on parle d’environ 200 nouveaux cas par année et d’environ 75 000 personnes infectées, dont 60 % souffrent d’une forme appelée génotype 1, sensible à ces traitements, qui sont efficaces à près de 100 % et comportent moins d’effets secondaires que l’interféron, utilisé jusqu’ici. Ces médicaments permettent une guérison complète en trois mois.

Mais un gros bémol, cette fois: le traitement coûte environ 60 000 dollars, soit un total de plus de… 4,5 milliards de dollars si l’on souhaite soigner tout le monde chez nous. Pour soigner tous les patients du monde, il en coûterait donc autour de 8 000 milliards de dollars…

Cela soulève la question du coût exorbitant de certains médicaments efficaces. C’est une des raisons qui explique l’augmentation prévisible de la facture des médicaments au cours des prochaines années.

Au Québec, le ministre Gaétan Barrette a décidé de traiter d’abord les plus malades parmi les patients affectés par l’hépatite C – ce qui en soi est une excellente nouvelle – dans un cycle de traitement qui s’échelonnera sur cinq ans. D’après les médecins qui travaillent auprès de ces patients, c’est un compromis acceptable, compte tenu des coûts en jeu.

Le VIH aussi pourrait reculer!

Espoirs aussi en 2015 pour les personnes affectées par le VIH, cette terrible épidémie qui a tué 34 millions de personnes depuis les débuts, dont 1,2 million en 2014.

Environ 37 millions de personnes vivent avec le VIH actuellement et à peu près 26 millions d’entre eux sont en Afrique, où l’on retrouve 70 % des nouvelles infections.

Durant l’été 2015, lors de la conférence annuelle internationale sur le VIH tenue à Vancouver, certaines études porteuses d’espoir ont été diffusées, notamment celle selon laquelle un traitement précoce avec la fameuse trithérapie permettait de vivre une vie presque 100 % normale en plus de prévenir les infections secondaires, qui sont les complications habituelles du VIH/sida entraînant le décès.

De plus, on a rapporté au moins un cas de rémission à 100 % du virus, chez une femme de près de 20 ans qui a contracté le virus à la naissance. Elle se trouve actuellement sans activité virale après 12 ans sans médicament.

Désolé, mais il y a un autre bémol: les traitements précoces sont encore trop peu disponibles à l’échelle mondiale, principalement dans le foyer de l’épidémie, en Afrique, comme le rapport de l’OMS l’indique: «Fin 2014, 14,9 millions de personnes bénéficiaient d’un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, ce qui représente 40 % des 37 millions de ceux qui vivent avec le VIH dans ces pays.»

Malaria: enfin un vaccin…

La malaria, maladie parasitaire (et non virale cette fois) affectant 200 millions de personnes et causant annuellement autour de 500 000 décès, pourrait aussi reculer. Pour la première fois, un vaccin semble avoir connu une certaine efficacité.

Bien que les mesures de prévention, comme la distribution de moustiquaires pour éviter la piqure des moustiques qui agissent comme vecteurs et le contrôle des milieux de reproduction, constituent le fer de lance de la lutte internationale contre la malaria, un vaccin pourrait s’avérer utile.

Dernier bémol (ça devient une habitude), le vaccin n’est toutefois pas efficace à 100 %, mais plutôt aux alentours de 30 %, ce qui est peu, mais compte tenu du nombre de personnes affectées, cela pourrait s’avérer considérable.

Ce Mosquirix est donc le premier vaccin approuvé pour cet usage. À l’automne, l’OMS a recommandé de le tester à plus large échelle en Afrique.

Coup de chapeau à la société GlaxoSmithKline, qui s’est engagée à ne pas tirer profit du vaccin, en le vendant 5 % plus cher que son coût de fabrication et en réinvestissant ses bénéfices dans la recherche sur ces maladies.

Nous ne sommes cependant pas au bout de nos peines contre la malaria. On a pu mesurer par exemple que les ressources majeures investies dans la lutte contre l’Ebola avaient touché négativement les traitements contre la malaria et qu’on pouvait ainsi craindre dans ces régions une recrudescence.

Même un nouveau vaccin contre la grippe!

Vous le savez, non seulement le vaccin contre la grippe est efficace de manière variable, mais il faut le renouveler chaque année.

Or, il y a même eu du nouveau dans l’univers des vaccins contre la grippe en 2015: un éventuel vaccin universel (actif contre plusieurs souches) est à l’étude. On cible ainsi une portion plus stable des virus, qui ne change pas année après année, et qui surtout procurerait une immunité prolongée.

D’habitude, je ne parle pas de ce genre d’études préliminaires, mais c’est tout de même une bonne nouvelle.

Peut-être que d’ici quelques années, grâce à cette approche, nous aurons à notre disposition un vaccin beaucoup plus fiable que les vaccins actuels.

Alors, pour 2016, les virus n’ont qu’à bien se tenir! On se le souhaite, en tout cas.

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5 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Bonjour,
Je trouve évidemment odieux que l’Agence canadienne ait vendu le vaccin contre l’Ebola à une société américaine en 2010. C’est totalement abominable.

Cependant, je ne comprends pas qu’il n’ait pas été utilisé contre l’épidémie qui débutait en Guinée en décembre 2013, s’il a été mis au point en 2000… Merci de m’éclairer.

Merci pour ces informations si bien vulgarisées. J’ai eu l’occasion de rencontrer le Dr Vadeboncoeur à l’Institut de Cardiologie et il m’a laissé une impression exceptionnelle de sa profession. Passer de Bonnes Fêtes et surtout la santé pour 2016 à tous ceux qui comme le Dr Vadeboncoeur sont là pour la vraie raison. Merci à l’ICM pour leus bons soins et tout le personnel si dévoué.

Les virus (extrêment intelligents) étaient présents des millions d’années avant nous et le seront des millions d’années après nous, ne sont pas à sous estimer, alors voici une autre vision (dans Medscape) plus équilibrée ci jointe,

Flu Vaccine for All: A Critical Look at the Evidence
Eric A. Biondi, MD, MS; C. Andrew Aligne, MD, MPH
Disclosures | December 21, 2015

EDITORS’ RECOMMENDATIONS
Flu Vaccine a Closer Match, Time to Get Vaccinated, CDC Says
Why Is Influenza So Difficult to Prevent and Treat?
Antivirals, Not Antibiotics, for Influenza
Question: Does the evidence support the call for universal influenza vaccination?

Response from Eric A. Biondi, MD, MS
Assistant Professor of Pediatrics, Pediatric Hospitalist, University of Rochester Medical Center, Rochester, New York
Response from C. Andrew Aligne, MD, MPH
Assistant Professor of Pediatrics, Director of The Hoekelman Center, University of Rochester School of Medicine & Dentistry, Rochester, New York
Influenza vaccination is a yearly ritual. The Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP)[1] and the American Academy of Pediatrics (AAP)[2] recommend annual influenza vaccination for all healthy persons 6 months of age or older who are without contraindications.

In an interview published in The Atlantic,[3] Tom Jefferson, head of the Vaccine Field Group at the Cochrane Database Collaboration (the world’s leading producer of evidence-based medical reviews), voiced serious reservations about the data supporting influenza vaccine recommendations, stating that « The vast majority of the studies [are] deeply flawed. Rubbish is not a scientific term, but I think it’s the term that applies. »

A critical look at the evidence raises further questions about the flu shot recommendations. A 2012 Cochrane review[4] examining the efficacy of pediatric influenza vaccination noted that:

…industry-funded studies were published in more prestigious journals and cited more than other studies, independent of methodological quality and size. Studies funded from public sources were significantly less likely to report conclusions favorable to [influenza] vaccines… reliable evidence on influenza vaccines is thin but there is evidence of widespread manipulation of conclusions and spurious notoriety of the studies.

And a 2014 Cochrane review[5] examining use of flu vaccine in healthy adults, including pregnant women, concluded that:

[Influenza] vaccination shows no appreciable effect on working days lost or hospitalization.

How Did We Get Here? The History of Influenza Vaccines

If the data supporting widespread influenza vaccination are weak, then why do such organizations as the AAP, ACIP, and the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) support a widespread influenza vaccination policy? As is so often the case, to understand the present, we must examine the past.

The 1918-1919 influenza pandemic, which occurred concurrently with World War I, killed approximately 50 million people around the world.[6] Despite little understanding of the etiology of the pandemic, physicians began administering various vaccines to soldiers in an attempt to stop the spread of the disease.

During World War II, the US Army, eager to prevent a recurrence of 1918, supported influenza vaccine development efforts by such scientists as Jonas Salk.[7] This early flu vaccine was studied in the military in 1944 and found to decrease episodes of illness with a temperature above 99°F[8]—a promising result, but not evidence of an impact on serious clinical outcomes. A subsequent evaluation in 1947 found that « the incidence of disease was no different in vaccinated and unvaccinated individuals. »[9]

In other words, by the late 1940s a vaccine for influenza had been developed, but there was no evidence that it prevented serious outcomes. Nevertheless, the vaccine was released for use in the general population.

Then, in 1957, a new pandemic struck. The « Asian flu, » although not as severe as the 1918 pandemic, would eventually cause 1-2 million deaths worldwide.[10] A vaccine was manufactured, and millions of doses were administered in the United States in response.[11] The vaccine had no appreciable effect on the trend of the pandemic.[12]

Flu Vaccine a Closer Match, Time to Get Vaccinated, CDC Says
Why Is Influenza So Difficult to Prevent and Treat?
Antivirals, Not Antibiotics, for Influenza
H1N1 Influenza (Swine Flu)
Bronchitis
Influenza
When Vaccination Became Routine

Vaccine proponents felt that the failure of the vaccine was explained by the immunization campaign being too little, too late. As a result, in 1960, national health experts recommended, for the first time, routine annual vaccination, with emphasis on high-risk groups, including those over the age of 65 years and individuals with chronic illness.[13] By the early 1960s, routine influenza vaccination was generally adopted as a policy, with very little supporting evidence.

After several years of this policy, the CDC decided to evaluate its impact. In 1964, Alexander Langmuir, MD, MPH, then the chief epidemiologist at the CDC, published a paper[13] that « reluctantly concluded that there is little progress to be reported. The severity of the epidemic of 1962-1963…demonstrates the failure to achieve effective control of excess mortality. » The paper questioned whether widespread influenza immunization « should be continued without better evidence to justify the major costs to the general public. » Despite this, annual vaccination campaigns were continued.

In 1968, the CDC finally performed a randomized, double-blind trial[14] to examine the effect of vaccination on morbidity and mortality. The authors concluded that « Despite extensive use of influenza vaccines…attainment of [improved morbidity and mortality] has never been demonstrated. » Nevertheless, flu immunization continued.

In 1976, H1N1 « swine flu » appeared, and a large-scale effort to immunize as many Americans as possible was launched.[15] However, the anticipated levels of disease did not appear, and an epidemic of paralytic Guillain-Barré syndrome in recipients of vaccine led to the program’s cancellation. An analysis in 1977[16]by the CDC concluded that influenza control had been « generally ineffective » and that statistically valid community trials were needed.

In 1995, a major review from the US Food and Drug Administration acknowledged the ongoing « paucity of randomized trials » and warned about serious methodological flaws in many existing flu vaccine studies.[17]

In 2000, the CDC performed a placebo-controlled trial and found that « vaccination [when compared to placebo] may not provide overall economic benefit in most years. »[18]

Nonetheless, in 2004, the AAP recommended annual influenza immunization for young children, household contacts, and healthcare providers.[19]

Vaccination coverage recommendations continued to expand, and now during every flu season, we watch commercials by retail pharmacies telling us about the importance of getting the flu shot. The fact that the AAP recommends « mandatory » flu vaccination for healthcare providers[20] means that eventually clinicians could be fired for not getting vaccinated.

Summing Up the Data

A 2012 systematic review and meta-analysis[21] examined the efficacy and effectiveness of licensed influenza vaccines in patients with confirmed influenza illness. The authors confirmed that the original « recommendation to vaccinate the elderly was made without data for vaccine efficacy or effectiveness. » The main message was that we need a better vaccine and better studies to demonstrate its effectiveness.

Despite the lack of high-quality data supporting the value of the flu shot, widespread vaccination policy might still be reasonable if observational studies consistently showed a benefit. However, the observational studies cited by flu shot proponents are frequently flawed.[22-28] In many studies, relevant clinical outcomes are ignored in favor of immunogenicity (ie, the ability to elicit an antibody response). « Influenza-like illness » (ie, cold symptoms) is frequently measured instead of serious outcomes, such as pneumonia or death. When these more serious outcomes are examined, there is often a failure to control for healthy user bias—the propensity for healthier people to do such things as receive annual check-ups, eat healthier foods, and get the flu shot. So, although it’s true that people who get flu shots live longer, it may have nothing to do with actually getting the flu shot.

A 2005 study of a 33-season, national data set attempted to reconcile the reduced all-cause morbidity and mortality found in some observational studies of influenza vaccination with the fact that « national influenza mortality rates among seniors increased in the 1980s and 1990s as the senior vaccination coverage quadrupled. »[29] In this study, the authors conclude that:

« [Our] estimates, which provide the best available national estimates of the fraction of all winter deaths that are specifically attributable to influenza, show that the observational studies must overstate the mortality benefits of the vaccine…[even during two pandemic seasons] the estimated influenza-related mortality was probably very close to what would have occurred had no vaccine been available. »

The rationale for flu immunization as a national health priority is that influenza is a disease with serious complications, such as pneumonia, hospitalization, and death.[5,13,28] If the reason for influenza vaccination is that flu is such a serious disease, then the relevant outcomes are whether vaccination improves morbidity and mortality from flu. However, after decades of vaccine use, it is hard to detect any public health impact. This is in stark contrast to other routine vaccinations, such as polio andHaemophilus influenzae type b, where introduction of the vaccine led to obvious decline of the disease.

We are pediatricians, and we believe in childhood immunizations. Many vaccines have provided immense public health value. We simply question whether the policy of routine influenza vaccination has outpaced the data supporting its use.

Influenza vaccination now supersedes many other priorities of public health (such as obesity, illiteracy, and high school dropout), and we question whether so much time, effort, and money should be dedicated to flu vaccination while these other national healthcare priorities remain on the back burner.

« Est-ce pour cela qu’une petite biotech de l’Iowa a pu avoir la licence de commercialisation pour une bouchée de pain? L’entreprise Bioprotection Systems l’a payée environ 205 000 $ en 2010. Sa société mère, NewLink Genetics, a ainsi pu vendre une licence exclusive au géant Merck pour 50 millions l’automne dernier.»

Ah! Le fameux syndrome du «petit pain» qui, malheureusement, n’est pas que Québécois. Ça n’est pas la première fois que le Canada rate le coche depuis le gâchis «Diefenbakerien» de l’avionnerie Avro. (Arrow et le Jetliner) !! 205 000$!!. Des« pinottes» alors que l’on avait probablement consacré des millions en recherche. Au Québec, il y a eu le cadeau du «moteur-roue», celui des droits sur Anticosti, deux fruits du manque de vision d’H-Q. et c’est sans oublier l’éolien qui est allé en sous-traitance à des prix faramineux. Pendant ce temps, la danoise Vestas Wind, à l’origine une PME fondée en 1945, est devenue le plus grand fabricant de turbines d’éoliennes au monde. Une simple question de vision. Ici, on sous-traite la production de l’énergie éolienne, on l’achète à prix fort mais on fabrique des pales et des colonnes. Le petit Danemark qui bat un membre du E-7 sur son propre terrain.

Cher Docteur, vous devriez préciser dans votre credo quant à la vaccination que c’est justement la vaccination qui a permis de répandre le SIDA à travers le monde. Pourquoi ne feriez-vous pas une chronique là-dessus? Vous prêchez pour votre paroisse et avez bénéficié comme tous les médecins de 87,5% d’augmentation salariale depuis 10 ans au Québec grâce au bon Dr. Barrette, que vous semblez vénérer. Je vous rappelle que j’attends d’avoir un médecin de famille depuis 10 ans, alors qu’on m’avait promis d’en avoir un dans quelques mois. Une chance que je n’en ai pas eu besoin. Quand les médecins accepteront d’être au service des patients et non au service de leur salaire, il se peut que j’aie plus d’estime envers eux. Par ailleurs, il serait temps que des chercheurs neutres et non médecins aient accès à la banque de données de la Régie afin d’en savoir un peu plus sur le type de pratique de chacun, sur leurs biais et sur diagnostics, sur les examens et tests de labo inutiles. Encore une fois, vous vous prenez pour Dieu-le-père.